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LUI Une voix lui a dit « Perds tout ton sens critique sitôt que tu verras De belles dents rangées et des yeux en amande Une bouche pulpeuse et qui paraît gourmande Oublie tout le réel quand tu les croiseras. Tu feras tout cela parce que ce sont les ordres. Et que ton ADN se fout de ton avis ». L'homme qui jusqu'ici se tenait bien tranquille, Vivant au jour le jour, se contentant de peu; Coupé des peurs obscures et des rites imbéciles Dans l'univers enfin déserté par les dieux Le voilà demandant aux chemins des planètes Quelque obscure clarté sur lui et sur sa belle. Lui, l'être rationnel pourvu d'idées si nettes Va se croire pourvu de quelque âme immortelle. Un monde autrefois gris vire aujourd'hui au bleu. Le destin sans nul doute a prévu leur rencontre Prévu ? Non ! Combiné ! Réglé tel une montre L'univers a été conçu rien que pour eux. C'est un leurre éternel, et, la raison en berne, Ils s'en vont quelque temps se croire au paradis. Brandissant vainement sa célèbre lanterne Diogène de là haut les regarde et sourit. (3 janvier 2004 - ébauche; toute critique ou suggestion est bienvenue)
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Les rallyes rivalisent d'épreuves stupides et parfois incontournables : trouver l'idéogramme chinois représentant le mot "canard" (bon, c'est facile), reconnaître, les yeux bandés ou non, la source de 12 eaux minérales différentes, et l'inévitable Ecrire en dix minutes une ode aux commissaires (alexandrin) l'épreuve se compliquant ici de donner un point par pluriel irrégulier employé. Il y a au moins deux erreurs, une de forme et une de fond. Tant pis, on laisse tel quel. À la lueur des fanals rêvent de vieux hiboux Blottis dans leurs chandails, chauves tels des genoux Loin des chantiers navals mangeant leur soupe aux choux : De fatals commissaires mesquins comme des poux. Nous faisons des vitraux, ils les couvrent de boue Et sur tous nos travaux ils lancent leurs cailloux. Nos savants jeux d’émaux n’inspirent que dégoût Aux fatals commissaires mesquins comme des poux. Ces vers sont bien bancals : ils veulent des bijoux « Nous les trouvons banals. Ce n’est pas le Pérou. » Ils nous parlent de bals tragiques à Tombouctou... Ô fatals commissaires mesquins comme des poux! Prince, loin de nos têtes écartez le courroux De ces fous sanguinaires à l’âme de gadoue Pour qui nos pauvres nerfs ne sont que des joujoux Ces fatals commissaires mesquins comme des poux.
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