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A partir de lundi, je vis de carottes et de bouillon A partir de lundi, je dis adieu au mille-feuilles Je vire au languide, à l'éthérée Et les gens me demanderont si c'est bien moi cette femme Je compte toute calorie, du yaourth A la pastille de menthe, de la branche de céleri, à la rondelle de poivron A partir de lundi A partir de lundi, je joggerais tous les matins Après mes flexions, mes pompes et mes abdos Mes récompenses que je comptais en lasagnes Je les trouverais le jour où je m'habillerais en 38 Je me détournerais des plaisirs infantiles, comme les carambars Pour savourer le chant des oiseaux et le parfum d'une rose A partir de lundi A partir de lundi, je tiendrais tête aux confiseries et tout, hors un oeuf dur, me paraîtra indigeste Je verrais disparaître le gras de mes cuisses... et le flasque de mes bras Mes joues se creuseront, mes côtes pointeront Et l'os de mon pubis émergera pour la première fois En hommage à ma totale abstinence A partir de lundi Mais mardi, une amie est venue prendre le thé, en apportant un cake maison Et mercredi, j'ai du stopper le jogging... à cause de mon dos Jeudi j'ai lu dans un journal que le jaune d'oeuf m'encrassait les artères, et me menait à l'infarctus Vendredi on dînait chez les Toumoux... elle met de la crème partout... et fait la tête si on n'en reprend pas Samedi soir, on amenait les enfants à la fête, j'ai demandé un Vittel mais il n'y avait que du coca Dimanche mon estomac rampait sur ma ceinture Et pleine haine pour moi-même... j'ai pleuré à pleines chips Mais je refuserais de croquer ne serait ce qu'une seule frite... A partir de lundi
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Si j'avais su ! Si j'avais su, je serais morte aussitôt née ! Qui le dira à tout venant ? Qui le dira aux jeunes filles de mon âge ? Si j'avais su ! Qu'on le dise à mon frère... Qu'on le dise à ma mère... Que bonne pour être maman, j'ai manqué de collier, Que bonne pour être maman je suis un morceau de bois sec. Si j'avais su ! Mère d'un unique enfant, Ne te moque pas de la stérilité !... Que peut-on posséder Qui mettre à l'abri du souci ?... Si j'avais su ! A quoi bon envier ce que jamais je ne possèderai ! Les mains lavées, j'ai raté le taro. Mon champ labouré était apte à l'igname, Mais j'ai manqué d'ignames-mères. Les ignames ont pourri laissant vides les billons. Heureuse en apparence Je suis malheureuse au fond ! Si j'avais su !
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Femme noire, femme africaine Ô toi ma mère, je pense à toi... Ô Dâman, ô ma mère, toi qui me portas sur le dos Toi qui m'allaitas, toi qui favorisas mes premiers pas Toi qui la première m'ouvris les yeux aux prodiges de la terre Je pense à toi... Femme des champs, femme des rivières Femme du grand fleuve, ô toi ma mère Ô Dâman, ô ma mère Toi qui essuyais mes larmes, toi qui me réjouissais le coeur Toi qui patiemment supportais mes caprices Comme j'aimerais encore être près de toi, Etre enfant près de toi ! Femme simple, femme de la résignation Ô toi ma mère, je pense à toi ! Femme noire, femme africaine Ô toi ma mère, merci ; Merci pour tout ce que tu fis pour moi, Ton fils, si loin si près de toi !
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je suis le riz, vous êtes l'eau Dans les champs, ils ne se quittent pas Dans le village, ils restent ensemble, Chaque fois qu'ils se rencontrent C'est entre eux un amour nouveau. |
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Je voudrais être très malade sans mourir, Plutôt que désirer ainsi et être folle. Un seul de mes cheveux se fatigue à vous désirer...
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Blog mis à jour le 07/10/2008 à 05:29:25
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