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Nos fêtes, traditions et cultures

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2123913 Publié le 23/08/2007 à 18:48 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Dans le monde entier, chaque pays possède ses habitudes, sa culture et ses coutumes. En Côte d'Ivoire, la célébration de "l'Abissa" est une des nombreuses coutumes connues dans tout le pays. "Abissa" signifie célébration de l'année nouvelle : c'est un peu le premier janvier des Bassamois. Elle concerne toute la région de Bassam, d'Assinie, de Hafeiré ainsi qu'une bonne partie du Ghana.

L'Abissa est une fête de moisson (maturité des graines de Palme) ou l'occasion est de
demander santé, prospérité pour l'année à venir en faveur de toute la communauté.

Manifestations de Tam-Tam, chansons, danses, cortège du tam-tam sacré


Cette cérémonie dure une semaine. Débutant le premier dimanche du mois de novembre, elle s'achève le dimanche d'après, et ce, chaque année.

Tous les tam-tam sont mis en "berne", ce qui signifie qu'à partir de ce moment-là, et ce jusqu'à la fin de la fête, aucun baptême, aucunes funérailles et aucune célébration ne sera annoncée, ou fêtée, l'"Abissa" ayant la priorité et le monopole sur tout.

La région de Bassam concernée par cet usage est divisée en sept familles qui possèdent un signe particulier :

- le feu : les villageois défilent avec des braises, des flammes

- l'eau : ils se déplacent avec des cruches remplies d'eau

- le chien : ils tiennent un chien en laisse

- le chat : ils conservent un chat dans leurs bras

- les céréales : ils transportent des calebasses pleines de graines

- le maïs : ils se confectionnent des colliers

- l'or : ils se parent d'or

Cette représentation correspond au carnaval "Appolo" (peuple bassamois). Ceux-ci exécutent des danses, de la musique... Le jour le plus important est le mardi. En effet, tous lesgrands actes effectués pendant l'année sont jugés pour les mauvais ou glorifiés pour les bons. Mais tout se passe en paraboles : aucun nom n'est cité. Le dernier jour, le Roi asperge tout le monde avec une mixture d'eau et de kaolin, destinée à conjurer les mauvais sorts.

A quinze heures se déroule la fête publique de clôture à laquelle assistent les touristes, européens ou africains. Il y a une grande fanfare, tout le monde est richement vêtu et paré d'or. C'est cette partie de l'"Abissa" que tout le monde connaît et apprécie. Et à la fin du grand carnaval, les tam-tam reprennent leurs fonctions.

Je vous invite à nous parler des fêtes, cultures et traditions de chez vous. Si possible avec les dates. Merci de dépenser votre temps à participer ou à lire tout simplement ce forum.
2123913 Publié le 23/08/2007 à 18:52 supprimer cette contribution
Fête des Générations
Il existe deux époques:

Epoque déterminée qui correspond avec les récoltes, on trouve la fête des ignames qui se pratique chez les Agni, les Abron, la fête du Karité dans la région des savanes et la fête du riz dans le sud.

Epoque indéterminée qui correspond avec les funérailles, la région Sénoufo est très réputée par ses masques.


Fête du Dipri Gomon, chaque année à la période du mois d'avril fête son Dipri (Fête des Génies).

Un spectacle hallucinant vous attend à cette occasion. Vous pourrez voir des personnes se blesser volontairement avec des couteaux et autres armes pour ensuite assister à la cicatrisation. Une force mystique se dégage de cette cérémonie.


2123913 Publié le 23/08/2007 à 18:55 supprimer cette contribution
Fête du Far
Grand-Bassam
, festival des Arts de la Rue, manifestations artistiques et Sportives:

Théâtres de Musique, Projection cinématographique dans le vieux cinéma plein air,courses de chevaux, de pirogues, de mobylettes et luttes traditionnelles.

Fête Gueheva

Festival des masques de Man. La ville de Man organise et présente une manifestation
de dimension nationale et internationale. Une occasion à ne pas manquer pour admirer
les masques, chants et danses traditionnelles. Chaque année, du 1er au 5 mars
PrettyBoy - 1169695lui écrire blog Publié le 23/08/2007 à 19:49 supprimer cette contribution
Il faut les conserver a tous prix.
2123913 Publié le 23/08/2007 à 21:44 supprimer cette contribution
Citation:
Il faut les conserver a tous prix.

Je le pense aussi.

Fête des Masques

Le masque est un élément centralisateur vers lequel tendent toutes les actions rituelles,religieuses et sociales en pays Dan, Wê, Sénoufo et Mahou. Le masque assure encore dans ce monde moderne un rôle intermédiaire entre le devin et les hommes.

Il existe différents types de masques:


Masques SAGESSES, d'origine noble et puissant

Masques GUERRIERS, qui incarnent la puissance et la force

Masques CHARMES, ou danseurs (Guéhé Dro) représentent la danse et le chant

Masques MENDIANTS, qui animent la joie

Masques GENDARMES, qui assurent la propreté et protection contre les incendies

Masques COUREURS, qui défient la rapidité

Masques CHANTEURS, réputés pour leurs voix

Masques SORCIERS, ou exorciseurs sont craints par leurs puissances mystiques.

