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Professeur Paganel - ¡ snossǝp-snssǝp suǝs - 980920 

Non! - ou « La petite province se rebiffe »


Poème trouvé - sous forme manuscrite - dans les archives de ma maman, et pas de son écriture; donc probablement écrit par une de ses amies du côté des années 1920.

Placé ici en souvenir d'une époque où les femmes étaient des femmes et où poètesses et poétes, même amateurs, savaient encore ce que poésie veut dire



Qu’importe si pour vous la Muse ne m’inspire,
Je suis très en colère et je brûle d’écrire.
Au risque je le crains de rimer de travers,
Je ne saurais ce soir vous répondre qu’en vers

N’est-ce pas là d’ailleurs la manière parfaite
De dire élégamment ce qu’on a dans la tête ?
Et je veux, cher ami, aimant la vérité
Prouver par A plus B votre stupidité.

Oui, je veux vous montrer en un style impeccable,
Pour vous faire enrager, ce dont on est capable,
Je veux vous gronder fort, vous faire les gros yeux,
Vous déclarer tout net que ce n’est pas sérieux.

Dans vos lettres surtout, ces « Denise Chérie »
Lorsque je les reçois me laissent ahurie,
Vraiment, mon cher Robert, vous perdez votre temps
De vous éprendre ainsi de mes dix-neuf printemps.

Quoi que vous en pensiez, ce n’est pas réciproque,
Ne le sera jamais et de vous je me moque
Vous ne me croyez pas car, hélas, je le sais
Vous n’avez jusqu’ici connu que des succès.

Vous avez jusqu’ici fait votre petit maître;
Vous y prenez plaisir et vous croyez peut-être
Qu’il suffit d’être tendre et de dire : « Rompez ! »
Pour être irrésistible. Et bien vous vous trompez !

Vous avez longuement éprouvé le système
Et, qu’on le veuille ou non, il faut que l’on vous aime ;
C’est montrer, croyez-moi, beaucoup de prétention :
Si c’est la règle, ami, moi j’en suis l’exception.

Jouez les Roméo, les Don Juan en herbe,
Faites dans le métier un numéro superbe;
Allez, beau papillon, butiner sur les fleurs,
Achevez dans Paris votre moisson de cœurs!

Oui, dans le monde entier poursuivez vos conquêtes,
Faites par un regard tourner toutes les têtes,
Mais laissez, je vous prie, sous peine de courroux
Une petite fleur bleue qui ne veut pas de vous.

dimanche 13 janvier 2008
20:47

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c'est à s'incliner...

Ultimate One - 1131184 

Si seulement !


Je ne sais plus me cacher derrière ce silence
Faire semblant d’être heureuse
Comme si de rien n’était
Et crever à petit feu!
Est-ce que tu crois vraiment qu'on puisse faire semblant?
Est-ce que tu crois qu’on peut vivre sans y penser ?
Moi, je n’y parviens pas !

Dans mon cœur, il n’y a que toi
Que je sens si loin de moi,
Je sais le mal que je t’ai fait
Je sais !
Mais je sais aussi tout le reste
Je sais mon amour !
Je sais cette envie terrible de combler ton cœur !
Je sais cette quête absolue de ton âme !
Je sais mon désir de vivre !
Je sais tout ça avec toi et rien que pour toi !
Je sais tout simplement comme je t’aime !
Mais, je ne sais plus comment te toucher
Je ne sais plus comment te le dire
Je ne sais plus comment t’approcher
Je ne sais plus comment lutter contre cette indifférence qui ne te ressemble pas...
Plus personne pour comprendre ma peine !
Plus personne pour comprendre mes rêves !
Plus personne qui puisse comprendre tout ce Mal !

Je ne sais plus me cacher derrière ce silence
Faire semblant d’être heureuse
Comme si de rien n’était
Et crever à petit feu!
Est-ce que tu crois vraiment qu'on puisse faire semblant?
Est-ce que tu crois qu’on peut vivre sans y penser ?
Moi, je n’y parviens pas !

Et puis vivre sans, je n’y songe même pas
Car sans toi, qu’est-ce que vivre ?
Si seulement je pouvais tout effacer
Si seulement…

Que devient l’ombre de mes pas ? Est-elle encore suivie cette ombre ?

Tout ce chemin parcouru…
Toute cette route…
Toutes ces heures…
Pas en vain !

Florence

mardi 18 décembre 2007
09:15

Auteur : Aurélie

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Très beau...

Ultimate One - 1131184 

L'envers du décor


Parce que c'était écrit
Et parce que c'était nous
Et parce que c'est la vie
Et que le monde est fou

Se connaître et se plaire
Au détour d'un regard
Et se dire qu'on va faire
De nos vies, une histoire

Alors on fonce à deux
Dans un décor de film
Et on comprend si peu
Que déjà on s'abîme

Et des heures et des jours
De musiques en voyages
On fait à deux le tour
D'un probable mirage

Mais on ne le sait pas
On avance et on vit
Et c'est la vie qui va
Et le temps passe ainsi

De rêves en évidences
Avec des larmes aussi
On apprend finalement
A retenir nos cris

On sait qu’on n’ira pas
Aussi loin qu'on voulait
On revient sur nos pas
Et puis on réessaie

