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Miroir, Miroir… Dis moi qui je suis ce soir… Ces mots résonnent encore dans sa tête, comme si ils venaient d’être prononcés. Le silence se rompt - Celle que vous-êtes? A ces paroles, la lame lui échappe par la surprise. Un mince trait rouge se dessine dans la chair. Le Miroir a parlé… - Enfant de la Lune, vous êtes bien maladroite ce soir. A qui la faute, si vous rompez le plus parfait des silences? Dans un souffle, elle répète ces mots, le regard absent. - Enfant de la Lune… Tandis que le sang s’écoule le long de ses doigts, formant une masse informe sur le sol de pierre, elle hésite, puis prononce ces mots : - Miroir, Miroir… Dis moi qui je suis ce soir… Silence Les questions, il les évite toujours et quand parfois dans un souffle une réponse lui échappe, elle n’en est que plus sage. - Celle que vous êtes ce soir? Voyons ma Chère… La voix change, c’est le plus parfait des sons… Beauté et perfection se dressent devant ses yeux. Alors, ce n’était pas un rêve? - L’enfant de la Lune… Murmure sourd du Miroir, qui dans sa réflexion, s’éteint. - Vous permettez? Une main prend la sienne, et sans dire mot, l'homme qui se tient devant elle la recouvre d’un morceau de sa chemise qu’il vient de déchirer. - Mais qui êtes-vous? - Disons, que je suis un ami… Une personne qui vous connaît au plus profond de votre âme. Dans ses yeux brille une lueur, ils témoignent d’un passé douteux, mais pourtant, il a l’élégance d’un Prince. - Dites simplement Jack… Jack… Dans le fond de la pièce, le Miroir écoute leurs paroles… Il reste coi, mais observe. La nuit se passe et se consume. Ils parlent tel des enfants, se connaissant depuis toujours. Mais au fond, qui est-il? Au matin, elle ouvre les yeux. Le miroir est là… A sa place, il n’a pas bougé. Jamais il ne bougera! Sa main se resserre en froissant ce morceau de tissu durcit par le sang… Souvenirs flous d’une nuit qui semble s’être passée depuis des siècles. Etait-ce un rêve? Un rêve? Et ce sang sur le sol de pierre, ce tissu froissé dans sa main… Jack… - Doux matin, ce sera une belle journée… Le soleil traverse timidement les multiples rideaux. Etrange ce "rêve". - Dis moi Miroir, qu’est devenu cet inconnu? A cette question, le Miroir feint ne pas entendre… Une fois encore, une fois de plus. Ses pensées l’emportent, mais les songes la protègent, car son insouciance l’enveloppe d’une bulle étincelante, qui fait d'elle un être à part… Le temps a passé. Le manoir est vide. Le Miroir s’est tut depuis bien longtemps. Rencontre avec cet étrange personnage, était-ce la nuit dernière? Tant de nuits d’insomnies, et ses seules heures de sommeil sont troublées par de rêves étranges. Seule, elle ne pose plus de questions au Miroir, car jamais il ne donne réponse. Ce soir là, alors que les rêves étranges la tourmentaient encore, elle prit une décision… Elle se leva et quitta la pièce, pour aller retourner cette grande malle dans une chambre vide. Tout y était encore, intact… La chemise, les gants blanc poussière, le magnifique chapeau haut de forme d’un noir corbeau,… Ne manquait que… la canne. Elle retourna à sa chambre… La canne était là, contre la cheminée, elle avait toujours été là. - Jack… Le Miroir avait parlé. Sa voix semblait sonner faux, depuis toutes ces nuits où il n’avait dit mot… - Non Miroir… Ce n’est que l’enfant de la Lune… - Tant le temps à passé. - Miroir, Miroir… Dis moi, où puis-je retrouver cet inconnu? A sa plus grande surprise, le Miroir tente une réponse… - Ici,… Ce soir Son regard parcourt la pièce vide, pour finalement se poser sur la vieille chemise de son père, qu’elle porte… Elle est… déchirée… Dans un souffle, elle prononce son nom… - Jack… Cette nuit, est une nuit sans Lune. Le Miroir brise le silence : - Sachez, enfant de la Lune… Que chaque soir, la Lune change de visage… Sur ces dernières paroles, le Miroir se brise en quelques morceaux qui tombent sur le sol de pierre dans un son de bruit de verres. Les morceaux, elle les a gardé, les a recollé, mais.... Le Miroir est désormais muet… Mais on dit encore… que les soirs sans Lune… Chaque morceaux reflète un visage… L’un des nombreux visages de l’enfant de la Lune… |
| Impression : Extraordinaire
Tout simplement magnifique...! Quel talent ! Merci !! |
