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1873133 Publié le 14/05/2007 à 19:27  Un gars qui adorait les jean's et qui en faisait la collection... | -démi°°°° - 731109 Publié le 31/05/2007 à 18:10  je tourne encore en rond... -dis! lorsque tu repasses, apporte-moi une échelle | 1873133 Publié le 31/05/2007 à 18:16 
J'ai une idée! allonge toi à plat dos et tu feras moins d'ornières qu'en tournant sur le ventre Sinon tu vas te les user à creuser avec..  | -démi°°°° - 731109 Publié le 31/05/2007 à 19:48  CONCENTRE-TOI plutôt sur l'histoire...
Citation: il m'ouvrit avec modestie et passion la porte de son savoir...
et comme Alice au pays des merveilles... tu te trouves devant une porte tellement petite que tu ne peux y entrer que ton gros orteil... et te voilà en quête de la potion qui te fera à sa taille... un lapin blanc passe et tu dis... "vous êtes en retard cher Monsieur Pokiol. Trouvez la bouteille et vous trouverez la Mary Vorgan... Je vous dis de trouver la bouteille. Mais lorque vous serez devant la table du festin. Il vous est formellement interdit de prendre, même de toucher le moindre des mets. Vous ne pouvez que prendre la bouteille, un flacon de cristal vert...si vous voulez aller vers votre rêve..."
| 1873133 Publié le 31/05/2007 à 23:20  va pour la bouteille...hic! au moins elle est visible et accessible...elle | 1873133 Publié le 01/06/2007 à 00:28  allez porté par l'insomnie je continue... il m'expliqua que les celtes n'avaient pas d'écriture et que les premiers textes gaulois furent écrits avec l'alphabet grec, puis après la domination romaine en alphabet latin. il hésita à poursuivre: "c'est un texte qui fait allusion à une déesse des eaux , c'est assez difficile, il manque la traduction de quelques mots qui donneraient le sens exact à la phrase...je vais voir avec mes confrères spécialisés dans le vieil irlandais, ça peut donner une piste" "En attendant, vous avez piqué ma curiosité! c'était surement à l'origine gravé sur une pierre " "s'il vous plait, pouvez vous m'épeler ce que vous avez déchiffré , cela m'intéresse beaucoup ces mots oubliés" suppliai-je sans en avoir l'air Il s'exécuta avec gentillesse en prenant soin d'émettre des tas de réserves sur l'exactitude de son analyse... LA REINE LA PLUS BRILLANTE DE LA MER ... BLANCHE ...LA PLUS.../ ... AMOUR DU PRINCE je le remerciai vivement, et il me quitta en promettant de me tenir au courant de ses propositions. Je restai fasciné devant ces mots. Je revoyais le visage presque transparent de mari-vorgan, sa tristesse infinie. La retrouverai-je un jour ? j'allai errer le soir sur les bords de l'eau et m'usai les yeux à chercher l'improbable silhouette...
| -démi°°°° - 731109 Publié le 01/06/2007 à 07:32 
Citation: il m'expliqua que les celtes n'avaient pas d'écriture
ils avaient une écriture les oghams... écriture celtique mais pas accessibles à tous... comme la connaissance... révélée à l'élite... ceux qui acceptaient de se soumettre à la longue longue et lente maitrise de la connaissance...et suivaient cette formation dans la forêt de Brocéliandre ou... l'île d'Avalon... des traces d'écrits furent retrouvées... mais si peu... tout comme leur savoir... trop sacré pour être écrit et juste transmis de bouche à oreille...
Citation: Dans l'aire gauloise historique laténienne, l'usage de l'écriture aurait été limité par les druides pour des raisons culturelles et de tabou religieux (Jules César).
