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L'enfer est pavé de bonnes intentions - 709689 Publié le 19/12/2005 à 20:38  Je propose, sur une idée commune avec une autre affectionnaute, un exercice amusant. D’un côté des pseudos, de l’autre des thèmes. Vous choisissez vos personnages dans les pseudos que je vais lister, de préférence en tenant compte des caractéristiques que vous leur attribuez, et votre thème dans ceux que je vais vous proposer. Vous répondez en donnant votre « cahier des charges » la manière de le traiter (nouvelle, poésie, théatre… comme vous voulez) et la date approximative de livraison. Il est aussi possible pour les plus « sportifs » de se défier. Ex : Frank dit qu’il prend comme thème « Le héros trouve un trésor » avec xiane et Paganel comme personnages sous forme de nouvelle ; je le défie, lui demande quelle est la date de livraison et Frank et moi écrivons chacun notre propre version. Le vainqueur peut être désigné par « acclamation » (on transposera pour le net). Je propose les pseudos suivants : xiane, alibreville, frank, Paganel, eve anne et sens, markooooooooo, p'titange, PHIL (celui de PACA), Dora, tarentino, gladys, domi, sweet eden, dior est là, Pat', loulidomi, Ylaïashen, pcarlow, col-Alex, Sergent Legourdin, johann, capt'ain pacha, kanterbrau, comète, santi, Soledonne, le cancre, Basil-le- play-boy... Et les thèmes suivants : (remplacer héros par héroïne et vice et versa, bien sûr) Le héros sauve l’héroïne de la noyade Le héros trouve un trésor Le héros est enlevé par des extra-terrestre Le héros prend une veste en draguant Le héros issu de la bourgeoisie part en excursion dans une banlieue Le héros prends des cours de cuisine Le héros a RV avec une créature rencontrée sur le net Le héros devant un verre avec une personne qui parle, parle, parle et il ne peut placer un mot Le héros prend une photo et arrivé chez lui se rend compte qu'en arrière plan, une personne inconnue de lui apparaît et c'est la personne de ses rêves Le héros téléphone, se trompe de numéro et tombe sur la voix de la personne dont il a toujours rêvé ! | 1151591 Publié le 05/01/2006 à 23:49  Ici Sole NASA, votre chroniqueuse scientifique préférée, en direct depuis la grande maison des petits hommes verts, où s’ouvriront, dans quelques instants, les travaux de nos académiciens réunis en session extraordinaire. Que dis-je extraordinaire ? En session formidable, sensationnelle, tant l’ordre du jour est exceptionnel. Chers auditeurs, il y a foule ce soir à l’Académie. A l’heure où je vous parle, philosophes, philologues, biolologues, astrologues, anthropologues, ornitholoques, généticologues, zoologues, mycologues, psychologues, ichtiologues, géologues, médicologues, sociologues, linguistologues, histologues, graphologues, paléontologues, ethnologues prennent place dans l’amphithéâtre. Je reconnais à son habit vert de Gris Son Excellence le Professeur Gerwurtz Straminer, à son chapeau violet et sa jarretière d’un beau vert anglais Sir No Comment, toujours discret. Plus loin dans les travées, en habit vert d’eau le Docteur Du Lac, de l’université de Genève qui s’entretient avec le Docteur Sapin en costume du même ton bardé de ses brillantes décorations et enfin près de la buvette du palais, le Professeur Honoré Scausa en costume vert bouteille qui, dès qu’il aura fini la sienne, rejoindra sa place. Bref, tout ce que la planète compte comme éminents googlelogues est présent. Bien que la moyenne d’âge se situe autour de 87 ans 6 mois et 17 jours, nous avons ici de la matière grise en veux-tu, en voilà, du neurone à la pelle, plus de prix Nobel au mètre carré que vous n’en verrez jamais, en QI cumulé on avoisine les 13 568. Et, chers auditeurs, c’est au Professeur Paganel que j’aperçois là-bas en smoking vert-brun tabac, sur le point d’embrocher de son épée académique un confrère impénitent qui en grillait une petite dernière en catimini, que reviendra l’honneur de présider cette séance historique. Mais ne mégotons pas, chers auditeurs, ne boudons pas notre plaisir : nous sommes, vous l’aurez compris, à l’aube d’une rencontre du troisième type : dans quelques minutes la haute assemblée examinera à huis clos l’échantillon de population rapporté par la dernière mission interplanétaire. Noblesse oblige, c’est au Colonel Alex, en grand uniforme de zouave, que revient le mérite d’assurer la sécurité de ces personnages