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Cercle pour la défense de la Couleur

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2296944 Publié le 30/04/2008 à 10:41 Demander à la modératrice de supprimer ce forum


... Attendant membres pour s'exprimer


Je suis pour la couleur
Pour la peau teintée ...
Et bien que mes idées
Parfois dérangent la société
Me font par certains, détester
Vive le métissage ensoleillé
Les coeurs qui savent Aimer
Ces diffèrences qui créent l'Humanité


Diane - Rêveries d'automne - 2025831 lui écrire blog Publié le 22/05/2008 à 11:51 supprimer cette contribution
Moi de même Rêve
Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 22/05/2008 à 11:57 supprimer cette contribution
Ta grand-mère est au Yunnan,
ta grand-mère est à Paris;
La lune couleur de riz
éclaire les caravanes.

Le meilleur thé de Chine
embauche l'air du Yunnan clair,
l'arôme des mandarines
flotte sur un grand lac vert.

Paris s'endort, Petit Paul
au loin, le Yunnan s'éveille.
Les camélias au soleil
ouvrent leurs blanches corolles.

Petit Paul s'est endormi
en fermant ses poings diaphanes.
Ta grand-mère est à Paris.
Ta grand-mère est au Yunnan.
Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 22/05/2008 à 12:17 supprimer cette contribution

THE OU CAFE ?

Thé ou café ?
Pourquoi choisir ?
Le thé pour la vie sans fin.
Le café pour la vie sans faim.
Thé ou café ?
Pourquoi choisir ?

Une envie, un désir raffiné :
Thé vert parfumé.
Une envie, un désir illico,
Là, tout de suite : espresso.

Ce matin, c’est le thé qui m’emporte,
Une tasse pour la vertu et
Une autre pour s’exalter…

Ce soir, c’est un bol de café qui l’emporte,
Café bien corsé, moulu, bien serré,
Avec filtre, obligé…

Thé ou café ?
Faut-il choisir ?

Une envie, un désir prémédité :
C’est en grains qu’il arrive préparé.
Une envie, un désir d’immortalité :
Thé rare pur : Ceylan… à trouver.

Au crépuscule, pomme cannelle,
Infusion, c’est léger,
Car la migraine arrivée…

À l’aurore, un soluble noir sans ocelle.
Dans l’eau trouble versé,
Une cuillère à la main, c’est sucré…

Thé ou café ?
Que vais-je choisir ?

En tout cas pour moi pas de déca,
Je préfère ceux de Sumatra.
Ou café doux,
Pour ralentir le coup.

Et le thé chinois,
Dans ma tasse il se noie.
Le basique,
Reste un grand classique.
L’oriental,
Est encore au stade expérimental.
Le parfumé,
J’aime les sophistiqués.
Et les thés verts,
Je suis expert…

Je suis conquis,
Mais thé ou café,
J’ai quand même choisi
Ce que je prendrai...
chris






Algérie: la ville de Adrar, Une beauté indicible



Adrar est située au Sud-Ouest du pays, elle est limitée au Nord par les Wilaya de Bechar, El Bayedh et Ghardaïa à l’Ouest par la Wilaya Tindouf à l’Est par la Wilaya de Tamanrasset au Sud par Mauritanie et le Mali . Elle est composée de Onze Dairates et Vingt Huit Communes et Deux Cent Quatre Vingt Dix Neuf ,Ksars , la superficie totale de la Wilaya à étant de 427368 Km et compte 326429 Habitants.

Adrar est une Wilaya à vocation agricole, elle est caractérisée par son système d’irrigation traditionnelle « FOUGGARA » .


Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 22/05/2008 à 17:22 supprimer cette contribution






PARIA
Tristan Corbière (1845-1875)


Qu’ils se payent des républiques,
Hommes libres ! -carcan au cou-
Qu’ils peuplent leurs nids domestiques !…
-Moi je suis le maigre coucou.

Moi, -cœur eunuque, dératé
De ce qui mouille et ce qui vibre…
Que me chante leur Liberté,
A moi ? Toujours seul. Toujours libre.