Wikipédia
| 1873133 Publié le 01/06/2007 à 10:53  ok , c'est vrai j'ai simplifié pour la commodité de l'histoire. dans les gaules on ne disposait pas d'alphabet, permettant d'écrire la langue clairement, ( ce que ne permettent pas non plus les ogams, je viens de vérifier sur ton lien)) et l'enseignement était oral, symbolique et réservé à une élite . donc les écrits (rares) dont on dispose pour étudier le gaulois ont été transcrits à l'aide des deux alphabets . Quand aux écrits de jules césar...ce sont ceux d'un conquérant pas ceux d'un historien. il a eu beau débaptiser les noms des villes, la plupart ont repris leur nom gaulois après la fin de l'ère romaine. Ce qui laisse entendre que la société gallo romaine était dirigée par une élite latinisée de collaboration, et que le gaulois était toujours en vigueur dans la société. dis donc ça tourne au débat notre histoire de sirène! en tout cas merci de ta participation "attentive"...  | -démi°°°° - 731109 Publié le 01/06/2007 à 12:26  OKI... latinisée... mais tu parles du sud...en remontant vers quelques grosses villes très romanisées... mais comme partout il y a des récalcitrants ou des endroits qui ont si peu subis la romanisation... et comme c'était un peuple très tolérant (les celtes...nettement moins les gaulois)ils se sont laissés marquer par les grandes influences...tout en gardant leur racine... c'est pourquoi par exemple les bretons sont restés si différents du reste de la France... l'écriture existait... mais pour les incantations, les formules magiques... oui très difficile à traduire... parce que contrairement au lati elle faisait appel au symbole, et justement ces symboles il fallait les connaître...et oui cela n'était pas à la portée du commun des mortels... seuls quelques érudits... et si tu as lu le lien... tu as vu ... qu'ils disaient que les druides savaient lire et écrire... donc... s'ils écrivaient...c'st certainemen pas le latin ou le grec... peut être quelques uns ... mais c'est leur propre langue... bien évidemment... enfin...je veux dire selon toute logique... | -démi°°°° - 731109 Publié le 01/06/2007 à 12:29 
Citation: dis donc ça tourne au débat notre histoire de sirène
bien évidemment... il faut bien quelques réunions de comité de rédaction... lorsqu'on est une équipe à rédiger une histoire il faut penser à quelques concertations!!! tu ne crois pas? | -démi°°°° - 731109 Publié le 01/06/2007 à 12:33 
Citation: En Gaule méridionale, les « Gaulois du Midi » nous ont quant à eux livré plusieurs inscriptions utilisant l'alphabet grec. Ils ont pu acquérir la connaissance de cette écriture au contact de la cité phocéenne de Marseille, dans le sud-est de la France, dès le VIIe siècle av. J.-C.
le grec..... à Marseille
| -démi°°°° - 731109 Publié le 01/06/2007 à 12:35 
Citation: Religion [modifier] Si les Celtes connaissaient l’écriture et l’ont parfois utilisée, ils ont privilégié l’oralité pour la transmission du Savoir, quel qu’en soit le domaine, de sorte qu’il faut étudier le domaine celtique à partir de sources externes ou tardives. La construction de sanctuaires à usage religieux est un fait très tardif dans le domaine celtique puisqu’ils n’apparaissent qu’au IIIe siècle av. J.-C.. Aux époques précédentes, le culte régi par la classe sacerdotale des druides, se faisait dans des espaces sacrés en pleine nature (nemeton en langue gauloise signifie « sacré », nemed en gaélique), comme les clairières, la proximité des sources. Lucain, dans la ‘’Pharsale’’ (III, 399-426), nous donne la description d’un de ces lieux avec un endroit strictement interdit, réservé aux dieux. Le site de Burkovák (Bohême) recèle de très nombreux objet à caractère votif, mais est exempt de toute construction. Il est possible aussi que des ensembles mégalithiques, tels Carnac ou Stonehenge aient pu être réutilisés par les druides dans un but cultuel. La construction de palissades autour d'enclos et de bâtiments intervient à une époque ou la civilisation celtique entame son déclin. Le plus célèbre de ces sites est celui Gournay-sur-Aronde.
