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Texte attribué à George Sand et adressé à Musset... Je suis très émue de vous dire que j'ai bien compris l'autre soir que vous aviez toujours une envie folle de me faire danser. Je garde le souvenir de votre baiser et je voudrais bien que ce soit là une preuve que je puisse être aimée par vous. Je suis prête à montrer mon affection toute désintéressée et sans cal- cul, et si vous voulez me voir aussi vous dévoiler sans artifice mon âme toute nue, venez me faire une visite. Nous causerons en amis, franchement. Je vous prouverai que je suis la femme sincère, capable de vous offrir l'affection la plus profonde comme la plus étroite en amitié, en un mot la meilleur preuve que vous puissiez rêver, puisque votre âme est libre. Pensez que la solitude ou j'ha- bite est très longue, bien dure et souvent difficile. Ainsi, en y songeant j'ai l'âme grosse. Accourez donc vite et venez me la faire oublier par l'amour ou je veux me mettre. Texte à relire une deuxième fois (au moins) en tenant compte de l'indice du titre... |
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Echange épistolaire attribué à Musset et George Sand... Quand je vous jure, Madame, un éternel hommage, Voulez-vous qu'un instant je change de langage ? Vous seule possédez mon esprit et mon coeur; Que ne puis-je avec vous goûter le vrai bonheur ... Je vous aime ma belle et ma plume délire, Couche sur ce papier ce que je n'ose dire. Avec soin de mes vers, lisez les premiers mots, Vous saurez quel remède apporter à mes maux ! Réponse : Cette immense faveur que votre ardeur réclame Nuit peut être à l'honneur mais répond à ma flamme.
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(en hommage à Coeur de dragon à la recherche de sa moitié, emporté loin d'ici par le tourbillon de la vie, dont je suis sans nouvelles depuis plus de 5 ans...et dont l'amitié me manque) Je ne dors plus depuis des siècles, Je guette inlassablement ta présence, Je scrute le silence de ton absence, Je t'attends. Je suis le guetteur au sommet de la tour, Le ciel est noir comme l'encre des abysses, Pas la moindre lueur n'égaye les ténèbres, Et de mes yeux aveugles, je fixe le néant. Mon impatience fige les aiguilles du temps, Les heures visqueuses engluent mes espérances, La nuit de ton absence gèle mon âme, Le froid de ton silence glace mon sourire. Je hurle tel un loup qui espère la lune, Mes cris silencieux ne font aucun écho, Je suis seul au sommet du sinistre donjon, j'ai froid, j'ai faim, j'ai peur, je pleure. Je suis debout, à un pas de l'abîme, Ivre de fatigue, titubant de douleur, Les yeux rivés sur l'horizon probable, Les mains tendues vers une aube qui tarde. Mais je garde la force qui me tient éveillé, Je porte en moi l'espoir de revoir ta lumière, Je sais que tu viendras, étoile du matin, Me libérer enfin du joug de cette attente. |
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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 01:50:07
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