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IL ETAIT UNE FOIS....

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1873133 Publié le 14/05/2007 à 19:27 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Un gars qui adorait les jean's et qui en faisait la collection...
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 07/03/2008 à 10:31 supprimer cette contribution
Citation:
Tu ne veux pas que j'assassine son époux tout de même ?



si je m'attendais à cela....
comme quoi...
toute parole est toujours mal comprise (là je me répète... je me souviens l'avoir dit il n'y a pas très longtemps dans une autre conversation)
les mots font échos à des vérités bien personnelles et chacun en tire les conclusions qu'il veut...
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 07/03/2008 à 10:32 supprimer cette contribution
Bien...


petit conseil...
tu relis bien attentivement...
quand t'ai-je proposé de trucider ce pôvre homme?
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 07/03/2008 à 10:36 supprimer cette contribution





mAIS si vraiment tu veux te défouler de la sorte...J'en connais quelques uns qui eux mériteraient de passer de vie à trépas...
je peux te passer une liste...
mais ce serait dans ce cas de ta propre initiative...
Moi je n'en prends pas la responsabilité...
autrement dit...
je m'en lave les mains...


bon alors...

tu n'as pas une autre vue sur la question????


sur cette réflexion... je te souhaite une très agréable tourmente en résolvant le dilemme dans lequel tu es plongé...
Morgane ou pas de Morgane???

-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 07/03/2008 à 12:47 supprimer cette contribution
héo! tu as disparu?
1873133 Publié le 07/03/2008 à 13:27 supprimer cette contribution
j'avoue que je suis un peu dans le brouillard... tu me parlais d'un mot glissé sous ma porte, lis le moi ! sinon, je vais l'inventer et tu vas encore t'arracher les cheveux!
Pour les assassinats (virtuels) qui t'arrangeraient...j'ai des tarifs (tout aussi virtuels) très élevés!
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 07/03/2008 à 18:34 supprimer cette contribution
quand on veut...on ne compte pas...
1873133 Publié le 07/03/2008 à 22:40 supprimer cette contribution
...quelle panade!
après le départ de morgane, je repousse la porte sur mes interrogations, et sur ma paisible solitude.
A mes pieds une enveloppe traine par terre...cela pourrait être normal, car mes papiers sont d'éternels apprentis aviateurs qui cherchent vainement à se poser à leur juste place de gentils papiers.
Mais pour recevoir ma sirène, j'avais déblayé la piste d'atterrissage à papiers.
Intrigué donc, je ramasse et ouvre cette enveloppe où ne figure aucune indication...
C'est signé démi, (ce qui est moins grave qu'une convoc au commissariat ou les voeux des éboueurs) .
Loin de ses plaisanteries habituelles, elle commence par me parler d'un mystérieux rendez-vous, sans m'en dire davantage, mais en laissant entendre sa satisfaction...
Ensuite, c'est reparti pour les signes du destin: elle m'assure que quoi que je fasse je ne pourrai lui échapper (à ce diable de destin).
Son interprétation est certes intéressante, mais je sens vaguement qu'elle prend parti pour morgane, et qu'elle ne comprend pas ma tentative d'échapper à son envoûtement.
Elle n'est plus neutre, l'a trouvée sympathique en l'ayant rencontrée...Et moi j'ai décidé de nager à contre courant des vieilles écritures, na!
Si je dois souffrir, plutôt souffrir en me battant avec mes petits poings d'homme . Je veux être offensif et faire capoter (en toute modestie) cette charette promise de futures malédictions.
Je songe soudain que l'ami paco doit lui tourner la tête, et la transformer en une sorte de mère thérésa bienheureuse.
Alors elle veut faire le bien, même à cet inconsistant pokiol!
Mais ne fait pas le bien qui veut: pour faire le bien ou le mal, il faut avoir les cartes en mains, toutes les cartes.
J'ai encore des atouts pour "foutre à poil" les "ennuiements" , et au minimum récupérer ma mise.
Sans ces incertitudes la vie serait d'une platitude!
Je décide donc de chercher à revoir la belle inconnue...


-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 09/03/2008 à 12:53 supprimer cette contribution
Citation:
Sans ces incertitudes la vie serait d'une platitude!