2123913 Publié le 23/08/2007 à 22:29 supprimer cette contribution
En Côte d'Ivoire, l'igname, plante tropicale vivace et grimpante à gros tubercules, est intimement liée à l'histoire d'une partie du peuple Akan. Ce tubercule aurait été salvateur pour ce peuple dans une circonstance donnée de son histoire.

Il a tantôt fait son apparition mystérieuse à un moment critique pour sauver certains groupes d'hommes d'une famine effroyable, tantôt joué le rôle d'un aliment à propriétés particulières, voire surnaturelles.

D'où l'instauration par ce peuple d'une fête de l'igname qui apparaît comme la participation du vivant à un festin en l'honneur du tubercule salvateur.

Le peuple Abidji de Gomon aurait été sauvé au temps jadis, d'une terrible famine grâce à des ignames qui avaient poussé spontanément à l'endroit où fut enseveli sur l'ordre du génie Bidyo, le fils d'un chasseur. Ce fut l'origine du Dipri où la commémoration du sacrifice de Bidyo, fête qui draine chaque année à la fin du mois d'avril, à Gomon, dans la région de Sikensi, des foules d'hommes venus de tous les horizons.

Chez le peuple Agni de l'Indénié, la fête de l'igname revêt plus de solennité que les autres rituels en usage dans la région. C'est l'occasion de la grande sortie annuelle du roi, avec tout le cérémonial qui s'y rattache.

Chez les Baoulé, grands cultivateurs et consommateurs d'ignames, la fête du tubercule n'est pas prête de disparaître. En général ces peuples Akan ont l'igname comme référence calendaire, c'est la récolte de la nouvelle igname qui annonce le nouvel an.

Chez les Abbey, on manifeste deux fois dans l'année en l'honneur de l'igname mais la véritable fête des ignames en pays Abbey, c'est le "sacrifice du Miripôh", célébré de façon très sobre.

Le "Djidja", célébré avec faste pendant trois jours et improprement appelé "fête des ignames", est en réalité la fête de la purification qui marque la fin d'une année et le début d'une autre. Honneur est seulement rendu à l'igname pendant ces festivités car le premier jour, uniquement l'igname est consommée par les populations après certains rituels.

Les origines du Miripôh

Le sacrifice du Miripôh est la fête des prémices de l'igname précoce pour remercier Dieu, les génies et les ancêtres. Ce sacrifice fait par le chef de terre est très important pour les populations car il sonne le départ de la consommation de l'igname dans tout le village.

Personne dans le village n'a le droit de consommer l'igname précoce fraîche même achetée au marché, avant ce sacrifice qui se fait dans les mois de juillet et août.

Le chef du village d'Erymakouguié 1, dans le canton Tchoffou, est toujours le premier à faire le sacrifice du Miripôh. A sa suite, les chefs de terre des autres cantons Morié, Khos et Abbeywé peuvent au jour qui leur convient faire leur sacrifice.

L'honneur de démarrer le sacrifice du Miripôh dans tout le département revient au chef de terre d'Erymakouguié 1, car selon la légende, le peuple Akyé a été sauvé d'une grande famine grâce à un chef de terre de ce village qui aurait accepté à la demande d’un génie, de donner son fils unique en sacrifice pour sauver le peuple d'une extinction certaine.
Le corps de l'enfant immolé aurait été découpé en morceaux et mis dans des buttes qui ont produit instantanément des ignames.

Le génie a donc dit au peuple de ne pas manger l'igname tant que le chef de terre qui a autorisé le sacrifice de son enfant n'en aura pas goûté, au risque de se voir frappé d'une malédiction.

Le sacrifice du Miripôh est donc la commémoration du sacrifice fait par ce chef de terre.

Le rituel du Miripôh

Tout part du défrichement d'une parcelle de forêt pour le champ. Le premier jour, on défriche 2 ou 3m2 de forêt. On y place un signe pour indiquer son intention de créer à cet endroit un champ. On parle alors aux génies qui habitent les lieux pour demander leur amitié et obtenir leurs faveurs. On prend aussi l'engagement de partager avec eux ce qui va sortir de ce champ. On leur offre du tabac et de la boisson pour sceller le pacte d'amitié.

La récolte de l'igname se fait à la septième lune qui apparaît au plus tôt à la fin du mois de juin mais généralement dans la première quinzaine de juillet.

Il s'agit de la variété d'igname appelée "Darie", dont la tige produit deux fois. La première production sert à la fête du Miripôh et à la fête du Djidja, la deuxième production qui est un rejeton appelé "Olo" en langue Abbey, étant conservée pour la future semence bien qu'elle soit consommable.

Les premières ignames sorties des buttes sont offertes aux êtres invisibles qui habitent les lieux. On choisit deux petites ignames qu'on fend en deux. La moitié de chaque igname est placée à chaque extrémité du champ en amont et en aval. Sur le chemin du retour au village, on laisse tomber un morceau d'igname à la traversée de chaque rivière et à la croisée des chemins.

La veille de la fête, le tam-tam parleur, l'Etigbanon, annonce la nouvelle à tout le village, vers 18 heures.

Le chef de terre offre un canari de vin de palme ou une bouteille de vin rouge au tambourineur et il verse lui-même de la boisson en invoquant Dieu, les génies des rivières du village et ceux des rivières où l'igname a été produite.

Les ancêtres sont invités à venir manger le lendemain le repas qu'il va leur offrir. Il leur présente ensuite les victuailles et les animaux à immoler (oeufs, poulets et moutons généralement).