Ma Patrie… elle est par le monde ;
Et, puisque la planète est ronde,
Je ne crains pas d’en voir le bout…
Ma Patrie est où je la plante :
Terre ou mer, elle est sous la plante
De mes pieds- quand je suis debout.

Quand je suis couché : ma Patrie
C’est la couche seule et meurtrie
Où je vais forcer dans mes bras
Ma moitié, comme moi sans âme ;
Et ma moitié, c’est une femme…
Où que je meure : ma patrie
S’ouvrira bien, sans qu’on l’en prie,
Assez grande pour mon linceul…
Un linceul encor : pour que faire ?…
Puisque ma patrie est en terre
Mon os ira bien là tout seul

Les amours jaunes, 1873
Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 22/05/2008 à 17:24 supprimer cette contribution








===========================
Poèmes - extraits de l'Homme vivant -
L'Arpenteur - Louis Calaferte -
==========================

Sachez qu'il y a l'arme du refus.
Le refus est une arme spirituelle.
Si le refus engendre autour de vous la violence
_effacez-vous,
Mais ensuite __revenez au refus.
Revenez inlassablement au refus.
Ce qui ainsi sera obtenu l'aura été par la seule véritable et insurpassable
force_celle de l'esprit.
Ce que vous n'admettez pas___transformez-le par le refus.
Si vous n'êtes pas heureux ___c'est qu'ils ont tort.
Si votre Vie n'est pas ce que vous désiriez qu'elle fût__c'est qu'ils ont fait
des erreurs.
Faîtes leur réparer leurs erreurs par le refus.
Leurs règles d'aujourd'hui ne sont ni les seules ni forcément les meilleures.
Changer ces règles par le refus.
Et que ce soit égalisation et paix que souhaite votre refus.

Vous avez laissé faire un monde de corruption,
Vous avez laissé faire un monde de mensonge.
Vous avez laissé faire un monde de lâcheté.
Vous avez laissé faire un monde d'ignorance.
Vous avez laissé faire un monde de routine.
Vous avez laissé faire un monde de pauvreté.
Vous avez laissé faire un monde de souteneurs.
Vous avez laissé faire un monde d'équarrisseurs.
On arrête.
On emprisonne.
On torture.
On assassine.
Et maintenant__qu'est-ce que vous espérez ?





Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 22/05/2008 à 17:32 supprimer cette contribution
................

L’auteur de ce poème est un garçon de 10 ans vivant en Australie.
Il est peut-être le précurseur de générations entières d’êtres humains incapables de survivre dans l’atmosphère polluée de notre planète
.
Jonathan Wilson-Fuller ne peut vivre que dans un milieu strictement contrôlé, une chambre complètement étanche où ne circule que l’air le plus pur.

La moindre impureté aurait sur lui l’effet d’un poison.
Ce poème est son cri du cœur :




Pourquoi ne sentez-vous pas notre air pollué ?
Pourquoi votre nez ne vous crie pas : danger ?

Pourquoi ne goûtez-vous pas notre pain pollué ?
Pourquoi votre langue ne vous crie pas : danger ?

Pourquoi je ne remarque pas mes cheveux roux ?
Parce que j’y suis habitué, c’est tout !






Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 22/05/2008 à 20:25 supprimer cette contribution




UN ARC EN CIEL HUMAIN


Un arc-en-ciel de couleurs
Un arc-en-ciel d'humeurs
Un arc-en-ciel d'avis
Un arc-en-ciel de vies
Un arc-en-ciel de races
Ca vient et puis ça passe
Un arc-en-ciel de sang
S'assemblant et s'unifiant
Dans la paix pour l'éternité
En un éclat de joie
Composé de vous et moi
Un seul arc-en-ciel pour tous
Femmes et Hommes
Brunes, Blondes et Rousses
Welcome home
Welcome home
Un arc-en-ciel de fleurs
Un arc-en-ciel de coeurs
Un arc-en-ciel d'humains
Rassemblés en UN
Un équilibre fragile
Tout se joue à un fil.
2296944 Publié le 22/05/2008 à 21:13 supprimer cette contribution








Bleu Maghreb

Aux langueurs méditerranéennes

Aux cheveux de tes sirènes

Sous les reflets du soleil

A l'aube, tu éveilles

Aux baisers de l'océan

Ton Prince dormant

Murmure au jade des palmiers

Aux oasis dépeignées

Que doit monter les prières

Contre la colère

D'un Occident tueur

D'honorables valeurs



Bleu Maghreb

A la rose des sables

Reste l'Admirable

Au voile diaphane

Des belles musulmanes

Aux montagnes de l'Atlas

Rien n'efface !

