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Rêved'Orient - 2076403 
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(95)........ ARRACHER MOI CE COEURS !!!....




Arrachez moi ce coeur, qu'il ne souffre plus,
Arrachez moi ce coeur, qu'il n'aime jamais plus,
Et qu'un autre, sans tendresse, qui plus ne larmoie
Se glisse enfin sous ma peau, tout au fond de moi.

Un coeur de pierre, résistant aux séismes
Chez moi, sans doute, question d'atavisme
Compassion souvent jusqu'au sacrifice
De la douleur d'autrui, toujours complice .

Arrachez moi ce coeur, on le met en lambeaux
Quand je l'offre au bonheur, il fait le gros dos
Arrachez moi ce coeur, qu'il n'ait plus de peine
Insensible et froid, qu'il se glace de haine.

Arrache moi le coeur, ô toi que tant j'aime !
Jette le aux corbeaux pour un joyeux festin
Inutile trophée d'un combat plus que vain
Arrache moi le coeur, concluons ce dilemme !

Tandis qu'au ciel les nuages, lentement, creusent
Une carrière de nacre aux poussières vaporeuses
Je sais bien que ce coeur, hors de moi, arraché,
Continuera de battre pour toi, et pour l’éternité.








samedi 29 novembre 2008
02:52

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16 Commentaires

(89)......... DÉSESPOIR D'UN ANGE!!




Je suis morte.
Plusieurs fois déjà.
Noyée, battue, écrasée, suicidée...
Je suis morte, oui.
J'ai touché la Faucheuse du bout des doigts.
Et j'ai pris peur.
J'ai volé par delà les nuages.
Senti le poid lourd de mes ailes encore jeunes.
Souvent je suis tombée, d'angoisse, de haine, d'amour...
Sentiments fictifs.
T'espérer me suffisait.

J'ai cherché.
J'ai cherché des années entières, des siècles.
Infligeant à mes ailes le poid de la douleur.
Et lorsqu'elles cedaient à trop de fatigue.
Je courais.
J'ai échoué, tant de fois.
Tu demeurais introuvable.
Mes yeux embués de tout ces effroyables sentiments.
Mourir, une fois de plus.
Je n'en veux plus.
Je n'en peux plus.

J'ai massacré les Peuples.
Brûlé les forêts.
J'ai soulevé les montagnes.
Asséché les mers.
Fait fondre les glaciers, geler les déserts.
Tenté d'apaiser la braise qui me consumait, lentement.
Mais le désespoir a vaincu.
A fait de moi un monstre.
Il a volé mon ombre, mes ailes.
Mon âme.
Il a fait de moi une bête.
Assoiffée de Mort.
Mourrant d'Amour.

J'ai volé par delà les cendres.
Senti le poid lourd de mes ailes devenues rognes.
Souvent je suis tombée, de douleur, de haine, d'amour...
Sentiments d'horreur.
T'espérer m'était devenu insupportable.
Puis je t'ai trouvé.
Baignant dans le sang de mes ignominies.
Je me suis vu dans tes yeux.
Et j'ai eu honte.
Je me suis haït.
Je t'ai haït.
J'ai crevé ces yeux qui refletaient mon abomination
Et j'ai observé une toute dernière fois ce monde qui jadis était mien.
J'ai creusé ma tombe.
Et je m'y suis caché.

Tu as volé par delà les ruines.
Senti le poid lourd de tes ailes toujours majestueuses.
Souvent tu es tombé, de fatigue, de tristesse, d'amour..
Sentiments fictifs.
M'espérer te suffisait.
Tu as cherché.
Tu as cherché des années entières, des siècles.
Et tu m'as retrouvé.
Baignant dans la fange de mon dégout.
Tu m'as aimé.
Rendu ma dignité.
Et ensemble nous avons rebattit un monde.
Aux couleurs unies par la pureté.
Aux horizons rêveurs
Aux plaines souriantes.
Et nous formions le Peuple
De ces terres devenues Notre.