L'igname du sacrifice est gardée avec soin pour la tenir éloignée des cabris et des moutons, car ces animaux ne doivent pas la consommer avant le sacrifice.

Le jour de la fête, tous les outils utilisés pour la réalisation du champ sont lavés et placés ensemble à un endroit précis. Dès 08 heures, le repas du sacrifice est prêt. Le chef de terre se rend à un chemin de sortie du village sans traverser une rivière ou une grande route.

On choisit un emplacement où un autel est dressé pour l'offrande constituée d'une boule de foufou blanc, d'une boule de foufou rouge, du jaune et du blanc d'oeuf, du poisson, du foie, du coeur, des pattes et des parties blanches et rouges des animaux immolés.

Le chef de terre goûte d'abord le repas à offrir, puis invoque Dieu, les mânes des ancêtres, les génies des rivières, des étangs sacrés et des bois. Il appelle leur bénédiction sur la population, les enfants, les jeunes, les femmes, les hommes, les élèves, les étudiants, les travailleurs et les cadres.

Il demande la santé de la population et l'abondance de la production agricole sur le village. Ensuite il offre à boire, généralement du vin de palme, à ses invités invisibles.

Sur le chemin du retour, il jette du foufou des deux couleurs à gauche et à droite. Revenu chez lui, il place du foufou sur les outils préalablement lavés et rangés pour les récompenser de leur effort.

Il jette du foufou dans les coins et recoins de la cour. Enfin il mange et invite les sages qui forment sa cour à manger avec lui. On arrose le repas de vin de palme. Le tam-tam parleur annonce l'évènement à la population: "Nanan a mangé l'igname, Nanan a mangé l'igname".

Les femmes peuvent maintenant préparer l'igname pour tout le village.

Le sacrifice du Miripôh, véritable fête des ignames en pays Abbey, précède la fête du Djidja (fête de la purification) qui démarre en septembre pour prendre fin en décembre, selon un ordre précis.

Le canton Morié ouvre les festivités en septembre, suivi du canton Tchoffou en octobre. Le canton Khos prend la relève en novembre et la série des fêtes s'achève en décembre avec le canton Abbeyyé.

Selon les chefs de terre, on ne peut pas aller à la fête de la purification sans avoir fait le sacrifice du Miripôh.
2117444 Publié le 23/08/2007 à 22:37 supprimer cette contribution
F. tres educatif ton forum


Citation:
l'igname, plante tropicale vivace et grimpante à gros tubercules, est intimement liée à l'histoire d'une partie du peuple Akan.


J'en mange souvent.

J'achete a Food Lion c'est 1 super marché ou tu peux trouver des trucs exotiques.

comment tu les prepares?

Moi je fais bouillir avec du lait et de l'eau et je fais une purée.
Il est vrai que ma mere qui est beti ne m'a pas appris cette recette mais je préfere les manger comme ca.
2123913 Publié le 23/08/2007 à 23:01 supprimer cette contribution
Citation:
tres educatif ton forum


Merci Miss

Citation:
comment tu les prepares?

Ma recette foutou igname
Moi, je les épluche, je vais bouillir l'igname dans de l'eau salée et je les pile dans un mortier ou je le mets au mixeur pour faire du Foutou d'igname que je mange avec une sauce au choix. Je préfère la sauce aubergine.

Mes frites d'ignames
C'est simple. Je les épluche, les laves, je mets une pincée de sel et je les fais frire dans de l'huile de palme.

Ignames vapeur
Après les avoir épluchés, lavés etcetera, je les mets dans de l'eau salée. Je laisse cuire.
Cuits de cette façon, elles peuvent être un excellent accompagnement pour plusieurs plats.

Je n'ai jamais mangé avec du lait. J'essaierai pour voir ce que ça donne.


2117444 Publié le 23/08/2007 à 23:08 supprimer cette contribution
Essaye tu verras.

L'eau, du lait et un peu de seul.
Ca bouillit et devient tendre apres tu rends en puree

Yummy
2123913 Publié le 23/08/2007 à 23:45 supprimer cette contribution
Citation:
Fête de la puberté chez Adjoukrou?


Quelqu'un peut me parler de la fête de la puberté chez les Adjoukrou?

Je sais que c'est le passage de la puberté à l'âge adulte, que les jeunes filles doivent porter plusieurs vêtements traditionnels offerts par leurs parents ce jour là et que ça se fête la semaine prochaine à Dabou.

Je sais aussi que même quand la jeune fille a eu un enfant hors mariage avant cette cérémonie, elle doit participer à cette fête. Rien d'autre.
Jean Némar - 925852lui écrire blog Publié le 24/08/2007 à 00:07 supprimer cette contribution
Citation:
J'achete a Food Lion c'est 1 super marché ou tu peux trouver des trucs exotiques.


Quoi? Food Lion c'est Delhaize, mais ici il n'ont rien d'Africain. Meme pas des plantains!
L'igname en Belgique c'est surtout chez les Ghaniens, eh oui, des Akans donc
Par contre les escargots Ivoiriens, faut aller a Paris pour ca.
2117444 Publié le 24/08/2007 à 00:21 supprimer cette contribution
Citation:
Quoi? Food Lion c'est Delhaize, mais ici il n'ont rien d'Africain. Meme pas des plantains!


C'est quoi Delhaize?

