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a ma fille

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(Détail)
A toi ma fille,


Je t’ai souhaité de tout mon cœur, toi, ma fille, je t’ai aimé avant même que tu sois conçue, je t’avais déjà tant imaginé, je t’avais déjà tant rêvé, je t’avais déjà tant espéré, et voilà qu’aujourd’hui, la vie t’enlève à moi, toi, mon petit ange adoré avant même que j’ai eu le temps de t’aimer…
Conçue par amour, j’ai tant voulu te voir grandir, j’étais à l’affût même de tes premiers coups de pied, j’ai aimé et cajolé le ventre de ta mère parce qu’il était ton abri, parce qu’il me semblait pouvoir te transmettre de cet amour par des baisers et des caresses, j’ai souhaité te communiquer cette attente de toi qui animait mon cœur. Mes mains caressantes cherchaient à te redessiner même si alors c’était impossible, besoin de te deviner dans cet abri de chair, besoin de t’offrir des mains protectrices, pour toi mon petit être chéri. Mes baisers pleins de chaleur cherchaient alors à te réchauffer de ce souffle d’amour qui t’était destiné. Je n’ai pas pu t’aimer ainsi aussi souvent que je l’aurai voulu, mais je l’ai tant rêvé que, mes pensées étaient si fortes, que je suis persuadé que tu as pu en percevoir l’essence.
J’ai tellement rêvé de toi, rêvé comme je n’ai jamais rêvé d’une femme, une osmose particulière, une attente particulière, celle de l’amour d’un père pour sa fille, j’ai tellement rêver de nos câlins, de ce lien particulier qui nous aurait uni, de te tenir la main pour traverser la rue, de te prendre sur mes genoux, immobiles tous les deux, à ne plus vouloir bouger, bien heureux dans cette complicité si simple et pourtant si merveilleuse. J’ai rêvé de pouvoir te prendre dans mes bras, toi mon être aimé, si chétive, si fragile, te serrer fort alors même, que toi-même tu te blottis de toute ton énergie enfantine dans mes bras, te soulever de terre pour amener ton visage au mien et déposer un gentil baiser sur ton petit nez, heureuse de cette attention, tu aurais mis tes bras autour de mon cou sans parvenir à en faire le tour, accrocher à moi comme à la cime d’un arbre tendre…
J’aurai tant voulu tomber amoureux d’une jolie petite poupée dans sa petite robe d’enfant, admirer ce regard plein de coquetterie enfantine et de malice, j’aurai tant aimé te voir jouer avec ces jouets que je ne connais pas, dîner avec toi devant ces services de table miniature, j’aurai tant aimé m’agenouiller pour être à ton niveau, j’aurai tant aimé replacé tes cheveux d’une caresse aimante, j’aurai tant aimé pouvoir être proche de toi et te donner cet amour que je n’ai jamais su donner, l’amour d’un père pour sa fille, j’aurai voulu être un bon père enfin, me transcender dans cet amour neuf pour toi, j’aurai tant voulu admirer ton sourire si innocent, j’aurai tant aimé t’écrire des lettres d’amour, te dire je t’aime sans retenue.
J’aurai tant aimé écouté de ta bouche ces paroles d’enfant qui savent toucher les grands, écouter ce « je t’aime papa » avec ta petite voix fluette, j’aurai tant aimé pleuré de bonheur et voir tes toutes petites mains délicates sécher mes larmes, ne pas avoir honte de pleurer parce que tu as touché mon cœur…
J’aurai tant aimer te voir grandir pour finalement devenir une petite femme, j’aurai tant aimé voir ta pudeur se faire jour, te voir protéger tes formes naissantes, t’isoler dans la salle de bain pour mettre ton premier soutien gorge, puis finalement nous le montrer, toute fier de ce nouvel apparat, toute fier d’un peu plus ressembler à ta mère, j’aurai aimé, ressentir cette petite douleur au cœur, de te voir devenir femme et ne plus pouvoir entretenir cette entente idyllique, par respect pour toi. J’aurai tant aimé te parler longuement pour t’expliquer ce qu’est la vie, et te voir les yeux grands ouverts, boire mes mots, comme à la découverte d’un nouveau monde, j’aurai tant aimé me sentir ton protecteur, de ces étreintes dont on sort rassuré, de cette force qu’on puise en un être de confiance, de cette entente magique qui ne peut exister entre un petit bout de femme et un homme qu’entre père et fille. J’aurai tant aimé te voir te pomponner le matin jusqu’à en acaparer la salle de bain, j’aurai tant aimé t’entendre parler de ces premiers amours qui marquent une vie, j’aurai tant aimé ressentir cette douce jalousie qui anime le cœur d’un père quand sa petite chérie se découvre à la vie amoureuse, alors même qu’il sait que la vie est ainsi faite, de peur de devoir maintenant partager de cet amour qu’il avait tant convoité…
J’aurai tant aimé te voir devenir femme, sans jamais vouloir l’admettre, voulant contre vents et marées, contre la vie elle-même te garder pour moi, et finalement céder par amour pour toi, dans l’espoir ultime de te voir heureuse, de te voir t’épanouir telle une fleur s’ouvrant aux premiers rayons du soleil, brillant de mille reflets de rosée… J’aurai tant aimé admirer cette femme que tu serais devenu, dans la fleur de la jeunesse, brillante, aimante, douce, de cette douceur que je t’aurai tout le long de nos étreintes père fille, de ces étreintes d’un amour platonique et pourtant si sensuel…
J’aurai tant aimé te voir faire ta vie, comme prenant le relais de la mienne, te voir te faire tes propres projets en dehors du cocon familial, j’aurai tant aimé pleurer le jour ou, tel l’oisillon au premier envol, tu aurais décidé de prendre ton indépendance, ta propre place dans la vie…
J’aurai tant aimé te voir devenir mère, et épouse, et enfin me dire que mon rôle est fini, fierté du travail accompli, et la tristesse sourde de ne plus avoir mon petit bout de femme….

Mais de tout cela, mon petit amour, nous sommes privés aujourd’hui, et pourtant tout cela je veux quand même te le donner, comme un condensé de vie, que nous ne vivrons pas, mais pourtant que je veux continuer à vivre…
Tu n’es plus mon ange et je n’ai même pas pu te dire au revoir, que cela ne tienne, puisqu’il en est ainsi, je vais continuer à te faire vivre en moi, tu n’as pas été à l’abri dans le ventre de ta mère, aussi moi je t’offre l’abri de mon cœur, je veux que tu y vives, là est ta place, la place que je te réservais, la place que je te garde aujourd’hui, je t’y accueille jusqu’à ce qu’ils ne battent plus, je t’y accueille tant que j’aurai la force d’aimer, écoute alors pour l’éternité les battements de mon cœur pour toi, ressent cette chaleur que j’ai tant désiré t’offrir, trouves à cet endroit l’amour que j’ai tant voulu te donner…
Tu n’es pas morte pour moi puisque tu n’as même pas eu le temps de vivre, un ange ne meurt pas, ce n’est pas possible, alors mon ange, ton père veux que tu viennes en lui, il veut te garder au plus près de lui, pour te serrer fort contre lui pour l’éternité, te réchauffer de l’amour que j’ai pour toi
Je t’aime mon ange, ton père pense à toi



Enregistré le 12 Aout 2010 à 20:33
par 2700877

Oeuvre Originale

Auteur :
myster777

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