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2296944 Publié le 30/04/2008 à 10:41  ... Attendant membres pour s'exprimer Je suis pour la couleur Pour la peau teintée ... Et bien que mes idées Parfois dérangent la société Me font par certains, détester Vive le métissage ensoleillé Les coeurs qui savent Aimer Ces diffèrences qui créent l'Humanité
| Diane - Rêveries d'automne - 2025831  Publié le 22/05/2008 à 11:51  Moi de même Rêve | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 22/05/2008 à 11:57  Ta grand-mère est au Yunnan, ta grand-mère est à Paris; La lune couleur de riz éclaire les caravanes. Le meilleur thé de Chine embauche l'air du Yunnan clair, l'arôme des mandarines flotte sur un grand lac vert. Paris s'endort, Petit Paul au loin, le Yunnan s'éveille. Les camélias au soleil ouvrent leurs blanches corolles. Petit Paul s'est endormi en fermant ses poings diaphanes. Ta grand-mère est à Paris. Ta grand-mère est au Yunnan. | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 22/05/2008 à 12:17  THE OU CAFE ? Thé ou café ? Pourquoi choisir ? Le thé pour la vie sans fin. Le café pour la vie sans faim. Thé ou café ? Pourquoi choisir ? Une envie, un désir raffiné : Thé vert parfumé. Une envie, un désir illico, Là, tout de suite : espresso. Ce matin, c’est le thé qui m’emporte, Une tasse pour la vertu et Une autre pour s’exalter… Ce soir, c’est un bol de café qui l’emporte, Café bien corsé, moulu, bien serré, Avec filtre, obligé… Thé ou café ? Faut-il choisir ? Une envie, un désir prémédité : C’est en grains qu’il arrive préparé. Une envie, un désir d’immortalité : Thé rare pur : Ceylan… à trouver. Au crépuscule, pomme cannelle, Infusion, c’est léger, Car la migraine arrivée… À l’aurore, un soluble noir sans ocelle. Dans l’eau trouble versé, Une cuillère à la main, c’est sucré… Thé ou café ? Que vais-je choisir ? En tout cas pour moi pas de déca, Je préfère ceux de Sumatra. Ou café doux, Pour ralentir le coup. Et le thé chinois, Dans ma tasse il se noie. Le basique, Reste un grand classique. L’oriental, Est encore au stade expérimental. Le parfumé, J’aime les sophistiqués. Et les thés verts, Je suis expert… Je suis conquis, Mais thé ou café, J’ai quand même choisi Ce que je prendrai... chris
Algérie: la ville de Adrar, Une beauté indicible Adrar est située au Sud-Ouest du pays, elle est limitée au Nord par les Wilaya de Bechar, El Bayedh et Ghardaïa à l’Ouest par la Wilaya Tindouf à l’Est par la Wilaya de Tamanrasset au Sud par Mauritanie et le Mali . Elle est composée de Onze Dairates et Vingt Huit Communes et Deux Cent Quatre Vingt Dix Neuf ,Ksars , la superficie totale de la Wilaya à étant de 427368 Km et compte 326429 Habitants. Adrar est une Wilaya à vocation agricole, elle est caractérisée par son système d’irrigation traditionnelle « FOUGGARA » .