Ton coeur est un joyau

Offert en cadeau

Aux mendiants de l'Amour

A la pointe du jour

A la couleur si belle

D'un minaret en dentelle




Bleu Maghreb

Aux nuages de l'incompréhension

Tu es la passion

Accroché à ces rêves

Endormi à ma grève

Souverain

Au creux de milliers de mains

Chante-moi la fleur d'oranger

Le jasmin, la terre ensanglantée

Tourné vers l'avenir

D'un regard, d'un sourire

... Si bleus

à mes yeux ...



Fille du Sud


2296944 Publié le 22/05/2008 à 21:18 supprimer cette contribution






Pardonnez la couleur de ma peau
J'aime les arbres, les fleurs, les oiseaux
Vous devez me croire, Messieurs le juge et les jurés
Ce n'est pas moi, non, non, je ne faisais que passer.


Coupable pour être différente, notez "délit de faciès"
Ton sang ne doit pas avoir la même odeur,acquièsce !
Tu n'es en rien similaire aux humains de cette terre
Le noir est aux enfers ce que le blanc est à mes pairs.


Si ce n'est toi forcément c'est un de ta grande famille
Rien en toi ne laisse supposer que tu peux être gentille
Tu as au regard une de ces lueurs déguisées
Demande pardon à ton Dieu, avant de nous quitter !!


"Délit de faciès", mais Dieu est seul, unique, universel
Ne me condamne pas, je suis ta soeur, ange sans ailes
Au confront du néant d'une vie, née de l'infinie guerre
Au racisme noyée à ses cris, à ce point, je t'indiffère ?



"Délits de faciès
Délits de...
Délits..."



Fille du Sud

Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 22/05/2008 à 22:21 supprimer cette contribution
LES RACISTES.......

par Keitly Mensah, France


Ils ont les yeux de la haine
De ceux qui causent la peine,
Ils ont le sourire cruel
De ceux qui trichent aux duels.
Ils agissent "de nuit"
Pour éviter les "ennuis";
Agressent un homme une femme,
Par les mots ou par les armes.
Ils tuent, blessent ou violent
Avec une joie folle,
Ceux, dont le seul crime
Est d'être, d'une origine ou d'une couleur,
Différente de la leur.
Je suis une de leurs victimes
Errant entre la vie et la mort,
Car j'ai le tort
D'être la soeur d'un "Karim".
Ils sont racistes
Hooligans et fascistes
Et préfèrent la violence
À la tolérance....


ENSEMBLE POUR LA PAIX

Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 23/05/2008 à 13:09 supprimer cette contribution




La femme est une reine, la vie est dans son sein,
de l’amour coule dans ses veines
Elle porte le monde dans son coeur,
alors quoi de plus noble que la chaleur d’une mère,
quoi de plus noble que d’être une femme.
Son sourire pour dire je t’aime,
ses larmes pour partager nos peines…
cible première des conflits, victime des furies d’un mari,
elle tait sa peine dans un rire, noie son mal-être dans un
‘‘ainsi va la vie’’…
Car la femme est une reine, la vie est dans son sein,
de l’amour coule dans ses veines…

III
Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 23/05/2008 à 13:16 supprimer cette contribution
2296944 Publié le 24/05/2008 à 08:47 supprimer cette contribution



Disons nous et disons à nos enfants que tant qu'il restera un esclave sur la surface de la Terre, l'asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière.



Victor Schoelcher

2296944 Publié le 24/05/2008 à 08:52 supprimer cette contribution







La race humaine doit sortir des conflits en rejetant la vengeance, l'agression et l'esprit de revanche. Le moyen d'en sortir est l'amour.