Avant il exitait Winn Dixie qui vendaint des trucs africans mais Winn Dixie n'existe plus.
Disons beaucoup de leur boutiques ferment.

Kroger store souvent tu trouves qq trucs africains mais pas tout le temps.

Il ya une chaine super marche mexicaine aussi qui s'appelle Compare Foods===> la bas tu trouves tout.

des boutiques chinoises aussi en vendent des trucs africains.
Jean Némar - 925852lui écrire blog Publié le 24/08/2007 à 00:24 supprimer cette contribution
Citation:
C'est quoi Delhaize?

Delhaize-le lion est une chene de supermarchés en Belgique qui a investi dans les States, ou ils on repris le nom LION.
Amusant si tu sais que le syndicat chretien etait co-propietaire de cette chene.
2123913 Publié le 24/08/2007 à 00:34 supprimer cette contribution
Citation:
Par contre les escargots Ivoiriens

Tu aimes les photocopies on dirait?
C'est comme ça qu'on les appelle ici.
Jean Némar - 925852lui écrire blog Publié le 24/08/2007 à 00:41 supprimer cette contribution
c'est plutot une taquinerie familiale: quand je prepare les escargot a l'ail, je suis le seul a les manger
Et les escargots de mer, bouilli longtemps dans une soupe epicé, ca resemble tres fort aux escargots Ivoiriens (sauf qu'ils sont plus petits) mais dans la bouche c'est different: le plaisir de macher 15 minutes sur une seule
2123913 Publié le 24/08/2007 à 00:49 supprimer cette contribution
Citation:
le plaisir de macher 15 minutes sur une seule


C'est ce qu'on dit.

Ce n’est pas un totem mais je n’arrive pas à en manger.
2117444 Publié le 24/08/2007 à 00:53 supprimer cette contribution
Si c'est pas la viande boeuf (hamburgers), le poulet et parfois le poisson, Miss ne touche pas
2123913 Publié le 24/08/2007 à 01:11 supprimer cette contribution
Citation:
Si c'est pas la viande boeuf (hamburgers), le poulet et parfois le poisson, Miss ne touche pas


T'inquiètes, il n'ya pas de risque. Je ne mange plus de viande non plus de toute façon.
2123913 Publié le 24/08/2007 à 01:28 supprimer cette contribution
Citation:
"Obrou te apapoua" ou la célébration du 10ème enfant en pays Abouré


Une fois par an, en décembre, les Abouré Ehivet de Bonoua (sud-est, région du Sud-Comoé) célèbrent la maternité et la vie à travers la fête du 10ème enfant baptisée en langue locale "Obrou te apapoua".

Pour le peuple Abouré, un enfant est un don de Dieu et en avoir dix est le signe d'une bénédiction abondante, d'où cette fête qui est également un hommage aux familles nombreuses et un encouragement à perpétuer la race humaine.
Seuls les enfants issus d'une même femme sont comptabilisés, la paternité n'est pas prise en compte.

La cérémonie commence par des sacrifices rituels pour lesquels les membres de la famille et les amis invités apportent des coqs. A l'occasion de ce rite, les différends dans la famille ou entre des membres de la famille et des amis sont tranchés.

Les différends exposés, le pardon sollicité et la réconciliation faite, un coq est sacrifié pour apaiser l'esprit des mânes. Si le coq retombe face contre ciel, les pattes en l'air, c'est que le sacrifice est accepté et toutes les difficultés aplanies. Par contre, s'il retombe sur le ventre, le rituel est répété jusqu'à ce que le coq retrouve la position souhaitée, symbole d'une paix réelle.

Après quoi, le père, la mère et les dix enfants vont à une source sacrée pour un bain de purification avant de retourner à la maison où parents, amis et invités vont les couvrir de talc et de parfum pour les féliciter.
Un mouton est ensuite offert à la famille avec un privilège accordé au 10ème enfant qui peut choisir la part qu'il préfère. S'il la juge insuffisante, il peut réclamer de l'argent qui lui est versé séance tenante par les membres de la génération de son père.

Après un copieux repas, toutes les familles fêtant leur 10ème enfant se rendent à la place "Amangouan", pour une célébration par toute la population Abouré.
2123913 Publié le 24/08/2007 à 01:36 supprimer cette contribution
Citation:
Etre roi à Moossou


Tout le monde peut demander à être roi à Moossou. Mais la législation traditionnelle en la matière est très stricte: ce poste majestueux et honorifique est soumis à des conditions. Le roi ou Mligbi est toujours choisi par la première famille du clan Samandjè -Mlè. Les esclaves, les adoptés et leurs descendances sont exclus.

Le futur Roi doit être d'une parfaite intégrité physique, d'une bonne moralité et d'une probité exemplaire. Une fois, le candidat est choisi, les notables du clan royal se rendent auprès de son père pour requérir son consentement. Cette étape franchie, les chefs de famille du clan sont ensuite sollicités pour entériner le choix.

"Le roi ou M'Mligbi n'acquiert réellement et pleinement ce titre que lorsqu'il est revêtu de l'autorité de ses ancêtres suite à une cérémonie spéciale d'intronisation".

Chef de famille et de clan, le Roi est gardien et serviteur des chaises royales, il assure la liaison entre les ancêtres et les vivants. Aussi, préside-t-il, le conseil des chefs de famille et le tribunal traditionnel.