| 1873133 Publié le 01/06/2007 à 13:17  aie! là on s'égare (désolé) les mégalithes n'ont rien à voir avec les celtes... plusieurs millénaires les séparent... ok pour le grec dans le sud...(l'histoire de notre sirène n'est pas située géographiquement) pour le reste on ne trouve pas d'écriture sur les tombes des personnages de haut rang et les lieux sacrés... avant l'influence des alphabets latins et grecs ! Aucune trace avant, et ce pendant autant de temps, c'est presque une évidence , non ? Ceci dit l'oral a du bon: des apprentis musiciens passant par un prof de musique "reconnu et professionnel" ont durant toute une année été abreuvés de portées, de lecture de notes etc...résultat ils ne savaient rien jouer(c'était de la cornemuse) après un an d'inscription... et nous avec la transmission orale sans connaitre le solfège, en un an nous maitrisions 5/6 mélodies qui étaient sans doute imparfaites du point de vue d'un maitre, mais qui étaient bien vivantes et...motivantes surtout. il ne faut rien mépriser, chaque expression a son utilité. | -démi°°°° - 731109 Publié le 01/06/2007 à 14:03  hihi belle partie de ... dernière pièce et puis j'arrête ma plaidoirie...
Citation: .../Il fallut que je me rende à l’évidence que, bien que la liste soit longue, les antiques n’en savaient pas plus que nous sur la civilisation celto-gauloise et tout autant en ce qui concerne la religion de nos ancêtres, fussent-ils celtes que gaulois. Dans toutes les études, un fait apparaît, comme une malédiction pour le chercheur, qui est celui du manque de références sûres et non discutables. En effet, les antiques « pérégrinateurs » citaient souvent de mémoire ou se copiaient et recopiaient les uns les autres avec les dérives inévitables, les oublis et les interprétations abusives ou non. Enfin comme le fit si justement remarquer Dottin, les récits rapportés par les anciens s’étalent sur plusieurs siècles, sur plusieurs contrées celtiques, ce qui fit passer des récits d’un endroit à un autre, des époques dans d’autres, etc. selon l’inspiration ou les besoins du narrateur. Il est en effet impensable que des croyances cultuelles n’aient pas évoluées dans le temps et dans l’espace et que, selon Dottin, les pratiquent fussent demeurées immuables. C’est pourquoi les récits doivent être regardés avec raison et scepticisme, prudence et analyse. Si le temps a fait son oeuvre dans la disparition de nombreux textes ou monuments, le christianisme fit nombre de ravages qu’il est inutile de commenter. Les divinités celto-gauloises sont devenues des simulacres chrétiens ou des objets de récupération dévotionnels./...
Si Citation: les Celtes connaissaient l’écriture et l’ont parfois utilisée, ils ont privilégié l’oralité pour la transmission du Savoir, quel qu’en soit le domaine, de sorte qu’il faut étudier le domaine celtique à partir de sources externes ou tardives. en Italie du nord-ouest, où des inscriptions en langue celtique utilisent l'alphabet de Lugano : ces « inscriptions lépontiques » proviennent notamment de la culture de Golasecca, celticisée peut-être à la fin du VIIe siècle av. J.-C. ou vers 600 av. J.-C. au plus tard[6]. l'usage de l'écriture aurait été limité par les druides pour des raisons culturelles et de tabou religieux (cela je l'ai déjà copié/collé
| -démi°°°° - 731109 Publié le 01/06/2007 à 14:18  un p'ti kawa...pour se remettre de ses émotions??? | 1873133 Publié le 01/06/2007 à 14:38  ok pour le café! j'abandonne... on va dire que la terre acide et récalcitrante d'europe de l'ouest a bouffé toutes les inscriptions pré-phocéennes et pré-latines. bon je reprends l'histoire ce soir , et puis silence radio pendant 5 jours (vacances hé oui!) j'espère qu'à mon retour vous aurez sévi, que je puisse rigoler un peu! | 1873133 Publié le 01/06/2007 à 22:23  hmmm, c'est parti! je me creusai la tête pour trouver un moyen pour revoir ma sirène. un instant j'imaginai abandonner le coffret sur le banc de sable, et ainsi récolter un second message qui sait ? et si ça marchait, que dire cette fois à mon traducteur ? montrer le message à mes amis et ensemble se déchirer la raison dessus ? bof connaissant virt il serait mort de rire et me ferait passer pour un malade mental ! (forcément sa sirène façon mistinguette paraissait plus accessible!) démi contredirait tous mes raisonnements et...menacerait ma réserve de chouchenn non, j'étais seul...enfin à écrire ce soir en tout cas je vérifiais sur le calendrier la position de la lune lors de ma rencontre avec mari-vorgan... tiens une piste! la lune noire dis donc! ma décision fut prise instantanément... j'irai l'attendre à la prochaine, toute la nuit s'il le fallait! l'espoir revenait et le sourire avec...