Martin Luther King
2296944 Publié le 25/05/2008 à 19:21 supprimer cette contribution




Le coeur est le même
Et la ride se creuse à la vie
pour chacun de Nous


Fille du Sud
Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 26/05/2008 à 18:44 supprimer cette contribution

AFRIQUE



Afrique mon Afrique
Afrique des fiers guerriers dans les
savanes ancestrales
Afrique que chante ma grand-mère
Au bord de son fleuve lointain
Je ne t’ai jamais connue
Mais mon regard est plein de ton sang
Ton beau sang noir à travers les champs
répandu
Le sang de ta sueur
La sueur de ton travail
Le travail de l’esclavage
L’esclavage de tes enfants
Afrique dis-moi Afrique
Est-ce donc toi ce dos qui se courbe
Et se couche sous le poids de 1’humilité
Ce dos tremblant à zébrures rouges
Qui dit oui au fouet sur les routes de midi
Alors gravement une voix me répondit
Fils impétueux cet arbre robuste et jeune
Cet arbre là-bas
Splendidement seul au milieu des fleurs
blanches et fanées
C’est l’Afrique ton Afrique qui repousse
Qui repousse patiemment obstinément
Et dont les fruits ont peu à peu
L’amère saveur de la liberté.

Un poème de B. Diop





Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 26/05/2008 à 18:48 supprimer cette contribution


Poème de Max



Blanc, souviens-toi



Nuit d'Afrique
Soleil rouge
Nuit tragique.

Harmatthan au pollen meurtrier
Voyageur négrier
Lampyre de ponant
aux lumières de satan.

Nuit d'Afrique
Sur les seins desséchés de tes madones
Pardonne!

Moi le toubabou
Je pleure sur les chaînes rouillés
Et traine ma honte sur le rocher de Gorée
Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 26/05/2008 à 21:50 supprimer cette contribution


Mon peuple Noir

Mon peuple noir est un peuple qui n'a inventé, ni la machine, ni la boussole.
Mon peuple noir est un peuple qui n'a su dompter, ni la mer, ni le ciel.
Mon peuple noir est un peuple qui n'a su créer, ni la vapeur, ni l'électricité.
Mon peuple noir est un peuple qui n'a su utiliser la technologie.

Pourtant !
Mon peuple noir est un peuple vaillant travailleur ;
un peuple plein d'imagination ;
un peuple la tête pleine de sagesse.
Mon peuple noir est un peuple avec ses contes, ses magies, ses mystères.
Mon peuple noir est un peuple avec ses épopées, avec son histoire.
Qui, partie de sa terre natale,
S'est déversée sur le reste du monde,
Offrant ses rythmes, ses rites, ses musiques,
Qui font vibrer tant de cœurs.

Pourtant !
Mon peuple noir qui est aussi un peuple que l'on cherche à l'humilier !
à rabaisser !
à dompter !
à ridiculiser !

Parce qu'on le trouve trop noir
Pour être un peuple !
Parce qu'on le trouve trop noir
Pour se faire place parmi les peuples !
Parce qu'on le trouve trop noir
Pour être au carrefour de la civilisation !

Pourtant !
Mon peuple que je connais vaillant travailleur,
Mon peuple que je connais plein d'imagination,
Mon peuple,
saura se relever
et défier tous les regards,
qui le trouvent trop noir,
pour se faire une place au carrefour de l'Histoire
et produire l'intelligence.

Djamal Silvestre LAOUNODJI TCHAD
Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 26/05/2008 à 21:55 supprimer cette contribution


Education de base

Ne promène pas ton bébé en poussette;
Le temps te manque, ô, femme noire !
Porte-le sur ton dos,
Pile le mil et chante;
Il dansera au rythme du pilon,
Au rythme de l'Afrique.

Ne parle pas à ton bébé
La langue des autres.
Tu ne saurais lui dire
Qui tu es, qui il est.

Ne cloître pas ton bébé dans ton palais
Descends parfois avec lui
Dans la case des vieux.
Montre-lui, à la lueur du foyer,
Les mortiers de ta mère,
Ses calebasses, ses canaris.

