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amazigh - 475546
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Miss Univers


Dans un grand music-hall
y a des gens pleins le hall.
Le directeur obèse
annonce son antithèse,
la bombe anatomique:
' Miss Univers, musique! '

Sur un p'tit pas de danse
Miss Univers s'avance.
Elle n'a pas sur la peau
qu'un tout petit maillot.
Sont-ils contents, les gens?
s' demande le diro,
mais les voilà qui crient:
"A poil la belle fille!
Dévoile pour nous tou-
te ton anatomie!"

Alors Miss Univers,
fermetures éclair
toutes ouvertes au vent,
dans sa chair de safran,
livra au peuple fou
ses seins et ses genoux.
Mais les voilà qui crient:
"Dépiaute-toi, la fille!
Qu'as-tu d'beau sous la peau?
Ecarte le rideau!"

Alors Miss Univers,
la fille de la bouchère,
se mit à découper
au couteau sa belle peau.
Cette fois ils seront
contens, se disait le diro,
mais les voilà qui crient:
"Ton cœur, la belle fille,
montre-le-nous tout chaud,
sors-le de son cageot!"

Lors, nageant dans le sang,
la fille offrit aux gens
son petit cœur de femme
où l'on dit qu'y a l'âme.
Le directeur leur dit:
"Est-ce que ça vous suffit?"
Mais les voilà qui crient:
"On veut la voir mourir,
on veut la voir s'éteindre
avant que d'applaudir.

Alors Miss Univers,
s'effondra par terre.
La plus belle femme du monde
ne donne que ce qu'elle a.
Au directeur obèse
la foule alors cria:
"Une autre, gros pacha,
vite une autre nana!.
Et si tu n'en as pas
on s'tire, on viendra pas!".

dimanche 20 avril 2008
23:43

Auteur : Julos Beaucarne

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Les naufragés de l'Alzheimer


J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée

L'inconscient se lézarde
La raison capitule
Des blessures tenaces
Font surface et bousculent
L'hier est aujourd'hui
Le présent n'est qu'instant
De vieilles photos parlent
Révélateurs puissants

J'aime ces gens étranges
Leur raison déraisonne
Ils sont les dissidents
Des logiques des hommes
Leur cœur ne souffre pas
L'événement leur échappe
Ils captent les émois
L'essentiel sans flafla

J'aime ces gens étranges
Qui repèrent la fausseté
Des gestes et des paroles
Réclament l'amour vrai
Fonctionnent à la tendresse
Négligent tout le reste
Ils sont vérité nue
Ils aiment ou ils détestent

J'aime ces gens étranges
À la mémoire trouée
Qui changent des bribes
De leurs vies effacées
Voyageurs sans papier
Sans qualifications
Ils sont ce que nous sommes
Et nous leur ressemblons

J'aime ces gens étranges
Qui me montrent du doigt
Les immenses trous noirs
Que j'ai au fond de moi
Ils sont le grand miroir
De mes désirs enfouis
De ma débridence tue
Et de ma fantaisie

J'aime ces gens étranges
Qui ont le mal d'enfance
Comme le mal d'un pays
Qu'ils chercheraient en silence
Derrière l'apparence
De leur mémoire perdue
Leur peau parle une langue
Que nous n'entendons plus

J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée.

dimanche 20 avril 2008
23:41

Auteur : Julos Beaucarne

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Fatigué


Jamais une statue ne sera assez grande
Pour dépasser la cime du moindre peuplier
Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre
Que celui des hommes qui les ont plantés
Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais
Je changerai la sève du premier olivier
Contre mon sang impur d'être civilisé
Responsable anonyme de tout le sang versé

Fatigué, fatigué
Fatigué du mensonge et de la vérité
Que je croyais si belle, que je voulais aimer
Et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé
Fatigué, fatigué

Fatigué d'habiter sur la planète Terre
Sur ce brin de poussière, sur ce caillou minable
Sur cette fausse étoile perdue dans l'univers
Berceau de la bêtise et royaume du mal
Où la plus évoluée parmi les créatures
A inventé la haine, le racisme et la guerre
Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
Et amène le sage à cracher sur son frère

Fatigué, fatigué
Fatigué de parler, fatigué de me taire
Quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère
Quand la moitié du monde en assassine un tiers
Fatigué, fatigué

Fatigué de ces hommes qui ont tué les indiens
Massacré les baleines, et bâillonné la vie
Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
Qui ont même réussi à pourrir la pluie
La liste est bien trop longue de tout ce qui m'écœure
Depuis l'horreur banale du moindre fait divers
Il n'y a plus assez de place dans mon cœur
Pour loger la révolte, le dégoût, la colère

Fatigué, fatigué
Fatigué d'espérer et fatigué de croire
A ces idées brandies comme des étendards
Et pour lesquelles tant d'hommes ont connu l'abattoir
Fatigué, fatigué

Je voudrais être un arbre, boire à l'eau des orages
Pour nourrir la terre, être ami des oiseaux
Et puis avoir la tête si haut dans les nuages
Pour qu'aucun homme ne puisse y planter un drapeau
Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
Au cœur de cette terre que j'aime tellement
Et que ces putains d'hommes chaque jour assassinent
Je voudrais le silence enfin et puis le vent

Fatigué, fatigué
Fatigué de haïr et fatigué d'aimer
Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
Fatigué des discours, des paroles sacrées

Fatigué, fatigué
Fatigué de sourire, fatigué de pleurer
Fatigué de chercher quelques traces d'amour
Dans l'océan de boue où sombre la pensée

Fatigué, fatigué


vendredi 18 avril 2008
16:09

Auteur : Renaud

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La Marseillaise


Pour tous les enfants de la terre
Chantons amour et liberté.
Contre toutes les haines et les guerres
L'étendard d'espoir est levé
L'étendard de justice et de paix

Rassemblons nos forces, notre courage
Pour vaincre la misère et la peur
Que règnent au fond de nos cœurs
L'amitié la joie et le partage


La flamme qui nous éclaire
Traverse les frontières
Partons, partons, amis, solidaires
Marchons vers la lumière

vendredi 18 avril 2008
16:02

Auteur : Graeme Alwright

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Comment faire pour te chanter ?


Comment faire pour te chanter
Ce que j'ai sur le cœur

Je pourrais t'écrire des vers
De toutes les couleurs

Je pourrais faire des dessins
Des feuilles qui meurent

Je pourrais choisir pour toi
Des jouets, des fleurs

Mais j'aimerais aussi me taire
Ce serait bien meilleur

Et voici que sans un mot
Nous n'avons plus peur

vendredi 18 avril 2008
16:00

Auteur : Graeme Allwright

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