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 22/05/2008 à 17:22 
PARIA Tristan Corbière (1845-1875) Qu’ils se payent des républiques, Hommes libres ! -carcan au cou- Qu’ils peuplent leurs nids domestiques !… -Moi je suis le maigre coucou. Moi, -cœur eunuque, dératé De ce qui mouille et ce qui vibre… Que me chante leur Liberté, A moi ? Toujours seul. Toujours libre. Ma Patrie… elle est par le monde ; Et, puisque la planète est ronde, Je ne crains pas d’en voir le bout… Ma Patrie est où je la plante : Terre ou mer, elle est sous la plante De mes pieds- quand je suis debout. Quand je suis couché : ma Patrie C’est la couche seule et meurtrie Où je vais forcer dans mes bras Ma moitié, comme moi sans âme ; Et ma moitié, c’est une femme… Où que je meure : ma patrie S’ouvrira bien, sans qu’on l’en prie, Assez grande pour mon linceul… Un linceul encor : pour que faire ?… Puisque ma patrie est en terre Mon os ira bien là tout seul Les amours jaunes, 1873 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 22/05/2008 à 17:24 
=========================== Poèmes - extraits de l'Homme vivant - L'Arpenteur - Louis Calaferte - ========================== Sachez qu'il y a l'arme du refus. Le refus est une arme spirituelle. Si le refus engendre autour de vous la violence _effacez-vous, Mais ensuite __revenez au refus. Revenez inlassablement au refus. Ce qui ainsi sera obtenu l'aura été par la seule véritable et insurpassable force_celle de l'esprit. Ce que vous n'admettez pas___transformez-le par le refus. Si vous n'êtes pas heureux ___c'est qu'ils ont tort. Si votre Vie n'est pas ce que vous désiriez qu'elle fût__c'est qu'ils ont fait des erreurs. Faîtes leur réparer leurs erreurs par le refus. Leurs règles d'aujourd'hui ne sont ni les seules ni forcément les meilleures. Changer ces règles par le refus. Et que ce soit égalisation et paix que souhaite votre refus. Vous avez laissé faire un monde de corruption, Vous avez laissé faire un monde de mensonge. Vous avez laissé faire un monde de lâcheté. Vous avez laissé faire un monde d'ignorance. Vous avez laissé faire un monde de routine. Vous avez laissé faire un monde de pauvreté. Vous avez laissé faire un monde de souteneurs. Vous avez laissé faire un monde d'équarrisseurs. On arrête. On emprisonne. On torture. On assassine. Et maintenant__qu'est-ce que vous espérez ?
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 22/05/2008 à 17:32  ................ L’auteur de ce poème est un garçon de 10 ans vivant en Australie. Il est peut-être le précurseur de générations entières d’êtres humains incapables de survivre dans l’atmosphère polluée de notre planète . Jonathan Wilson-Fuller ne peut vivre que dans un milieu strictement contrôlé, une chambre complètement étanche où ne circule que l’air le plus pur. La moindre impureté aurait sur lui l’effet d’un poison. Ce poème est son cri du cœur : Pourquoi ne sentez-vous pas notre air pollué ? Pourquoi votre nez ne vous crie pas : danger ? Pourquoi ne goûtez-vous pas notre pain pollué ? Pourquoi votre langue ne vous crie pas : danger ? Pourquoi je ne remarque pas mes cheveux roux ? Parce que j’y suis habitué, c’est tout !
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 22/05/2008 à 20:25 
UN ARC EN CIEL HUMAIN Un arc-en-ciel de couleurs Un arc-en-ciel d'humeurs Un arc-en-ciel d'avis Un arc-en-ciel de vies Un arc-en-ciel de races Ca vient et puis ça passe Un arc-en-ciel de sang S'assemblant et s'unifiant Dans la paix pour l'éternité En un éclat de joie Composé de vous et moi Un seul arc-en-ciel pour tous Femmes et Hommes Brunes, Blondes et Rousses Welcome home Welcome home Un arc-en-ciel de fleurs Un arc-en-ciel de coeurs Un arc-en-ciel d'humains Rassemblés en UN Un équilibre fragile Tout se joue à un fil. | 2296944 Publié le 22/05/2008 à 21:13 
Bleu Maghreb Aux langueurs méditerranéennes Aux cheveux de tes sirènes Sous les reflets du soleil A l'aube, tu éveilles Aux baisers de l'océan Ton Prince dormant Murmure au jade des palmiers Aux oasis dépeignées Que doit monter les prières Contre la colère D'un Occident tueur D'honorables valeurs Bleu Maghreb A la rose des sables Reste l'Admirable Au voile diaphane Des belles musulmanes Aux montagnes de l'Atlas Rien n'efface ! Ton coeur est un joyau Offert en cadeau Aux mendiants de l'Amour A la pointe du jour A la couleur si belle D'un minaret en dentelle Bleu Maghreb Aux nuages de l'incompréhension Tu es la passion Accroché à ces rêves Endormi à ma grève Souverain Au creux de milliers de mains Chante-moi la fleur d'oranger Le jasmin, la terre ensanglantée Tourné vers l'avenir D'un regard, d'un sourire ... Si bleus à mes yeux ... Fille du Sud