-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 09/03/2008 à 12:57 supprimer cette contribution
Citation:
Il m’arrive, il nous est arrivé, il vous arrivera de penser que les choses n’ont pas été goupillées comme elles auraient dû l’être. Que celui qui a vissé les hélices a merdé dans ses calculs. Que si le boulanger faisait son boulot comme Mère Nature bricole ses ADN on lui jetterait son pain à la figure.




Tumeur infiltrante, dit-il en indiquant une masse grise du bout de l’index. Ici, ici et ici. Temporal, frontal, et insula. Elle n’est pas discrète, elle s’est étalée partout. Elle squatte tout le cerveau gauche. Au passage, j’apprivoise les trois mots. Temporal, frontal évoquent des marques sur un terrain de foot. Insula est plus mystérieux. En gros c’est Pac Man. J’ai la tête envahie de petites cellules à noyau rond, des pierres de go, des Dragibus, qui s’emploient à grignoter les autres. Elles sont arrivées pour un squat. Aujourd’hui, c ’est une colonie.


Cette manie hospitalière de vous mettre à poil. Je suppose qu’on s’habitue, on ne devrait pas. On se plie. Le plus dur, c’est la première fois. La première fois qu’une petite bonne femme vous ordonne de vous déshabiller pour qu’un type puisse vous examiner la tête.



desproges

Citation:
Ma seule certitude c'est d'être dans le doute...


c'est le même qui a dit cela...


et moi...
j'en pense pas moins...

