Accueil | Connexion
xiane - 381776 
Ignorer les liens de navigation.
Liens \ Textes \ Contes \ Oeuvres originales

FRANK - 770362 

UN NOËL NOIR




Vendredi 24 Décembre, à l’aube..quelque part au Popôle Nord…écurie du père Noël :

Le Renne Ato : « Oncule, tu dors ? »

Le Renne Oncule : « Non, et toi, Ato ?

-Ben non, je te parle ! Dis moi, Oncule…

-Oui ?

-Tu m’aimes ?

-Oh, oui ! Je t’aime Ato, et toi, tu m’aimes ?

Une voix les interrompt :

« Bon !!Ils ont pas fini les de nous casser les bois les deux Rennettes !!!Y’en a qui veulent dormir !!! Je vous rappelle que la nuit prochaine, c’est du non-stop !!! »

Ato reprend en chuchotant :

« -J’aime tout de toi, Oncule !Tes bois !Tes muscs ! Et cet élan qui me pousse vers toi est si fort !!

-Arrête Ato, j’ai ma cabiroute qui devient toute dure…

-Et moi j’ai envie de réer sur tous les toits, mon amour pour toi !!! »

Jeudi 23 Décembre 2004.7 heures 52

Dépêche AFP
Suite à un mouvement de grève initié par la CGT (Confédération des gnomes travailleurs), les ateliers du Père Noël ont cessé le travail, les joujoux par milliers ont été placé sous séquestre par le syndicat majoritaire. Une dizaine de nains jaunes qui souhaitaient continuer le travail auraient été molestés par des elfes noires.
Marcus Blondus, le secrétaire général de la CGT devrait rencontrer le Père Noël dans la matinée.

Jeudi 23 Décembre 2004.8 heures 54

Une partie des rennes du Père Noël soutiendrait le mouvement de grève initié par la CGT.

Vendredi 24 Décembre 2004…
maison du Père Noël :

La Mère Noël : « Pépère Noël, réveilles-toi…y’a une délégation de lutins devant la lourde !!!Y veulent te parler !!! »

Le Père Noël : « Ferme ton claque , la Mère…je dors !!!

-Tu cuves, plutôt !!!Sagouin !!!Sac à vin !!!Y disent qui font grève !!!Y z’ont même arrêter de fabriquer les joujoux par milliers !!!

-J’arrive !!!!Vont pas m’faire chier les nabots !!!C’est pas l’jour !!!!

Le Père Noël sort de sont lit, pète un coup, se gratte les fesses et la fenêtre de la cuisine couverte de givre pour regarder dehors : une dizaine de lutins aux airs renfrognés se tiennent devant la maison. Il sort et se plante sur le seuil :

« C’est quoi ce bordel, les nains ????!!!On veut plus bosser ??? »

Marcus Blondus s’avance :

« Y’en a marre !!On en a raz le grelot de trimer pour des nèfles !On veut les 135 heures par semaine et 3 jours de congés par an pour aller à « L’île aux putes » !Y’a pas de raison que ça soye toujours les lutins des bûches qui s’fassent sucer !Et on veut être payé !y’a pas de raison !!Tom Pouce Cruse, Sarkosy, Maître Ioda…y sont payés eux !!Père Noël :si tu réponds pas favorablement à nos revendications, on bloque les ateliers !!Y’a rien qui sortira !!Nous sommes ici par la volonté du POPL (parti organisé des petits lutin)et nous n’en sortiront que par la force d’un bail honnête !!!!

-Tous les ans c’est la même chanson !!On veut des nouveaux bonnets !On veut être plus grands !On veut faire un gang bang avec Blanche-neige !!Vous pensez au z’ enfants !!Vous voulez quoi ??Que la fabrication des jouets soye confié aux chinetoques ?Pasqu’ eux y z’ y pensent aux z’enfants…sont prêts à les foutre au turbin !!Z’allez pas me chier dans les bottes !!C’est Noël, demain, !!!

- Justement !ça sera un Noël noir si tu nous accordes pas ça qu’on d’mande !On te fixe un « nul Tim à Tom », t’as jusqu’à ce soir, 2O heures !!!

Sur ces mots de leur leader, les lutins comme un seul gnome, retournent aux ateliers.


Le Père Noël se gratte tour à tour la barbe et l’entrejambe, favorisant ainsi l’avènement d’une nouvelle espèce de parasites dont les entomologistes du monde entier se disputeront la primeur de la découverte et la dénomination, certains revendiquant la trouvaille du » poupion » et d’autres le découvrage du » morpoux ».

