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Mikhael - 2308327
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A une mendiante Rousse

dimanche 13 avril 2008
19:24

Auteur : M

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Nouveau monde


Quand je bois de l'eau, de l'eau, de l'eau
Ça m'tord les boyaux, boyaux, boyaux
Quand j'bois d'cette eau-là, de cette eau-là
Quand je bois de l'eau, de l'eau de feu

Je pense à la terre qui commence là
Au-delà des mers immenses là-bas
Je pense à la terre, la terre de feu
Quand je bois de l'eau, de l'eau de feu

Je vois le feu, le sang, le fer, les cris
Je sens l'fer dans la chair, le sang, le cri
Des peuples écrasés en quelques nuits

Après la verroterie, la poudre aux yeux
Crachent les bâtons, bâtons de feu
A la gueule deces païens, ces gueux
Sûr ils n'attendaient que nous là-bas
Pour que la langue on leur coupa
Que leurs âmes on les mette au pas

Au nom d'un roi au nom de Dieu
Ce que l'on peut se rendre odieux
Bénir tout en crevant les yeux

Pour donner son nom à une terre
Pour un peu d'or pour quelques pierres
Faire couler le sang en rivières

Messieurs Vespucci Amérigo
Waldseemüller Colomb and co
Ce monde n'était pas si nouveau
Et n'en déplaise à votre ego

Je me dis amer, fi d'ces félons
Conquérants de tout poil, boers, colons
Mais quand je n'bois pas, quand je n'bois pas {x2}
Je garde le feu au fond de moi

No sirve solamente se lamenter
No sirve beber pour oublier
El derecho de vivir et de s'aimer

Ici et là, partout encore
Puisqu'un bon indien est un indien mort
Puisque les gueux ont toujours tord
Ici et là partout encore
Je chante à réveiller les morts

dimanche 13 avril 2008
19:20

Auteur : M

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Moi dans l'arbre


T'es fou
Tire pas
C'est pas des corbeaux
C'est mes souliers
Je dors parfois dans les arbres

dimanche 13 avril 2008
19:16

Auteur : M

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Ou va-t-on?


On se moqu' du tiers comm' du quart
Le monde se fout du monde car
Si l'on s'arrête cinq minutes
On voit sous la cocotte-minute
Le feu à fond d'train la pression
La fin tenant à un bouton
Sur le fil de la dissuasion
Encore une belle idée béton
On fait pousser des champignon
Dans les cavec de l'oncle dom-tom
Gentils, gentils les autochtones
Vous r'prendrez bien un bout d'atome...

- Où va-t-on papa ?
- Je n'sais pas mais on y va
- De qui descendons-nous maman
Pour être aussi condescendants ?
- Où va-t-on papa ?
- Je n'sais pas mais on y va
Comm' dit mon tonton
Plus on est d'cons plus ça s'voit

Qu'un petit crime se commette
Là-bas à l'ombre d'une comète
Parce qu'un' bande de vénusiens
Dans un bal en sont venus aux mains
Et aussi sec not' petite planète
Est au jus au courant du fait
Par la lorgnette des caméras
Prêtes à mater tous les coups bas
Tandis qu'en bas de chez toi
De chez vous de chez nous d'chez moi
Quelqu'un tout seul de faim de froid
Est mort en se bouffant les doigts...

Des têtes à claques portant calotte
Clament à bas la capote
Pisse-froid béotiens du sexe
Qui mettent l'i.v.g. à l'index
Eux qui de la vie ne connaissent
Qu'les balivernes des liv' de messe
Un doigt de lacrima-christi
Un autre dans l'opus dei
Et si l'amour peut rendre aveugle
Il rend sourds ces fous qui beuglent
Ces onanistes consacrés
D'eux aussi il faut s'protéger...

- Où va-t-on papa ?
- Je n'sais pas mais on y va
- De qui descendons-nous maman
Pour être aussi condescendants ?
- Où va-t-on papa ?
- Je n'sais pas mais on y va
Comm' dit mon tonton
Plus on est d'cons plus ça s'voit

dimanche 13 avril 2008
19:13

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Les guitares


Les forêts indécises
Telles de noirs vaisseaux
S'esclaffent dans la brise
En laissant dans leurs eaux
Mille baisers lancés
Du haut des bastingages
Les cris d'oiseaux mêlés
Au tango des nuages
Suiv' comme celles d'une main
La ligne du sillage
Le roulis du destin
Fait le bruit que ferait
Le silence en chemin
Sous la houle des forêts

Que chantent les guitares, les guitares, les guitares
Que chantent les guitares, les guitares, les guitares
Que chantent les guitares et la voix du vent fou
Qui rend soûl dans le soir
Que chantent les guitares

En glissant sur la coque
L'écume fredonne
L'histoire le patchwork
Des femmes et des hommes
De ces gars de ces brunes
Ces matins et ces soirs
Quand la corne de brume
Fait danser les mouchoirs
Le bateau appareille
Sur le ciel reflété
Où se noie le soleil
Qui transperce d'archets
La musique qui sommeille
Dans le creux des forêts

Que chantent les guitares, les guitares, les guitares
Que chantent les guitares, les guitares, les guitares
Que chantent les guitares et la voix du vent fou
Qui rend soûl dans le soir
Que chantent les guitares

Comme un navire sombre
Descend la nuit alors
Dans cette marée d'ombre
Les bois rêv' des doigts d'or
Ceux qui donneront des ailes
Par le feu des accords
A leur mi chanterelle
Que les femmes dans les îles
Ecouteront vibrer
En repeignant leurs cils
Avant de chavirer
Dans l'eau d'une autre histoire
Qu'un jour je vous dirai
Mais c'est une autre histoire

dimanche 13 avril 2008
19:11

Auteur : M

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