je te laisse à tes réflexions... et moi à mon Paco de rêve!
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 10/03/2008 à 12:54 supprimer cette contribution
Le soleil du matin pénétrait par les immenses baies vitrées. Il rebondissait sur les murs d'un blanc cru, sur les meubles d'acier et de verre, et sur les collections de cristal derrière les vitrines, disposées sur les étangères de verre et de chrome.
Dans la vaste salle à manger de l'appartement tout scintillait, tout resplendissait, et je commençais à trouver l'intensité absédante de cette aveuglante luminosité.
Je me levai du fauteuil et m'approchai de la baie vitrée à l'autre bout de la pièce, dans l'intention d'abaisser le store. Mais au dernier moment, je men abstins afin de rester à contempler la ville, hypnotisée par cet extraordinaire spectacle de la ville. La vue était vraiment superbe.Nulle part au monde, il n'y avait d'équivalent. Je le savais. L'architecture défiait l'imagination la plus folle. Le beau absolu, et puis de toute façon ce sera bientôt ma ville. J'en avais l'intime conviction. L'appartement donnait sur la place Catalynua, et on pouvait admirait le haut de la Sagrada Familia, éblouie par l'éclat du soleil et hypnotisée par le jeu de lumière, je clignai des yeux et tirai sur le cordon pour régler le store vénitien qui plongea la pièce dans une presqu'obscurité. Il fallut un temps pour que mes yeux s'adapte à cette brusque variations de lumière et tout à coup la pièce sembla plus accueillante.
Revenue près de la table de la salle à manger et pris un magazine et le feuilleta sans grande conviction et me dis qu'il était grand temps que je me perfectionne en espagnol. Car si ma connaissance me suffisait pour comprendre l'essentiel de la conversation, si je voulais m'installer à Barcelone, il serait important de parler correctement. La sonnerie du téléphone retentit, je me levai d'un bond, renversant la pile de bouquins qui trônait sur la table basse et saisit le téléphone
-oh! Paco, enfin!
-Mais que fais-tu à Batcelone? Tu sais bien que je suis en mission! Qu'est-ce qui t'a pris de venir sans prévenir?
-oh! Paco! s'il te plait!
-Ok, oui, d'accord, je vais faire de mon mieux pour venir au plus vite. Mais tu sais, ce ne sera pas simple.
-Merci, Je t'attendrai.
La journée s'était écoulée tel un sablier dont le stock de sable était inépuisable. Le livreur m'avait sevi la commande et le repas attendait sur la table prêt à être consommé. Voilà plusieurs heures que le tourne-disque relançait la même mélodie, le Boléro passait pour la septième fois ou dixième fois..., étendue sur le lit, je sirotai mon wisky la tête dans les nuages. Les souvenirs me revenaient en mémoire, me donnaient le vertige. La procession de la semaine sainte, l'attente de la première confrérie, le passage de José haut en couleur, fier, sa pavanant avec sa feuille de palme, ensuite la fuite sous un porche et la grêle, la pluie, les inondations et la fin du spectacle. Il semblait évident que les reliques et vestiges de bois de plusieurs siècles resteraient bien à l'abri et la pluis incessante compremettait la poursuite du défilé...
et sa main qui se glisse, qui s'insinue sous la laine. Ensuite elle me retourne pour lui faire face et, doucement, nos lèvres se réunissent, m'enlassant dans ses bras musclés et moi sombrant dans ses yeux bleus. Ô mon bel Ibère, grand massif, muxclé aux yeux limpides, marques des vikings qui ont envahi le pays, il y a déjà si longtemps. Perpétuant leur passage en transmettant aux générations suivantes les stigmates qui font d'eux des hommes grands, fiers, aux cheveux clairs,... Mes doigts glissent dans sa chevelure, qu'il veut longue et à laquelle il donne un mouvement d'un coup de tête comme le taureau dans l'arène.
Ses mains se promènent, touchent à peine ma peau en laissant derrière elles des frissons... Tiens, Ravel? Ici? et je sens que je me réveille mais il me berce, son baiser devient plus fougeux
-Paco! tu es là
-Ben oui! qui veux-tu que ce soit?
mais tais-toi, écoute
Son souffle me fait trembler. Mais ce n'est pas de froid! Il me touche le cou, les épaules, partout, mon corps est soulevé et je perds le contrôle, me laisse mener par la danse qui suit le rythme du Boléro qui semble ne jamais finir, lentement, tendrement,
et lorsque enfin je sens une montée vers ce qui ne peut être que le paradis...
-Drrrrinnng!
rrrrrrrrrrrrgggggggg!Purée.. nom de ...
Je saisis le téléphone prête à pulvériser celui qui...
- Qui est là?
Oh! Pokiol! Tu le fais exprès! C'est à cette heure que tu me téléphones?
Juste maintenant, bien sûr!
-...
-Oui j'étais occupée...
-...
-Oui tu peux être désolé
Je suis chez moi, oui rt tu m'as dérangée, effectivement.
Bien! et comme il est trop tard pour imaginer dormir encore! Tu m'as réveillée, alors dis-moi ce que tu veux...
1873133 Publié le 21/03/2008 à 22:49 supprimer cette contribution
vraiment désolé pour cette interruption involontaire de fantasme.
merci pour ce petit voyage virtuel à barcelone la catalane.
1873133 Publié le 22/03/2008 à 10:00 supprimer cette contribution
...j'en étais où dans mes délires ?
Ah yesss! j'ai donc décidé de tourner mes regards vers une charmante personne pour échapper à l'influence tragi-comique de morgane...
(je renonce pour l'instant à savoir ce que contenait la lettre glissée sous ma porte par demi)