illustres. Son âge avancé le contraignant à ne plus se déplacer que dans une papamobile d’occasion dont il vient de se rendre acquéreur, il se meut peu et jamais sans l'impulsion de son ordonnance le sergent Le Gourdin. C'est donc donc le gendarme Phil matricule 391201 qui va clore les portes de ce conclave scientifique. C’est lui également qui sonnera du clairon avant de les ouvrir, Messieurs les savants posez vos crayons, à 17 heures pétantes. Si quelques volutes de fumée blanche s’échappe, ne vous y trompez par chers auditeurs, ce ne sera que le résultat de frictions et connections neuronales démultipliées. En attendant le moment où nos chers académiciens nous dévoileront l’alpha et l’oméga des étranges créatures qui vont leur être présentées, je ferai, pour les plus jeunes d’entre vous, un bref rappel historique. Certes il n’est pas si lointain le temps où le Président Ken Eddy promettait dans un fumeux discours qu’un habitant de la planète marcherait sur la lune 10 ans plus tard. Mais les données accumulées depuis nos débuts dans l’exploration de l’espace ont révolutionné notre connaissance du monde et bouleversé notre univers scientifique. Notre premier petit pas sur la lune fut un grand pas pour les géologues. L’étude minutieuse des cailloux mesurés, sassés,pesés, analysés, concassés et même jetés en l’air, lancés au loin, ce qui fit, ne l’oublions pas quelques malheureuses victimes, permit finalement à nos chercheurs et notamment au brillantissime Docteur Divby, dont je rappelle qu’il fut l’élève de Maître Kovu, d’en déduire deux théorèmes fondateurs de la physique moderne : Tout ce qui est rond roule Tout objet lancé en l’air retombe lourdement et subséquemment il peut faire mal à celui qui le prend en pleine poire. Ayons, chers auditeurs, une pensée émue, pour notre ami Pierrot, pour qui cette douloureuse réalité s’est avérée insupportable et qui erre depuis, hagard, efflanqué, ne supportant plus la vue d’une chandelle allumée. Devenu souffleur de bougied professionnel, il vit à la belle étoile et entre deux anniversaires vous l’entendrez les soirs de pleine lune, au fond des bois, hurler son désespoir. Depuis ce voyage inaugural notre vision ambitieuse de l'exploration spatiale nous a permis de lancer sondes, clystères, navettes et fuseaux dernière génération, nés de la contraction de nos anciens fusées et vaisseaux, en direction des planètes les plus éloignées du système solaire. Souvenons-nous de la découverte de Mars et de ses habitants. Un premier voyage au printemps nous fit découvrir que les martiens étaient verts. Trop verts et bons pour des goujats déclara l’Académie fort marrie. Pourtant une nouvelle sonde fut expédiée en août. Elle révéla que les martiens semblaient bien mûrs et que leurs teints de pêche les rendaient appétissants. Malheureusement lorsque débarqua, en octobre, la mission conduite par le Capt’ain Pacha, ils étaient blets. Le Pacha pesta derechef. Quant à l’Académie elle en déduisit tout aussi derechef que la nuit tous les martiens sont gris. Ce n'est que quelques années plus tard, qu'Ylaïshen, jeune polylogue à l'avenir prometteur présenta une thèse brillantissime intitulée « Des goûts et des couleurs on ne discute pas ». Cette annonce sera suivie d'une rapide levée de boucliers de la part de la communauté astronomique. . Vinrent ensuite les pérégrinations du commandant Ulysse Kanterbrau dont la station « L’Emméchée » fut victime d’une panne de carburant. Ce héros malheureux tituba vingt ans parmi les astéroïdes, accostant au gré des courants, sans jamais tomber pourtant dans la voie lactée, quelques planètes inconnues où il s’empressait, cela va de soi, de planter son drapeau et de créer un nouveau comptoir exotique duquel Basil, petit-fils de Barbe-Noire, marin émérite et capitaine de la mission de secours lancée à sa recherche, eut toutes les peines du monde à le détacher. Il revint pourtant, le bougre, plein d’usage et raison, vider entre ses parents et sa fidèle Péné , le reste de ses verres. Sans doute avons nous eu tort, à l’époque, de sous-estimer la valeur des souvenirs de voyage qu’il rapportait : une rose, un allumeur de réverbère, un petit prince et même une queue de renard. Déçus par tant d’ingratitude ces deux astronautes se sont depuis reconvertis dans l’élevage des moutons. Mais tous les espoirs sont à nouveau permis puisque, récemment, le Docteur Rosette Le Cancrollion