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Il était une fois, au pays des mille et une nuits, un roi très critiqué pour ses actes de guerre. Une fois qu'il avait fait prisonniers tous ses ennemis, il les conviait dans une grande salle. Le roi criait : - je vais vous donner une dernière chance. Regardez tous à droite. Tous tournaient la tête vers une rangée de soldats armés d'arcs et de flèches, prêts à leur tirer dessus. - Maintenant, disait le roi, regardez tous à gauche. Dans cette direction, les prisonniers pouvaient apercevoir une gigantesque porte noire d'aspect dantesque incrustée de crânes humains sanguinolents, de mains décharnées, de morceaux de cadavre en putréfaction. Une porte d'aspect infernal... qui les faisait frissonner d'horreur. Le roi se positionnait au centre de la salle - Ecoutez moi tous. Que désirez-vous le plus ? Mourir transpercés par les flèches de mes archers ou bien tenter votre chance et passer le seuil de la porte noire ? Décidez-vous, je respecterai le choix de votre libre arbitre.. Tous les prisonniers adoptaient le même comportement : au moment de se décider, ils approchaient de la porte géante, lui jetait un regard tourmenté et se prononçaient en tremblant : - Nous préférons mourir sous tes Flèches ! Aucun d'entre eux n'osait ouvrir la porte, imaginant quel insoutenable destin il trouverait là derrière. Mais un jour, la guerre fut terminée. Et un soldat qui faisait partie autrefois du peloton d'exécution des archers, osa interroger le roi : - Tu sais, grand roi, je me suis toujours demandé ce qu'il y avait derrière la porte noire. Le roi répondit : - Tu te souviens que je donnais le choix aux prisonniers ? Ils pouvaient pousser la porter ou opter pour une mort certaine. Eh bien, toi, vas ouvrir la porte noire Le soldat, frémissant, s'exécuta et la porte tourna sur ses énormes gonds grinçant. Un pur rayon soleil balaya le sol dallé. Alors le soldat ouvrit la porte en grand. La lumière inonda la salle. Elle provenait d'un paysage verdoyant. Le soldat vit un chemin qui montait au milieu des arbres. Et il comprit : ce chemin, c'était celui de la liberté ! Nous avons tous une porte noire dans l'esprit. Pour les uns c'est la peur de l'inconnu, pour les autres, un client difficile, la frustration, la crainte du ridicule, celle du risque, celle d'être rejeté, d'innover, de changer... Mais s'il est vrai qu'on peut perdre, il est également vrai qu'on peut gagner ! Derrière la peur, se trouve le rayon de soleil. Derrière le chaos apparent, il y a peut être une nouvelle étape de votre vie, plus heureuse, plus sereine. Ne vous désespérez pas en temps de crise... avancez sans peur. Décidez de triompher ! "Le courage est la résistance à la peur : la maîtresse et non l'absence de la peur." Mark Twain
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| Impression : Extraordinaire
Merci pour ces mots !! |
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Il était une fois un garçon avec un sal caractère. Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d'en planter un dans la barrière du jardin chaque fois qu'il perdrait patience et se disputerait avec quelqu'un. Le premier jour, il en planta 37 dans la barrière. Les semaines suivantes, il apprit à se contrôler et le nombre de clous plantés dans la barrière diminua jour après jour. Il avait découvert qu'il était plus facile de se contrôler que de planter des clous... Finalement arriva le jour où le garçon ne planta pas le moindre clou dans la barrière. Alors il alla voir son père et lui dit que pour ce jour, il n'avait pas planté de clou. Son père lui dit alors d'enlever un clou dans la barrière pour chaque jour où il n'aurait pas perdu patience. Les jours passèrent et finalement, le garçon put dire à son père qu'il avait enlevé tous les clous de la barrière. Le père conduisit son fils devant la barrière et lui dit: "Mon fils, tu t'es bien comporté, mais regarde tous les trous qu'il y a dans la barrière. Elle ne sera plus jamais comme avant. Quand tu te disputes avec quelqu'un et que tu lui dis quelque chose de méchant, tu lui laisses une blessure comme celle-là. Tu peux planter un couteau dans un homme et après lui retirer mais il restera toujours une blessure..." Peu importe combien de fois tu t'excuseras, la blessure restera. Une blessure verbale fait aussi mal qu'une blessure physique. Les bons compagnons sont des bijoux rares, ils te font sourire, t'encouragent et te rappel la vérité lorsque tu commet des erreurs. Ils sont prêts à t'écouter quand tu en as besoin, ils te soutiennent et ils t'ouvrent leur coeur. Montre à ceux que tu aimes en Allah, ce pourquoi tu les aimes ! |