...oui, je vais la retrouver, dussè-je déployer toute l'énergie qui couve en moi!
bon, en fait je n'ai pas eu à déployer des trésors d'imagination:
là encore, le destin m'a fait un joli coup d'oeil, et m'a donné un joli coup de main...
Il m'a suffi, au volant de ma voiture, d'errer au hasard,( enfin aux abords du magasin où elle semble officier) pour l'apercevoir blottie sous une aubette de bus une fin de journée pluvieuse.
Ensuite, je me suis posté à cette aubette à cette même heure deux jours consécutifs pour rien, et le troisième jour ma persévérance a été récompensée...vala vala...
En me reconnaissant elle me sourit, et nous avons le temps d'échanger quelques plaisanteries avant qu'elle ne s'engouffre dans le bus.
Dix secondes d'hésitation et je grimpe à mon tour les marches d'accès
Dans son oeil, méfiance et surprise se mêlent. Je ne m'embarrasse pas de mensonges et lui avoue "presque" toute la vérité. . Bref, c'est un pur hasard si je voyage en bus aujourd'hui, mais j'aimerais bien que ce hasard favorise une nouvelle rencontre.
Elle éclate de rire et secoue la tête pour gagner du temps. L'amusement et l'hésitation se croisent sur son visage. J'ajoute aussitôt que j'espère ce souhait partagé, et je la prie d'excuser ma timidité lors de notre dernière rencontre.
Une moue ironique et dénuée de naiveté s'esquisse sur ses lèvres.
"bien, je constate que vous avez entre temps guéri votre timidité" me renvoie-t-elle.
...
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 26/03/2008 à 10:07 supprimer cette contribution
je lis avec plaisir et me languis de connaître la suite...
Artus de Oguz - 1510753 lui écrire blog Publié le 26/03/2008 à 10:11 supprimer cette contribution
Oui, on attend la réponse à ce constat.
1873133 Publié le 26/03/2008 à 15:39 supprimer cette contribution
il faut savoir finir les histoires, comme les grèves
donc je commence à esquisser le dénouement de ma "sirènétude" . (tiré de l'ouvrage de ségolène "la bravitude de l'imaginatitude")
Quelques épisodes et hop on ferme le rideau (peut-être pour repartir sur d'autres délires si le coeur en dit à quelques affectionnautes.
1873133 Publié le 26/03/2008 à 16:23 supprimer cette contribution
...le vrai courage pour un homme timide, c'est de jouer franc-jeu, d'accepter les contraintes de la masculinité...
Dire nos envies, nos rêves, sans craindre le refus des femmes qui sont là, amusées à entendre le cliquetis de nos fleurets amoureux cherchant la touche dans la cuirasse de leur désir...Ces tendres assauts dont la maladresse est parfois touchante, trouvent sur le champ de bataille, leur bon vouloir parfois, leur fermeture bien souvent.
bref, ma condition d'homme me pousse à oser dans l'instant, porté par la pulsion mystérieuse mère de toute l'humanité...l'amour.
je fonce donc!
"vous savez, le hasard est souvent affaire de chiffres, de chiffres magiques...Pourquoi ne pas échanger les chiffres magiques de nos coordonnées téléphoniques?...je suis sûr que le hasard nous ferait un grand sourire"
ouf! j'ai réussi à énoncer sans trop bafouiller: habituellement, je m'astreins à parler très lentement quand j'ai le coeur affolé par l'émotion...ça ne marche pas toujours, mais là je me donne un bon 6 sur dix...
Elle ne semble pas plus effrayée ni étonnée que cela...tu penses bien que la bougresse me voyait venir avec mes gros sabots depuis des lieues!
Un sourire ,un hochement de tête entendu: "si vous n'en abusez pas, pourquoi pas ?, j'aurais mauvaise grâce à décourager un grand timide" soupire-t-elle avec un lourd parfum d'ironie.
Malheureuse! si elle savait le mal que j'ai eu pour en arriver là!
ainsi donc avec le plus de naturel possible nous notons scrupuleusement nos coordonnées.
Et voilà! je n'en reviens pas de mon audace...et de son acceptation paisible.
L'honneur est sauf et tout joyeux je peux prendre congé à une station "du bout du monde".
Certes j'ai toute la ville à traverser dans l'autre sens pour rentrer chez moi, mais qu'importe, je l'aurais fait à pied s'il l'avait fallu!
Je reprends un autre bus et cinquante minutes plus tard je délace avec soulagement mes chaussures bien au chaud dans mon home.
Pas peu fier de moi, je considère la voie que j'ai osé choisir:
la voix du choix volontaire, qui n'est jamais promises à l'avance. Le bonheur c'est ici et tout de suite! un peu de méthode coué par dessus et hop j'y crois dur comme fer! Zut aux prédicateurs de malheur!
je me prépare un repas frugal, le coeur et l'esprit légers...

1873133 Publié le 27/03/2008 à 11:42 supprimer cette contribution
...le lendemain, invitation à diner chez démi. Elle mettra les petits plats dans les grands, car le bel hidalgo sera là
Elle brûle de me le présenter ce fameux paco (issu enfin de plusieurs essais d'écriture infructueux)
Mon amie a fini par venir là où je voulais l'entrainer. ouf! ça n'a pas été simple, elle a biaisé, fait tourner la roue du temps dans le sens qui l'arrangeait...en échange je vais devoir respecter ses prédictions. je sais c'est dur, mais j'en ai besoin: la souffrance par l'écriture est un bon remède pour les bobos de la vie.

