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Comme il fait bon, ce soir, tout en bas du jardin Près des Hirondelles, impérieuse et sereine, Que les flots caressent de leurs sanglots sans fin. J'aime cette plage qui pousse dans l'haleine De la mer, se baignant en sa tiède moiteur. J'aime ses rochers noirs qui s'en vont dans la brume Et ses voiles sans force aux mouvantes lenteurs, J'aime ses embruns et ses vagues qui fument; Pourrai-je échapper aux longs bras caressants De la nuit qui descend dans la paix et le calme, Un baiser de maman embrassant son enfant; Elle effleure les flots, plus douce que les palmes Qui nourrissent les eaux dormantes des étangs, Elle apaise aussi la terre de ses lourdes querelles Et la fièvre mauvaise et le désir de sang Et le regard ardent de trop fières prunelles. C'est l'heure du sommeil, des rêves, de l'Amour, Des baisers attendus, des étreintes timides, Des étoiles d'espoir au fond des cieux limpides, C'est là que, souvent, le soir au crépuscule d'or, Face au soleil qui meurt sur la mer endormie, Plage des Hirondelles, je te contemple encore, Souvenir lointain, astre brillant terni.
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Impression : Extraordinaire
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