Au nombre des privilèges, le Roi de Moossou préside à la Cour d'appel et à la Cour d'assise du pays Abouré. Le jugement rendu par la Cour de Moossou est sans appel en pays Abouré. On ne peut que pourvoir en cassation à la Cour de Krindjabo.

En cas de dysfonctionnement et de problèmes graves, le peuple et les générations peuvent obtenir la destitution du Roi et son remplacement par un autre roi mais toujours issue de la même famille.

La mort et les funérailles du roi sont entourées de beaucoup de mystères et de rituels. Son inhumation se fait à minuit, nanan Assoumou Kanga est l'actuel Roi de Moossou.
2123913 Publié le 24/08/2007 à 01:40 supprimer cette contribution
Chez le Lobi, les fétiches ont force de loi. Ils régissent la vie des habitants. Chaque famille dans le village a son fétiche. A Bouna par exemple, le plus puissant fétiche est le « Dih ». Il se présente comme un arbre avec à ses pieds des pierres, des crânes de bête, et quelques morceaux de fer rouillé.
Ce fétiche a-t-on appris, a été implanté par les Koulango en 1978 au moment de la création de Léonidouo, petit village où est implanté le « Dih ».

Quand il est question de succession à la cour royale (Bouna Massa), l'on a recours à l'arbitrage du « Dih » pour trancher les querelles de succession entre les différents prétendants au titre (Noufé Siwété et Dah Bipauté).

Les fétiches chez les Lobi constituent une curiosité. Ils sont posés généralement derrière la case, sur le toit, dans la cour, autour des poignets, de la taille, du cou.

Ils se présentent aussi sous diverses formes, et divers aspects : des cranes de bête, de tiges de fer torsadées, des cordes entrelacées.

Les fétiches en pays Lobi ont également plusieurs fonctions. Ils apportent le bonheur, la fécondité, démasquent les voleurs, les sorciers, et protègent. Chacun adore son fétiche.
2123913 Publié le 24/08/2007 à 01:48 supprimer cette contribution
Citation:
Funérailles en terroir Bété


Chez le Bété, on pleure les morts de façon particulière. En effet lorsqu'une personne perd un être cher, sa réaction est instantanée. Elle cogne la tête contre un arbre ou contre le mur.

Les jeunes filles, accompagnées de leur mère, vont en brousse chercher des feuilles rugueuses appelées « gnagnon » en langue locale. Elles se frottent le visage et tout le corps avec ces feuilles de sorte qu'elles laissent des plaies sur la peau.

Au cours des funérailles, certains proches du défunt font des acrobaties ou même s'écorchent le corps avec des tessons de bouteille. D'autres, le visage grave, font d'incessantes allées et venues, pleurent à chaudes larmes, chantent, en prononçant des paroles sur la vie du défunt et surtout, sur le vide qu'il va laisser.
Les personnes âgées de leur côté, tirent des coups de feu en l'air. Tout cela pour montrer l'importance que l'on attache aux funérailles en pays Bété.

Dans la tradition, c'est un devoir d'honorer la mémoire d'un défunt. En général, ce sont les proches de la personne décédée qui se donnent en spectacle du fait de la douloureuse séparation et pour montrer que l'on est touché dans son fort intérieur.

Pour démonter leur affection pour le défunt, certains proches se rasent le crâne pendant la période du deuil et mettent des tenues spéciales. Il faut se vêtir de noir pour marquer sa compassion.

Notons enfin que chez le Bété, c'est le neveu du disparu qui accompagne le corps au cimétière.
2123913 Publié le 24/08/2007 à 01:58 supprimer cette contribution
Citation:
L'Aton'vlè ou la jeune fille puberté


La puberté de la jeune fille en pays Baoulé est conféré et célébrée au cours d'une cérémonie spéciale. Aton'vlè est le nom donné à la fois à la jeune fille qui subit le rite consécratoire, mais également à la cérémonie elle même.

Chez les Baoulé-Abbey de M'Bahiakro, cette cérémonie revêt une importance capitale aux plans traditionnel, culturel et social.

Dès qu'une mère note les premières menstrues chez sa fille, elle en avise son époux. Les géniteurs en informe dès lors les parents du côté maternel et paternel pour décider de la date de l'Aton'vlè, et réunir tout le nécessaire pour la cérémonie. De chaque côté, on apporte des vivres, de la viande, des vêtements, des ustensiles, de la boisson, et toute la logistique nécessaire à la réussite de la cérémonie.

Pour la cérémonie proprement dite, des femmes d'un certains âge ont la charge d'annoncer officiellement à la jeune fille, son nouveau statut. Cette déclaration procède d'une certaines méthodologie et d'un culte qui en dépit de quelques variantes, a été préservé de génération en génération.

Dans les temps plus anciens, les matrones déposaient sur la tête de la jeune pubère, un morceau de savon noir traditionnel appelé Kon'dou samlan. Mais aujourd'hui, c'est un cache-sexe féminin, le kodjo, qu'on dépose sur les jambes de l'Aton'vlè. Cet acte annonce officiellement que la jeune fille est désormais une femme.

Après ce rituel, les matrones lavent la nouvelle femme. Cette étape terminée, l'Aton'Vlè se pare de ses plus beaux atours : pagnes de valeur, colliers, perles, pendentifs.
Le tout fièrement porté sur un corps enduit de beurre de karité ou de Tchènidjè n'goin, huile de graine de palme.