| -démi°°°° - 731109 Publié le 01/06/2007 à 23:58 
MOI JE SUIS LA... pas mal du tout...mais je ne me sens pas une âme à composerce soir... pour demain peut-être??? bonne nuit pleine de sirènes... | -démi°°°° - 731109 Publié le 02/06/2007 à 07:25  LE voilà donc installé sur la plage... une tente décathlon...dépliable, montée en deux minutes, une bouteille thermos et de la nourriture dans la glacière...pour tenir pendant cinq jours.... -Un peu de vacances ne me fera pas de torts... avant la Nuit-N... cinq jours de repos, de farniente ...un bon roman "La porte des sirènes" de Gwenn Keffelec. bon... je m'installe et le commence... en paix... personne dans les parages...C'est go... | 1873133 Publié le 09/06/2007 à 10:44  il est nul ce virt ! pas une contrib ! et alors ? ça va s'écrire tout seul ? la dépression post vacances me guette. Je ne suis Pas près de lui présenter mes ex amoureuses! Bon, le temps de gonfler mon matelas pneumatique sur le bord du fleuve (gare à une crue subite!), et je m'y remets... En attendant les passants s'arrêtent ,sourient, me demandent si c'est de la pub pour décathlon. J'ai même eu la visite de la police municipale qui m'a conseillé le terrain de camping, mais comme j'ai dit que c'était pour la télé ils n'ont pas insisté.... | 2122573 Publié le 10/06/2007 à 22:54  Mais Pokiol était perplexe, chaque indice, chaque réponse rendait l'énigme encore plus opaque et il sentait pourtant que la solution était simple, presque accessible. assis au bord de l'eau, le son des vagues commençait à le bercer mais n'arrivait pas à lui apporter la paix. la lune baignait de sa blanche clarté la mer devant lui et il pensait confusément que la sirène ne viendrait pas. pourtant son désir de trouver la solution de l'énigme était si grand, plus grand peut être que celui de virt. c'était injuste, il n'était pas motivé par un vulgaire désir mais par un besoin impérieux de savoir, de démêler l'écheveau du mystère qui, il le sentait, était bien plus important que la simple apparition d'une créature de rêve. il se remémorait les paroles et l'attitude de rhiannon, elle avait perçu que les deux amis ne s'intéressaient qu'à la sirène. c'était donc ça : quoi qu'elle sache jamais elle ne divulguerait des secrets millénaires pour alimenter la libido de simples mortels. il devait absolument lui faire comprendre que sa démarche à lui, Pokiol n'avait rien de physique. il voulait savoir, de tout son coeur, de toute son âme, pourquoi cette merveilleuse créature aux yeux si tristes était venue vers eux. il était si tard, et Pokiol se sentait fatigué, il fallait qu'il dorme, que son esprit torturé par les questions puisse se reposer et puiser une nouvelle force. il en aurait besoin. demain il irait voir Rhiannon et lui dirait à quel point son désir de connaitre le passé le torturait. elle comprendrait alors que sa démarche était sincère et surement elle l'aiderait. il devait dormir, mais n'avait pas la force de rentrer chez lui. sa fatigue devenait de plus en plus forte et il ferma les yeux. le sommeil s'empara de ses rêves et jamais il ne vit les eaux lui offrir la plus belle vision qui soit, cette merveilleuse mari- morgan souriante qui s'avança vers l'homme endormi, ayant recouvré temporairement les jambes fuselées qui faisaient d'elle une femme. elle s'agenouilla pres du mortel endormi et son regard aussi bleu que l'océan dégageait une douceur merveilleuse. elle passa doucement sa main sur le visage de l'humain, ses cheveux blonds illuminés par la lune pleine suivirent le mouvement de son visage et de sa bouche qui déposèrent un baiser léger sur les lèvres de Pokiol. l'homme pouvait dormir, la déesse l'avait choisi et il l'apprendrait bientôt.