De tout cela il se servira;
A l'abri des fausses hontes il sera;
Et les hauts sentiments,
De là, il puisera.

© Amina Sow Mbaye
Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 26/05/2008 à 21:56 supprimer cette contribution
A toi qui me regardes
A toi qui me regardes
A toi qui me lis
A toi qui m'écoutes
A toi qui m'entends
Je m'adresse à toi.

A toi qui me connais
A toi qui ne me connais pas
A toi qui n'as jamais entendu parler de moi
J'ai quelque chose de bien de toi.

Prête moi ton attention
Donne moi un peu de ton temps
Juste un peu de ton temps
Pour entendre ce que j'ai de toi.

Oui,j'ai quelque chose de bien de toi
Tu es Blanc
Tu es Noir
Tu es Gens de couleur
Tu es "Belobo-lobo"*
J'ai quelque chose de toi:


J'ai mon sang, ce sang
Qui circule dans mon corps
A la même couleur que le sang
Qui circule dans ton corps
Oui, ton sang a la même couleur
Que mon sang
La même couleur
La même composition.

Si tu veux
Tirer la conclusion,
Tu es donc libre!

* "Belobo-lobo", terme que les Beti (sud Cameroun) emploient pour désigner les personnes qui ne parlent pas la même langue qu'eux.
Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 26/05/2008 à 22:03 supprimer cette contribution
Où que tu sois

Où que tu sois
En Afrique
En Amérique
En Europe
En Asie
En Australie
Tu es mon frère. Tu es ma soeur

Qui que tu sois
Tu es Noir
Tu es Blanc
Tu es Jaune
Tu es Rouge
Tu es mon frère. Tu es ma soeur.

Tu es Chrétien(ne)
Tu es Juif(ve)
Tu es Musulman(e)
Tu es Indou
Tu es Boudhiste
Tu es Animiste
Tu es Athée
Tu es... Tu es... Tu es...
Tu es toujours mon frère.
Tu es toujours ma soeur.

Tu es riche, tu es pauvre
Cela n'a pas d'importance
Tu es mon frère. Tu es ma soeur.

Tu ne veux pas me voir
Tu ne veux pas me sentir
Je ne parle pas la même langue que toi
Je n'ai pas le même comportement que toi
Je n'ai pas les mêmes habitudes que toi
Mais tu es toujours mon frère
Tu es toujours ma soeur.

Je t'ai causé du tort
Je n'ai pas su te l'avouer
J'ai pris ce qui est à toi
J'ai mal parlé de toi
Je t'ai fait ce que tu n'aimes pas
Je l'ai fait à volonté
Je ne l'ai peut-être pas fait à volonté

Tu es et demeures mon frère
Tu es et demeures ma soeur
Inutile de nous quereller
Inutile de nous battre
Inutile de nous couler du sang
Je te demande pardon
Pardon mon frère
Pardon ma soeur
Pardon! Pardon! Pardon!

(........................)

30 Le Mardi 1 Août 2006 à 13:38 GMT+2, par youlé









Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 26/05/2008 à 22:10 supprimer cette contribution
Le poète a toujours raison



Mustapha Toumi,

parolier, poète, militant de la cause nationale

.

.

« J’ai hâte de trouver ce pays où le soleil tue les questions. » Albert Camus

.

Il n’est de pensée que dans un homme libre qui ne s’occupe ni de plaire ni de de déplaire. Le courage, c’est l’art d’avoir peur sans que cela paraisse. Le peuple arabe est comme un chameau qui suit son guide dans le désert. Le guide doit savoir où emmener le chameau, voir clairement sur quelle voie avancer


Sa longue barbe blanche négligée lui donne l’allure d’un gourou, affichant un look un peu particulier. Rôle que ne lui envieraient pas ses détracteurs qui le décrivent comme un théoricien acariâtre passé maître dans l’art de vendre du vent. De ces critiques déplacées il n’en a cure. Il s’en moque royalement. Admiré certes, mais aussi jalousé le poète ! Ses yeux vifs cachés derrière de grosses lunettes racontent une autre histoire. Celle d’un poète qui n’en finit pas de traquer les maux de l’existence avec des mots chantants. Parolier de talent, il a écrit pour les plus grands : Lamari, Saloua, Nadia, Warda El Djazaria, Myriam Makeba… En 1970, il signe un titre monumental interprété par El Anka : Sobhane Allah ya l’tif qui reste un trésor dans l’univers poétique chaâbi. La chanson est sublime. En voici des extraits exquis.