spécialiste des langues anciennes et emberlificotées a entrepris une laborieuse lecture de ces textes mystérieux. Sous peu, l’énigmatique « Bien-sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... » devrait livrer tous ses secrets. Passons rapidement sur l’expédition désastreuse qui nous conduisit vers Jupiter. La mission c’était pourtant déroulée sans encombre, l’Amiral Markooooooo avait piloté son bÔooooooo vaissÔooo ÔÔÔ de main de maître, évitant les trous noirs, s'orientant au fanal de Comète, pour atteindre l’astre en moins d’années-lumière qu’il ne faut pour le dire. Malheureusement il fut trahi par son second qui ourdissait en sourdine une sourde mutinerie. A peine la capsule avait-elle ajupitéri que les jupitériens confiants et curieux se rassemblaient sur le débarcadère. Au moment où l’Amiral allait entamer son discours, le vil Alibreville s’empara du micro et lança le fameux : « Vive le Jupiter libre ! ». Cela jeta sur l’assemblée un froid sidéral. On aurait entendu une météorite tomber. Le gouvernement de Jupiter nous a aussitôt réexpédié, franco de port, le module et ses séditieux occupants. Chers auditeurs je vous rappelle que nous sommes en direct depuis l’Académie où, depuis ce matin, nos illustres académiciens examinent les spécimens rapportés de la planète Terre par la mission exploratoire. Bien que rien n’ait filtré on croit savoir qu’en dépit de leur provenance les échantillons ne sont pas bleus, ni même blanc-bleu d'ailleurs. Le voile sera levé dans moins d’une heure. Notre dernier voyage enfin nous a conduit jusqu’à Vénus. Vénus, la Belle de nuit , ce Sweet Eden, dont l’éclat scintille plus fort que l’étoile Sirius elle fut saluée dès l'aube de la civilisation. Depuis qu'elle était apparue au bout d'une lunette Vénus faisait rêver les astronomes comme les poètes. Johan son illustre inventeur et ses télescopes nous annonçaient une géographie tourmentée. Ô combien de marins, combien de capitaines, combien de cosmonautes se sont imaginés escaladant ses monts, baguenaudant dans ses vallées, glissant sur ses canaux. Avant de s'embarquer sur le vaisseau qui le conduirait jusqu'à elle Santi passait des nuits entières, avec ses instruments à fort grossissement, à scruter son relief. Il discernait des pics, des plaines, des mers, auxquels son imagination et ses émois d’adolescent donnaient des noms romantiques. Un plateau fut baptisé "Aphrodite Terra", une vallée pris le nom de Joulidomi. - "Où est-il? - Eh bien Dior est là...C'est juste après sur la gauche disait Santi aux incrédules. On la voit bien elle n'est jamais très éloignée du Soleil et devient au matin "l'étoile du berger" car c'est la première "étoile" qui apparaît dans les lueurs crépusculaires ou la dernière qui disparaît à l'aube. Johan ayant la fibre mercantile a aujourd'hui pignon sur rue. Tour opérateur richissime il vend du romantisme et de la Vénus de miel à des autofusées de jeunes mariés plutoniens. Santi devenu gondolier propose des balades sur les canaux. Chers auditeurs, une source bien informée nous indique qu’au troisième top il sera exactement dix-sept heures. Le gendarme étant marseillais, le clairon prend son temps et ne sonne qu’à dix-sept heures trois. Le Sergent Le Gourdin pousse la papamobile. Le Colonel Alex pousse les lourdes portes de chêne. Et la chevillette choie. Chers auditeurs, nous sommes en direct-live. Les portes sont ouvertes. Je suis...Je suis à bas, abasourdie, sur le cul quoi ! Que vois-je ? Mes yeux n’en croient pas mes oreilles ? La régie vous m’entendez ? Le spectacle est terrible. Dans mon casque, le réalisateur crie « Coupez ! Coupez !». La scène orgiaque est indescriptible. Mais en professionnelle accomplie je m’emploierai néanmoins à vous la décrire. En gros , c’est le brodel. L’académie a jeté sa coupole par-dessus les moulins. Dès l’ouverture des portes, le colon est tombé en cataleptie. Le gourdin, qui en avait plein les bras, s’est affalé bras en croix sur le parquet marqueté, Phil en a avalé son clairon. La sécurité n’étant plus assurée, je m’immisce dans l’hémicycle. Je cherche du regard les extra-terrestres non pardon les terrestres. Un échantillon s’approche : « - On ne dit pas des terrestres mais des terriens et en l’espèce, des terriennes puisque nous sommes de sexe féminin. Bonjour, je m’appelle Xiane et je viens du XX° ». Les académiciens du premier rang la suivent des yeux, béats