Il ne "fait" pas très espagnol le gars paco. C'est vrai qu'en europe, on trouve une diversité physiologique qui trahit les soubresauts de son histoire agitée.
Il a bien en revanche, l'accent chantant qui séduit les gensss du nord Il est plutôt chatain/chatain clair et son regard est étonnamment clair.
je lui souris et lui serre la main en imaginant les wisigoth et consort lutinant les belles ibères conquises.
et ça continue! mais dans l'autre sens maintenant, l'ibére vient conquérir le plat pays...
Heureusement, il se débrouille très bien avec le français, ce qui nous permet de passer une soirée agréable, de partager le rire, la bonne humeur, et pour démi...le petit plus qui fait briller ses yeux.
Je pense qu'après mon départ l'affaire va être chaude!
bon démi, raconte nous donc la fin de soirée...
1873133 Publié le 28/03/2008 à 11:17 supprimer cette contribution
...paco s'absente pour un besoin naturel...
j'en profite pour raconter brièvement à démi mes derniers efforts pour changer la donne de mes amours.
Elle ne répond rien, se contentant de me regarder avec un soupçon de tristesse noyé dans son bien-être.
Je n'insiste pas et la soirée s'achève paisiblement . Je prends congé du couple en espérant que le fantasme interrompu par mon coup de téléphone se réalise passionnément

quelques jours passent...je reprends contact avec mon "employée d'un grand magasin", qui porte le doux prénom de karine et qui, miracle! est seule dans sa vie.
Quelques sorties gentillettes ensemble, sans pour autant emballer les choses...on s'apprécie, se guette, se raconte.
Je suis bien en sa compagnie, et ma foi elle semble partager mon ressenti.
Cela aurait pu durer, s'embellir, exploser en un amour fort, hélas le drame qui va tout fiche en l'air plane déjà au dessus de nos têtes...après, bien après, je repenserai à ce regard triste de démi: savait-elle déjà ce qui immanquablement allait m'arriver ?
Mais les choses sont bien faites, et pour l'instant je vis ces instants de bonheur paisible. Heureusement on ne souffre qu'au présent, jamais au futur.
on peut le craindre, en désespérer, mais jamais n'en hurler de douleur dans son coeur et son corps comme dans nos présents catastrophiques.
les nuages s'amoncellent sans que je le pressente, l'orage va éclater....

1873133 Publié le 29/03/2008 à 19:24 supprimer cette contribution
en tout cas pas un orage belge... quel calme!
...
Petit coup de téléphone de morgane d'abord.
Très embêtée: après d'âpres discussions suite aux doutes et interrogations de son mari, elle a "craché le morceau"
Il a accusé le coup, et l'ambiance est tendue à la maison sauf le soir où il le faudrait... Malgré tout elle ne veut pas renoncer à nos rencontres malgré mes conseils de prudence.
ouh la douche glacée! voilà, ça devait arriver...d'un coup tout le magique de notre rencontre se teinte de gris sale, s'alourdit de culpabilité, de tristesse.
Tristesse pour lui, pour elle, devenue par ma faute une sirène d'eau de vaisselle, tristesse pour moi pauvre pècheur en eau trouble.
Je réfléchis à toute vitesse: ce serait le bon moment pour lui dire "j'ai rencontré quelqu'un"...Mais je n'y arrive pas, aussi incroyable que cela puisse paraitre.
pourquoi ? je n'en sais rien, je me maudis en silence. J'ai l'impression d'avoir une serpillère en lieu et place de cerveau.
Elle insiste, m'exprime son désarroi et son besoin d'en parler plus tranquillement dans quelques jours.
"surtout, n'appelle pas" croit-elle bon de me rappeler, avant de raccrocher.
Pourquoi le cacher, je suis complètement à côté de mes baskets, et le diner est une jolie catastrophe: le riz prend au fond de la casserole, je casse un verre, et je bois du vin rouge, signe chez moi d'une grande réflexion philosophique.
Il est des jours comme ça, où on a beau se concentrer sur des pensées positives, on ne voit que son imaginaire portant un pot de peinture noire qui barbouille de son pinceau dégoulinant les murs et l'horizon.
...


