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Je compte les jours et les nuits… J’ai besoin de toi. Peut être ne le sais-tu pas. Parfois… Parfois je te vois, je te touche, je t’embrasse. J’ouvre les yeux, et regarde dans la glace. Ce sont seulement mes lèvres et les traces de mes doigts. Si tu savais à quel point j’ai besoin de toi. De l’odeur de ton cou, la chaleur de tes bras. De toute l’histoire de tous les soirs, de toi et moi. Si tu savais à quel point je t’aime comme un fou. Tu ne dirais plus un mot. Tu ne me tournerais plus le dos. Tu resterais prés de moi. Si tu savais à quel point tu comptes pour moi. Combien me manquent les caresses de tes mains… Les murmures de ta voix. Les soupirs des instants de plaisir que nous avons vécu… Toi et moi. Si tu savais qu’en me levant le matin. Je ne songe qu’à demain Tu oublierais les moments de chagrin. Le passé, la méfiance, la souffrance. Tu comprendrais que ton absence a fait de moi. Un bout de bois glacé par le froid Tu oublierais les autres femmes. Tes soirées noyées par tes larmes. Tu comprendrais. Qu’il n y’aurait plus de fin. Depuis le matin ou nous avons commencé cette page Main dans la main, Allons dans les nuages. Tu comprendrais. Que l’amour et la mort ne pourront pas. Nous séparer toi et moi.
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Cette idée qui me vient à l’heure. De t’écrire cette lettre d’amour. Que j’ai senti depuis longtemps. Depuis ce moment. Ou je t’ai vu. Ou je t’ai rencontré. Ou j’ai lu dans tes yeux. Ce qu’a senti mon cœur. Que j’ai pas pu te le dire. Ni le décrire. Je t’ai aimé en silence. Tu étais présent dans mes rêves. Dans mes pensées. Et tout ce passé. Loin de toi. M’a fait qu’approfondir. Mes sentiments. Mes envies. Mes désirs en toi. Au profond de moi. Je t’écris ces vers. A travers lesquels. Je te transmais. Ce que j’ai pas pu te dire. Ce que tu n’as pas pu lire. Dans mes gestes. Depuis la première fois. Que je t’ai serré dans mes bras.
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L'hiver se lasse Et volontiers je me repasse Les notes d'une chanson qui passe L'hiver ressasse Sans fin les volutes du vent Le plafond gris Du ciel Avant Cette symphonie Du printemps...
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Les amis à qui je me suis confiée Ont réagi de façons fort différentes! Certains se sont éloignés D'autres m'ont entourée de leur amitié. Certaines se protègent et ont peur Comme si était synonyme de malheur! Une copine ne m'écrit plus qu'en signant De son nom et de celui de son mari... Mon ami m'a dit en rigolant Toi au moins, tu es un bon alibi! Une autre m'a bien avertie: Nous ne serons que des amies! Je ne demande rien qu'à être écoutée, A être aimée telle que je suis. Quel est donc ce siècle dans lequel je vis? J'entends parler de liberté Certains lancent de grandes idées Mais dès qu'on s'avise de parler D'homosexualité... Les mêmes poussent de grands cris, Rejettent ceux qu'hier encore ils appréciaient, Les condamnant à jamais. Enfermés dans un carcan Ce sont les plus intolérants!
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Le train, long, si long, Longue ligne qui serpente entre les paysages, vient de quitter la gare de Bruges. Je sais qu'il va passer devant la prison de Bruges... Hommes? Femmes? Je ne vois rien, rien, sinon des cours grillagées, des murs gigantesques, implacables, des miradors qui me font frissonner, penser à d'autres miradors, des fossés remplis d'eau, puis des maisons, pas loin, parmi les arbres... Des jardins et des maisons... Et soudain, j'ai honte ! Honte de compliquer les choses, honte de mon orgueil, oui, que valent mes réticences face à cette privation de liberté? Certes... On peut me rétorquer que ceux qui sont là... Y sont pour quelque chose... Mais c'est une décision tellement lourde de priver un homme ou une femme de sa liberté, Un homme ou une femme qui pour des raisons diverses N'a pas saisi N'a pas compris S'est mis au ban de la société Vol dol viol Drame mort Gravité Et tandis que je roule vers un moment de bonheur sans nom, Pourtant mélangé d'interrogations, de doutes, de questionnements, d'élans vers la paix intérieure, de regrets, de chagrins, de révoltes et d'attendrissements et puis, tout simplement, de petits plaisirs... Je me dis que l'essentiel est ailleurs A côté de la misère humaine. Et pourtant, la mer est là, qui m'attend, avec ce vent qui lave en profondeur, décape, remue et me laisse assommée sur le sable d'une dune... Avec ce rendez-vous secret de moi et moi seule connu, là-bas, dans une allée en son habit de printemps. Mais au retour, la prison de Bruges Est toujours là...
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Blog mis à jour le 05/09/2008 à 16:19:46
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