Sa première nuit de femme, l'Aton'vlè la passe en compagnie de ses amies. Cette cérémonie bien qu'étant rare de nos jours, reste toute fois un repère culturel en terroir Baoulé-Abbey.
2123913 Publié le 24/08/2007 à 02:06 supprimer cette contribution
Citation:
La Valè-Pouè: célébration de la nourrice chez les Abouré


A Bonoua, il n'y a pas que la production de l'ananas, de l'hévéas, ou la distillation du koutoukou. Les Abouré savent également célébrer la femme, surtout quand celle-ci met au monde un nouveau né.
La cérémonie du Valè-Pouè est un trait caractéristique de la culture en terre Abouré. On accorde un rite particulier à la maternité. Une perception de la maternité qui tire son essence des valeurs d'une société fortement ancrée dans la tradition.

La justification socio ethnologique du rite Valè-Pouè chez les Abouré part de certaines considérations. La grossesse est un état de défi physique et moral qui met à mal la santé de la femme. La grossesse est vécue comme un moment d'angoisse et d'incertitude.

Incertitude quant à l'issue à la fois pour la mère et pour l'enfant à naître. Dès lors, vivre cet état et par-dessus tout en sortir en bonne santé est une occasion de célébration. Comme une miraculée donc, la nouvelle mère dès sa sortie de la salle d'accouchement, bénéficiera d'une attention particulière. Elle sera soumise à une séance de purification et sera l'objet de soins. Les forces qu'elle a perdu lors de l'accouchement devront être compensées aussi rapidement que le requiert son nouveau statut de mère. C'est par conséquent la tâche de l'époux de pourvoir à la ration alimentaire qui pour la circonstance, peut passer du simple au double, voire au triple. Pour la seule raison que le jour de sa sortie officielle (3 mois après la naissance de l'enfant), elle devra être suffisamment en chair pour arborer avec fierté les nouveaux bijoux et accessoires qui collent à l'évènement.

Une Valè-Pouè qui n'est pas en chair au cours de sa sortie est un déshonneur pour sa famille et son époux. Cela voudrait dire que son homme n'a pas été à la hauteur en donnant la ration adéquate à son épouse, ou encore que la famille a été négligente à l'endroit de sa fille. Les félicitations que la Valè-Pouè recueille çà et là lors de sa sortie, sont adressées à travers elle, à son époux et à sa famille. Au cours de sa sortie, la nourrice sillonne à pied les artères du village pour se faire admirer du public et de ses parents.

Les artefacts vont du tatouage au kaolin sur le corps, aux bouteilles parfumées nouées dans un foulard qu'elle tient en main. La Valè-Pouè en cette période doit être parée de ses plus beaux pagnes (pagnes de luxe, babanguida, kita…), bijoux en or au cou, aux cheveux, et aux poignets.

Pour l'hygiène et la purification, le corps est induit d'huile de palme aromatisée aux plantes naturelles odoriférantes (tchèkè). Les pagnes de diverse nature et parfois aussi de différentes couleurs sont noués autour du rein de la Valè-Pouè. Montés de sorte qu'ils ne dépassent pas les genoux, ils donnent de l'allure et du relief à la nouvelle mère.










2071658 Publié le 24/08/2007 à 02:21 supprimer cette contribution
Merci pour la description des rites funéraires Bétés, as tu des informations sur les rites Bami? toujours se souvenir que le rite funéraire est sans doute un des premiers actes qui a différencié l'homme de ses anc^tres animaux (enfin c'est ce que je pense).
1967934 Publié le 24/08/2007 à 08:55 supprimer cette contribution
Citation:
toujours se souvenir que le rite funéraire est sans doute un des premiers actes qui a différencié l'homme de ses anc^tres animaux


2123913 Publié le 24/08/2007 à 10:27 supprimer cette contribution
Citation:
as tu des informations sur les rites Bami?

Non pas du tout. Désolée.

Citation:
Le passage de la circoncision chez les Malinké


Avant la circoncision les jeunes Malinkés sont des Bilakoro considérés comme irresponsables et comme impurs. Ils peuvent par exemples se livrer au maraudages sans qu'on prennent ces actes pour du vol ; ce qui ne les empêche pas de subir des sanctions corporelles réparatrices ; mais après la sanction, tout est oublié et il n'y a pas de jugement morale.
Après la circoncision : les êtres encore peu socialisés qu'étaient nos Bilakoro sont devenu des hommes. Dorénavant, on les prendra au sérieux ; aussi ils seront jugés sévèrement, en hommes responsables.
Les bilakoro deviennent les obligés des nouveaux circoncis, ils ne peuvent répondre à une injures qui leur aura été adressé par ces derniers même s'il ce sent capable de l'affronter victorieusement sur le plan physique.
Plus tard le passage d'une classe d'âge à une autre est rendu possible par une épreuve physique. Pour exemple lors dés manifestations t-elle que les Dunumba.

Citation:
Le baptême chez les Malinké


Le baptême n'appartient pas aux parents, il appartient à la communauté villageoise. L'enfant naît dans une famille mais c'est le village qui s'occupe du baptême, tout le monde y contribue.
C'est par la venue des Blancs que la Société africaine a commencé à se disloquer.