| 2296944 Publié le 22/05/2008 à 21:18  Pardonnez la couleur de ma peau J'aime les arbres, les fleurs, les oiseaux Vous devez me croire, Messieurs le juge et les jurés Ce n'est pas moi, non, non, je ne faisais que passer. Coupable pour être différente, notez "délit de faciès" Ton sang ne doit pas avoir la même odeur,acquièsce ! Tu n'es en rien similaire aux humains de cette terre Le noir est aux enfers ce que le blanc est à mes pairs. Si ce n'est toi forcément c'est un de ta grande famille Rien en toi ne laisse supposer que tu peux être gentille Tu as au regard une de ces lueurs déguisées Demande pardon à ton Dieu, avant de nous quitter !! "Délit de faciès", mais Dieu est seul, unique, universel Ne me condamne pas, je suis ta soeur, ange sans ailes Au confront du néant d'une vie, née de l'infinie guerre Au racisme noyée à ses cris, à ce point, je t'indiffère ? "Délits de faciès Délits de... Délits..." Fille du Sud
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 22/05/2008 à 22:21  LES RACISTES....... par Keitly Mensah, France Ils ont les yeux de la haine De ceux qui causent la peine, Ils ont le sourire cruel De ceux qui trichent aux duels. Ils agissent "de nuit" Pour éviter les "ennuis"; Agressent un homme une femme, Par les mots ou par les armes. Ils tuent, blessent ou violent Avec une joie folle, Ceux, dont le seul crime Est d'être, d'une origine ou d'une couleur, Différente de la leur. Je suis une de leurs victimes Errant entre la vie et la mort, Car j'ai le tort D'être la soeur d'un "Karim". Ils sont racistes Hooligans et fascistes Et préfèrent la violence À la tolérance.... ENSEMBLE POUR LA PAIX
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 23/05/2008 à 13:09 
La femme est une reine, la vie est dans son sein, de l’amour coule dans ses veines Elle porte le monde dans son coeur, alors quoi de plus noble que la chaleur d’une mère, quoi de plus noble que d’être une femme. Son sourire pour dire je t’aime, ses larmes pour partager nos peines… cible première des conflits, victime des furies d’un mari, elle tait sa peine dans un rire, noie son mal-être dans un ‘‘ainsi va la vie’’… Car la femme est une reine, la vie est dans son sein, de l’amour coule dans ses veines… III
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 23/05/2008 à 13:16 
 | 2296944 Publié le 24/05/2008 à 08:47 
Disons nous et disons à nos enfants que tant qu'il restera un esclave sur la surface de la Terre, l'asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière. Victor Schoelcher
| 2296944 Publié le 24/05/2008 à 08:52 
La race humaine doit sortir des conflits en rejetant la vengeance, l'agression et l'esprit de revanche. Le moyen d'en sortir est l'amour. Martin Luther King
| 2296944 Publié le 25/05/2008 à 19:21 
Le coeur est le même Et la ride se creuse à la vie pour chacun de Nous Fille du Sud | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 26/05/2008 à 18:44  AFRIQUE Afrique mon Afrique Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales Afrique que chante ma grand-mère Au bord de son fleuve lointain Je ne t’ai jamais connue Mais mon regard est plein de ton sang Ton beau sang noir à travers les champs répandu Le sang de ta sueur La sueur de ton travail Le travail de l’esclavage L’esclavage de tes enfants Afrique dis-moi Afrique Est-ce donc toi ce dos qui se courbe Et se couche sous le poids de 1’humilité Ce dos tremblant à zébrures rouges Qui dit oui au fouet sur les routes de midi Alors gravement une voix me répondit Fils impétueux cet arbre robuste et jeune Cet arbre là-bas Splendidement seul au milieu des fleurs blanches et fanées C’est l’Afrique ton Afrique qui repousse Qui repousse patiemment obstinément Et dont les fruits ont peu à peu L’amère saveur de la liberté. Un poème de B. Diop
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 26/05/2008 à 18:48 