d‘admiration tandis que calmement, elle rouvre son livre, et, détachant les syllabes dans une parfaite allocution, elle reprend la dictée : « Pour parler sans ambiguïté…sans ambiguïté » Attention , je compterai les fautes d’accent. « Pour parler sans ambiguïté ce dîner à Sainte-Adresse, prés du Havre » Comme vous n'êtes pas du pays, j’inscris les noms propres au tableau, « Pour parler sans ambiguïté ce dîner à Sainte-Adresse, prés du Havre malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veau et les cuissots de chevreuil…». Dix-sep académiciens bedonnants et binoclards alignent sagement leurs fautes d’orthographe. Ils sont quatre-vingt-treize autour de Gladys. Elle bouge son monde la pitasse. – « Dis-donc toi t’es tout seul dans ta tole. Je te mets deux SDF pour Noël. L’astrologue tu viens aux resto du cœur faire un numéro de prestidigitation : tu multiplieras les pains. Hé les génies arrêtez de me prendre la tête, La pétition est en blanc? Eh alors? Une croix en bas. Je ferai des photocopies». Plus loin un groupe de barbons savants entoure …entoure quoi au fait ? Je me fraye un chemin pour découvrir au centre de l’attroupement un échantillon d’échantillon. Un petit truc, une miniature…Miniature mais grande gueule. « Salut moi c’est Pat » Sans me prêter plus d’attention elle explique qu’elle vit dans le plus beau village de la plus belle région de la plus belle île du monde. Le Docteur Domi vient de hausser un sourcil gauche à peine dubitatif. Il est aussitôt séché d’un coup de boule dans …l’estomac. Petite mais nerveuse l’insulaire… Très nerveuse mais très petite... Sur l’estrade une flopée de Prix Nobel, yeux exorbités, laissent tomber des mâchoires de loups de Tex Avery devant une Dora somptueuse, en body de cuir rouge, qui réprimande vertement une sommité du monde scientifique. – Répétez après moi petit Nobel libidineux : « La femme est l’avenir de l’homme. Dora est une femme donc Dora est l’avenir de l’homme ». A chaque hésitation elle lacère d’un coup de cravache les fesses flageolantes du vieux professeur Frank qui ânonne, penaud, sous le regard envieux de ses petits camarades qui attendent leur tour. Dans la travée centrale trois rangs de chercheurs salivent autour de P’titange et Rubis. Avec des mines gourmandes elles refont le dernier repas des bannièristes. Aux rillettes de canard et aux grattons l’ethnologue a l’oeil mouillé, le sociologue desserre sa cravate, au rougaï de Lolo et à ses épices, la tension monte d’un cran. Au flop d’un bouchon de Bordeaux l’astrologue bave et les oenologues connaissent une fulgurante érection. Le philosophe salive tandis que s'empourpre l'ornithologue. Par contre un philologue et deux sociologues ne résisteront pas à la simple évocation du Saint Nectaire fait à point. Et tandis que je m’éloigne deux vieillards cacochymes s'arrachent la recette du pain d’épice maison. En chaire, les cheveux relevés en chignon impécable d'où s'échappent dans un désordre savamment organisé quelques folles mèches blondes, vétue d'un petit tailleur gris souris BCBG en diable, Eve explique à un auditoire de vieillards médusés, qu’elle n’est pas blonde partout. Et pour que nul n’en ignore elle remonte sa jupe sur ses bas résille, ôte son string et le lance négligemment au doyen de l’Assemblée. Lorsque l'objet du délit atterri sur ses genoux, le professeur Tarentino est aussitôt pris d’une violente poussée d’acnée juvénile. Il se dresse d'un bond, abandonnant le fauteuil roulant qu’il n’avait plus quitté depuis trente ans et s’adressant à son phallus il dit : « Tu quoque Phallus. Lève-toi et marche ». Bon là j’ai sommeil, je finirai demain.
| Ptitange - 908884  Publié le 05/01/2006 à 23:55  chapeau bas , Mâme Solé et ... vivement la suite !!!!!
| Rubis - 1012529 Publié le 06/01/2006 à 00:17  Alors la !!!! Je suis sans voix ma solé , c'est absolument grandiose Et comme le dit si bien ptitange, vivement la suite | 1243313 Publié le 06/01/2006 à 00:24  SOLE...olé et en bon oeunologue seul savant à avoir echappé à cette grandiose assemblée je léve mon verre à ta santé et te reserve ma meilleure bouteille en remerciements pour cet aparté ( de marcassin ) qui a eu raison de ma sinistrose !!! Mille mercis ma douce figue de barbarie corsicaine ! SUPERBE.......! | Orzo bimba & Tarentino - 558574  Publié le 06/01/2006 à 00:25 
Citation: s’adressant à son phallus il dit : « Toi aussi, lève-toi et marche ».