1873133 Publié le 31/03/2008 à 15:58 supprimer cette contribution
...démi est tout sourire à la terrasse de la brasserie où nous sirotons un bon chocolat chaud.
elle m'apprend son prochain départ pour la catalogne: pour des vacances d'abord, ensuite elle verra bien comment évoluera sa relation avec paco.
pourquoi pas une installation définitive au soleil ? Amour ou pas, elle a envie de foncer, de changer d'air.
Elle se fait compatissante à l'écoute de mon infortune, me taquine gentiment .
Tout cela était prévisible, et je n'étais pas obligé d'en rajouter.
bien sûr , la sagesse aurait été de cesser toute relation avec morgane, avant d'en nouer une nouvelle avec karine...mais la plus grande sagesse aurait été de ne rien nouer du tout!
hmm je me prends à rêver d'un paisible monastère, d'un igloo immaculé, d'un ermitage perché sur une montagne inaccessible, d'un hâvre verdoyant quelconque où seul l'amour universel serait cultivé.
Elle rit et avoue ne pas trop se tracasser pour moi: "tu n'as qu'à écrire autre chose et puis c'est tout!" tu ne crois pas avoir raconté un peu trop de bêtises déjà ?
certes, mais quand on va bien, on a besoin d'imaginer des petits ennuis pour équilibrer un peu.
une sorte d'hygiène mentale quoi !
Nous nous quittons, démi toute détendue et moi...tout déboussolé.
bon il me faut imaginer l'orage final....

1873133 Publié le 02/04/2008 à 18:26 supprimer cette contribution
...L'orage arrive un jour de ciel bleu, un jour de belle lumière, un après-midi d'insouciance... J'ai invité karine à déjeuner. Nous sommes attablés à une terrasse de restaurant.
Nos relations ont "progressé" quelque peu, j'ai carrément entrepris de lui faire la cour, je me plonge dans ses prunelles comme dans un fond sous-marin coloré et calme.
Elle semble d'accord pour des projets de vacances en commun, mais réserve encore sa réponse.
Elle me dévisage, me scrute, m'étudie d'un oeil qui veut savoir à qui il a affaire.
La malheureuse ne va pas être déçue!
Elle m'interroge mine de rien, cherche à chasser les doutes qui naissent de mes pirouettes .
Dans 10 mn elle ne voudra plus jamais entendre parler de moi, et je ne le sais pas encore.
Derniers instants pour nos regards qui se charment...
Elle se lève pour gagner les toilettes. A peine a-t-elle disparu que des mains enveloppent mon visage pour me fermer les yeux. Je sursaute et me retourne vers cet agresseur potentiel pret à en découdre!
Point d'agresseur: je suis assailli par le sourire radieux de morgane en même temps que son parfum généreux.
C'est curieux, d'un coup je suis mal à l'aise...
Elle rapproche une chaise au maximum pour se placer à mes côtés et m'enlace pour me baiser la joue.
A ce moment précis tout bascule!
Je vois le regard de morgane qui remarque les deux couverts, et je vois karine qui debout, nous regarde, interdite.
Morgane suit mon regard et la voilà silencieuse aussi.
Les paroles peuvent être lourdes parfois, mais les silences comme celui-ci pesent des tonnes, des tonnes de plomb
...
1873133 Publié le 04/04/2008 à 09:44 supprimer cette contribution
...Heureusement, (enfin c'est une façon de parler)un silence entre personnes vivantes n'est pas éternel.
Il est rompu par une voix masculine ironique et théâtrale.
Un homme au regard flamboyant apostrophe morgane...son mari, si j'en crois sa familièreté et son courroux.
il me fixe avec dédain: "alors c'est lui ce paltoquet ce triste apôtre ?" Morgane réagit avec vigueur et voilà une scène à la feydeau qui s'amorce.
Je sens le regard de tous les consommateurs sur nous, et pas la peine de sortir un chapeau et de faire la quête! le spectacle est gratuit messieurs dames!
il poursuit d'une voix bien sonore, superbement drapé dans sa juste colère: "mais je vois que tu as de la concurrence, vous donnez dans le triolisme peut-être ? vous avez raison là où il y a gène il n'y a pas de plaisir!"
Son ire se poursuit, à la fois magnifique et dérisoire.
Karine s'est ratatinée sur son siège, et effarée, regarde tournoyer ce maelstrom , ce maestro qui la jette dans le même sac de turpitudes que nous.
J'essaie d'évaluer à quel moment il va me saisir au collet, ou me gratifier d'une droite ou d'un coup de boule à la zidane.
Mais non, plein de mépris il se contente de tourner les talons et de fustiger tous ces chiens et chiennes en chaleur qui ne respectent rien.
D'un bond morgane, se lève , et le rejoint, le visage rouge de colère...
M'est avis que la soirée va être chaude et agitée pour eux!
Le silence retombe comme après chaque tempête, Puis le doux brouhaha du restaurant, ponctué de rires discrets, reprend ses droits.
je suis seul à rester assis, les autres s'éloignent...comme les nuages après un orage de grèle.
Morgane et son mari à deux bons mètres l'un de l'autre, la tête enfoncée dans leurs épaules vont à grandes enjambées vers leur destin.
Karine erre lentement, s'attarde devant les vitrines, comme devant un bel habit en solde qui lui aurait échappé .
C'est comme si elle ne m'avait jamais rencontré .
Je reste de longues minutes, muré dans le silence et l'inactivité.
Un vrai K.O.! un beau chaos! un gros cahot sur ma destinée.
Je crois bien que sa direction est brisée...
Puis comme il semble que j'ai toujours le coeur qui bat, je secoue ma langueur et déplie mes jambes...