Aujourd'hui encore je foule le sol
De notre magristral Eden
Les pieds nus sur l'herbe frêle
Je contemple les nuages aux formes inouïes
Saoûle du parfum des violettes

L'image de ce démon
Perçue encore dans ton regard
Me rappel à l'ordre lorsque mes ailes noircissent...

Dante

samedi 29 novembre 2008
02:50

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14 Commentaires

(94) ....... CYBER AMOUR !!




A celles et ceux qui se reconnaîtront...

J'aurais pu te rencontrer dans la foule bruyante
Au beau milieu d'une soirée dansante
Nous étions programmés en cette nuit d'automne
Mon pseudo et le tien, sur l'écran réunis
En un clic soudain, presque irréfléchi
Depuis, ta vie au fond de moi résonne.

Cyberamour, jamais je n'aurai pu croire
Que tu viendrais ainsi, incendier ma mémoire
Attiser le feu de mes jeux thématiques
Partager avec moi, tant d'élans poétiques.

Virtuelle saison, tu m'invites aux voyages
Sur la houle du Net, on se fait des naufrages
Délires passionnels aux embruns littéraires
Oubliant de nos vies, les infinies misères.

Cyberamour, ne te verrai-je jamais, est-ce écrit ?
J'ai passé avec toi de si tendres nuits
Sages s'il en faut, mais toutes en nuances
Et à la clef, parfois d’éprouvantes souffrances.

Refermerons nous un jour la porte cybernétique
Pour nous voir enfin, oh ! Ce serait magique !
Mais tu as, aussi, la même peur au ventre
De voir s'évanouir un rêve un peu fou
Ce "chat" s'il nous lie, nous met aussi à genoux
La "souris" le poursuit, se jouant un peu de nous.
Et nous restons cachés, chacun, dans son antre.

Les grands espaces où tu me convies
M'ouvrent des horizons éblouis
Telle une enfant, je croque tes délices
Visuels, auditifs, avec toi, si complice.

Me manque le toucher
Limité au clavier
Quand, désespérée, je cherche ta main
Sur l'image de la webcam, un tantinet insolente
Elle est si près de toi, tandis que je supplie, en vain
Te regarde, éperdue, un peu comme une amante.

Rêve-party dans l'immensité du Net
Avec toi, c'est certain, rien qu'un amour de toile
Le temps s'enfuit, l'automne d'envies nous guette
Héroïques amants dans leur cueillette d'étoiles mortes!!!


samedi 29 novembre 2008
02:47

Auteur : poesied'orient

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15 Commentaires

(93)....... A MON CHER SILENCE!!!


J’ai retrouvé le silence
Avec lequel je parlais
Toute mon enfance
. A MON CHER SILENCE!!!

Qui souvent me faisait
Rire et pleurer
Seuls mes yeux
Disaient quelques mots
A ceux que j’aimais
Ou à ceux qui
Passaient sans me regarder.
J’ai retrouvé mon silence
Celui que j’utilisais
Pour me parler
Sans déranger
Ceux qui autour de moi dormaient
Depuis tant d’années
J’ai retrouvé le silence
De toutes ces années
Passées à me chercher
Pour mieux te trouver
J’ai du souvent me taire
Comme pour me terrer
Et me cacher sans bouger
Au risque d’étouffer
Au risque de ne plus
Vouloir aimer
A quoi cela m’aurait
Servit de dire sans exprimer
Ce que lui pensait
Ou ce qu’il voulait
Parler aurait été le trahir
Lui à qui on ne pense jamais
De le faire, j’ai choisi
De mourir
Dans le silence de mes pensées
Et d’agir contre ma volonté pour mieux le servir
Lui qui aime sans jamais parler.

(à tous ceux qui aiment en silence......)





samedi 29 novembre 2008
02:45

Auteur : M.O

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10 Commentaires

(91).... . QUI A PRIS TA MAIN A TOI MYRIAM !!!