Il court plus vite que moi même! | 1151591 Publié le 06/01/2006 à 00:33  Comment ai-je pu oublier l'oenologue. Mes ancêtres doivent se retourner dans leur tombe. | 1243313 Publié le 06/01/2006 à 00:41  SOLE la magnifique !!! Je te jure que j'ai vérifié TROIS fois et je n'en croyais pas mes yeux pourtant : in vino véritas et tasse tu connais y compris le taste vin ... Tu t'es dopée au St-Amour ou au Cotes de Beaune pour nous concocter ce plat royal comme le KIR du même nom que je lève à ta santé ! ENCOR...... et | Mladen - 595300  Publié le 06/01/2006 à 06:43  Solé!! On attend la suite! | 1447757 Publié le 06/01/2006 à 07:59  Eèèèève, la suite... vite !!! Soledonne, t'es géniaaaaale !!! Mais qu'est-ce qu'on se marre ici !!! Une pour alibreville qui a eu cette idée géniale !! | xiane - 381776  Publié le 06/01/2006 à 08:05  j'en chiale !! putaing ça fait du bien !!! | FRANK - 770362  Publié le 06/01/2006 à 09:09  Ce matin là, le Brank, dès potron-jacquet, sorti de sa caverne en sifflotant le tube à la mode : « Allumer le feu » dont le refrain disait : « Dès qu’on l’aura inventé !! On pourra ma foué Allumer le feu ! Allumer le feu ! » Il avait plu des météorites toutes la nuit et comme le disait si bien le grand pouët néanderthalien ackôbraël : » la plaine était fumante et brillait sous juillet », sauf qu’on était en Novembre et qu’il meulait grave. Le Brank hâta le pas et se dirigea prestement vers la grotte du chef, Pragamel !!!Il pénétra dans l’antre de « vieille peau retournée ». C’est comme ça qu’ils appelaient le chef quand celui-ci n’était pas là. En effet, Pragamel, soit pour faire du style ou soit parce qu’il gâtouillait, portait ses peaux d’ours non tannées et à l’envers : la fourrure en dedans et les morceaux de chairs sanguinolents à l’extérieur !!! « J’aime bien cette couleur rouge « disait-il, « cela va bien avec mon teint rubicond » ! Pragamel était de mauvaise humeur ce matin. Diorepala, n’était pas là, vu qu’elle avait encore découchée mais ce n’était pas la raison de l’ire du vieux barbu. « Je ne retrouve plus rien !!!Ni mes os de phacochères que j’avais pas fini de ronger, ni ma peau d’ours bleue, celle dont les viscères sont pourris, ma préférée !!!Plus rien !!! Et le pire, regarde !!!Elle a lavé le mur où je faisais mes dessins, des chefs- d’œuvres !!! » Le Brank se disait in petto que ces barbouillis à la con de petits bonhommes encerclant un mammouth super mal dessiné avec de la fiente de porc ne seraient une perte pour personne. Pragamel continuait de rouscailler : « Ah ! Ces femelles !!! C’est sympa 5 minutes (Pragamel était précoce) mais il ne faut jamais vivre avec !!!Toi, tu as fait le bon choix Le Brank !!!Tu vis seul !!! -Ben justement » le coupa Le Brank, « j’ai plus l’embarras que le choix et je viens te demander la permission d’aller chasser la femelle car je commence à en avoir lourd dans mon slip en tigre (à cette époque, dès qu’un homme était pubère, il mettait tous les ans un silex dans son slip jusqu’à ce qu’il attrape par les cheveux sa première femelle). » -Prends la Candyraton, la Patatra ou la nouvelle « celle qui vient de la terre des montagnes qui crachent » !!!Un bon coup de massue derrière la tronche et l’affaire est dans le sac » Le Brank semblait embarrassé : « Chef, j’avais plutôt pensé à une femelle de "la terre de la rivière aux pierres jaunes » qui est à trois jours de marche vers Cêrgylehôôô, nous pourrons ainsi sceller une alliance avec cette tribu pacifique ? » -Une alliance avec les Naimbus Peroxydis ?C’est une bonne idée !!Il paraît que leurs femelles sont bonnes sous l’homme !!!Va Le Brank, mais soit prudent, tu es mon meilleur guerrier !! -Merci Chef !!!Heu, quand j’aurai ramené ma femelle, je pourrai changer mon nom vu que c’est la coutume et que le mien est assez ridicule !!Déjà que « fils de Cradô » c’est pas facile à porter… -Si fait, le Brank, comment veux tu t’appeler ? -Ben, les filles de la tribu quand nous étions petits et que nous jouions nus à plonger à la cascade m’appelaient : ..« Brak » pour me moquer…et comme tu le sais, je n’ai pas de haine dans mon cœur… » -Soit !!!Quand tu reviendras de ta quequête (terme usité à cette époque pour désigner la recherche de femelle), tu seras : « Brak », le grand Brak A suivre…
