alizel - 1112925 Publié le 22/12/2007 à 17:30  Avant que l'année ne s'achève, puisqu'il est presque traditionnel en France depuis quelques années de fêter les défaites et pas les victoires (Trafalgar, mais pas Austerlitz, quant à Valmy, pfouii! Il aura même fallu un homme d'extrême pour avoir l'idée de la commémorer), il n'est peut-être pas inutile d'ajouter au patrimoine des défaites - même si celle-ci ne fut que provisoire - la commémoration de la condamnation en 1857 de l'une des plus grandes oeuvres en langue française, condamnée à être mutilée, en dépit même de la brillante plaidoirie de l'avocat du poète. Les éditions modernes comportent cette pièce :
Citation: Un ange furieux fond du ciel comme un aigle, Du mécréant saisit à plein poing les cheveux, Et dit, le secouant : « Tu connaîtras la règle ! (Car je suis ton bon Ange, entends-tu ?) Je le veux ! Sache qu’il faut aimer, sans faire la grimace, Le pauvre, le méchant, le tortu, l’hébété, Pour que tu puisse faire, à Jésus, quand il passe, Un tapis triomphal avec ta charité. Tel est l’Amour ! Avant que ton cœur ne se blase, À la gloire de Dieu rallume ton extase ; C’est la Volupté vraie aux durables appas ! » Et l’Ange, châtiant autant, ma foi ! qu’il aime, De ses poings de géant torture l’anathème ; Mais le damné répond toujours : « Je ne veux pas ! »
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