On commence par mettre l'enfant sur les pieds de son grand-père: "tu as eu de la chance de connaître ton petit fils et que ton petit fils ait la chance de connaître ses petits fils".
Si c'est une fille, on la remet à la grand mère, si le grand père ne vit plus, on remet l'enfant à une personne du même âge.
Tant que l'enfant ne pleure pas, le père ne communique pas son nom à l'Iman; L'enfant doit manifester une envie de vivre par les plaintes (cris, pleurs).Dés que l'enfant crie ou pleure, le père communique le nom choisi par ses parents à l'Iman, alors on apporte le pain blanc avec les noix de colas, Puis on attend que les griots chantent l'histoire du nom de l'enfant (Keita, Camara ), ensuite l'Iman casse la noix de colas, il concentre tous ses efforts là dessus car si tous les proches voisins l'ont entendue craquer, alors les anges l'ont entendu aussi
2123913 Publié le 24/08/2007 à 11:03 supprimer cette contribution
Citation:
Le Griot chez les Malinké


Il réconciliait le peuple et le souverain à chaque occasion en enseignant à ce dernier que chaque couche de la Société habite le coeur du chef étant donné qu'il est le père et l'espoir de tous. Le griot est celui qui s'incline au pied du chef pour solliciter le bonheur du peuple.

Citation:
Les différentes catégories de griots


Les Kélé Mansa Djeli ou Djéli Gnara principaux maîtres de la parole.
Quand un griot domine les autres, on le nomme: "Béléntigui", c'est à dire détenteur du spectre le Béléntigui connaît l'histoire de la fondation des villages et de toutes autres relations qui sévissent dans les communautés. Il est le conservateur de tous les arts et de la culture propre à chaque village. C'est le procureur et le juge de leurs conflits aux procès. Dés lors il est apprécié par sa compétence de réconciliation, car il est le seul espoir de la cité, connaissant l'histoire de tous et de chacun.
Les Balafôdjeli Griots instrumentistes

Les Séné-Djeli Griots aux greniers pleins de termes à galvaniser le courage des grands laboureurs en saison des pluies.

Les Keliomah-Di Pour la profondeur occulte de l'Afrique des masques mystiques, ils ont une voix de crapaud, une voix qui fait trembler le coeur quand on l'entend dans la nuit profonde(voir masque Komah).

Les Kéné-Djéli Griots spécialisés dans l'art de la circoncision, ils sont souvent de grands sorciers et de grands forgerons.

Les Serawa Ce sont des paroliers ivres de proverbes et d'adages, excellents chansonniers et danseurs à la fois. Ils suivent les chasseurs et les grands guerriers.

Cheik Oumar Camara "Aujourd'hui le griot a perdu beaucoup de son rôle dans la société africaine.
Avant il était témoin des règnes; avocat, procureur, réconciliateur du peuple avec son roi, c'était la voix du peuple et le conseillé de la cour royale. L'administration aujourd'hui remplace beaucoup de ses fonctions. Le griot a d'autres rôles, car les lois sont écrites par les conseillers du président qui sont des intellectuels. Cependant le message du griot passe quand cela ne va pas dans le pays, il compose une chanson pour informer le peuple et le roi.
Puisqu'en Guinée principalement les griots ne chantent pas pour rien,(je ne parle pas des artistes qui foisonnent chez les marchands de disques, ceci pour avoir du pain. Ils sont artistes sans être griot, ils s'éloignent du message du griot.).
Les vrais griots sont ceux qui sont prêts à donner des conseils très sages au roi ou à travers des chansons, des proverbes et des contes. S' il ne peut pas porter le message personnellement et s'adresser directement au chef président, il compose une chanson très populaire qui sera chantée partout jusqu'à atteindre l'oreille du chef, et qu'il fût compris que cette chanson lui est adressée. Voilà le rôle diminué du griot dans notre Société contemporaine.

Il y a une différence entre faire de la musique et du griotisme.
Les chansons des griots sont dirigées, orientées principalement vers un chef, c'est le message du peuple, de la sagesse vers la classe dirigeante.
Djelitomba, cercle des hommes de la parole, vrais griots aujourd'hui organisés en société.

Ils ont joué un rôle important dans l'opposition entre Malinkés et Sussus. Ils ont apaisé, calmé l'agitation en rappelant l'histoire, les racines. C'est grâce à eux que le feu n'a pas pris, n'a pas grossi.
Kalifala Kante actuellement chante la paix afin que les chefs d'états arrêtent de nourrir la guerre. Il parle "une minute de guerre est un siècle de perte", il le démontre. Les coeurs échauffés allaient s'allumer mais grâce à ses chansons le calme revient sinon la Guinée serait toujours sous tension.

Salik Keita est un des plus grand griot, dans tout ce qu'il a dit, il y avait un message pour l'humanité et qui pénètre. Pourtant il n'est pas griot, il est de la descendance de Soundjata Keita, c'est un prince et c'est pourtant devenu un grand homme de la parole mais comme sa vocation est un message utile pour toute la communauté Noire alors on le laisse faire. "