Poème de Max Blanc, souviens-toi Nuit d'Afrique Soleil rouge Nuit tragique. Harmatthan au pollen meurtrier Voyageur négrier Lampyre de ponant aux lumières de satan. Nuit d'Afrique Sur les seins desséchés de tes madones Pardonne! Moi le toubabou Je pleure sur les chaînes rouillés Et traine ma honte sur le rocher de Gorée | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 26/05/2008 à 21:50 
Mon peuple Noir Mon peuple noir est un peuple qui n'a inventé, ni la machine, ni la boussole. Mon peuple noir est un peuple qui n'a su dompter, ni la mer, ni le ciel. Mon peuple noir est un peuple qui n'a su créer, ni la vapeur, ni l'électricité. Mon peuple noir est un peuple qui n'a su utiliser la technologie. Pourtant ! Mon peuple noir est un peuple vaillant travailleur ; un peuple plein d'imagination ; un peuple la tête pleine de sagesse. Mon peuple noir est un peuple avec ses contes, ses magies, ses mystères. Mon peuple noir est un peuple avec ses épopées, avec son histoire. Qui, partie de sa terre natale, S'est déversée sur le reste du monde, Offrant ses rythmes, ses rites, ses musiques, Qui font vibrer tant de cœurs. Pourtant ! Mon peuple noir qui est aussi un peuple que l'on cherche à l'humilier ! à rabaisser ! à dompter ! à ridiculiser ! Parce qu'on le trouve trop noir Pour être un peuple ! Parce qu'on le trouve trop noir Pour se faire place parmi les peuples ! Parce qu'on le trouve trop noir Pour être au carrefour de la civilisation ! Pourtant ! Mon peuple que je connais vaillant travailleur, Mon peuple que je connais plein d'imagination, Mon peuple, saura se relever et défier tous les regards, qui le trouvent trop noir, pour se faire une place au carrefour de l'Histoire et produire l'intelligence. Djamal Silvestre LAOUNODJI TCHAD | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 26/05/2008 à 21:55 
Education de base Ne promène pas ton bébé en poussette; Le temps te manque, ô, femme noire ! Porte-le sur ton dos, Pile le mil et chante; Il dansera au rythme du pilon, Au rythme de l'Afrique. Ne parle pas à ton bébé La langue des autres. Tu ne saurais lui dire Qui tu es, qui il est. Ne cloître pas ton bébé dans ton palais Descends parfois avec lui Dans la case des vieux. Montre-lui, à la lueur du foyer, Les mortiers de ta mère, Ses calebasses, ses canaris. De tout cela il se servira; A l'abri des fausses hontes il sera; Et les hauts sentiments, De là, il puisera. © Amina Sow Mbaye
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 26/05/2008 à 21:56  A toi qui me regardes A toi qui me regardes A toi qui me lis A toi qui m'écoutes A toi qui m'entends Je m'adresse à toi. A toi qui me connais A toi qui ne me connais pas A toi qui n'as jamais entendu parler de moi J'ai quelque chose de bien de toi. Prête moi ton attention Donne moi un peu de ton temps Juste un peu de ton temps Pour entendre ce que j'ai de toi. Oui,j'ai quelque chose de bien de toi Tu es Blanc Tu es Noir Tu es Gens de couleur Tu es "Belobo-lobo"* J'ai quelque chose de toi: J'ai mon sang, ce sang Qui circule dans mon corps A la même couleur que le sang Qui circule dans ton corps Oui, ton sang a la même couleur Que mon sang La même couleur La même composition. Si tu veux Tirer la conclusion, Tu es donc libre! * "Belobo-lobo", terme que les Beti (sud Cameroun) emploient pour désigner les personnes qui ne parlent pas la même langue qu'eux.
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 26/05/2008 à 22:03  Où que tu sois Où que tu sois En Afrique En Amérique En Europe En Asie En Australie Tu es mon frère. Tu es ma soeur Qui que tu sois Tu es Noir Tu es Blanc Tu es Jaune Tu es Rouge Tu es mon frère. Tu es ma soeur. Tu es Chrétien(ne) Tu es Juif(ve) Tu es Musulman(e) Tu es Indou Tu es Boudhiste Tu es Animiste Tu es Athée Tu es... Tu es... Tu es... Tu es toujours mon frère. Tu es toujours ma soeur. Tu es riche, tu es pauvre Cela n'a pas d'importance Tu es mon frère. Tu es ma soeur. Tu ne veux pas me voir Tu ne veux pas me sentir Je ne parle pas la même langue que toi Je n'ai pas le même comportement que toi Je n'ai pas les mêmes habitudes que toi Mais tu es toujours mon frère Tu es toujours ma soeur. Je t'ai causé du tort Je n'ai pas su te l'avouer J'ai pris ce qui est à toi J'ai mal parlé de toi Je t'ai fait ce que tu n'aimes pas Je l'ai fait à volonté Je ne l'ai peut-être pas fait à volonté Tu es et demeures mon frère Tu es et demeures ma soeur Inutile de nous quereller Inutile de nous battre Inutile de nous couler du sang Je te demande pardon Pardon mon frère Pardon ma soeur Pardon! Pardon! Pardon! (........................) 30 Le Mardi 1 Août 2006 à 13:38 GMT+2, par youlé