| 1151591 Publié le 06/01/2006 à 09:25  Brak ( sans c) Je n'ai qu'un mot: Mard'alors | 1103900 Publié le 06/01/2006 à 09:25  Sole .! ou comment maintriser l'art de l'écrit(humour) avec finesse et respect | xiane - 381776  Publié le 06/01/2006 à 09:27  encore !!! | 1151591 Publié le 06/01/2006 à 09:28  C'est un joli compliment. Merci Sandy | 1447757 Publié le 06/01/2006 à 09:29  Brak Et Eve, qu'est-ce qu'elle fout cte feignasse ? elle devait pas écrire une suite ?
| FRANK - 770362  Publié le 06/01/2006 à 09:32  je viens de te lire Sol!!!!Et je suis scotché Bravo et à tous!!!Super sympa ce fil | 1305770 Publié le 06/01/2006 à 10:33  bon alors là !!! sole tu es une grande écrinaine bravo à toi !!! trop drôle et Frank chapeau aussi pour la suite des périples des crocs mignons | Orzo bimba & Tarentino - 558574  Publié le 06/01/2006 à 10:39  grande "écrinaine" | 1305770 Publié le 06/01/2006 à 10:40  ben vi !!! c'est une écrinaine pleine de vaine  | 1305770 Publié le 06/01/2006 à 10:48 
Citation: -Une alliance avec les Naimbus Peroxydis ?C’est une bonne idée !!Il paraît que leurs femelles sont bonnes sous l’homme !!!Va Le Brank, mais soit prudent, tu es mon meilleur guerrier !!
oui soit prudent | L'enfer est pavé de bonnes intentions - 709689 Publié le 06/01/2006 à 12:00 
J'ai mélangé les deux: Le héros a RV avec une créature rencontrée sur le net Le héros prend une veste en draguant Ils se sont rencontrés sur le NET, dans un forum affectueux, peu avant les fêtes de fin d’année. Elle est blonde, elle a des yeux clairs, de ces yeux aspirants qui laissent rêveur et elle a une formidable culture générale, ce qui pour une vraie blonde est rare. Certes il a décelé ça et là des erreurs dans ses propos mais, subjugué par la beauté et le mystère de Diorella il est tombé en amour comme jamais ! Il est jeune, plutôt petit et mince, du genre timide, et même sur internet il se réserve. Affectionneux, tel est son nom, tiens difficilement la conversation face au sergent Legourdin. Il essaie bien de le contrer dans ses propos, mais finit toujours à la corvée de chiottes, tandis que le colonel Alex se moque. Dans ces moments il songe amèrement à Yala ou à Alibreville qui ne le défendent même pas, ces lâches, et il pleure. Entre deux séances de pompes imposées par Domi, il a eu le courage de lui écrire. Une encyclopédie sur les genoux, il a eu plusieurs échanges très émoustillants avec elle. La mécanique des fluides et les secrets de la physique quantique ont occupé leurs nuits blanches et Affectionneux n’a cessé de songer le jour à l’étude par Planck du rayonnement du corps noir ou au grain de lumière. Bosons… fermions… milieux continus déformables… tout s’est bousculé dans sa tête et il est devenu comme gourouïsé. Ses proches se sont inquiétés et quand ils l’ont questionné, il a eu une manière « spirituelle » de dire : - Je suis amoureux ! Avec un air tout a fait niais ! Est venu le moment d’une rencontre. C’est Diorella qui avait pris l’initiative, elle lui avait donné rendez-vous dans un restaurant parisien. Il s’aperçu à l’occasion qu’ils n’avaient jamais évoqués leur lieu de vie et comme il était de Provence, ça lui faisait quand même un bout ! Mais on ne badine pas avec l’amour et dans le train qui l’amenait à la capitale, les images de sa blondeur et de ses yeux clairs lui adoucissaient l’âme. Même, dans un demi-sommeil le souvenir de son collier de perle, entrevu sur le forum, lui émoustilla les sens ! Il récapitula. Nous avons rendez-vous chez la Mère Lachaise à 20H00, nous avons tous deux notre photo sur affection, nous ne pouvons pas nous rater. Je suis