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Arrachez moi ce coeur, qu'il ne souffre plus, Arrachez moi ce coeur, qu'il n'aime jamais plus, Et qu'un autre, sans tendresse, qui plus ne larmoie Se glisse enfin sous ma peau, tout au fond de moi. Un coeur de pierre, résistant aux séismes Chez moi, sans doute, question d'atavisme Compassion souvent jusqu'au sacrifice De la douleur d'autrui, toujours complice . Arrachez moi ce coeur, on le met en lambeaux Quand je l'offre au bonheur, il fait le gros dos Arrachez moi ce coeur, qu'il n'ait plus de peine Insensible et froid, qu'il se glace de haine. Arrache moi le coeur, ô toi que tant j'aime ! Jette le aux corbeaux pour un joyeux festin Inutile trophée d'un combat plus que vain Arrache moi le coeur, concluons ce dilemme ! Tandis qu'au ciel les nuages, lentement, creusent Une carrière de nacre aux poussières vaporeuses Je sais bien que ce coeur, hors de moi, arraché, Continuera de battre pour toi, et pour l’éternité.
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Je suis morte. Plusieurs fois déjà. Noyée, battue, écrasée, suicidée... Je suis morte, oui. J'ai touché la Faucheuse du bout des doigts. Et j'ai pris peur. J'ai volé par delà les nuages. Senti le poid lourd de mes ailes encore jeunes. Souvent je suis tombée, d'angoisse, de haine, d'amour... Sentiments fictifs. T'espérer me suffisait. J'ai cherché. J'ai cherché des années entières, des siècles. Infligeant à mes ailes le poid de la douleur. Et lorsqu'elles cedaient à trop de fatigue. Je courais. J'ai échoué, tant de fois. Tu demeurais introuvable. Mes yeux embués de tout ces effroyables sentiments. Mourir, une fois de plus. Je n'en veux plus. Je n'en peux plus. J'ai massacré les Peuples. Brûlé les forêts. J'ai soulevé les montagnes. Asséché les mers. Fait fondre les glaciers, geler les déserts. Tenté d'apaiser la braise qui me consumait, lentement. Mais le désespoir a vaincu. A fait de moi un monstre. Il a volé mon ombre, mes ailes. Mon âme. Il a fait de moi une bête. Assoiffée de Mort. Mourrant d'Amour. J'ai volé par delà les cendres. Senti le poid lourd de mes ailes devenues rognes. Souvent je suis tombée, de douleur, de haine, d'amour... Sentiments d'horreur. T'espérer m'était devenu insupportable. Puis je t'ai trouvé. Baignant dans le sang de mes ignominies. Je me suis vu dans tes yeux. Et j'ai eu honte. Je me suis haït. Je t'ai haït. J'ai crevé ces yeux qui refletaient mon abomination Et j'ai observé une toute dernière fois ce monde qui jadis était mien. J'ai creusé ma tombe. Et je m'y suis caché. Tu as volé par delà les ruines. Senti le poid lourd de tes ailes toujours majestueuses. Souvent tu es tombé, de fatigue, de tristesse, d'amour.. Sentiments fictifs. M'espérer te suffisait. Tu as cherché. Tu as cherché des années entières, des siècles. Et tu m'as retrouvé. Baignant dans la fange de mon dégout. Tu m'as aimé. Rendu ma dignité. Et ensemble nous avons rebattit un monde. Aux couleurs unies par la pureté. Aux horizons rêveurs Aux plaines souriantes. Et nous formions le Peuple De ces terres devenues Notre. Aujourd'hui encore je foule le sol De notre magristral Eden Les pieds nus sur l'herbe frêle Je contemple les nuages aux formes inouïes Saoûle du parfum des violettes L'image de ce démon Perçue encore dans ton regard Me rappel à l'ordre lorsque mes ailes noircissent... Dante |
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A celles et ceux qui se reconnaîtront... J'aurais pu te rencontrer dans la foule bruyante Au beau milieu d'une soirée dansante Nous étions programmés en cette nuit d'automne Mon pseudo et le tien, sur l'écran réunis En un clic soudain, presque irréfléchi Depuis, ta vie au fond de moi résonne. Cyberamour, jamais je n'aurai pu croire Que tu viendrais ainsi, incendier ma mémoire Attiser le feu de mes jeux thématiques Partager avec moi, tant d'élans poétiques. Virtuelle saison, tu m'invites aux voyages Sur la houle du Net, on se fait des naufrages Délires passionnels aux embruns littéraires Oubliant de nos vies, les infinies misères. Cyberamour, ne te verrai-je jamais, est-ce écrit ? J'ai passé avec toi de si tendres nuits Sages s'il en faut, mais toutes en nuances Et à la clef, parfois d’éprouvantes souffrances. Refermerons nous un jour la porte cybernétique Pour nous voir enfin, oh ! Ce serait magique ! Mais tu as, aussi, la même peur au ventre De voir s'évanouir un rêve un peu fou Ce "chat" s'il nous lie, nous met aussi à genoux La "souris" le poursuit, se jouant un peu de nous. Et nous restons cachés, chacun, dans son antre. Les grands espaces où tu me convies M'ouvrent des horizons éblouis Telle une enfant, je croque tes délices Visuels, auditifs, avec toi, si complice. Me manque le toucher Limité au clavier Quand, désespérée, je cherche ta main Sur l'image de la webcam, un tantinet insolente Elle est si près de toi, tandis que je supplie, en vain Te regarde, éperdue, un peu comme une amante. Rêve-party dans l'immensité du Net Avec toi, c'est certain, rien qu'un amour de toile Le temps s'enfuit, l'automne d'envies nous guette Héroïques amants dans leur cueillette d'étoiles mortes!!!