| 1873133 Publié le 10/06/2007 à 23:28  wouah!! chic chic! miracle, une aide inespérée semble se dessiner. faut il toujours que je dorme aux moments cruciaux ? qu'importe, je rêve en attendant...je rêve de cette apparition, je lui bredouille quelques mots appris sur le parchemin, je m'approche avec une lenteur rassurante, elle ne bouge pas, toujours aussi indéfinissable d'apparence, toujours aussi belle et triste, je rêve d'un baiser qui me glace et qui précède sa disparition soudaine....et mon réveil . 5 heures du mat' j'ai des frissons et le jour est là. Mon matelas pneumatique est dégonflé et j'ai mal au dos. Mais je réalise que son visage est inscrit à tout jamais dans ma mémoire... | 2122573 Publié le 11/06/2007 à 00:26  Il était cinq heures du matin, à travers sa fenêtre rhiannon pouvait voir les teintes rosées du soleil levant colorer les toits des maisons. dieu que ce monde était différent de ce qu'elle avait connu, et que de temps traversés pour arriver à cela : une civilisation décadente qu'elle avait hate de quitter. ses yeux quittèrent l'horizon pour se diriger vers le trottoir sous sa fenêtre; il allait venir, elle le savait... enfin! elle avait tant attendu ce moment! c'était enfin sa libération, la dernière tâche qu'elle devait accomplir avant de pouvoir enfin partir vers son monde originel. Elle s'était épuisée toute la nuit afin de donner à Pokiol la vision qui lui permettrait de comprendre la valeur du secret qu'il s'apprêtait à recevoir. Le mortel s'était endormi bien sûr, mais ça n'avait pas d'importance, l'esprit entraîné de la prêtresse communiquait sans peine avec celui de l'homme, libéré des entraves de la veille. et elle savait qu'il avait compris, elle le sentait, il serait bientôt là. elle était si fatiguée! en fermant les yeux elle revoyait son monde, si ancien, si paisible et qu'elle avait tant desespéré de revoir. les humains avaient changé, ils ne respectaient plus les anciens rites et ne croyaient plus aux dieux, les valeurs anciennes avaient disparu et elle avait du attendre bien longtemps pour qu'enfin la grande mère lui amène celui qui avait été choisi. Rhiannon sourit, elle avait failli se tromper, chose incroyable, elle avait pensé que le charmant Virt était l'élu, mais non, il ne l'était pas. son désir pour Mari-Morgane était uniquement physique, seuls les charmes de la déesse l'attiraient. Pokiol était différent, plus calme, plus posé, son intêret pour ce mystère avait très vite dépassé la simple fidélité amicale, elle avait vu les changements imperceptibles dans ses actions. Il voulait savoir, et c'est lui qui avait été choisi par la déesse. les coups frappés doucement à la porte la tirèrent de ses reflexions et elle ouvrit à l'homme dont les traits tirés racontaient la nuit qu'elle connaissait déjà. il ne disait pas un mot, ils sentaient tous les deux que leur conversation était prévue de toute éternité, la prêtresse devait transmettre les clés à l'être humain. il s'assit et la regarda fixement, ses mains posées sur la table ne tremblaient pas; il attendait. elle se dirigea vers le vieux meuble de l'entrée et retira d'un tiroir une boite rectangulaire faite d'un bois d'ebène serti de signes étranges et dorés. lorsqu'elle lui tendit le receptacle et qu'il l'ouvrit, elle se sentit enfin soulagée, elle pourrait bientot rentrer chez elle. La boite contenait quatre pierres de cristal que Pokiol installa aux quatre coins de la table. assis l'un en face de l'autre, leurs mains jointes, ils avaient établi une communication silencieuse entre leurs esprit et le temps. le faisceau lumineux qui s'établit alors, leur montra des images étranges. une cité immense qui s'effondrait dans les eaux, des gens couraient en hurlant et des cris s'achevaient sous les