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daniwild - 2359790

le suicide


texte protegé "scala".

Le suicide


Il observe la fumée de sa cigarette qui tourbillonne avec précipitation. D’un bleu léger, elle disparaît sur le plafond blanc.
Il est rentré chez lui à pied. Au début vite, très vite, puis l’arme est tombée dans une rue qu’il ne connaissait pas. Il a soufflé lentement ; Il a tué.
Cela faisait quelque temps que toutes ses déductions le menaient à la mort, la sienne bien sur. C’était cela ou s’abandonner jusqu'à disparaître sous la crasse d’un trottoir, d’y être intégré par la poussière tombant continuellement sur la ville. Mais comment pouvait-il disparaître sans bruit ?
- Tais-toi ! t’as rien compris ou plutôt tu ne sais pas grand chose. Moi je vais te dire.
Ce qui est vrai, c’est que je ne pouvais me résoudre à crever lentement dans les rues. J’imaginais mal attendre des jours et des jours l’interruption définitive du seul programme qui m’était offert. Le suicide me semblait vraiment parfait. Tout couper, net, quel bonheur. Mais comment y parvenir. Je n’ai même pas essayé à vrai dire, l’imaginer était nettement suffisant pour réaliser que j’en étais incapable, et puis je haïssais ceux qui m’avais amené à cette situation. Ma situation, pas la votre, confortable au restaurant entre amis.
J’aime bien la science fiction pour ce qu’elle me dit de notre futur mais elle devient terrible quand elle parle du présent et c’est souvent le cas. Ce qui est certain, c’est que si on avait écrit dans les années soixante-dix qu’on aurait laissé mourir des gens dans un centre ville tandis qu’on leur passerait devant les bras chargés de sacs à moins 50% ont n'y aurait jamais cru : Dites vous bien qu’on s’habitue lentement a tout, et plus les décennies passent plus l’on s’adapte rapidement. C’est même une qualité, je l’ai entendu.
Non, me supprimer n’était pas la bonne solution. Il fallait que je réagisse. Avec le peu d’argent que je pouvais racler de mon découvert, je n’ai pas eu de mal à trouver une arme. Elle n’était pas pour moi mais pour ceux qui décide de nous, ceux qui délibèrent, concèdent, attribuent, aident.
Certains imbéciles pètent les plombs et sortent dans leurs quartiers pour tirer sur tout ce qui bouge, juste pour décharger leur panique. Quelle honte ! Peut être que personne n’est innocent tout comme personne n’est coupable, mais dans les deux cas certains le sont un peu plus. C’est ceux-la qui allaient payer, les plus responsables que je puisse toucher.
La mairie et son service social étaient responsables. Je suis descendu du bus, j’ai poussé la porte et monté directement à l’étage des aides exceptionnelles. Une femme protestait dans mon dos quand la porte du bureau a cédé. L’assistante sociale n’a pas eu le temps de sortir le son qui resta bloqué dans sa gorge éclatée sous ma première balle. Ça hurlait de partout, un surveillant a giclé rouge sur le carrelage gris, pour colorer ce local pourri. Je suis passé par le service juridique. Les portes et les couloirs vernis et sculptés joyeusement, rayonnaient aux alentours du bureau du maire. Il était là, derrière un grand meuble. Plusieurs balles se sont enfoncées dans le décor mais une atteignit la figure centrale.
J’ai menacé pour sortir du bâtiment. J’ai couru pour retourner chez moi. J’allais beaucoup mieux.
Allongé sur mon lit, j’allume une cigarette, c’est bon. Posée dans le cendrier, elle finit de se consumer. De ma fenêtre du sixième étage, je vois le petit carré de ciel bleu qui ferme la cour intérieure. Je ne peu plus rester dans mon appartement. J’enjambe la grille. J’ai enfin trouvé le courage.

samedi 9 août 2008
00:35

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Glacial...une Vérité qui remue les entrailles...qui nous renvoie une image pas jolie jolie de ce nous sommes devenus....et que nous refusons de voir.. ben..pardi...tant qu'à faire ! Merci pour ce texte !

soso77 - 2008342 

UN AMI


Un ami ordinaire ne vous a jamais vu pleurer;
Un ami véritable a eu les épaules humides de vos pleurs

Un ami ordinaire ne connaît pas le prénom de vos parents.
Un ami véritable a peut-être même leurs numéros de téléphone dans son carnet d'adresse.

Un ami ordinaire amène une bouteille de vin à votre fête.
Un ami véritable vient avant pour vous donner un coup de main, et après pour vous aider à ranger.

Un ami ordinaire est contrarié que vous l'appeliez quand il est déjà au lit.
Un ami véritable vous demande avec inquiétude pourquoi vous n'avez pas pu l'appeler avant.