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J’ai retrouvé le silence Avec lequel je parlais Toute mon enfance . A MON CHER SILENCE!!! Qui souvent me faisait Rire et pleurer Seuls mes yeux Disaient quelques mots A ceux que j’aimais Ou à ceux qui Passaient sans me regarder. J’ai retrouvé mon silence Celui que j’utilisais Pour me parler Sans déranger Ceux qui autour de moi dormaient Depuis tant d’années J’ai retrouvé le silence De toutes ces années Passées à me chercher Pour mieux te trouver J’ai du souvent me taire Comme pour me terrer Et me cacher sans bouger Au risque d’étouffer Au risque de ne plus Vouloir aimer A quoi cela m’aurait Servit de dire sans exprimer Ce que lui pensait Ou ce qu’il voulait Parler aurait été le trahir Lui à qui on ne pense jamais De le faire, j’ai choisi De mourir Dans le silence de mes pensées Et d’agir contre ma volonté pour mieux le servir Lui qui aime sans jamais parler. (à tous ceux qui aiment en silence......)
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Qui a pris ta main ( Myriam ) Offert par un ami en réponse a mon poème hommage a Mme Dubois le mercredi 23 janvier 2008, à 18:24. Posté par AGRIPPA Pour myriam suite au poeme "Hommage a Mme Dubois" Qui a pris ta main ici bas Pour ces instants de tendresse, Ces solitudes où plus rien ne va, Ces regards qui n’ont plus d’adresse. Qui te donna ce sourire Quand les nuits vont s’échouer D’un horizon qui veut mourir, Aux saisons émiettées. Qui vient abreuver cet amour Quand le temps s’épuise Sur ces fronts si lourds Et que le silence s’éternise, Puis écouter ces mots là Accrochés aux dernières lueurs Quand vont se taire les pas Comme s’éteignent les douleurs. Quelle est cette flamme douce Là, sous ton sein fragile, Mêlée à ces lunes rousses Qui dans tes yeux scintillent. Dans tes bras se noue leur destin Quand l’histoire vient s’achever, Quand s’en vont les petits matins Dans le ciel tout mouillé. Les miroirs lassés se sont tu, Rassasiés de leur vie, Et dans tes yeux se sont perdu Des nuages infiniment gris. Puis tu rentres chez toi Rêvant peut-être d’un ailleurs, Et quelque part tu as froid Du temps, de ces rumeurs. Non il n’est pas de jardin Où ne se meurent les fleurs, Le temps en délivre leur parfum, Aux mémoires, pour calmer nos douleurs. Pour toi Myriam, en toute humilité, pour le don que tu fais de toi à ceux qui sont en souffrance << Retour aux poêmes commentaires ( 18 ) (Ajouter un commentaire) Gérard le mercredi 23 janvier 2008, à 19:33 Trés joli attention a notre amie Myriam, une douceur, qui va avec son métier noble et sincère, Merci pour elle Nicole le mercredi 23 janvier 2008, à 19:36 J'ai eu l'occasion de lire ce beau texte "Hommage a Mme Dubois" qui m'a effectivement émue, Merci pour elle.. Nicole Cahérine le mercredi 23 janvier 2008, à 19:42 Beaucoup d'humanité dans tes mots, pour rendre hommage à notre amie Myriam. Trés beau texte vraiment. Amitié Agrippa et au passage merci pour toutes tes belles citations sur mon site. Niala (espoirs) le mercredi 23 janvier 2008, à 19:43 Thierry ta sensibilité et ta compassion ont encore une fois permis d'écrire ce merveilleux poème pour notre chère Amie Myriam, de joie son coeur va pleurer, merci beaucoup pour elle, bises notre Ami Agrippa steven le mercredi 23 janvier 2008, à 19:49 Merci Agrippa, justement c'est grâce a quelques personnes qui sont reconnaissantes et qui nous font rêver avec leurs textes et poèmes que ce site tient encore debout. Il faut savoir parfois être indulgent afin que nous puissions tous vivre en harmonie. Merci pour ce beau texte, merci à elle et à vous tous. Je suis très touché également .. bonne soirée a toi, Steven belady (myriam ) le mercredi 23 janvier 2008, à 19:58 Merci Agrippa, tu as su parler de ce noble métier comme je n'ai su le faire moi même. Peut être par pudeur... Ton texte d'aujourd'hui me prouve aussi ta bonté d'âme et ton respect envers ces personnes qui sont nos ainés. Tu as su non seulement me prendre la main mais aussi toucher au plus profond mon coeur par ta gentillesse. Merci à toi. Bises a tous..Myriam tania.roland le mercredi 23 janvier 2008, à 20:10 Merci pour ce beau texte, souvent j'ai rendu hommage a ma façon |
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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 05:18:17
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