Le Père Noël : « La Mère, viens voir ici, ma grosse…on a un problème !

-Koi ki y’a encore ?

-Les lutins ont arrêté la production des joujoux et y bloquent les ateliers, ces p’tits cons !

-Y veulent quoi ?

-Du fric et des putes, comme tout l’monde !

-T’a cas leur dire oui !T’étais plus cool y’a 2000 ans quand tu t’faisais appeler Jésus...t’étais généreux et gentil…toujours prêt à donner de ta personne…et beau avec ça, pas un poil de graisse…toujours un truc pour épater la galerie...et que je marche sur l’eau, et que je guérisse un lépreux, que je ressuscite un mort…la fête tous les jours : open bar à Canaa, poissons et pains à volonté…c’est comme ça que tu m’as séduite…

-Pleure pas La Mère…ça pouvait pas durer…y’avait trop de jaloux !!

-C’est toujours la faute de Pierre, Paul ou Jacques !!Et maintenant c’est les nains qui regimbent !!!Et c’est pas tout !!Le chef des Rennes, « El corps de Braise » (celui qui est toujours dans la Renne), m’a averti que deux de tes Rennes réclament que tu les pacses : Renne Ato et Renne Oncule…

-Et puis quoi encore !!Ils veulent pas se marier, non plus, hein,Ma Mère Noël ?

-Et pourquoi pas ?

-Ouai, ben tu m’fras penser à pas les atteler l’un derrière l’autre ce soir !Manquerait plus qu’ils s’envolent en plein cule.. .ou le contraire…j’sais plus ce que j’dis, moi !

-Tu vas faire quoi pour les lutins ?

-Plus qu’une solution : je vais envoyer un haricot magique à Jack Bauer. Y’a que lui qui peut me sortir de cette galère !

Jack Bauer réussira-t-il à arrêter la grève ? Les Rennes Ato et Oncule pourront-ils vivre leur amour au grand jour ? D’où vient cette amour du Père Noël pour les petits enfants ? Les joujoux par milliers seront-ils distribués ?

Vous le saurez le 25 Décembre au matin…car j’ai épuisé mon quota de mots !!!

JOYEUX NOËL A TOUS !!!!!ET VIVE LE VENT !!!!!

mercredi 12 novembre 2008
15:30

Auteur : Frank Vassal

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

9 Commentaires
Impression : Extraordinaire

;o)

alibrevillacannes - 709689

Le conte de Modou


Au Rwanda, des femmes et des hommes oeuvrent pour rétablir une forme de justice. Ils en sont persuadés, en tout cas. Ce récit est celui d’un de ces enfants victime d’une guerre absurde, mais ce n’est pas une atroce histoire de meurtre et de ravage ; tout au contraire, c’est un beau conte porteur d’espoir. Il a été écrit à la demande de Pierre C. qui donne tout son temps, son énergie et son amour inépuisable aux enfants de la guerre, à Kigali. Pierre C. a demandé à « ses enfants » de raconter leur Noël et nous avons choisi l’histoire de Modou, parmi une dizaine d’histoires tout aussi bouleversantes.