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 26/05/2008 à 22:10  Le poète a toujours raison Mustapha Toumi, parolier, poète, militant de la cause nationale . . « J’ai hâte de trouver ce pays où le soleil tue les questions. » Albert Camus . Il n’est de pensée que dans un homme libre qui ne s’occupe ni de plaire ni de de déplaire. Le courage, c’est l’art d’avoir peur sans que cela paraisse. Le peuple arabe est comme un chameau qui suit son guide dans le désert. Le guide doit savoir où emmener le chameau, voir clairement sur quelle voie avancer Sa longue barbe blanche négligée lui donne l’allure d’un gourou, affichant un look un peu particulier. Rôle que ne lui envieraient pas ses détracteurs qui le décrivent comme un théoricien acariâtre passé maître dans l’art de vendre du vent. De ces critiques déplacées il n’en a cure. Il s’en moque royalement. Admiré certes, mais aussi jalousé le poète ! Ses yeux vifs cachés derrière de grosses lunettes racontent une autre histoire. Celle d’un poète qui n’en finit pas de traquer les maux de l’existence avec des mots chantants. Parolier de talent, il a écrit pour les plus grands : Lamari, Saloua, Nadia, Warda El Djazaria, Myriam Makeba… En 1970, il signe un titre monumental interprété par El Anka : Sobhane Allah ya l’tif qui reste un trésor dans l’univers poétique chaâbi. La chanson est sublime. En voici des extraits exquis. Je n’ai pas appris l’art à l’école Je ne suis pas un lettré mais c’est à l’école de la faim et de la misère que j’ai forgé mon art. Mon pain, c’est du bon pain fait avec de la farine qui n’est pas empruntée et mon domicile est connu de tous. Tout le monde peut en témoigner. Il n’est pas dans mes habitudes de jaser dans le dos des gens. Je ne suis pas un os bon à ronger Je ne suis pas stérile et ma terre n’est pas aride. Le lion, même mort, reste un lion et le lion même vieilli, remplit encore de crainte les chacals. Celui qui a les mains liées ne peut pas diriger, ni tenir la barre et voguer au milieu de la tempête. Qu’est-ce qui lui a pris d’écrire cet inoubliable poème ? « J’ai exprimé ce que tous les Algériens vivaient : l’injustice, la corruption, l’inversion des valeurs et puis dans le répertoire chaâbi, il n’y avait pas ou presque pas de qacida écrite par des Algérois. » Cette œuvre grandiose écrite il y a presque 40 ans est d’une brûlante actualité. . Les poètes ne meurent jamais | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 26/05/2008 à 23:32 
 | 2296944 Publié le 27/05/2008 à 09:10 
Dis-moi Yasmina Dis-moi Yasmina, quels sont tes rêves d'enfant Petite fille au regard assombri par les grands Pour éloigner l'incompréhension et le tourment Tu imagines le monde avec le coeur trop blanc A l'horizon obscurcit des fumées d'un malheur Cet univers violent te faisant trembler de peur Eparpille tel un fétu de paille, le peu de bonheur Que tu gardais bien planqué au fond du coeur Ne les crois-pas Yasmina, la vie peut être belle Aucune race n'est forte encore moins éternele Nous sommes tous semblables implorant le ciel A la recherche d'un sauveur battement d'ailes Chante Yasmina au souffle du désert l'arganier Dis-toi ma fille que nous sommes tous bien nés La pureté n'existe depuis des milliers d'années Nos racines depuis longtemps sont métissées Fille du Sud
