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Il était là, devant mes yeux bien en chair, Le regardant comme si c’était la première fois; Inerte en face de lui dans un voyage imaginaire, Qui faisait tourner le monde autour de moi. S’approchant de moi avec le même regard, Armé de ce sourire dévoilant ses dents blanches, Je demeurais à le regarder avec des yeux hagards Car son retour fut telle une subite avalanche Je me taisais devant cette rencontre magique Qui me transporta quelques instants dans un rêve Puis un baiser se déposa sur mes lèvres flegmatiques Pour me réanimer et me dire que ce n’est pas un rêve Voulant parler, dire un mot pour tuer le silence Seules les larmes coulèrent chaudement sur mes joues Les larmes pour ce mal de sa longue absence Et puis nos lèvres se sont unies dans un baiser fou Par Samia Nasr
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Dans cette impitoyable vie, J’ai une vraie Grande Amie C’est la Grande Solitude Elle s’accroche à moi Ailleurs ou sous mon toit Avec une incroyable certitude Mon Amie Solitude m’aime Et elle veut que je l’aime Toujours et jusqu’au bout Elle me serre contre elle Me gardant rien pour elle Me chérissant plus que tout Mais cette Grande Solitude Elle a une mauvaise habitude Voulant que je lui ressemble Être comme elle, une dame, Mais avec une triste âme Ainsi la joie est impossible Par Samia Nasr |
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