Je suis Modou, je suis né près de Kigali, sur les montagnes. J’ai un grand frère, Abdou, il est beau et il est fort. Nos parents ont disparu, les gens disent que nous ne savons pas s’ils sont encore vivants, mais moi, je suis sûr qu’ils sont vivants, qu’ils vont revenir.
L’an dernier, Abdou a perdu une jambe… Il gardait les vaches dans les collines et tout à coup, ça a explosé sous lui. Il m’a raconté qu’il était devenu sourd, ça le paniquait, il n’entendait plus rien… Il était allongé par terre dans un grand silence, il pensait même qu’il était mort. Puis il a senti sa jambe qui lui faisait mal, il a beaucoup pleuré quand il s’est aperçu qu’elle avait disparu. Il ne se souvient pas de la suite, il a dormi longtemps.
Abdou est resté dans un centre et ils ont promis de lui installer une fausse jambe, ça s’appelle une prothèse, c’est drôle comme nom, une prothèse, on dirait le nom d’un animal ou d’un génie des collines. C’est madame Clémence qui a dit ça, elle lui a dit : « Mon petit Abdou, je vais t’amener avec moi en Belgique et nous t’installerons une belle prothèse."
Madame Clémence, elle est très vieille et elle dit toujours « mon petit Abdou », « mon petit Modou », elle a plein de rides et elle ne sent pas bon, elle sent comme un mort, je n’aime pas quand elle me serre contre elle, mais elle est gentille, elle nous parle toujours doucement, elle ne gronde jamais.
L’autre jour, quand elle a dit à Abdou : « mon petit Abdou, nous partons en Belgique le 15 décembre, et nous amenons Modou avec nous pour qu’il te tienne compagnie », et bien, quand elle a dit ça, elle avait les yeux tout mouillés, elle s’est retournée et elle s’est mouchée un grand coup, ça a fait comme une trompette. Abdou et moi, on a rigolé, mais rigolé !
On est arrivé à Bruxelles la nuit, j’étais près du hublot et Abdou m’écrasait l’épaule pour regarder au dehors… madame Clémence était tout énervée, elle parlait fort et disait « Mes petits enfants, regardez, c’est Bruxelles, voyez toutes ces lumières comme c’est bien beau, n’est-ce pas ? ." Moi, je voyais bien que c’était très grand, c’est tout, mais quand nous sommes partis dans la voiture de monsieur Simon, c’était bien, elle ne faisait pas de bruit sa voiture, et elle ne secouait pas non plus et dehors, c’était tout blanc, tout enneigé disait madame Clémence.
Les blancs sont quand même bizarres ; monsieur Simon c’est le frère de madame Clémence, et bien quand ils se sont retrouvés, ça a été juste :
- Bonsoir, tu as fait bon voyage ?
- Oui, très bien, mais c’était long. Regarde, lui c’est le petit Abdou et lui c’est son frère, le petit Modou.
Et il nous a posé plein de questions sans s’occuper de sa sœur, mais je ne comprenais rien à ce qu’il disait alors je souriais… Il n'avait pas l’air méchant monsieur Simon. Madame Clémen

dimanche 8 janvier 2006
12:49

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

3 Commentaires
Impression : Extraordinaire

"o(

FRANK - 770362 

L'ELU



« -Grand-père, raconte nous une histoire…

Je vais vous racontez l’histoire d’un petit garçon, Jean-Baptiste…c’était il y a bien longtemps, en 2005, à la veille de la Saint-Jean…

Comme il rentrait de l’école, il vit un homme jeune et blond assis sur une souche et qui le regardait approcher. Alors que Jean-Baptiste arrivait à sa hauteur,l’homme se leva et lui tendit la main :
« -Viens avec moi » dit-il d’une voix douce.
Un silence extraordinaire régnait sur la campagne : les oiseaux se turent, les bourdonnements d’insectes cessèrent, le vent de Juin ne fit plus frémir les feuilles des cyprès. C’était comme si la terre s’était arrêté de tourner.
Etrangement, JB ne ressentit aucune peur et donna la main à cet inconnu.
A peine, l’avait-il posé dans la sienne qu’ils s’envolèrent verticalement. Le paysage rapetissait à une vitesse vertigineuse. Le jeune homme blond le regardait en souriant, il semblait s’amuser de son trouble alors qu’il voyait disparaître les chemins, son école, le village. Bientôt, la terre ressembla à une tête d’épingle tandis que la lune vers laquelle ils se dirigeaient grossissait à vue d’œil.
Ils alunirent en douceur au cœur d’un cratère de faible dimension. L’homme tourna son visage vers JB :
« -Je m’appelle Gabriel, je suis ce que vous appelez, vous, les terriens, un ange. Tu as été choisi Jean-Baptiste pour assister à notre grand conseil. C’est un privilège et une grande responsabilité.»
Le garçon ouvrit la bouche pour poser les milliers de questions qui se bousculaient dans sa petite tête. D’un geste de la main, Gabriel lui intima de se taire et l’invita à le suivre. Ils pénétrèrent dans une petite grotte. Le sol à quelques mètres de l’entrée se déroba soudain et il glissèrent dans le vide pendant quelques secondes pour arriver dans une pièce aux dimensions phénoménales qui grouillait d’une multitude de personnages fantastiques :
Des farfadets, des sorcières, des « hommes » à tête d’oiseau, un sphinx imposant côtoyait un minotaure, des angelots volaient en groupe au dessus d’une troupe de diablotins rigolards qui sautillaient …et là, à quelques mètres, un petit garçon blond avec un long manteau et une épée. JB le désigna du doigt et se tournant vers Gabriel, bafouilla :
« C’est le pet-t-tit Pri…
-Oui, le petit Prince » coupa Gabriel en souriant.
« Tu verras réunis ici, Jean-Baptiste, tous les Dieux, les anges, les personnages de légende que tu connais. Tu les verras tels qu’il apparurent aux hommes et tels qu’il furent représentés, mais voici leur vrai visage . »
Gabriel posa ses mains sur les tempes du jeune garçon, il ressentit une violente douleur dans la tête, ce fut comme si ses yeux s’ouvraient en grand, à l’intérieur de son crâne. Et il vit : de petits êtres étranges avec des têtes énormes, des yeux immenses, une bouche aux lèvres fines et sans oreilles. A bien les observer, on arrivait à les distinguer. Leurs yeux surtout permettaient de les différencier. JB entendait la voix de Gabriel dans sa tête, il parlait en le regardant :
« Chaque année, tous les 100 ans pour vous, nous nous réunissons pour statuer sur le sort des humains. Tu es ici pour défendre ta race, tu es l’élu…je perçois toutes tes interrogations Jean-Baptiste. Suis-moi, je te dirais ce que tu dois savoir. »
Ils pénétrèrent dans une grande pièce circulaire. Une dizaine de ces êtres étra