Je n’ai pas appris l’art à l’école
Je ne suis pas un lettré mais c’est à l’école de la faim et de la misère que j’ai forgé mon art.
Mon pain, c’est du bon pain fait avec de la farine qui n’est pas empruntée et mon domicile est connu de tous.
Tout le monde peut en témoigner.
Il n’est pas dans mes habitudes de jaser dans le dos des gens.
Je ne suis pas un os bon à ronger
Je ne suis pas stérile et ma terre n’est pas aride.
Le lion, même mort, reste un lion et le lion même vieilli, remplit encore de crainte les chacals.
Celui qui a les mains liées ne peut pas diriger, ni tenir la barre et voguer au milieu de la tempête.

Qu’est-ce qui lui a pris d’écrire cet inoubliable poème ?
« J’ai exprimé ce que tous les Algériens vivaient : l’injustice, la corruption, l’inversion des valeurs et puis dans le répertoire chaâbi, il n’y avait pas ou presque pas de qacida écrite par des Algérois. » Cette œuvre grandiose écrite il y a presque 40 ans est d’une brûlante actualité.
.


Les poètes ne meurent jamais
Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 26/05/2008 à 23:32 supprimer cette contribution
2296944 Publié le 27/05/2008 à 09:10 supprimer cette contribution


Dis-moi Yasmina


Dis-moi Yasmina, quels sont tes rêves d'enfant
Petite fille au regard assombri par les grands
Pour éloigner l'incompréhension et le tourment
Tu imagines le monde avec le coeur trop blanc


A l'horizon obscurcit des fumées d'un malheur
Cet univers violent te faisant trembler de peur
Eparpille tel un fétu de paille, le peu de bonheur
Que tu gardais bien planqué au fond du coeur


Ne les crois-pas Yasmina, la vie peut être belle
Aucune race n'est forte encore moins éternele
Nous sommes tous semblables implorant le ciel
A la recherche d'un sauveur battement d'ailes


Chante Yasmina au souffle du désert l'arganier
Dis-toi ma fille que nous sommes tous bien nés
La pureté n'existe depuis des milliers d'années
Nos racines depuis longtemps sont métissées



Fille du Sud

2296944 Publié le 27/05/2008 à 09:22 supprimer cette contribution


Chamsse et Khalel
Au nom de cet Amour


Les cieux s'assombrissent, plus de paix sur ta terre
Palestine, o mon pays, tu étais Amour et lumière
Désormais tout est mort, désolation, c'est la guerre
Je tremble aux bruits des bombes, aux tirs de roquette
Tout s'embrume à mon esprit, me fait mal à la tête
Parmi les hurlements, les larmes, une défaite.


La hargne d'un monde qui ne sait Aimer au délà
Des diffèrences, des religions, se ferment les bras
A l'incompréhension, la discorde, la violence ici-bas
Mon prénom est Chamsse, le soleil s'éteint vacillant
Au milieu des ruines, du feu et de nos tourments
J'écris des poésies pour mon Espoir au firmanent
Qui livre bataille, donne sa vie à tout instant.


Khalel, mon Amour, je t'Aime chaque seconde à ma vie
Je prie, invoque Allah, terrorisée par tout ce bruit
Autour de moi, plus rien ne subsiste de nous, je fuis
J'oublie parfois nos rêves, nos baisers et la nuit
Aux roulements sourds des chars sillonnant les rues
J'ai l'âme amère comme mes pleurs, je suis perdue
Jusqu'à mon identité, je dois renier pour mon salut.