allé chez le coiffeur et je suis rasé de près. Pourvu que je ne bégaye pas ! Cela faisait plus d’une demi-heure qu’il attendait chez la Mère Lachaise mais il ne s’ennuyait pas car deux femmes à la table voisine avaient attiré son attention. Elles semblaient passablement ivres et tandis que celle en rose levait les cuisses comme une grenouille, celle en noir tirait sur sa jupe en levant les yeux au ciel. Un homme chauve vint et les fit sortir avec un sang froid remarquable. Quelques minutes plus tard un homme vint vers Affectionneux, lui broya la main en le serrant contre son ventre, tout en écrasant la cigarette qu’il voyait fumer dans le cendrier. Il se présenta. Il était le professeur Paganel. Content de rencontrer son élève (c’est le mot qu’il employa) il ne cessa de bavarder tout en passant la commande. Une heure plus tard, Affectionneux n’avait toujours pas compris la situation et se demandait ce que faisait cet homme à sa table, où était passée Diorella et comment faisait cet homme pour parler, boire et manger tout à la fois ! Le professeur se leva enfin et, solennellement, lui remis sa veste en souvenir. Enchanté dit-il, de leur rencontre. Puis il disparu prestement ! Affectionneux resta un moment songeur sur sa chaise, puis le garçon lui fit comprendre qu’il fallait partir maintenant. Il se retrouva sur le trottoir avec sur le bras une veste rouge, une superbe veste rouge !
| 1151591 Publié le 06/01/2006 à 12:09 
Citation: J'ai mélangé les deux: Le héros a RV avec une créature rencontrée sur le net Le héros prend une veste en draguant
Rien que de très logique en somme
| xiane - 381776  Publié le 06/01/2006 à 12:51 
Citation: lui broya la main en le serrant contre son ventre
arfff tu es sûr alibreville que tu n'as jamais rencontré paga-noël au réel ???  | 1305770 Publié le 06/01/2006 à 14:47 
Citation: Elles semblaient passablement ivres et tandis que celle en rose levait les cuisses comme une grenouille, celle en noir tirait sur sa jupe en levant les yeux au ciel. Un homme chauve vint et les fit sortir avec un sang froid remarquable.
ça me rappelle oups il vaut mieux que je me taise | xiane - 381776  Publié le 06/01/2006 à 15:30  un certain 18 juin !!! | FRANK - 770362  Publié le 06/01/2006 à 15:34  Le lendemain, Pragamel décida de réunir la tribu pour une garden party…le vieux chef adorait ces réunions impromptues qui ne changeaient rien des agapes collectives quotidiennes sauf qu’il pleuvait. Toute la tribu des cros mignons faisaient cercle autour d’un mammouth de belle taille dont ils arrachaient avec aisance, qui un cuisseau, qui une aile car à cette époque les mammouths volaient ! « -Mes chers amis, nous sommes ici en ce jour de l’an de grâce 7048 avant Jean Claude pour souhaiter une bonne quequête à notre compagnon Le Branke car comme le dira un jour le pouët Dubellay : Heureux qui comme le Brank a fait un beau voyage »…il faut vous dire que les propos de « vieille peau retournée » étaient pour le moins abscons pour toute la tribu, mais comme c’était le plus vieux-il n’avait pas loin de 42 ans-il était le chef incontesté. Pagramel continua de parler jusqu'à plus d’heures, du mammouth ne restaient que les os et les plumes…enfin, le chef appela près de lui le fier guerrier Le brank : "- Le Brank, tu vas accomplir un long périple durant lequel tu devras traverser des territoires hostiles il te faut choisir tes cros mignons de voyage." Le Brank s’avança et se plaça face à la tribu. « -J’ai déjà fait ma sélection O grand Chef !!!Je partierai avec Candyraton qui nous guidera jusqu’à « la terre de la rivière aux pierres jaunes », Santinô dont l’éloquence et la malice nous seront d’un grand secours pour négocier nos passages en territoires ennemis, Xiana la guerrière, si jamais y’a du grabuge et Patatra qui pourra le cas échéant nous servir de monnaie d’échange chez les naimbus pyroxidis . » A suivre