Momo Wandel:"Le griot a un rôle dans la vie quotidienne, rôle profane, les mariages..
Le griot est celui qui relate la vie d'un roi, d'un peuple, mais cela se perd; car en 200 ans on perd la vérité.
Si on raconte vraiment l'histoire de l'Afrique, il y a des gens qui vont baisser la tête. Pour nous, il y a des choses qui sont cachées pour faire plaisir à un Soumah, un Keita, un Bongoura, mais la vraie histoire on ne la connaît pas.
Les griots en général sont des quémandeurs, ils chantaient dans la cour du roi, ils étaient là pour encourager les guerriers, quand le roi était fâché, ils leur chantaient des choses.
Les griots aujourd'hui ce ne sont que des quémandeurs, ils viennent chez toi pour te chanter des louanges et tu donnes l'argent et ils partent. Mais les vrais griots c'est l'histoire mais ne l’ont il pas tronquée?"
2123913 Publié le 24/08/2007 à 11:27 supprimer cette contribution
Citation:
la Légende du Sosso-Bala


" Un jour, au cours d'une de ses promenade, Soumaoro rentre en contact avec des génies qui lui montrent un fantastique instrument qu'il n'a encore jamais vu. A son retour, il se met au travail et le reproduit . Le balafon du royaume Sosso, le Sosso-Bala est né.

L'Afrique découvre un nouveau son mais Soumaoro Kanté ne partage pas. Nul autre que lui n'a le droit de toucher ce nouvel instrument de musique. Si d'aventure quelqu'un en joue, il est aussitôt exécuté. " Même si une mouche se posait dessus, il la retrouvait et la tuait " , affirme-t-on encore comme pour donner plus ampleur à cette interdiction.

Soumaoro Kanté continue à livré ses batailles ,au cours de l'une d'elles, il capture Diakouma Doua, le griot de Soundjata et le garde prisonnier à sa cour.

Pendant une partie de chasse, Soumaoro entend au loin le son de son balafon. Il rentre immédiatement pour châtier l'audacieux qui a osé enfreindre sa fatale interdiction.
Arrivé à ses côtés, Soumaoro s'arrête, impressionné par le talent du griot qui joue, pour la première fois de l'instrument.
Pour sauver sa tête, Diakouma improvise aussitôt des paroles et le son le plus mélodieux qui les accompagnent.
Le roi dit :on t'appellera Bala-fo-Fasèkè Kwatè, " Fassèkè Kwatè le joueur de balafon "


Après sa victoire Sunjata confie à Bala Fasséké la gestion du balafon de Soumaoro Kanté.


Le balafon devient peu à peu l'instrument privilégié de toutes les grandes cérémonies.
A la mort de Bala Fasséké les sages attribuent l'instrument à son frère le plus âgé, suivant la règle de primogéniture.

Depuis, il est toujours resté entre les mains de la famille kouyaté et des descendant de l'illustre griot.
Le gardien -le bélétigui- véritable détenteur de l'histoire, a pour mission de veiller sur la précieuse relique.
A son décès, tous les griots Kouyaté se réunissent avec les membres du clan royal afin de nommer un nouveau gardien.
" on voit si le futur bélétigui n'as pas transgressé certains principes et s'il a bien respecté la tradition.
Il doit contribuer à la sauvegarde de l'instrument et de son rayonnement ", précise Namankouma Kouyaté

Quarante jours plus tard, le Sosso Bala est amené vers la demeure du nouveau gardien, accompagné des biens personnels et des femmes du défunt. Lors de la cérémonie de transmission, véritable passation de pouvoir, le balafon légendaire fait le voyage sur la tête du Bélétigui.

A l'apparition des frontière coloniales, la famille kouyaté s'étand agrandie et répandue dans de nombreux villages, il n'était pas rare que le cortège passe du mali en Guinée, ou inversement.
Aujourd'hui Le Sosso Bala, celui que les génies ont donné à Soumaoro Kanté, se trouve définitivement à niagassola, au confins de le guinée, proche de la frontière malienne .

Maintenant ce sont les gardiens qui se déplacent et depuis près de 900 ans, les bélétiguis ont su préserver de façon quasiment intacte l'instrument originel. " on leur interdit formellement de modifier l'instrument ou de changer les piéces qui rentre dans sa conception. Si par accident une pièce se casse, le conseil doit à nouveau délibèrer et débattre sur la nécessité de la changer. A ma connaissance, seul deux lames et une gourde ont ainsi été remplacées " , indique avec sérénité le professeur Kouyaté.

En tout cas, la grande famille de griot est convaincue que ces balafons qui rythment sur tout le continent les longues nuit de fêtes, sont directement issus du leur : le Sosso-Bala, qu'ils conservent précieusement.
Namankouma Kouyaté (professeur d'histoire guinéen.)
2071658 Publié le 24/08/2007 à 14:12 supprimer cette contribution
à JB 43 : vous savez, répondre par un smiley dans un fil de cette teneur à une affirmation tirée de la lecture des antropologues et des historiens de la pré-histoire est provocateur (mais ça on sait de quel groupe vous faites partie) et excusez moi de vous le dire sôt.
jetez un oeil dans Lévy Strauss et dans David Leakey puis revenez contribuer lorsque vous aurez un avis sur cette question: la première fois ou les hommes ont eut leurs premiers rites funéraires ou alors rejoignez votre bande de pourisseurs de fils, pour une fois qu'il y a un fil passionnant et documenté allez jeter le trouble ailleurs.
2123913 Publié le 24/08/2007 à 20:10 supprimer cette contribution
Citation:
Bien, bien tout ça, Forest.


Merci Tsip pour ta contribution

J'apprécierai énormément que chacun contribue en parlant des us et coutumes de ses ancêtres, même des choses qui peuvent sembler banales.
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