Un ami ordinaire aime parler avec vous de vos problèmes.
Un ami véritable aime vous aider à les résoudre.

Un ami ordinaire,lorsqu'il vous rend visite,se comporte en invité.
Un ami véritable ouvre le frigo et se sert.

Un ami ordinaire pense ue votre amitié est finie après qu vous vous soyez querellé.
Un ami véritable sait qu'une amitié se trempe dans une querelle et en ressort plus forte.

Un ami ordinaire s'attend à ce que vous soyez toujours là pour lui.
Un ami véritable est toujours là pour vous.

Un ami véritable ? Celui qui reste à vos côtés lorsque tout le monde vous a abandonné.

merci mon ami


lundi 30 juin 2008
09:21

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pink_floyd122 - 1345534

ma vie tient en deux mots


De toute évidence
Il est des absences
Qui refusent d'éteindre leurs feux

A chacun sa route
La tienne a sans doute
Fait de toi un homme heureux

Tu veux savoir où j'en suis depuis tout ce temps
Il n'y aurait pas de quoi en faire un roman

Ma vie tient en deux mots seulement
Et mon coeur te les dit souvent
Ma vie tient en deux mots à peine
Je t'aime

Tes regards me disent
Que ce qui m'arrive
Ne t'arrivera jamais

Tes silences même
A eux seuls m'apprennent
Que pour nous les jeux sont faits

Moi tu sais j'ai bien peu de chose à t'apprendre
Tu souris toujours en photo dans ma chambre

Ma vie tient en deux mots seulement
Et mon coeur te les dit souvent
Ma vie tient en deux mots à peine
Je t'aime

Ma vie tient en deux mots, toujours
Jamais je n'en ferai le tour
Ma vie tient en deux mots à peine
Je t'aime


lundi 4 février 2008
00:16

Auteur : hélène ségara

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pink_floyd122 - 1345534

les larmes


Dans cette goutte de mer
D'eau salée à l'envers
L'amour qui se perd
Peut trouver un repère
J'y ai mis un message
J'voulais tourner la page
Toi tu décides...
Moi j'ai le cœur qui se vide

Mais les larmes
C'est des armes
Pour se protéger
Un signal qui désarme
Quand on est traqué
Des rivières en bateau
Qu'on n'peut plus arrêter
Mais les larmes
C'est des mots
Qu'on ose pas prononcer
Un signal qui désarme
Quand on est touché
Des rivières en bateau
Qu'on laisse filer

Cette bulle de rosée
Qui dévale mes pensées
C'est une arme agréée
Pour pouvoir t'expliquer
Qu'on a oublié
De s'aimer, de se regarder
Qu'il faudrait essayer
De tout recommencer

Mais les larmes
C'est des armes
Pour se protéger
Un signal qui désarme
Quand on est traqué
Des rivières en bateau
Qu'on n'peut plus arrêter
Mais les larmes
C'est des mots
Qu'on ose pas prononcer
Un signal qui désarme
Quand on est touché
Des rivières en bateau
Qu'on laisse filer

Elles plongent au bord des yeux
Et dessinent sur les joues
Elles entraînent où on veut
Les chagrins qu'on avoue
Et dans leurs reflets
Tu peux voir des regrets
Génies qui sont faits
Prisonniers à jamais

Mais les larmes
C'est des armes
Pour se protéger
Un signal qui désarme
Quand on est traqué
Des rivières en bateau
Qu'on n'peut plus arrêter
Mais les larmes
C'est des mots
Qu'on ose pas prononcer
Un signal qui désarme
Quand on est touché
Des rivières en bateau
Qu'on laisse filer



lundi 4 février 2008
00:15

Auteur : hélène ségara

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pink_floyd122 - 1345534

regarde


Regarde les gens qui s'embrassent
Regarde les arbres au printemps
La naissance magique d'un arc-en-ciel
Regarde le rire d'un enfant

Regarde les mains du violoniste
Regarde les couleurs du Gauguin
Le sourire que semble faire la lune
Regarde la lumière du matin

{Refrain:}
Dis-moi, dis-moi que la vie
N'a plus d'importance
Que tout ce qu'on vit
N'a pas de sens

Dis, dis-moi si tu l'oses
Que rien ne sert à rien
Ou si peu de chose
Qu'on en souhaite la fin

Ecoute les anges qui te parlent
Ecoute le chant des baleines
L'écho qui dépasse les montagnes
Ecoute les vagues qui reviennent

Regarde ce que les gens bâtissent
Regarde ailleurs que dans les miroirs
Même rien qu'une aile de papillon
Mais regarde tout ce qu'on peut voir



lundi 4 février 2008
00:05

Auteur : hélène ségara

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Superbe texte ... je ne connaissais pas, merci !

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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 09:13:46



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