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La fille, sur le trottoir, maquillage outrancier, et qui fait les cent pas, qu'a plus envie d'aimer, qui voudrait être ailleurs, un poignard dans le coeur, car chaque homme qui monte, la prend pour son quatre heures. Au clochard qui dort, le visage tuméfié, les lèvres entrouvertes, un sourire édenté, Qu'a eu une autre vie, mais qui s'en rappelle plus, qu'a r'misé le bonheur, là bas, au coin de la rue. Et puis il y a celui, qu'on appelle le loup, qui apostrophe les gens, qui gueule comme un fou, parce qu'un beau matin, sa tête a dévissée, à cause d'un amour, qu'la mort a emporté. Et l'alcoolique, appuyé, au comptoir, qui regarde dans son verre, le fond de son cafard. Tout le monde rit de lui, mais lui, il s'en fout, il attend sa promise, partie, il ne sait ou. Pour bien se protéger, on regarde les autres, ceux qui ne sont pas comme nous, ceux qu'on croit dans la faute. On veut se rassurer, on va vite pour juger, On n’apprécie pas ceux hors jeu d'normalité. Mais méfions-nous bien fort de nos certitudes, la vie n'est jamais, qu'une douce habitude. Ni ici, ni ailleurs, personne n'est à l'abri, des coups de pieds au coeur, accidents de la vie...
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A quand un monde meilleur? Merci Lucie pour ce joli texte |
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Tu es à ma vie, mon plus beau devenir Qui tu es, ta beauté intérieure, ne peuvent que m'agrandir De tes forces et tes faiblesses, je souhaite me nourrir. Nous avons des moments magiques à créer Et notre amour ne pourra qu'en être respecté Toujours le verbe aimer, au quotidien, sera à conjuguer Ton toi sera un tout unique, à apprendre Dans un désapprendre pour mieux entendre Dans un geste tendre que les liens engendrent. Ton être me sera au fil des jours à apprivoiser Car il en faut du chemin pour réellement se trouver Et pouvoir ressentir tout ce qu'il y a de beau à partager. Quand je te lis, toute proche, déjà mon coeur chavire Et mes jours seront à te séduire, à te vivre Alors oui, je vais te dire... Je t'aime déjà dans un nous à poursuivre.
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Quand je pense à un mot, simultanément un autre me vient... Parfois ils affluent de partout, venant de très loin. Je me dois de les discipliner : pas facile ! Certains jours : Je rame Eh bien voilà : «ramer » par exemple un verbe qui évoque tout à la fois l’agréable balade en barque et le désagréable enfer d’un boulot dont on ne voit pas le bout... Le bout : Et vlan voilà le tunnel et tout un tas de choses qui ont des bouts qui se pointent, qui montrent leur nez... Le nez, qui m’inspire aussitôt le mot «épaté» et je m’embarque illico pour «épatant»... C'est super !! J’en reste ébahie, ébaubie, baba... Baba au rhum… Barrique de rhum, pirate, bateau, et rame, je rame, je rame… La boucle est bouclée, je la déboucle comme la ceinture, pour m’évader, et je rame, rami, les cartes, belote, et rebelote, atout, je coupe, mais juste un petit bout... Encore ! Boutique, je tique, les puces, mon chien, son collier, la chaîne, les galères et je rame, je rame, je rame... Une île, j’aborde ! La terre, le sable, j’arrête de ramer car je suis sur le sable, fauchée ! Sur la paille… Alors là faudrait savoir le sable ou la paille, je tire à courte paille et je choisis le foin, pas de jaloux, la botte... Ça me botte, c’est cool Je coule… ah non ! Vite une barque, ça y est je l’ai, j’attrape les rames et je rame, je rame, je rame... Je fatigue, je m’épuise, je me vide, vide de sens, essence, énergie, moteur... Voilà c’est la solution le moteur, il tourne, je roule, vitesse, croisière, navire, bateau, voile… Allez c’est bon je la hisse... Oh hisse ! Oh hisse ! J’ai du mal je rame, je rame, je rame... Je rame ? Ramette, papier, feuille, crayon, écrire, j’écris... J’écris que je rame, je rame, je rame… La preuve qu’avec un seul mot on peut aller loin, très loin, en ramant, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… Je vous aime ! et j’ai beaucoup ramé pour vous le dire
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Le récit que tu vas entendre, Ami, je ne l’ai pas bâclé Et pourtant tu n’en dois attendre Ni de morale ni de clé; C’est à toi de prendre la peine De les chercher dans ce qui suit : Voici l’arbre, trouve le fruit, Trouve la clé, (…)(1) Pour se défendre d’un bandit, Un homme se saisit d’un serpent par la tête (2) Et le brandit Devant la brute malhonnête. « Es-tu fou, lâche cette bête ! S’exclame notre malfaiteur Plein de peur Ne vois-tu pas, homme stupide, Que ce reptile venimeux Pourrait nous piquer tous les deux ! Qu’adviendrait-il s’il t’échappait ? Allons, jette ça dans la rue Et poursuivons notre entrevue Dans la confiance et le respect ! » « Baisse ton arme et me la lance, Réplique l’homme au sacripant. Jette ta haine et ta violence Et je jetterai mon serpent ! Je sais le danger qu’il apporte Et que je joue avec le feu, Mais quand un patrimoine entier se trouve en jeu, Quand la mort même est à la porte, On ne fait pas ce que l’on veut, On prend les alliés que l’on peut !» (1)Ici le fabuliste exprime ses regrets de n’avoir pas pu trouver la rime ! (2)Merci de n’avoir pas le mauvais esprit De demander comment diable il s’y prit ! Jean-Pierre Gautheur, extr. de « la plume intimidée »(juillet 2006) (l'auteur est responsable de ses propos; sans être forcément d'accord avec toutes les idées qu'il exprime de si heureuse façon, je voudrais souligner la remarquable qualité de l'oeuvre d'un digne et génial petit-fils de La Fontaine qui manie très bien les rimes et l'humour, et s'exprime avec un style d'une grands clarté ; serait-ce l'un des derniers dépositaires de la grande culture classique? Je vous laisse répondre, amis lecteurs bénévoles...)
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C'est excellent merci à toi Alizel |
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Ces quelques jours sans toi mon amour Me semblent des mois, une éternité Dans les dernières lueurs du jour J’ai retrouvé le goût de nos baisers Inlassablement, j'attends, j'espère Ton retour, tes bras qui m'enserrent Nos rires, nos larmes, ne sont plus Dans la maison, ce grand vide me tue Reviens, tu connais mes tourments Dès lors, nous ne serons plus qu'un Mon amour, je t'en fais le serment Mots réconforts, autres lendemains Parfois malhabile, souvent puérile Pour toi, femme je me dévoilerai Libre dans mon coeur et dans mon corps Avec toi, plus jamais, les bras je baisserai Ta douceur m'a foudroyée le coeur Oublions à deux nos malheurs Et cheminons vers le bonheur D'une renaissance sans rancoeur
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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 02:39:44
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