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Je me souviens de ce mois d’octobre de l’année 59. La neige tombait, le vent soufflait par rafale, la chaussée était glissante, il faisait froid, j’avais hâte de me mettre au chaud. Tête baissée je marchais à grand pas, quand tout à coup je te heurtais violemment, je lâchais les documents que je tenais dans mes mains engourdies. Tu m’aidas à les ramasser et au moment où nous nous baissions, mon regard rencontra le tien si sombre, si ardent, si doux, que je restais là, troublée, immobile et sans voix. Tu m’as prise par le bras, nous sommes entrés dans ce café, tu me guidas un peu à l’écart et nous avons commandé un thé bien chaud. Que nos chemins se croisent paraissait impossible, j’arrivais des Ardennes, tu arrivais en droite ligne de ton île des Caraïbes. Tu m’as plu dès le premier instant et tes yeux disaient qu’il y aurait d’autres rencontres. Il n’a suffit que d’un seul baiser pour que la douceur de ta présence me soit à tout jamais nécessaire. Tu étais devenu le soleil de ma vie. Nous traversions cette ville de Dijon en riant, en goûtant le plaisir d’être deux amoureux. Nous nous sommes unis faisant fi des regards courroucés, des mises en garde et des réflexions désobligeantes des représentants de cette société, qui, à cette époque ne comprenaient pas comment : une blanche pouvait épouser un noir. */* De cet amour tu as fait naître une parcelle de toi, deux merveilleux cadeaux que j’ai déposés dans un berceau en quatre ans d’intervalle. Ensemble nous les avons aimé et leur avons enseigné tout ce qui faisaient nos passions. Des jours, des mois des années de tendresse se sont écoulés à tes côtés, baignés de notre amour. Nos cheminions main dans la main. Nous prenions le temps de nous aimer passionnément, le temps des fous rires, le temps d’un pas de deux dans tes bras aux rythmes chaloupés d’un orchestre tropical, le temps de se dire à chaque instant je t’aime éperdument. Nous avons essuyé quelques tempêtes, quelques nuages sombres sont passés de temps à autre dans ce ciel qui était le nôtre, si bleu, si doux. Rien qui vaille la peine de s’y attarder. Comme beaucoup de couple nous étions tout simplement heureux de nous aimer, de vivre et d’être ensemble. Puis, contre toute attente, sans autres signes précurseurs qu’une grande fatigue non expliquée, le verdict du médecin tomba comme un couperet et mit un mot sur cette faiblesse « Cancer ». Nous étions anéantis, hébétés, désarmés malgré les encouragements et les traitements proposés par le corps médical. Cette tumeur bouleversa tout sur son passage. Nous nous sommes battus ensemble avec la volonté d’avoir le dessus, mais nous ne pouvions gommer le fait qu’elle était là, tapie dans ton organisme, véhiculant avec elle des mois et des mois de détresse, d’incertitude, d’angoisse, d’espérance et de souffrance. C’était en réalité se battre contre vents et marrées, cette horrible « bête » qui vous déchire les entrailles a fini par gagner sur notre détermination à la broyer. Affaibli, épuisé, anéanti, n’ayant plus la force de lutter, dans un dernier râle tu lâchas ma main à l’aube de ce dimanche de juin 99.
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Un jour il est entré dans ton cœur en douceur comme une caresse. Tu l’aimais à la folie, Il était les étoiles dans le ciel de tes rêves. Oui tu l’aimais !! Mais mal sans doute ! Tu le voulais à toi toute seule sans partage, tu avais un besoin de lui toujours plus fort. Tu aurais du vivre au temps présent ces moments merveilleux quoique volés, que vous passiez ensemble de temps à autre, ne rien changer, comme çà vous auriez pu continuer à vous aimer mais tu n’as pas eu cette sagesse. Tu aimais le verbe aimer qu’il venait avec toi conjuguer. Tu aimais l’écouter. Tu pensais qu’il te voulait pour toujours mais tu te leurrais. Tu avais fait ce rêve un peu fou qui s’est achevé puisqu’il était plein de lui. Aujourd’hui il est parti, tu l’as perdu pour toujours. Jamais plus tu ne te retrouveras dans la chaleur de ses bras. Jamais plus tu ne t’enivreras de son odeur. Tout ton être n’est plus qu’un long frisson. Il te manque. Tu souffres. Ton cœur se brise. Ta blessure est profonde. Tes nuits sont privées de sommeil. Tes rêves ne te laissent que tourments car tu traînes ta détresse à l’infini. Tu vas toutefois devoir prendre ton courage à deux mains. De Lui qui hante tes jours et tes nuits, tu dois à présent t’éloigner, ton cœur a assez saigné, il veut s’arrêter de souffrir. Tu vas essayer de surmonter ton chagrin, tu auras de la difficulté certes et je sais moi ton amie que tu n’as pas le choix. D’autres que toi ont survécu et comme eux tu survivras. Il le faut, tu le sais au fond de toi. Tu es encore si jeune, tu peux et tu dois vivre encore tout en sachant qu’il te faudra du temps pour l’oublier.
