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Il était là, devant mes yeux bien en chair, Le regardant comme si c’était la première fois; Inerte en face de lui dans un voyage imaginaire, Qui faisait tourner le monde autour de moi. S’approchant de moi avec le même regard, Armé de ce sourire dévoilant ses dents blanches, Je demeurais à le regarder avec des yeux hagards Car son retour fut telle une subite avalanche Je me taisais devant cette rencontre magique Qui me transporta quelques instants dans un rêve Puis un baiser se déposa sur mes lèvres flegmatiques Pour me réanimer et me dire que ce n’est pas un rêve Voulant parler, dire un mot pour tuer le silence Seules les larmes coulèrent chaudement sur mes joues Les larmes pour ce mal de sa longue absence Et puis nos lèvres se sont unies dans un baiser fou Par Samia Nasr
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Dans cette impitoyable vie, J’ai une vraie Grande Amie C’est la Grande Solitude Elle s’accroche à moi Ailleurs ou sous mon toit Avec une incroyable certitude Mon Amie Solitude m’aime Et elle veut que je l’aime Toujours et jusqu’au bout Elle me serre contre elle Me gardant rien pour elle Me chérissant plus que tout Mais cette Grande Solitude Elle a une mauvaise habitude Voulant que je lui ressemble Être comme elle, une dame, Mais avec une triste âme Ainsi la joie est impossible Par Samia Nasr |
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Mer, te souviens-tu de moi L’enfant joviale d’autrefois Qui courrait sur ton rivage Qui créait son château de rêve Rêvant d’avoir un corps de sève Être une heureuse princesse Avec un prince d’un autre âge? Les jours et les nuits ont fuit Son âme devient une triste nuit Les joies se sont aussi glissées Les espoirs balayés à jamais Voulant dans son âme les réanimer Mais son pauvre cœur est lassé Elle voit dans la mer sa jeunesse Mais elle a peur de la vieillesse De la vivre seule, triste et mal Si elle continue à vivre sans amour Viendra-t-il dans un grand jour Son beau prince sur un cheval?
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Depuis la première lumière perçue dans mes yeux Le destin a bien écrit ton nom sur mon front Dont chaque initial dandiné par les mystérieux cieux, Je compte, les jours, les mois et les ans Où tu es dans une promenade du malheureux Une exquise vision au dessus de mes sourcils Où les étoiles ont choisi ton avenir avec moi Et ils ont protégé ton âme par mes longs cils Dans les prunelles de mes yeux, loin du froid La nuit, je te vois dans mes étranges songes Dans un brouillard, au passage d’un lumineux ange J’aperçus L'envoûtante vision de ton beau visage Une fois, tu franchiras le seuil de ma triste vie, Je t’accueillerai gaiement sur des tapis fleuris Et nous partirons ensemble pour un heureux voyage Samia Nasr |
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