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FRANK - 770362 

CHRONIQUES TERRIENNES...DE NOËL


J'ai fait des coupes franches dans cette petite chronique pour participer aux contes 2006..mais j'ai envoyé mon texte remodelé plus tard...et pire, j'ai effacé mon original et vidé ma poubelle ...tant pis je vous le livre dans sa version édulcorée

Préface

Bon c’est vrai, je le confesse, j’en ai pleinement conscience et comme disait Henry III quand il sortait de son page pour faire une partie de bilboquet….je suis hors sujet !!
L’histoire navrante que je vais vous conter ici et de ce pas mais là j’en profite pour dégoiser un max car ce n’est que la préface, aussi, je peux aisément me répandre vu que le quota de mots, j’ai bien relu la règle, concerne le conte et seulement le conte….heu, j’ai perdu le fil du coup…vous êtes content ??Bon je me relis...oui, voilà, je voulais dire en fête (comme je suis drôle !) que ce je vais ne pas tarder à vous narrer n’est pas un conte de Noël à proprement dit : je vais vous raconter les circonstances du premier Noël de l’ère moderne, l’origine de toutes ces merveilleuses traditions que nous perpétuons depuis des siècles. Vous apprendrez également que les expressions liées à cette magnifique célébration, même si elles sont arrivées jusqu’à nous, avaient à l’époque une autre signification.
Bon, on y va ???Prenez vos précautions, éteignez votre portable, faites péter une bouteille de champ’…c’est parti pour 1000 mots…des gros qui éclaboussent et des petits susurrés tendrement…Et comme disait l’ami Totor, bien mieux que moi mais c’était son métier, dans la sublime préface de son non moins extraordinaire Ruy Blas, va y avoir de l’action pour les cons, du romanticulculisme pour les fillettes et du sens sensationnellement insensé pour les autres (on a le droit de cumuler).Fermer le ban !!

Nous sommes au temps de l’âge de la bouse, vers la fin de l’Yflotte. Les derniers rayons du Féchô étaient un lointain souvenir et tout le monde attendais avec impatience le Sabèse mais avant il fallait traverser les quatre longs mois d’un terrible Onspèle.

A chaque saison ,sa fête : une orgie dantesque pour l’avènement du Sabèse, la fameuse « Prise de la Pastille » et plus sobrement, la « fête du Gras » pour rentrer dans l’Onspèle et surtout en ressortir vivant en se gavant de diverses graisses animales.

Cette année de l’an de graisse -61122 tous les clans se réunirent à Cergy le hô, invités par les Naimbus péroxydis. Les préparatifs de la grande fête du Gras battaient son plein et toutes les tribus convergeaient vers le grand village. On entendait derrière les coteaux et de tous côtés les chants traditionnels : « Jungle Belle ! », « Vive le varan ! », « Mon beau lapin ! », «O l’ours nuit ! ».

L’eve en feu et Le Brank se préparaient à un heureux événement qui se faisait vachement attendre : 6 mois de gestation (c’était 2-3 mois à l’époque), ça faisait long, surtout vers la fin.
-On l’appellera Gustave si c’est un garçon et Ludivine si c’est une fille lui avait dit Le brank alors qu’ il réveillait L’eve en feu comme chaque matin en lui murmurant ses mots doux : »’Lut Divine » et en lui prouvant la dureté de son amour dans la région du bas du dos.
-Si tu veux « mon Con », j’espère seulement qu’il arrivera avant la fête du Gras, pour que je puisse enfin sortir de ma

mercredi 27 décembre 2006
13:45

Auteur : Frank Vassal

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- 1306128 

L’attente


7H40 gare X, je sors mon billet de train pour vérifier l’heure de départ : 9H25…
Décidément je suis en avance. Arrivée 13h25 à Montparnasse. 4H00 d’immobilisation, cloîtré et confiné dans un wagon où s’entassent des inconnus.
Je traverse la rue et m’installe au bistrot d’en face, commande un café et contemple la grisaille du dehors.
Une table de jeunes poivrots braillards m’inspire le plus profond dégoût. Dégoût de ce lundi matin, comme il y en a tant, comme il y en a trop.
Dehors, le vent souffle et s’engouffre dans ce bistrot dont les deux portes ouvertes et distantes d’une dizaine de mètres procurent un courant d’air glacial. Je sens mon sang se glacer dans mes veines.
Les nuages noirs épais accentuent la grisaille des murs bétonnés de la gare et ses environs, j’ai l’impression que le ciel me tombe sur la tête, et, toujours ce courant d’air qui me glace.
J’allume un clope et sors un bouquin dont je reprends la lecture machinalement là où je l’avais abandonnée.
Cette attente de train n’en finit pas, les aiguilles de ma montre semblent figées.
Il est des heures qui devraient passer plus vite, celle-ci n’en finit pas, figée comme éternelle, cent fois plus longue que les trois jours passés avec elle.
Elle qui m’a déposé à cette gare ce matin plus tôt, pour être à l’heure à son travail.
Et oui, on est lundi matin, c’est le rush, la fourmilière humaine cavale se perdre en tous coins.

8H00 passées, elle doit être à son boulot et a du retrouver ses collègues, voilà bien pour la distraire et moi, moi je suis là, seul et glacé et rien que d’y penser je me sens plus loin et paumé de tout.
Pourquoi faut-il qu’il y ait ces foutus lundis matins ?

Il y a moins de deux heures, je la tenais serrée dans mes bras, nos corps nus brûlant sous la couette entremêlés, ma cuisse gauche entre les siennes collée à son pubis, sa tête enfouie dans mon cou me murmurant son souffle chaud de bien être.
Pourquoi faut-il briser ces moments de bonheur ?
Saloperie de réveil matin qui nous sort d’une nuit de volupté, volupté qui nous emmène peu à peu vers la paresse et dont Morphée n’est autre que la belle.

« …ces tentatives pour sortir de l’accablante nécessité… » disait L.F. Céline

Depuis pas mal de temps déjà, je n’éprouve plus le moindre désir à cavaler dans « la course à l’échalote », me mêler à tout cet inutile, aucune motivation à danser comme un clown.
Et pourquoi, par quoi serais-je motivé d’ailleurs ?
Un projet d’envergure à mener à terme en respectant des délais ?
Un calendrier, des dates, des heures, une planification pourquoi ? dois-je aussi planifier ma mort ?

Ah oui, le fric …
Il en faut pour bouffer, pour d’autres, il leur en faut toujours plus, ces victimes de la publicité, parfaites consommatrices de l’inutile. Un peu plus de fric, un peu plus d’impôts, de taxes et de belles poignées en or…

9H00, l’heure approche.
Je règle mes deux cafés et je fume une dernière clope. Dans la gare, je poinçonne mon billet (et oui, encore des petits trous…) Puis je glande chez le marchand de journaux.
Je me sens vidé de partout, je cherche en vain un truc pour me distraire mais rien n’y fait.
La cohue chez le marchand me fait déguerpir, cette promiscuité avec ces inconnus m’exaspère.
Je piétine dans la gare.

9H10, je retourne chez le march

mercredi 6 avril 2005
08:42

Auteur : Joky

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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 02:28:40



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