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Maintenant je sais/Vidéo Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes, J'parlais bien fort pour être un homme J'disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS C'était l'début, c'était l'printemps Mais quand j'ai eu mes 18 ans J'ai dit, JE SAIS, ça y est, cette fois JE SAIS Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne J'regarde la terre où j'ai quand même fait les 100 pas Et je n'sais toujours pas comment elle tourne ! Vers 25 ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout le tour ! Et heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain : Au milieu de ma vie, j'ai encore appris. C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots : "Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau, j'peux pas mieux dire, il fait très beau ! C'est encore ce qui m'étonne dans la vie, Moi qui suis à l'automne de ma vie On oublie tant de soirs de tristesse Mais jamais un matin de tendresse ! Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire JE SAIS Seulement, plus je cherchais, et puis moins j' savais Il y a 60 coups qui ont sonné à l'horloge Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge ? Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS ! La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le SAIS... !
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Va, c'est normal Les gens n'ont pas le temps de s'occuper de tout Tout va si vite Va, c'est normal En équilibre sur la vie Si tu les gênes Ils t'évitent Va, c'est normal Se retrouver en apostrophes, Entre guillemets, en catastrophe En cale sèche En chagrin Va, c'est normal D'être un accent grave perdu Sur un mot qui ne te veut plus Un mot qui ne te connaît plus L'amour se porte où l'œil se pose Comment aimer toutes les choses Moi je ne peux voir que la rose Qui habite dans mon jardin L'amour se porte où l'œil se pose Et pour aimer toutes ces choses Il faudrait qu'il y ait mille roses Qui habitent dans mon jardin Va, c'est normal On a peur d'avoir mal On a peur de connaître Va, c'est normal Et l'on ferme son cœur En fermant ses fenêtres Va, c'est normal Les gens n'ont pas le temps de s'occuper de tout Tout va si vite Va, c'est normal En équilibre sur la vie Si tu les gênes Ils t'évitent Va, c'est normal Se retrouver en apostrophes, Entre guillemets, en catastrophe En cale sèche En chagrin Va, c'est normal D'être un accent grave perdu Sur un mot qui ne te veut plus Un mot qui ne te connaît plus |
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Il était une fois une petite vague perdue au milieu de l'océan, une petite vague de rien du tout, quelques centimètres de haut, à peine plus large, une petite vague insignifiante et anonyme, ressemblant comme une goutte d'eau aux millions de petites vagues voyageant sur les mers depuis des millions d'années au gré des vents et des marées.Mais, vous vous en doutez, si je vous raconte ici son histoire, c'est qu'elle était différente de ses petites sœurs. Pas physiquement, non, mais dans son petit cœur de petite vague, cette petite vague avait bien du vague à l'âme.Son papa et sa maman étaient deux grosses vagues énormes et rugissantes, deux magnifiques déferlantes qui s'étaient croisées une nuit de tempête, l'abandonnant aussitôt née à son destin de vaguelette, orpheline et désemparée. Son père avait été plus tard emporté dans un ouragan, s'était accroché à un cyclone et, dans un tonnerre d'écume et de vent, était parti ravager les terres les plus proches d'où il n'était jamais revenu.Sa mère, poussée par un vent du nord, connut une fin tout aussi aventureuse mais bien plus sympathique. Les courants marins la portèrent jusqu'aux côtes d'un pays si chaud qu'elle s'évapora, monta au ciel en millions de gouttes d'eau et, après avoir voyagé dans un gros nuage lourd, retomba en pluie sur des terres arides où, la vie, absente par manque d'eau, revint bientôt.Depuis des siècles qu'elle ondoyait à la surface de l'eau, avec pour seule compagnie l'écume et le vent, avec pour seul horizon l'horizon, pour seul spectacle celui du jour se levant et du soleil couchant, la petite vague s'ennuyait à mourir et ne supportait plus de vivre au milieu de l'océan. Bref, la petite vague avait le mal de mer.Elle avait bien eu parfois, des années auparavant, la visite de quelques baleines venues percer la surface de l'eau, dans un grand geyser d'écume et des milliards de gouttes d'eau s'éparpillant dans le ciel comme une pluie de diamants, mais les baleines chassées par les hommes avaient bientôt disparu elles aussi.Sa vie s'écoulait monotone. Au fil des jours de calme plat ou des nuits de tempête, la petite vague attendait vaguement, sans trop y croire, un miracle météorologique qui l'emporterait vers d'autres cieux. Elle redoutait par-dessus tout ces nuits de pleine lune où l'océan devient lisse comme un miroir, où même le vent ne chante plus, où les vagues petites et grosses s'aplatissent jusqu'à se confondre en une immense étendue d'eau infinie, immobile etsans vie.Elle n'aimait pas non plus la houle qui la faisait rouler, craignait les ouragans qui la malmenaient et se méfiait des mers démontées ou hachées qui risquaient de la séparer de ses amies, les petites vagues insouciantes qui l'accompagnaient, insensibles, elles, au vague à l'âme et au mal de mer.La petite vague n'avait jamais vu un bateau.La petite vague n'avait jamais vu un baigneur, ni le moindre pédalo, jamais vu le bord de l'eau.La petite vague en avait par-dessus la crête de passer sa vie à faire des vagues, la petite vague écumait de rage de n'avoir jamais vu la plage.Elle rêvait qu'un vent malin viendrait un jour la conduire sur le sable doré d'une plage ensoleillée. Ah, enfin pouvoir rouler, chanter, rebondir et me briser sur les galets, songeait-elle, venir chatouiller les doigts de pieds des enfants, entendre leurs cris à |
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Pauvreté-richesse Des mots qui m'oppressent Et mon cœur isolé se sent prisonnier Dans ces murs qui se dressent Sur nos villes et qui blessent L'harmonie si fragile De nos cœurs trop fébriles Solitude-inquiétude Un mariage longue durée Dans ma tête bourrée d'idées bien pesées Et les images évidentes Ça me tourmente Parce que ça vient de nous Pourtant on s'en fou Insouciance-abondance Une rime à outrance Qui fera éclater cette terre habitée Par des hommes qui restent-là Qui n'entendent pas Les cris, les lois Qu'ils se créent parfois Et j'ai mal, et je crie Oh j'ai peur, j'ai peur pour toi Le bonheur, le malheur Le rire ou la peur Emotions situées près de la vérité Celles qui te provoquent Qui parfois te choquent Mais qui t'réveillent surtout Quand t'es rendu à bout Dans une ville qui bat Plus vite que nos cœurs J'me conte des histoires Qui ne me font plus peur J'irai jusqu'au bout De mes peines et mes peurs Vider mon intérieur C'est la tempête qui se meurt Et j'ai mal et je crie Oh oh j'ai peur J'ai peur pour toi J'ai mal et je prie Et j'ai peur, peur pour moi Y a des choses qu'on n'a pas comprises Faudrait sortir nos yeux de la nuit Pour qu'un jour on n'arrive à regarder Les images qu'on a dessinées ou J'ai mal et je crie J'ai peur, j'ai peur pour toi J'ai mal Oh j'ai mal, je crie, je prie pour toi J'ai mal et j'ai honte et j'ai peur pour toi Oh j'ai mal pour toi oui Oh oui |
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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 02:16:32
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