décombres, l'affolement régnait et les eaux petit à petit recouvrirent tout ce qui avait pu être vivant. Rhiannon pleurait, elle avait connu ce monde et assisté à sa destruction. Pokiol horrifié, ne quittait pas des yeux une frêle silhouette blonde entrainée brutalement par un homme monstrueusement grand, l'homme fuyait avec sa prisonnière le long d'un quai au bout duquel l'attendait un navire extraordinaire, sans voiles. il pénétra rapidement dans le vaisseau qui tout d'un coup sembla se refermer sur lui même. les eaux se précipitèrent furieusement sur le quai, et le navire mystérieux disparut. | -démi°°°° - 731109 Publié le 11/06/2007 à 05:32  | 1873133 Publié le 11/06/2007 à 09:53  Superbe! pas facile d'embrayer derrière... Le coeur broyé d'émotion cognant un tocsin effréné, Je regarde rhiannon . Elle pleure silencieusement, et moi aussi... Ce défilé d'images "d'outre nulle part" me fascine et ranime des pensées enfouies dans les tréfonds de mon inconscient. Je reconnais mari-vorgan dans cette femme apeurée ballotée comme fétu de paille. Elle a des couleurs magnifiques, et est encore plus belle sans l'étrange transparence où elle m'est apparue. J'ai mal de mon impuissance devant cette cité submergée et ces milliers de drames humains confondus en une catastrophe lente et inexorable. Je lève à nouveau les yeux vers rhiannon. Quelle tristesse dans ses yeux...je ne la regarderai et la considèrerai plus jamais comme avant. Elle est un lien. Un lien inattendu, inespéré, qui dans le silence de sa maison, amplifie nos souffles courts ... | Professeur Paganel, evo-dévo - 980920  Publié le 11/06/2007 à 10:01  ( un lien) | 1873133 Publié le 11/06/2007 à 10:12  que de liens! | 2122573 Publié le 12/06/2007 à 00:42  Pokiol ne pouvait détacher son regard des images terribles qui défilaient sous ses yeux, l'océan bouillonnait et se soulevait violemment, les cieux étaient devenus sombres et au milieu des éclairs il voyait le feu se précipiter dans les eaux, il n'y avait plus de terre, plus de ciel, tout était mêlé dans un vacarme assourdissant de flots déchainés. c'est alors qu'il vit des lumières sous les eaux. elles semblaient clignoter et avancer lentement comme si la surface était calme et paisible. les éclairs permettaient de voir ces espéces de coquilles ovales se déplacer sous les eaux furieuses, brillant parfois furtivement. incroyablement lucide, l'esprit de Pokiol comprenait que malgré le fait qu'on l'aurait traité de fou s'il l'avait dit, il avait bien devant lui des sortes de vaisseaux qui pouvaient évoluer sous les eaux, comme des sous marins, mais brillants et lisses. ça semblait fait de métal et pourtant il n'était pas étonné d'assister à cela. l'arche, c'était donc cela qui avait sauvé les hommes du déluge, et là il y en avait plusieurs. il sourit. dans l'une de ces arches, il y avait Morgane. l'écran extraordinaire matérialisé par les cristaux lui racontait l'histoire de la sirène et celle d'un temps tres ancien. Le temps sembla s'écouler rapidement, les flots s'étaient maintenant calmés et bien que le ciel fut encore sombre, il pouvait encore distinguer les vaisseaux qui évoluaient toujours sous les eaux. puis tout d'un coup, ils se séparèrent empruntant chacun une direction cardinale. il n'eut pas besoin de se demander s'il pourrait continuer à suivre celui où se trouvait Morgane, l'écran n'en montrait plus qu'un, et il se dirigeait vers une terre, la seule visible dans cette immensité : un immense rocher nu. il avait l'impression que cette île ne comportait aucun lieu où s'amarrer et pourtant le vaisseau semblait savoir où il allait. Il penetra dans une sorte de trou sous-marin et bientot emergea dans une crique. le paysage était lunaire, des rochers à perte de vue semblaient constituer des amas