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C' est un volet qui bat C'est une déchirure légère Sur le drap où, naguère Tu as posé ton bras Cependant qu'en bas La rue parle toute seule Quelqu'un vend des mandarines Une dame bleue marine Promène sa filleule L'absence, la voilà L'absence; d'un enfant, d'un amour, L'absence est la même Quand on a dit "je t'aime" un jour Le silence est le même. C'est une nuit qui tombe C'est une poésie, aussi Où passaient des colombes Un soir de jalousie Un livre est ouvert Tu as touché cette page Tu avais fêlé ce verre Au retour d'un long voyage Il reste les bagages L'absence, la voilà L'absence; d'un enfant, d'un amour L'absence est la même Quand on a dit "je t'aime" un jour Le silence est le même. C' est un volet qui bat C'est sur un agenda, la croix D'un ancien rendez-vous Où l'on se disait vous Les vases sont vides Où l'on mettait des bouquets Et le miroir prend des rides Où le passé fait le guet J'entends le bruit d'un pas L'absence, la voilà L'absence; d'un enfant, d'un amour L'absence est la même Quand on a dit "je t'aime" un jour Le silence est le même.
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Poème trouvé - sous forme manuscrite - dans les archives de ma maman, et pas de son écriture; donc probablement écrit par une de ses amies du côté des années 1920. Placé ici en souvenir d'une époque où les femmes étaient des femmes et où poètesses et poétes, même amateurs, savaient encore ce que poésie veut dire Qu’importe si pour vous la Muse ne m’inspire, Je suis très en colère et je brûle d’écrire. Au risque je le crains de rimer de travers, Je ne saurais ce soir vous répondre qu’en vers N’est-ce pas là d’ailleurs la manière parfaite De dire élégamment ce qu’on a dans la tête ? Et je veux, cher ami, aimant la vérité Prouver par A plus B votre stupidité. Oui, je veux vous montrer en un style impeccable, Pour vous faire enrager, ce dont on est capable, Je veux vous gronder fort, vous faire les gros yeux, Vous déclarer tout net que ce n’est pas sérieux. Dans vos lettres surtout, ces « Denise Chérie » Lorsque je les reçois me laissent ahurie, Vraiment, mon cher Robert, vous perdez votre temps De vous éprendre ainsi de mes dix-neuf printemps. Quoi que vous en pensiez, ce n’est pas réciproque, Ne le sera jamais et de vous je me moque Vous ne me croyez pas car, hélas, je le sais Vous n’avez jusqu’ici connu que des succès. Vous avez jusqu’ici fait votre petit maître; Vous y prenez plaisir et vous croyez peut-être Qu’il suffit d’être tendre et de dire : « Rompez ! » Pour être irrésistible. Et bien vous vous trompez ! Vous avez longuement éprouvé le système Et, qu’on le veuille ou non, il faut que l’on vous aime ; C’est montrer, croyez-moi, beaucoup de prétention : Si c’est la règle, ami, moi j’en suis l’exception. Jouez les Roméo, les Don Juan en herbe, Faites dans le métier un numéro superbe; Allez, beau papillon, butiner sur les fleurs, Achevez dans Paris votre moisson de cœurs! Oui, dans le monde entier poursuivez vos conquêtes, Faites par un regard tourner toutes les têtes, Mais laissez, je vous prie, sous peine de courroux Une petite fleur bleue qui ne veut pas de vous.
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Si ton cœur est trop lourd à l’approche du soir, Si ton esprit coulé en de sombres abîmes T’a jeté dans le désespoir, Si le monde effrayant, sa folie et ses crimes T’ont fait douter de ta raison, Ne demeure pas seul en face de ta peine Et viens chercher refuge en ma douce maison Nous ne parlerons pas, mais la paix souveraine Engourdira ton mal en ce calme décor Et quand tu repartiras, seul, à travers la ville Tu seras tout surpris de la trouver tranquille Comme un enfant qui dort. (Publié avec autorisation personnelle de l'auteur) |
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Avoir peu de parents, moins de train que de rente, Et chercher en tout temps l'honnête volupté, Contenter ses désirs, maintenir sa santé, Et l'âme de procès et de vices exempte ; À rien d'ambitieux ne mettre son attente, Voir ceux de sa maison en quelque autorité, Mais sans besoin d'appui garder sa liberté, De peur de s'engager à rien qui mécontente ; Les jardins, les tableaux, la musique, les vers, Une table fort libre et de peu de couverts, Avoir bien plus d'amour pour soi que pour sa dame, Être estimé du Prince, et le voir rarement, Beaucoup d'honneur sans peine et peu d'enfants sans femme, Font attendre à Paris la mort fort doucement. |
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"It's not the sun you're trying to find Something else is on your mind. You need a little space and time To break away. It's not the place you're going to, it's just a phase you're going through. Though I won't stop you, I don't want you to Break away, fly across your ocean. Break away, time has come for you. Break away, fly across your ocean. Break away, time has come... For you to awaken in another country, Greet the morning under foreign skies. Leaving me to face another Monday, It's not easy to get by... It's not the sun you're trying to find Something else is on your mind. You need a little space and time to break away. It's not the place you're going to it's just a phase you're going through. Though I won't stop you, I don't want you to"
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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 01:55:24
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