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A force de grandir, à atteindre les cieux, Comment ne pas finir par se casser en deux, Car on a beau se dire, qu'on soit jeune ou bien vieux, Qu'on aime à en mourir, à ne plus craindre dieu, On peut un jour souffrir, brûlé à petit feu, Rongé de souvenirs avec l'autre, amoureux. Quel est cet avenir, parti en tête à queue, Qu'on ne peut que subir si c'est son choix, son voeu. En choisissant de fuir sans en faire l'aveu, Il nous dit sans mentir que pour lui on est peu. Faut-il toujours sourire, faire semblant d'être heureux, Et se dire que le pire n'est pour soi que le mieux ? On n'a plus l'âme à rire, ça se lit dans les yeux, C'est l'effort qui déchire de se lever du pieu, Vivre n'est que souffrir, rongé d'un manque affreux, Et on se sent martyre quand d'autres sont heureux. De voir ce jour finir en un temps désastreux, L'âme se voit punir par un destin furieux. C'est quelque part périr comme ce soleil radieux, Qui part sans coup férir, sans dire le moindre adieu.
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En attendant demain, je ne sais pas pourquoi, Mes bras s'entrecroisent comme un vide berceau. Implorant que tu les y rejoignes à nouveau, C'est un peu comme s'ils n'étaient faits que pour toi. Quand tu n'es pas là, je suis vidé de ma joie, Mon corps s'apparente à un antique tombeau. Abandonné, je ne trouverais le repos Qu'en t'enlaçant, j'espère, une prochaine fois. Dans mon coin, je suis de marbre mais pas de bois, Le désir m'habite bien que je reste coi, Je t'assure qu'il n'a jamais été si haut. Dans mon coeur, à l'abri, je garderai la foi, Jamais le chemin qui te mènera à moi, Dans un jour ou dans dix ans, ne te sera clos.
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Légère comme un flocon, elle danse dans mes rêves, Pris dans son tourbillon, je m'envole sans trêves. Comme un grain de poussière dans sa marche en avant, Insignifiant dans l'air, je flotte au gré du vent. Caresse de sa main, douce comme la brise, Elle me tire vers demain, me menant à sa guise, Vers un autre horizon, bien au delà des mers, Délivrant de prison mon coeur au goût amer. Le trajet terminé, reposant sur la plage, Brûlé par l'eau salée, je l'aimerai sauvage. Le flux et le reflux rythmeront nos ébats Bal ininterrompue, tournant de haut en bas. Alors arrivera le besoin de sommeil, On se reposera au coucher du soleil. On cherchera au loin le dessin d'une voile, Une ébauche au fusain que l'océan dévoile. La beauté toute nue de son corps de déesse Me rendra ingénu, me remplira de liesse. Je la regarderai, fixerai sa prunelle, Je la caresserai, lui dirai qu'elle est belle. C'est sur, elle rougira, dira que j'exagère Mais elle appréciera mon désir terre à terre Qu'elle soit pour moi l'élue, la huitième merveille, Elle, qui m'a toujours plu, sur laquelle mon coeur veille. Les secondes s'égrènent comme les grains de sable Que les flots nous ramènent dans leurs vagues agréables. Quelques heures de moins, le temps se perd déjà Et le présent rejoint le futur immédiat. Mon désir en éveil jusqu'au petit matin Bâillonne le réveil de ce songe divin. Enfin, la fatigue vient sur nos corps enlacés, L'idée de nous revient, ne quitte mes pensées. La brume m'envahit, nos corps se transportent, Répètent l'utopie dont je franchis la porte, Pour ne plus la quitter, la garder avec moi, Du temps s'acquitter encore une autre fois.
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Pas une réponse à mes interrogations, Et je me ressasse nos derniers bons instants, Je ne comprends pas pourquoi un tel changement, Pourquoi suis-je soumis à une telle damnation ? Comment ai-je pu mériter un tel mépris, Que tu ne daignes plus répondre à mes messages ? Comment peux-tu de la sorte tourner la page Me laissant seul, devant ce mutisme incompris ? Chaque moment passé ensemble me revient Comme un écho de l'abime qui nous sépare, Tous ces moments forts complices à tous égards, Instaurant ce désir de ton corps dans le mien. Il n'y avait rien de déplaisant dans le ciel De ces jours naissant à la fois tendres et si doux, Et des nuages sont venus d'on ne sait où Pour ternir tout ce paradis artificiel. Quel triste constat depuis cette évolution, Depuis ce temps, le vent ne cesse de souffler, La pluie de tomber, les nuages de passer, Et pas une once de ciel bleu à l'horizon. Tu prends tes distances toujours plus chaque jour, Plus de baisers étaient déjà une torture, Mais pouvoir te parler la rendait un peu moins dure, Crois-tu vraiment que cela taise mon Amour ?
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De t'attendre chaque jour, je ne suis pas las, Car même si tu ne vois en moi qu'un ami, Je me sens sans famille quand tu n'es pas là, Et pourtant, je ne me prénomme pas Rémi. Mais j'ai l'impression d'être pour toi un fardeau, Que tu ne vois pas pour nous d'avenir doré, Comme si je n'étais plus qu'un poids sur ton dos Quand je nous vois au delà de l'ile de Ré. Je pourrais t'emmener si loin avec des si, Mais victime d'une mélodie en sous-sol, Mon amour est contraint à ne vivre qu'ici, Si terre à terre, privé des airs, cloué au sol. Il fait ses gammes dans cette version alpha, Ahuri et si bêta, que rien ne console, Cherchant la clef des champs menant au califat D'amour, suite à cette ère à pleurer comme un saule.
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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 02:11:13
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