de ruines, du feu achevait de consumer la derniere végétation et le sol était jonché de débris et de corps déchiquetés, une vraie vision de cauchemar. Ce n'était plus la nuit mais une sorte de brouillard blafard recouvrait l'immensité celeste, tout avait été détruit. au sommet de ce qui aurait pu être une colline, seule une silhouette sombre se tenait immobile. Rhiannon attendait. elle balaya de son bâton l'espace devant elle et instantanément le sol se retrouva nu puis relevant l'étrange objet elle le planta dans le sol près d'elle. Aussitôt une lumière brillante en jaillit et éclaira les alentours. Le vaisseau flottait immobile entre deux eaux, puis un bruit se fit et une sorte de sas se baissa et toucha doucement la berge. Hommes et femmes se mirent à sortir, certains serrant contre eux des enfants. les visages étaient fatigués, les yeux gardaient encore le souvenir du feu et de la mort. d'autres totalement hébétés se soutenaient comme si le fait de tenir l'autre leur permettait d'oublier qu'eux mêmes étaient brisés. Ils se dirigeaient tous vers cette lumière et cette silhouette. ils ressentaient un voile de tendresse les entourer imperceptiblement, et même les coeurs les plus brisés pouvaient confusément sentir qu'ils étaient aimés et que la compassion se tenait devant eux. Enfin la paix et la vie! Ils s'assirent autour du monticule, épuisés. Ils étaient plusieurs centaines, peut être un milliers, une infime partie de la vie qui avait été détruite en une nuit. De toutes couleurs, de toutes tailles, ils ne ressentaient plus que leur sort semblable et pitoyable, toute notion de différence était abolie. c'est à la fin que Morgane sortit du vaisseau. elle ne semblait pas effrayée et contrairement à ses compagnons, son regard était étincelant de colère. elle se dirigea d'un pas ferme vers la silhouette noire toujours immobile et se campa devant rhiannon. - de quel droit m'as tu forcée à venir? ma place était auprès des miens, nul ne pouvait faire ce choix à ma place!! - tu n'es pas maître de ton destin et ta place est ici depuis toujours, il fallait qu'il soit ainsi Morgane, je ne suis que l'instrument - je m'en moque, répondit la jeune fille d'un air buté, presque enfantin. Mais la petite redevint presque aussitôt une femme - qu'attends tu de moi, il n'y a plus rien ici, ni ailleurs, tout est mort. Regarde autour de toi, nous n'avons été sauvés que pour mourir lentement de faim et de froid. | 2122573 Publié le 12/06/2007 à 01:29  bon les enfants, je continuerais demain là il faut quand même que j'offre un peu de concentration à ceux qui me payent, donc dodo au fait, il n'y a plus que moi qui raconte????  | 1873133 Publié le 12/06/2007 à 10:07  vi, on veut bien poursuivre...mais ce serait dommage de "pourrir" la logique de cette jolie vision, par de mauvais choix. il me faudra donc attendre la fin du film... Tout se mélangeait dans ma tête...je me souvenais de m'être moqué du prénom de mon amie, au cours de notre voyage au pays de galles l'an dernier...sgwd gwladys (la cascade de ste gwladys) , la ferme d'enezcambwl où nous avions dormi... Les légendes qu'elle me racontait au cours de nos randonnées au creux des vallées où frémissaient de frais ruisseaux...pwyl le mari, l'enfant disparu, le dragon rouge, les ruines de l'abbaye de tintern dans la vallée de la wye où comble d'ironie j'avais frôlé l'insolation, alors que je fuyais la canicule bretonne. Je restai coi, n'osant plus regarder rhiannon, mon regard figé sur ces images fragiles et lointaines....
| DORA - 696121 Publié le 12/06/2007 à 10:13 
Citation: J'ai une idée! allonge toi à plat dos et tu feras moins d'ornières qu'en tournant sur le ventre Sinon tu vas te les user à creuser avec..
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