Les saisons sont trompeuses: j'ai froid jusqu'aux os dans un printemps chaud et fleuri de tant de jeunes amours sans problèmes.
Je ne souffre même pas, comme en apesanteur, comme dans un appartement aux cloisons soufflées par une explosion.
Je m'étonne même d'être encore vivant...
Il me faudra plusieurs jours encore pour pouvoir téléphoner à démi.

La paix aurait pu revenir, mais je m'en tirais à trop bon compte semble-t-il...
Hélas, Quinze jours après, j'avais morgane au téléphone:
"il faut qu'on se voit, on ne peut pas se quitter comme ça"
Plus jamais je ne remettrai le nez dans de vieux grimoires! vous savez ce que je lui dit au destin ?...

FIN
Artus de Oguz - 1510753 lui écrire blog Publié le 04/04/2008 à 10:17 supprimer cette contribution
Un mot en cinq lettres
2272732 Publié le 04/04/2008 à 21:08 supprimer cette contribution
Bravo et merci pour cette longue histoire... qui après quelques méandres bizarroides a fini par retomber sur ses 4 roues !
Alors bien sûr, j'attends une prochaine!
domi - 417343 lui écrire blog Publié le 04/04/2008 à 21:11 supprimer cette contribution
^-^zaz - 227027 lui écrire blog Publié le 05/04/2008 à 00:41 supprimer cette contribution
Citation:
peut-être pour repartir sur d'autres délires
Y a intérêt
Ben vi... c'est tjours un plaisir de te lire

Merci

1873133 Publié le 05/04/2008 à 13:14 supprimer cette contribution
merci à vous que je connais si peu et tant à la fois.
merci à toi demi pour m'avoir "supporté" pendant presque un an sans te décourager.
une autre fiction pourra naitre du bon vouloir de quiconque.
bon week end à toutes et tous!
floyanna - 2189777 lui écrire blog Publié le 09/04/2008 à 00:10 supprimer cette contribution
bravo, j'ai adoré et dommage que cela soit fini!!!
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 10/04/2008 à 22:55 supprimer cette contribution
fini
???
fini???
c'est lui qui a dit cela...
en panne de créativité...
le voilà tout essoufflé à courir après ses rêves...
qui dit que de petits rebondissements n'auraient pas lieu??? dans les prochains jours????
DORA - 696121lui écrire blog Publié le 17/04/2008 à 00:50 supprimer cette contribution
Citation:
bravo, j'ai adoré et dommage que cela soit fini!!!

Ah bon, fini! et moi qui revenais voir la suite...

Pokiol Demi , une autr'histoire d'amour; allezzzzzzzzzzzzzzzzz
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Créé et hebergé par Capit


Un gars qui adorait les jean's et qui en faisait la collection...
etait-fois