mardi 5 juillet 2005
08:50

Auteur : Frank Vassal

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

4 Commentaires
Impression : Extraordinaire

:o)*

- 1306128 

Petit Pierre (*)


Comme beaucoup d’autres enfants de son âge, Petit Pierre entra à la grande école à 6 ans révolus.

Après quelques bleus et autres bobos, il réussit à se servir du beau vélo qu’il avait reçu de sa mère pour son anniversaire.

C’est son père, qu’il venait de découvrir cet été là, qui lui apprit à pédaler comme un chef ainsi que tout un tas de choses…

Son père avait des tonnes de bouquins et de microsillons de musique classique « que de la grande… » et aussi des toiles de peinture aux murs, il était artiste peintre à ses heures et vivait seul à la campagne en compagnie de son grand jardin et de sa deuch.

Ce jardin et quelques petits boulots ou plutôt services lui permettaient de vivre sans travailler « chez un patron ».

Petit pierre apprit à pêcher, à jouer aux dominos, aux cartes puis aux échecs et aussi à différencier les instruments de musique : « qu’est-ce que c’est ? » demandait son père !

« Un hautbois ? »

« Non plus grave ! » disait-il d’une voix qui l’était tout autant.

« Un basson ! » Et hop ! c’était gagné.

Petit pierre devait rester chez son père pour les vacances d’été mais finalement il y resta plus longtemps que prévu.

Il devait y avoir deux bons kilomètres pour aller de la maison à l’école et la première semaine, son père l’accompagna en vélo, matin, midi et soir pour être sûr que son rejeton se débrouille comme un grand.

Puis petit pierre fit les trajets tout seul.

Dans cette école primaire de village, il y avait deux rangées pour chaque niveau du CP au CM2 ; Petit pierre était dans le premier rang au fond la classe et déjà il apprenait à lire « Rémi » et à faire des grosses taches d’encre violette en guise de lettres jambées dans les jolis interlignes de son beau cahier.

Du violet, il y en avait partout : sur le papier buvard, les doigts, les habits et jusque sur la langue.

Et déjà les leçons et devoirs débarquaient le soir, ç’en était presque fini de l’insouciance.

Un soir qu’il avait bâclé ses lignes d’écriture dont les lettres mal formées et en dehors des guides ne ressemblaient à rien, son père lui mit une bonne claque derrière les oreilles, arracha la page et lui fit recommencer le tout.

Petit pierre fit la plus belle page d’écriture qu’il n’avait encore jamais faite avec la peur au ventre d’une seconde réprimande de la Maîtresse qui verrait bien la page manquante…

On peut dire que Petit Pierre n’était pas un bon élève mais, il était toujours « prems » en « récite » !

C’est que son père ne lui passait rien sur le sujet. Il n’était pas question de faire du « par cœur » et de la « cavalcade » sans rien comprendre…fallait prendre le temps pour réciter, mettre des pauses, donner du corps, de la vie au texte.

Et il ramenait toujours un « bon point » en récite…

Son père lui apprenait pas mal de choses en fait et même des choses de grands…

Que dans la vie, il fallait se méfier de pas mal de conneries et notamment « ces foutues bondieuseries pour les grenouilles de bénitier »…

Ainsi la vie scolaire de Petit Pierre commença donc chez son père, on lui avait expliqué que maman et papa ne pouvaient plus vivre ensemble.

Et déjà la fin du premier trimestre …

Le dernier soir d’&ea

mercredi 6 avril 2005
08:52

Auteur : Joky

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

19 Commentaires
Impression : Extraordinaire

:o)

    

Blog mis à jour le 08/01/2009 à 09:52:13



Traitement en cours...

Créé et hébergé par Capit