Palestine, o mon pays, ton enfant, je le resterais
Malgré la folie qui règne en ces lieux ensanglantés
Mon Amour est ma bannière celle d'une grande liberté
J'espère encore et toujours que tout va s'arrêter
Au milieu de mes mots, Khalel, ton visage se dessine
Je peux te toucher, te sentir, traqué, je t'imagine
Loin de moi, recherché, condamné, on t'assassine.


Témèraire pour la Palestine, tu es prêt à mourir
Pour notre peuple, nos frères, nos soeurs, souffrir
A Gaza, l'existence se meurt peu à peu aux souvenirs
Mon visage n'est plus humain au morceau du miroir
Je me sens sale, anéantie dans cette ville mouroir
C'est en pensant à toi, Khalel, que subsiste ma mémoire.



Fille du Sud

2296944 Publié le 27/05/2008 à 09:34 supprimer cette contribution





Différences


Déchire la toile aux couleurs diffèrence
Parmi cieux obscurs d'incompréhension
S'affichant sans motif et avec outrance
Faisant basculer au néant toute raison.


Au coeur drapeau un avant-goût liberté
Humeur emmêlée aux parfums délivrés
Tatoué sur chaque âme "il faut Aimer"
Cette soeur, ce frère d'un monde entier.


Toi, le maghrébin venu chercher fortune
Auréolé d'Orient, porteur de sa lumière
Pleurant sous les pâles rayons de lune
Ce que mon pays te fait comme misères.


Je te demande pardon pour ces injustices
Que les détracteurs sans cesse causent
A cette existence à laquelle tu glisses
Leurs manières abjectes m'indisposent.


Diffèrences, diffèrences, mais pourquoi ?
Ce mot revient aux lèvres inperturbable
Tes maux sont les miens, crois-moi !!
De mon coeur rougi, tu en es l'ineffable



Fille du Sud
2329050 Publié le 27/05/2008 à 12:47 supprimer cette contribution
père, dis-moi
est-il vrai que tous les hommes, en tous lieux
ont du pain, des espoirs
et un hymne national ?
Pourquoi donc avons-nous si faim
et chantons-nous, tout bas, des poèmes tristes ?
Mahmoud Darwich

Extrait du poème Chanson naïve sur la Croix-Rouge dans Rien qu’une autre année, traduit de l’arabe par Abdellatif Laâbi, éditions de Minuit 1983, page 35
Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 27/05/2008 à 17:11 supprimer cette contribution

Avis complet
Perdue dans un monde auquel je ne veux pas appartenir
Livrée à cette course folle que représente la vie
Je me sens flotter et perdre pied sans pouvoir fuir
Mon esprit reste sur terre mais mon coeur s'en délie

Crois-tu être différent pour me regarder de cette manière
Il y a des regards qui n'ont pas besoin d'être justifiés
Sous le simple prétexte que ta peau est bien plus claire
Tu as une parfaite connaissance du verbe mépriser
On ne méprise que ce que l'on voudrait écraser
Moi j'écrase ton insolence en méprisant ton mépris
Car pour moi on ne t'as juste jamais appris
A faire bon usage du verbe respecter

On croit le racisme mort, alors pourquoi ces regards ?
Pas un jour ne passe sans que je les sente sur moi
Fuyants, méchants, lourds, parfois sournois
Quelle est donc cette folle obsession de se croire à part ?
Tous ces regards se heurtent à mon indifférence
Un mur indestructible puisant sa force dans la foi
Je suis convaincue qu'à force de provoquer nuisance
La sentence et la haine sur eux-mêmes retombera

Est un raciste celui qui ne peut pas comprendre
Que les autres ont des richesses à nous apprendre
Et le mélange un goût de bonheur infini
La tolérance est une vraie leçon de vie
A.inconnu


Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 27/05/2008 à 17:18 supprimer cette contribution
R moi je suis russe

A moi je suis algérien

C moi je suis chrétien

I moi je suis italien

S moi je suis somalien

M moi je suis marocain

E moi je suis égyptien



Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 27/05/2008 à 17:22 supprimer cette contribution


Nous ne sommes pas tous de la même couleur.

Certains sont noirs et d'autres blancs

D'autres antisémites et d'autres racistes

Cessons, serrons-nous la main

Et devenons copains.


Kandji Traore






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