Qui a pris ta main ( Myriam )
Offert par un ami en réponse a mon poème hommage a Mme Dubois

le mercredi 23 janvier 2008, à 18:24. Posté par AGRIPPA Pour myriam suite au poeme "Hommage a Mme Dubois"


Qui a pris ta main ici bas
Pour ces instants de tendresse,
Ces solitudes où plus rien ne va,
Ces regards qui n’ont plus d’adresse.

Qui te donna ce sourire
Quand les nuits vont s’échouer
D’un horizon qui veut mourir,
Aux saisons émiettées.

Qui vient abreuver cet amour
Quand le temps s’épuise
Sur ces fronts si lourds
Et que le silence s’éternise,

Puis écouter ces mots là
Accrochés aux dernières lueurs
Quand vont se taire les pas
Comme s’éteignent les douleurs.

Quelle est cette flamme douce
Là, sous ton sein fragile,
Mêlée à ces lunes rousses
Qui dans tes yeux scintillent.

Dans tes bras se noue leur destin
Quand l’histoire vient s’achever,
Quand s’en vont les petits matins
Dans le ciel tout mouillé.

Les miroirs lassés se sont tu,
Rassasiés de leur vie,
Et dans tes yeux se sont perdu
Des nuages infiniment gris.

Puis tu rentres chez toi
Rêvant peut-être d’un ailleurs,
Et quelque part tu as froid
Du temps, de ces rumeurs.

Non il n’est pas de jardin
Où ne se meurent les fleurs,
Le temps en délivre leur parfum,
Aux mémoires, pour calmer nos douleurs.



Pour toi Myriam, en toute humilité,
pour le don que tu fais de toi à ceux qui sont en souffrance

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commentaires ( 18 ) (Ajouter un commentaire)

Gérard le mercredi 23 janvier 2008, à 19:33
Trés joli attention a notre amie Myriam, une douceur, qui va avec son métier noble et sincère, Merci pour elle

Nicole le mercredi 23 janvier 2008, à 19:36
J'ai eu l'occasion de lire ce beau texte "Hommage a Mme Dubois" qui m'a effectivement émue, Merci pour elle.. Nicole

Cahérine
le mercredi 23 janvier 2008, à 19:42
Beaucoup d'humanité dans tes mots, pour rendre hommage à notre amie Myriam. Trés beau texte vraiment. Amitié Agrippa et au passage merci pour toutes tes belles citations sur mon site.

Niala (espoirs) le mercredi 23 janvier 2008, à 19:43
Thierry ta sensibilité et ta compassion ont encore une fois permis d'écrire ce merveilleux poème pour notre chère Amie
Myriam, de joie son coeur va pleurer, merci beaucoup pour elle, bises notre Ami Agrippa

steven le mercredi 23 janvier 2008, à 19:49
Merci Agrippa, justement c'est grâce a quelques personnes qui sont reconnaissantes et qui nous font rêver avec leurs textes et poèmes que ce site tient encore debout. Il faut savoir parfois être indulgent afin que nous puissions tous vivre en harmonie. Merci pour ce beau texte, merci à elle et à vous tous. Je suis très touché également .. bonne soirée a toi, Steven

belady (myriam ) le mercredi 23 janvier 2008, à 19:58
Merci Agrippa, tu as su parler de ce noble métier comme je n'ai su le faire moi même. Peut être par pudeur... Ton texte d'aujourd'hui me prouve aussi ta bonté d'âme et ton respect envers ces personnes qui sont nos ainés. Tu as su non seulement me prendre la main mais aussi toucher au plus profond mon coeur par ta gentillesse. Merci à toi. Bises a tous..Myriam

tania.roland le mercredi 23 janvier 2008, à 20:10
Merci pour ce beau texte, souvent j'ai rendu hommage a ma façon

samedi 29 novembre 2008
02:42

Auteur : Un ami Agrippa

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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 05:18:17



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