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Citation du révérend Samuel Chadwick:

« les yeux incapables de voir les fées sont incapables de voir quoi que ce soit. »







le dessin est crée par Yann.

lundi 18 août 2008
03:25

Auteur : Votre fée

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ETRANGER DANS UNE VILLE LOINTAINE




Lorsque j’étais petit et beau
J’avais la rose pour demeure
Et les vastes mers pour sources
La rose devint blessure
Et les sources soif
- Ai-je beaucoup changé ?
- Je n’ai pas beaucoup changé
Lorsque nous reviendrons comme le vent
A notre demeure
Regarde bien mon front
Tu verras que la rose est devenue palmier
Tu verras que les sources sont devenues sueurs
Tu me retrouveras comme lorsque
J’étais petit et beau



Extrait de "Rien qu’une autre année", traduit par Abdellatif Laâbi, Les éditions de Minuit, 1983, page 56
Mahmoud Darwich



mercredi 13 août 2008
23:42

Auteur : Mahmoud Darwich

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DISPOSITONS POÉTIQUES




DISPOSITONS POÉTIQUES

Les étoiles n’avaient qu’un rôle :
M’apprendre à lire
J’ai une langue dans le ciel
Et sur terre, j’ai une langue
Qui suis-je ? Qui suis-je ?

Je ne veux pas répondre ici
Une étoile pourrait tomber sur son image
La forêt des châtaigniers, me porter de nuit
Vers la voie lactée, et dire
Tu vas demeurer là

Le poème est en haut, et il peut
M’enseigner ce qu’il désire
Ouvrir la fenêtre par exemple
Gérer ma maison entre les légendes
Et il peut m’épouser. Un temps

Et mon père est en bas
Il porte un olivier vieux de mille ans
Qui n’est ni d’Orient, ni d’Occident
Il se reposer peut-être des conquérants
Se penche légèrement sur moi
Et me cueille des iris

Le poème s’éloigne
Il pénètre un port de marins qui aiment le vin
Ils ne reviennent jamais à une femme
Et ne gardent regrets, ni nostalgie
Pour quoi que ce soit

Je ne suis pas encore mort d’amour
Mais une mère qui voit le regard de son fils
Dans les œillets, craint qu’ils ne blessent le vase
Puis elle pleure pour conjurer l’accident
Et me soustraire aux périls
Que je vive, ici là

Le poème est dans l’entre-deux
Et il peut, des seins d’une jeune fille, éclairer les nuits
D’une pomme, éclairer deux corps
Et par le cri d’un gardénia
Restituer une patrie

Le poème est entre mes mains, et il peut
Gérer les légendes par le travail manuel
Mais j’ai égaré mon âme
Lorsque j’ai trouvé le poème
Et je lui ai demandé
Qui suis-je ?
Qui suis-je ?

Par le défunt Mahmoud Darwich,
Décédé le Samedi 09 Août 2008, 22h43

Traduction de l’arabe par Elias Sanbar



lundi 11 août 2008
02:07

Auteur : Mahmoud Darwich

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Dans vos yeux





Dans vos yeux
J'ai lu l'aveu de votre âme
En caractères de flamme
Et je m'en suis allé joyeux
Bornant alors mon espace
Au coin d'horizon qui passe
Dans vos yeux.
Dans vos yeux
J'ai vu s'amasser l'ivresse
Et d'une longue caresse
J'ai clos vos grands cils soyeux.
Mais cette ivresse fut brève
Et s'envola comme un rêve
De vos yeux.
Dans vos yeux
Profonds comme des abîmes
J'ai souvent cherché des rimes
Aux lacs bleus et spacieux
Et comme en leurs eaux sereines
J'ai souvent noyé mes peines
Dans vos yeux.
Dans vos yeux
J'ai vu rouler bien des larmes
Qui m'ont mis dans les alarmes
Et m'ont rendu malheureux.
J'ai vu la trace des songes
Et tous vos petits mensonges
Dans vos yeux.
Dans vos yeux
Je ne vois rien à cette heure
Hors que l'Amour est un leurre
Et qu'il n'est plus sous les cieux
D'amante qui soit fidèle
A sa promesse… éternelle
Dans vos yeux.
Gaston COUTÉ (1880-1911)

samedi 9 août 2008
01:11

Auteur : Gaston COUTÉ (1880-1911)

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J'ai presque peur, en vérité






J'ai presque peur, en vérité,
Tant je sens ma vie enlacée
À la radieuse pensée
Qui m'a pris l'âme l'autre été,
Tant votre image, à jamais chère,
Habite en ce cœur tout à vous,
Mon cœur uniquement jaloux
De vous aimer et de vous plaire ;
Et je tremble, pardonnez-moi
D'aussi franchement vous le dire,
À penser qu'un mot, un sourire
De vous est désormais ma loi,
Et qu'il vous suffirait d'un geste.
D'une parole ou d'un clin d'œil,
Pour mettre tout mon être en deuil
De son illusion céleste.
Mais plutôt je ne veux vous voir,
L'avenir dût-il m'être sombre
Et fécond en peines sans nombre,
Qu'à travers un immense espoir,
Plongé dans ce bonheur suprême
De me dire encore et toujours,
En dépit des mornes retours,
Que je vous aime, que je t'aime !


samedi 9 août 2008
00:05

Auteur : Paul VERLAINE (1844-1896)

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Blog mis à jour le 10/10/2008 à 20:26:55



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