|
|  |
Liens \ Textes \ Poèmes \ Oeuvres originales
|
Lent cortège sombre, drapé d'un soleil hardi Procession accablée, qui espérait la pluie. Absence d'une existence, silence de décence Que brise un merle moqueur, niant toute exigence. Une promenade funeste, on suit ce qui n'est plus On suit et on essuie, en roulis continu Des larmes de douleur, des souvenirs trop forts Et retenir un cri est un trop grand effort. Alors on baisse la tête, pour étouffer la voix On fixe du regard une invisible croix Et puis on s'y accroche, comme à une bouée Comme la feuille à l'automne, endeuillée de l'été. Mais là, tel un refrain, partition pathétique Des croches bien trop noires, des noires par trop tragiques Arrachent à la mémoire une âpre mélodie Tel un drapeau en berne, celui de toute une vie. On pleure le meilleur et on oublie le pire On s'accroche, on décroche, on inspire, on expire Le reflux du malheur, le ressac du chagrin Faisant naître une toux, qui recrache le venin. Et l'on respire, enfin, quand le voyage finit Quand on quitte le cimetière, la terre de l'oubli Et l'on rêve d'enfer et non de paradis Pour boire l'eau du Léthé , y puiser l'amnésie
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
|
Du matin jusqu'au soir, Ils titubent et ils errent, Ils passent sans vous voir Perdus dans leur désert. Prisonniers d'un mouroir, Privés de leurs affaires, Sans vraiment pouvoir croire La vérité amère. Le regard abattu Sous le joug de l'étreinte, Ils ont gardé leur vertu Et fait fi de leurs craintes. Fiers, leur coeur a battu Sans souffrir de contraintes, L'entrain n'y était plus, L'ardeur était éteinte, Aussi frêles qu'un fétu, Leur faim n'était pas feinte, Mais ils ont combattu Sans sortir de l'enceinte, Résistants très têtus à la mine défunte, De la mort revêtu Du sceau de son empreinte. Gravés dans leur mémoire, Ne pouvant s'en défaire, Marques d'époque noire, Tatouages dans leur chair, Trois mots pour un espoir Au milieu d'une guerre, C'est celui de revoir Autre chose que l'enfer.
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
|
Quel émoi !!! Qu'elles et moi Puissions partager des années, des mois De vous à moi Elles sont les plus beaux bouts de moi
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
|
Depuis le matin de mon séjour, Mon séjour sur cette planète d'amour, Et cela jusqu'à nos jours, J'attends,et j'attends toujours . J'observe le temps qui passe , Mais à l'horizon tout s'efface! Me voilà atteindre le zenith de ma vie, Mature pour dompter l'envie, Mais dommage,tout me paraît sans cri! Où es-tu , âme soeur ? Viens tout près de mon coeur. Je suis un jeune oiseau solitaire En promenade dans les airs, Recherchant la plante au touffu feuillage Qui m'abritera dans ses branchages Pendant le temps d'une éternité. Que ma présence valorise son ombrage ! Où es-tu,âme soeur ? De l'union naîtra le bonheur. Ö rose de ma vie ! Ton silence me cuit ! Mon rêve m'emmène chaque nuit dans tes bras Mais au réveil,je ne vois que mon drap ! Ö toi qui es mon coeur , Ton absence si longue m'écoeure Et son effet horrible me fait peur! Où es-tu,âme soeur ? Je t'attends à bras ouverts !
|
| |
|
Etrange silence aujourd'hui : on s'ennuie dans la savane. On se rassemble au bas des rochers, près du petit étang, à l'orée de la jungle; on conciliabule chez les animaux de la forêt: "A quoi allons-nous donc jouer aujourd'hui? -A quoi donc? Mais à ce jeu auquel nous jouons si bien! -Quel? Manger peut-être? -Ah non, ce n'est pas un jeu, et puis chacun peut emporter sa part tout seul, non ce n'est pas ça! -Boire, alors! -Pas plus un jeu que l'autre! A-t-on jamais vu des animaux se boire à la gueule l'un à l'autre et ainsi de suite? Ah non! -Alors quoi? Dormir? Rêver, peut-être? -Ah non, encore une activité bien isolée, ça; non, un vrai jeu à plusieurs, auquel tout le monde peut participer! -Mais euh? Creuser des trous? -Et s'y assoupir? Non non, c'est encore là nécessité sérieuse pour certains, pas un jeu. Allons, je pense, moi, disait le tigre en regardant deux de ses griffes avec lesquelles il commençait à jouer, à une activité des plus simples, pour laquelle nous sommes des plus doués." Et le lion de regarder les dents du tigre, le tigre les griffes de l'aigle, l'aigle les crocs du serpent, le serpent les menaçantes défenses de l'éléphant, l'éléphant les ongles du lion...et le lapin de s'enfuir à l'ombre d'un arbre proche pour voir ce qui allait arriver. "J'y suis, rugit le lion : on va se bagarrer! Allons-y, commençons maintenant: tout le monde est prêt?" Et les animaux de converger vers la clairière où ils vont s'affronter, préparant sans déplaisir leur attaque, l'éléphant lentement balançant sa trompe de droite et de gauche, le chacal en faisant des sauts habiles et nerveux de côté, l'aigle planant au-dessus de la clairière, remuant le col de gauche et de droite pour guetter la proie favorable, le serpent glissant rapidement les lacets de son corps entre les herbes, vers le talon offert à ses crocs d'un animal inattentif. Enfin tout est prêt pour que tous s'entredéchirent, les animaux sont sur le point de s'entremêler en un amas sanglant de griffes de crocs de trompes lacérées quand une voix retentit : "Et bien voilà qui est réjouissant! Allons, n'avons-nous donc pas joué à ce jeu déjà cent fois? Et si on changeait? Disait la petite d'homme qui s'était dressée, amusée au bord de la clairière parmi les bêtes. Si donc on essayait de jouer aux caresses et aux léchouilles, pour voir?" Et le mouvement impétueux qui allait entraîner tous dans la tourmente générale s'est suspendu, et chacun d'évaluer la nouveauté de l'idée: "Une bagarre de caresses et de léchouilles? C'est vrai, on n'a jamais fait ça encore ! Alors on essaye?" Et tous de se fondre, d'abord timidement puis avec un intérêt accru, les uns dans les pattes des autres, à rivaliser de tendresses, de câlinages et de caresses. L'éléphant posant délicatement sa trompe sur la tête du lion, le lion donnant un grand coup de langue au serpent, le serpent frottant son corps contre les pattes de l'aigle, l'aigle donnant des affectueux coups d'aile protecteur au chacal, le chacal poussant aimablement du museau le tigre, le tigre ronronnant de façon monstrueuse en se frottant le dos contre l'éléphant. Un spectacle qu'inopinément arrivé sur les lieux un chasseur eût trouvé consternant. Mais du coup les peti |
| Impression : Extraordinaire
Une jolie fable pleine d'espoir! |
|
<< Précédant Page 2
Suivant >>
Blog mis à jour le 13/10/2008 à 20:53:08
|  | |