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Passe tes doigts sur Mes lèvres…. D´une caresse audacieuse… Essais du baiser qui tarde... Attend, pas encore! Je veux á peine tes doigts, Dans ma bouche Entrouverte, Assoiffée du baiser Que tes lèvres M´on promise...
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Le 28/02/2004, Je me souviens….. Je me souviens….. Je me souviens de ce jour d'été ou je suis entré chez vous. J'étais timide, gauche et vous m'avez mise à l'aise. C'était il y a 13 ans, c'était hier. De jour en jour on s’est découvert, apprécié, puis aimé. D'une simple inconnue, je suis passée belle fille et vous, vous un père. Quand la maladie vous a frappé, on s’est rapproché. Votre souffrance est devenue mienne, votre combat aussi. Votre force m'a toujours porté, que de fois j'ai baissé les bras, mais non vous, vous vous êtes battu. Vous avez bravez la souffrance, les hôpitaux et vous avez gagné. 11 ans de sursis, de joie, de vie. Bourru, dur, fier, je vous ai vu fondre devant mes enfants. De caractériel et un peu égoïste, vous êtes devenu un grand-père gâteau, gâteux, oui juste pour eux. Je me souviens de vos passages en coup de vent, juste pour les voir. De votre visage penaud quand je vous disais ben il dort, de vos regards quand je vous mettais ce petit-fils adoré aux creux de vos bras. Et que dire des remontrances faites à votre femme, mais tiens le bien… donne-lui à manger comme il faut… va le chercher il pleure !! Que de fois vous m'avez fait rire ! Et le jour ou je vous ai annoncé qu'une petite puce serait la dans 7 mois... vous m'avez répondu :« Je ne serai plus la, je ne la verrai pas. » Elle est arrivée le 20 novembre dans la nuit et c'est vos visages à tout les deux que j'ai vu au matin du 21.Elle a ton sourire, disiez vous à votre femme, et quand ma puce a pleuré, grimacé je vous ai répondu : elle à votre caractère !! De jour en jour vous avez comblé le vide laissé par votre fils. Vous avez joué avec eux, quand il sortait à ses matchs, à ses 3eme mi-temps. Quand la mi-temps est devenue un plein temps, vous avez pris notre parti à moi, aux enfants. Quand la violence est arrivée, c'est vers vous que je me suis tournée. Quand je me suis enfuie, c'est vous qui m'avez hébergé. Quand le divorce a enfin été terminé, c'est vous qui m'avez épaulé. Quand les enfants ont souffert, c'est vous qui les avez pris et entouré d'amour. Quand j'ai baissé les bras, c'est vous qui m'avez relevé. Quand la maladie est revenue... vous vous êtes tu. Je vous ai laissé il y a une semaine, avec une promesse de revenir bientôt, que les 400 kilomètres qui nous séparent seront vite parcourus si vous avez besoin de moi. Je vous ai laissé dans cette chambre d'hôpital, vous le sourire aux lèvres, couvant, buvant nos petits du regard en leurs disant aux prochaines vacances. Je vous ai laissé le cœur débordant d'amour mais mes lèvres closes, car chez vous on ne ce "le" dit pas !! Cela ne se fait pas, votre devise étant que les gestes valent bien mieux que des mots. C'est des larmes pleins les yeux, que j'ai refermé cette porte. C'est un mal de tête que j'ai trouvé comme excuse à la question de mon grand, maman pourquoi tu pleures ? Je viens d'appeler votre fils, et dieu que ça a été dur. Je lui ai demandé, je l'ai prié même de vous appeler. Je sais que depuis 3 ans qu'il ne vous parle plus, vous serez heureux qu'il prenne de vos nouvelles. Mais en ce 2 mai 2004, je suis orpheline. Alors pour la 1ere fois en 13 ans Jean-Claude Je vais vous dire tu... Je vais te dire que je ne suis pas ta belle-fill |
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J´ai la nostalgie de toi La nostalgie de l´amour que nous allons vivre Que ce passe t´il avec moi? Je ne sais pas.
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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 02:59:20
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