| Impression : Extraordinaire
Merci pour ces paroles si sages....que beaucoup devraient lire, moi la première bien plus souvent.... |
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C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable : "AUJOURD'HUI MON MEILLEUR AMI M'A DONNE UNE GIFLE." Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva. Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre: "AUJOURD'HUI MON MEILLEUR AMI M'A SAUVE LA VIE. Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : "Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre. Pourquoi?" L'autre ami répondit : "Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer." APPRENDS A ECRIRE TES BLESSURES DANS LE SABLE ET A GRAVER TES JOIES DANS LA PIERRE |
| Impression : Extraordinaire
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Autrefois, il y a trés longtemps de cela, quand le soleil et la lune ne brillaient pas encore dans le ciel et quand le monde se résumait à une brume verdâtre de la forêt vierge, les Esprits se réunirent pour élire leur roi. Aprés d'interminables conciliabules, ils hésitèrent entre le fort Ntogini, l'habile Ndoga-gin, et le sage Mguri-mgori. Un Esprit insignifiant et faible nommé Impisi s'adressa alors à toute l'assemblée : "Choisissons pour roi celui d'entre nous qui réussira l'exploit le plus remarquable. " Tous les Esprits furent d'accord. Le fort et courageux Ntogini se leva et, d'un seul geste de la main, dissipa la brume verd‚tre de la forêt. Le vif et adroit Ndoga-gin fit, lui aussi, un geste de la main et créa la Terre. Le sage Mguri-mgori étendit ses bras sur la Terre et, aussitôt, la forêt se mit à pousser, les ruisseaux et les rivières à couler, les lacs à se remplir d'eau. Sur ce, le robuste Ntogini gonfla ses joues et souffla. Il arracha tous les arbres de la forêt, en engendrant vents et tempêtes. Ndoga-gin réunit tous les Esprits morts depuis les origines du Temps pour les suspendre dans le ciel, créant ainsi la Lune et les étoiles. Mguri-mgori prit l'un de ses yeux et le lança haut dans le ciel, où il se transforma en Soleil. Ensuite, Ntogini créa les nuages, Ndoga-gin la pluie et Mguri-mgori l'éclair. Peu à peu, la Terre acquit son apparence définitive, seuls les hommes y manquaient. Alors, le faible et insignifiant Esprit Impisi se présenta à nouveau devant la grande assemblée et dit : "Les trois dieux sont en vérité trés puissants, mais il semble que Mguri-mgori soit tout de même le plus fort d'entre eux. Faisons-en notre roi s'il parvient à créer des êtres semblables à nous, les Esprits. " Tous les Esprits acceptérent la proposition d'Impisi. Mguri-mgori leur fit ses adieux et se retira dans un lieu connu de lui seul. Il resta absent trés longtemps, se montrant discret à son retour sur ce qu'il avait fait pendant sa retraite. Il se contenta de dire : "Je vais créer des êtres semblables à nous. Je leur accorderai le privilége de régner sur tout ce qui se trouve sur la Terre, mais ils auront deux devoirs : celui de nous obéir, à nous, les dieux et les Esprits, et celui de se laver tous les jours dans l'eau fraîche et courante pour que leurs pensées soient pures. " Aprés avoir manifesté bruyamment leur enthousiasme, les Esprits l'élurent roi. Seul le fort Ntogini en fut mécontent, car il jalousait Mguri-mgori. Il souffla de toutes ses forces et une tornade terrible dévasta la Terre. Les fleuves sortirent de leurs lits pour inonder les terres. Lorsque la tornade s'apaisa et que les fleuves retrouvérent leur cours habituel, des marécages s'étendaient un peu partout. Et voilà que les hommes se mirent à sortir de toute cette boue. Comme ils sont issus des marécages, leur peau est noire, mais comme ils se baignent tous les jours dans l'eau cristalline des riviéres, leurs pensées sont d'une blancheur éclatante. |
| Impression : Extraordinaire
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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 06:29:32
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