| 2296944 Publié le 27/05/2008 à 09:22  Chamsse et Khalel Au nom de cet Amour Les cieux s'assombrissent, plus de paix sur ta terre Palestine, o mon pays, tu étais Amour et lumière Désormais tout est mort, désolation, c'est la guerre Je tremble aux bruits des bombes, aux tirs de roquette Tout s'embrume à mon esprit, me fait mal à la tête Parmi les hurlements, les larmes, une défaite. La hargne d'un monde qui ne sait Aimer au délà Des diffèrences, des religions, se ferment les bras A l'incompréhension, la discorde, la violence ici-bas Mon prénom est Chamsse, le soleil s'éteint vacillant Au milieu des ruines, du feu et de nos tourments J'écris des poésies pour mon Espoir au firmanent Qui livre bataille, donne sa vie à tout instant. Khalel, mon Amour, je t'Aime chaque seconde à ma vie Je prie, invoque Allah, terrorisée par tout ce bruit Autour de moi, plus rien ne subsiste de nous, je fuis J'oublie parfois nos rêves, nos baisers et la nuit Aux roulements sourds des chars sillonnant les rues J'ai l'âme amère comme mes pleurs, je suis perdue Jusqu'à mon identité, je dois renier pour mon salut. Palestine, o mon pays, ton enfant, je le resterais Malgré la folie qui règne en ces lieux ensanglantés Mon Amour est ma bannière celle d'une grande liberté J'espère encore et toujours que tout va s'arrêter Au milieu de mes mots, Khalel, ton visage se dessine Je peux te toucher, te sentir, traqué, je t'imagine Loin de moi, recherché, condamné, on t'assassine. Témèraire pour la Palestine, tu es prêt à mourir Pour notre peuple, nos frères, nos soeurs, souffrir A Gaza, l'existence se meurt peu à peu aux souvenirs Mon visage n'est plus humain au morceau du miroir Je me sens sale, anéantie dans cette ville mouroir C'est en pensant à toi, Khalel, que subsiste ma mémoire. Fille du Sud
| 2296944 Publié le 27/05/2008 à 09:34 
Différences Déchire la toile aux couleurs diffèrence Parmi cieux obscurs d'incompréhension S'affichant sans motif et avec outrance Faisant basculer au néant toute raison. Au coeur drapeau un avant-goût liberté Humeur emmêlée aux parfums délivrés Tatoué sur chaque âme "il faut Aimer" Cette soeur, ce frère d'un monde entier. Toi, le maghrébin venu chercher fortune Auréolé d'Orient, porteur de sa lumière Pleurant sous les pâles rayons de lune Ce que mon pays te fait comme misères. Je te demande pardon pour ces injustices Que les détracteurs sans cesse causent A cette existence à laquelle tu glisses Leurs manières abjectes m'indisposent. Diffèrences, diffèrences, mais pourquoi ? Ce mot revient aux lèvres inperturbable Tes maux sont les miens, crois-moi !! De mon coeur rougi, tu en es l'ineffable Fille du Sud | 2329050 Publié le 27/05/2008 à 12:47  père, dis-moi est-il vrai que tous les hommes, en tous lieux ont du pain, des espoirs et un hymne national ? Pourquoi donc avons-nous si faim et chantons-nous, tout bas, des poèmes tristes ? Mahmoud Darwich Extrait du poème Chanson naïve sur la Croix-Rouge dans Rien qu’une autre année, traduit de l’arabe par Abdellatif Laâbi, éditions de Minuit 1983, page 35
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 27/05/2008 à 17:11  Avis complet Perdue dans un monde auquel je ne veux pas appartenir Livrée à cette course folle que représente la vie Je me sens flotter et perdre pied sans pouvoir fuir Mon esprit reste sur terre mais mon coeur s'en délie Crois-tu être différent pour me regarder de cette manière Il y a des regards qui n'ont pas besoin d'être justifiés Sous le simple prétexte que ta peau est bien plus claire Tu as une parfaite connaissance du verbe mépriser On ne méprise que ce que l'on voudrait écraser Moi j'écrase ton insolence en méprisant ton mépris Car pour moi on ne t'as juste jamais appris A faire bon usage du verbe respecter On croit le racisme mort, alors pourquoi ces regards ? Pas un jour ne passe sans que je les sente sur moi Fuyants, méchants, lourds, parfois sournois Quelle est donc cette folle obsession de se croire à part ? Tous ces regards se heurtent à mon indifférence Un mur indestructible puisant sa force dans la foi Je suis convaincue qu'à force de provoquer nuisance La sentence et la haine sur eux-mêmes retombera Est un raciste celui qui ne peut pas comprendre Que les autres ont des richesses à nous apprendre Et le mélange un goût de bonheur infini La tolérance est une vraie leçon de vie A.inconnu
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 27/05/2008 à 17:18  R moi je suis russe A moi je suis algérien C moi je suis chrétien I moi je suis italien S moi je suis somalien M moi je suis marocain E moi je suis égyptien
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 27/05/2008 à 17:22  Nous ne sommes pas tous de la même couleur. Certains sont noirs et d'autres blancs D'autres antisémites et d'autres racistes Cessons, serrons-nous la main Et devenons copains. Kandji Traore
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