On tourne et puis on vire
On rembobine le fil
On hurle et on délire
Et puis on se défile

Après quelques errances
On sait qu’on ne devrait pas
On hésite et on pense
Et puis on passe le pas

Le départ, la rupture,
La souffrance et les pleurs
Et comme une cassure
On se noie en plein leurre

Partir sans revenir
Et se garder pourtant
Des moments de plaisir
Des instants émouvants

De vies en corps qui passent
De tout le monde en personne
On veut trouver une place
Mais c'est le glas qui sonne

Se retrouver ailleurs
En espérant trouver
Le calme et le bonheur
Une vraie sérénité

Et on est juste avide
De trouver autre chose
Mais le cœur est à vide
Et rempli d'ecchymoses

On essaie bien pourtant
De croire en l'autre un peu
On dit "avec le temps"
On dit que… si on veut…

Construire différemment
Ailleurs et autre part
Changer radicalement
Et retrouver l'espoir

Mythe ou réalité
On continue quand même
A essayer d'aimer
A vouloir qu'on nous aime

Ce n'est pas se mentir
Que de vouloir trouver
Dans un autre désir
Une autre vérité

Mais c'est si difficile
Quand on a l'impression
De n'avoir pas fini
Complètement la chanson

Celle qui disait toujours
Et qui voulait longtemps
Aujourd'hui, mon amour,
Je pleure comme une enfant

Parce que c'était écrit
Et parce que c'était nous
Parce que la vie, tu vois,
Ca veut rien dire du tout…

Claudia

mercredi 12 décembre 2007
06:23

Auteur : Myriam

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Chapeau, c'est superbe...

Professeur Paganel - ¡ snossǝp-snssǝp suǝs - 980920 

Vice et versa


L'hémorragie de tes désirs
S'est éclipsée sous la joue bleue dérisoire
Du temps qui se passe
Contre duquel on ne peut rien

Être ou ne pas être
Telle est la question
Sinusoïdale
De l'anachorète
Hypochondriaque


Mais tu dis (Mais tu dis)
Que le bonheur est irréductible
Et je dis (Et il dit)
Que ton espoir n'est pas si désespéré
A condition d'analyser
Que l'absolu ne doit pas être
Annihilé
Par l'illusoire précarité
De nos amours
Destituées
Et vice et versa

Et il faudra que tu arriveras
A laminer tes rancoeurs dialectiques
Même si je suis con -
Vaincu que c'est très difficile

Mais comme moi, dis toi
Qu'il est tellement plus mieux
D'éradiquer
Les tentacules de la déréliction
Et tout deviendra clair

Mais tu dis (Mais tu dis)
Que le bonheur est irréductible
Et je dis (Et il dit)
Que ton espoir n'est pas si désespéré
A condition d'analyser
Que l'absolu ne doit pas être
Annihilé
Par l'illusoire précarité
De nos amours
Destituées
Et vice et versa

Où allons nous?
D'où venons nous?
J'ignore de le savoir
Mais ce que je n'ignore pas de le savoir
C'est que le bonheur
Est à deux doigts de tes pieds
Et que la simplicité réside dans la courbe
Bleue, jaune, mauve et insoupçonnée
De nos rêveries
Mauves et bleues et jaunes et pourpres
Et paraboliques
Et vice et versa

Mais tu dis (Mais tu dis)
Que le bonheur est irréductible
Et je dis (Et il dit)
Que ton espoir n'est pas si désespéré
A condition d'analyser
Que l'absolu ne doit pas être
Annihilé
Par l'illusoire précarité
De nos amours
Et qu'il ne faut pas cautionner
L'irréalité
Sous des aspérités absentes
Et désenchantées
De nos pensées iconoclastes
Et désoxydées
Par nos désirs excommuniés
De la fatalité
Destituée
Et vice et versa

lundi 3 mai 2004
04:08

Auteur : Inconnus

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Impression : Très bonne


Professeur Paganel - ¡ snossǝp-snssǝp suǝs - 980920 

Arrêtons


météo : temps nuageux;
les conditions
atmosphériques changent, je
cherche à tâtons

les bonnes et les mauvaises raisons
de ces étranges perturbations
qui aggravent tout : inhibitions
confusions, illusions...

j'ai beau tourner des tas d'boutons,
toutes ces satanées stations
font de la désinformation
arrêtons

j'suis au bord d'la dépression
arrêtons

météo : temps orageux;
sautes de tension
jusqu'où va-t-on jouer ce jeu
de destruction ?

j'ai beau varier les positions :
lotus, poirier, califourchon
j'ai beau baisser, monter le ton
arrêtons

j'suis au bord d'la dépression
j'ai perdu l'inspiration
pas géniale de toute façon
arrêtons

météo : temps orageux;
situation
plutôt critique d'un moi-je
sans réaction

je dors pas bien, j'ai des boutons
plus mal aux reins et ganglions
ces va-et-vient sont plus d'saison
arrêtons

i'dit rien : ni oui, ni non
suis-je au bord d'l'exécution ?
le doux objet de ma passion
me donn' bien peu satisfaction
moi qui aime pas les papillons
j'suis au bord d'la démission
arrêtons


samedi 1 mai 2004
17:53

Auteur : Françoise Hardy

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j'adore celle-ci

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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 10:29:22



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