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Crépusculaire - 793094 
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Que serais-je sans toi ?


Mes mots ressemblent à un titre célèbre de chanson.
Mais je n'ai nulle intention d'en voler les paroles.
Car notre amour fou et unique, à jamais nous contrôle.
Tu m'es aussi vital que l'air que je respire en cette minute.
Notre sentiment n'est pas palpable aux yeux des humains.
Mon horizon ne peut être un combat ou plus une lutte.
Je t'en conjure, reste prés de moi, tu es mon réel destin.
L'eau que je bois est identique à la source de tes mots.
Je les laisse couler en moi dans la plus petite des cellules.
Je sens en moi ce besoin de vivre, ce passage en duo.
Je me bats contre les idées noires qui en moi pullulent.
Tu es la terre promise que je refoule, je prend enfin racine.
Dans cet avenir où tous deux devenons de tendres complices.
Je ne veux plus de cette peur ancrée en moi, qui me ravine.
Le visage, l'âme ou le coeur, éloigne de moi ce terrible supplice.
Tu es le feu que j'alimente avec mes pensées, je suis ta vestale.
J'entretiens les braises, afin qu'elles ,ne puissent s'éteindre.
Viens prés de moi, pose sur moi tes bras tel un doux châle.
Aime-moi fort, n'arrête plus un seul instant de m'etreindre !

lundi 13 août 2007
16:13

Auteur : Michèle R. De Guise

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À la mystérieuse


J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère? J'ai tant rêvé de toi que mes bras habitués en étreignant ton ombre à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être. Et que, devant l'apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années, je deviendrais une ombre sans doute. O balances sentimentales.
J'ai tant rêvé de toi qu'il n'est plus temps
sans doute que je m'éveille.
Je dors debout, le corps exposé à toutes
les apparences de la vie et de l'amour
et toi, la seule qui compte
aujourd' hui pour moi,
je pourrais moins
toucher ton front et tes
lèvres que les premières lèvres
et le premier front venu. J'ai tant
rêvé de toi, tant marché,
parlé, couché avec
ton fantôme qu'il ne me
reste plus peut-être, et
pourtant, qu'à être fantôme
parmi les fantômes et plus
ombre cent fois que
l'ombre qui se
promène et se
promènera
allégrement
sur le cadran
solaire de ta vie.

mardi 23 janvier 2007
23:08

Auteur : Robert Desnos

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Le temps


Quand le jour sera une nuit
Que tu ne seras plus une amie
Je croiserai de mes yeux ton regard
Ce sera trop tôt si c’était déjà tard.
Nous pourrons ne pas parler
Car nos regards s’en chargeraient.
Le temps s’arrêterait brusquement
Ne serai-ce que pour quelques instants?
L’orage violemment grondera
Mais aucun de nous ne l’entendra
Nous ne serions rien que nous
Et puis le monde qui s’en fout

vendredi 24 novembre 2006
22:57

Auteur : Evelyne Cayrol

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L'absence


Petite Maman je t'en supplie
arrête de regarder ce lit
dans lequel Mamy s'est reposée
Mamy qui vient de nous quitter

Tes pauvres yeux emplis de larmes
le désespoir, la maison calme
l'horloge que tu as arrêtée
Lorsque Mamy est décédée

Et le silence qui s'installe
Cela te fait tellement de mal
Tu l'entends toujours respirer
Sa voix perçant l'obscurité

Il va t'en falloir du courage
pour estomper toutes ces images
Nous avons tous tellement de peine
Maman nous tous ici, on t'aime

Plus jamais on ne la verra
ne la bercerons dans nos bras
Ne pourrons lui dire notre amour
Mon dieu que le chagrin est lourd

C'est comme un grand trou dans le coeur
Un coup de poignard au bonheur
Pour nous c'est un déchirement
Mais toi, tu n'as plus de maman.

Elle nous aura tous élevés
Du plus grand au petit dernier
Sans jamais se plaindre une fois
avec l'amour comme seule loi

Mon dieu prenez soin de Mamy
Faites qu'elle retrouve grand-père Henri
Entourez la de votre amour
et chérissez la pour toujours.

Quant à toi petite Maman
Viens avec nous, tous tes enfants,
Prend nous la main, serre la fort
quantus est noster dolor.


mercredi 11 octobre 2006
13:40

Auteur : Evelyne Cayrol

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Le musicien


Lorsque tes doigts dansent sur les touches du piano
Et que brillent dans tes yeux les notes et les accords
La magie d'un seul coup au seuil d'un crescendo
Fait tomber des étoiles une poussière d'or

Mon âme se pose sur la partition des tes mélodies
Mêlant rondes et croches, violons et altos
Marquant une pause, fondant l'harmonie
L'esprit vagabondant sur un pianissimo.

Dans mon rêve s'anime tout un monde magique
Les larmes remontent du fin fond de mon coeur
et s'écoulent une à une comme les notes de musique
caressant d'un coup d'aile un instant de bonheur.

Des fées dansent, légères sur des rayons de lune
Et Pierrot tout à coup essuyant une larme
Voit se dessiner au milieu de la brume
Tout un ballet de fées venue bercer son âme

Lorsque tes doigts dansent sur les touches du piano
Animant ce clown triste au regard déroutant
Je devine sous les pauses et les pianissimo
Les larmes de ce clown qui te ressemble tant

]

mercredi 11 octobre 2006
13:38

Auteur : Evelyne Cayrol

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