| 1151591 Publié le 06/01/2006 à 15:35  Les immortels ont pété les plombs. J’assiste à des scènes dantesques que la morale m’interdirait de décrire si ma carte de presse et mon statut de pigiste ne m’y incitaient vivement : Le stylo derrière l’oreille, le Président Paganel se roule un joint. "- Fais tourner ma poule, dit-il, en le passant à P’titange. Reprenant ses notes, il les compulse avec fébrilité, pose six, retient trois, efface tout, recommence sans jamais parvenir au même résultat. - "72 % des terriennes sont brunes. 15,2 % sont blondes… pour tout ou partie. T’titange mon lapin t’es comment en dessous de la ceinture ? Ah bon ? C’est pas banal ça…Je compte les blondes, j’ôte les demi blondes et les fausses blondes. Où vais-je mettre les épilées. Heu Mesdames, s’il vous plait pourriez-vous me dire si, toutes choses étant égales par ailleurs, il existe sur votre planète des brunes à poils blonds ? Bon je continue : Les rousses ont des tâches de rousseur. Si la peau d’Eve est vierge, P’titange est une blonde tachetée. Merdre ma truite saumonée tu fous en l’air mes statistiques. Les brunes ont les cheveux courts sauf Dora qui est plus brune que les autres mais qui a les cheveux plus longs. Un peu pour les beaux yeux de Rubis, beaucoup pour le supplément de pain d’épice qu’il espère, Eliott Ness Café, criminologue de renommée planétaire, moud quelques grains en fredonnant : « V'là ton café Rubis la rousse, toi donc les baisers font carburer…. » Malheureusement pour lui l'esprit de Rubis n'est plus à la tambouille. Ramassant la cravache abandonnée elle s'initie à l’éducation à l’anglaise pendant que la grande Dora joue à la petite bête qui monte, qui monte, qui monte… avec le Docteur Divby. Bien qu’elle ne soit dévêtue que d’un boa rose, le célèbre herpétologue reste froid. Prétextant que sa robe pourpre le destinait naturellement à de telles fonctions, en dépit des avertissements de Benoit le Seizième, le Cardinal Laurent de Pce, Nonce apostolique s’est auto-proclamé président de «Ni putes, ni soumises » et pape en Avignon. Le schisme semble inévitable. Maître Jepe que Gladys vient de nommer à la tête des restos du cœur a finalement trouvé à la bibliothèque, entre "Le gourdin à la plage" et "Santi au Congo" le « Bocusse à la portée de toutes les bourses » qu'il potasse consciencieusement. Le doyen Tarentino tente vainement de rattraper son sexe qui, désormais, le précède d’une courte tête. - « Mon royaume, mon royaume pour mon zizi » hurle de centenaire effréné. Couché en travers des genoux de Xiane qui l'oint délicatement du baume au miel onctueux dont le secret lui fut révelé par sa grand-mère, le Professeur Frank pleure toujours à chaudes larmes. Rien ne parvient à le dérider, il refuse les cachous que la dame lui promet si gentiment et réclame obstinément son doudou. Si elle a perdu son string Eve n’en a pas moins conservé son quant à soi. Au tableau elle dessine au tableau avec application les positions du Kama-Soutra pour un parterre de gâteux contorsionnés. Le docteur Nietsz Hého qui n’a pas tout compris, la remercie d’illustrer ainsi son prochain ouvrage : « Avec les mains aussi parlait Zaratoustra » Depuis l‘ouverture de la séance Domi a fait de remarquables progrès. Il chante maintenant «Ô Corse, île d’amour » en polyphonie et dans un Vénacais presque parfait ne serait-ce une légère pointe d'accent cortenais*. Pat, juchée sur une table, peut enfin le toiser d’un regard hautain. C’est alors que derrière son monocle s'ouvre l'oeil du Colonel Alex ... * Pour tous sauf Pat Vénaco-Corte = 9 km. C(est vous dire les progrés.
| 1151591 Publié le 06/01/2006 à 15:41  C'est beau Frank. On dirait du Kovu. | 1305770 Publié le 06/01/2006 à 16:20  ahhhhhhhhhh je me régale vivement les suites !!! du coup moi je me repose | <<Première | <Précédente | 6 | 7 | 8 | Page 9 | 10 | 11 | 12 | Suivante> | Dernière>>  Accueil | Conditions générales | Publicité | FAQ | Contact
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