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1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:32 Demander à la modératrice de supprimer ce forum

Déplacer des textes de chansons que j’avais mis dans la rubrique "mes poèmes"

Et qui n’ont rien à faire la dedans...

Juste pour lire...donc...pas besoins de venir contribuer...Merci à vous !



PS : il n’y a pas la musique avec ces textes...alors "Plaisir de lire"...
1059447 Publié le 22/09/2004 à 16:42 supprimer cette contribution


Autorisation de délirer



Nous voilà de nouveau branchés sur le hasard
Avec des générateurs diesel à la place du cœur
Et des pompes refoulantes au niveau des idées...

Le vent souffle
À travers nos crânes ITT Océanic couleurs !!!

A la page 144 de leur programme,
La petite cover-girl emballée
Sous Cellophane s'envoie en l'air à l'Ajax W.C.

Orgie de silence et de propreté ou celui qui aurait encore
Quelque chose à dire préfère se taire plutôt que d'avoir
À utiliser leurs formulaires d'autorisation de délirer...

Demain, nous reviendrons avec des revolvers au bout
De nos yeux morts...


Hubert-Félix Thiéfaine




1059447 Publié le 27/09/2004 à 22:30 supprimer cette contribution

Tête en l'air


Sur la terre des damnés, tête en l'air,
Étranger aux vérités premières énoncées par des cons,
Jamais touché le fond de la misère
Et je pleure, et je crie et je ris au pied d'une fleur des champs,
Égaré, insouciant dans l'âme du printemps, cœur battant,
Cœur serré par la colère, par l'éphémère beauté de la vie.

Sur la terre, face aux dieux, tête en l'air,
Amoureux d'une émotion légère comme un soleil radieux
Dans le ciel de ma fenêtre ouverte
Et je chante, et je lance un appel aux archanges de l'Amour.
Quelle chance un vautour, d'un coup d'aile d'un coup de bec
Me rend aveugle et sourd à la colère à la détresse de la vie.

Sur la terre, tête en l'air, amoureux,
Y'a des allumettes au fond de tes yeux,
Des pianos à queue dans la boîte aux lettres,
Des pots de yaourt dans la vinaigrette
Et des oubliettes au fond de la cour...

Comme un vol d'hirondelles échappé de la poubelle du ciel...


Jacques Higelin

1059447 Publié le 27/09/2004 à 22:33 supprimer cette contribution

Tombé du ciel


Tombé du ciel à travers les nuages
Quel heureux présage pour un aiguilleur du ciel
Tombé du lit fauché en plein rêve
Frappé par le glaive de la sonnerie du réveil
Tombé dans l'oreille d'un sourd
Qui venait de tomber en amour la veille
D'une hôtesse de l'air fidèle
Tombée du haut d'la passerelle
Dans les bras d'un bagagiste un peu volage
Ancien tueur à gages
Comment peut-on tomber plus mal

Tombé du ciel rebelle aux louanges
Chassé par les anges du paradis originel
Tombé d'sommeil perdu connaissance
Retombé en enfance au pied du grand sapin de
Noël Voilé de mystère sous mes yeux éblouis
Par la naissance d'une étoile dans le désert

Tombée comme un météore dans les poches de Balthazar
Gaspard Melchior les trois fameux rois mages
trafiquants d'import export

Tombés en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cœur en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson

Tombé sur un jour de chance
Tombé à la fleur de l'âge dans l'oubli

{...}

C'est fou c'qu'on peut voir tomber
Quand on traîne sur le pavé
Les yeux en l'air
La semelle battant la poussière

On voit tomber des balcons
Des ports d'fleurs des mégots
Des chanteurs de charme
Des jeunes filles en larmes
et des alpinistes amateurs

Tombés d'en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cour en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson

Tombé sur un jour de chance
Tombé par inadvertance amoureux

Tombé à terre pour la fille qu'on aime
Se relever indemne et retomber amoureux
Tombé sur toi tombé en pâmoison
Avalé la ciguë goûté le poison qui tue

L'amour encore et toujours



Jacques Higelin


1059447 Publié le 27/09/2004 à 22:35 supprimer cette contribution

Je ne peux plus dire je t'aime


Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi
Je ne ressens ni joie ni peine
Quand tes yeux se posent sur moi
Si la solitude te pèse
Quand tu viens à passer par là
Et qu'un ami t'a oubliée
Tu peux toujours compter sur moi

Je ne peux plus dire je t'aime Hm Hm
Sans donner ma langue à couper
Trop de serpents sous les caresses
Trop d'amours à couteaux tirés

Si dure que soit la solitude
Elle te ramène à ton destin
La loi du grand amour est rude
Pour qui s'est trompé de chemin

Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi
Toi et moi ne sont plus les mêmes
Pourquoi l'amour vient et s'en va

Si la solitude te pèse
Quand le destin te mène ici
Et qu'un ami t'a oubliée
Tu peux toujours compter sur moi

Et qu'un ami vienne à manquer
Tu peux toujours compter sur moi


Jacques Higelin


1059447 Publié le 27/09/2004 à 22:36 supprimer cette contribution

Champagne


La nuit promet d'être belle
Car voici qu'au fond du ciel
Apparaît la lune rousse.
Saisi d'une sainte frousse,
Tout le commun des mortels
Croit voir le diable à ses trousses.

Valets volages et vulgaires, ouvrez mon sarcophage
Et vous, pages pervers, courrez au cimetière.
Prévenez de ma part mes amis nécrophages
Que ce soir, nous sommes attendus dans les marécages.

Voici mon message :
Cauchemars, fantômes et squelettes, laissez flotter vos idées noires
Près de la mare aux oubliettes, tenue du suaire obligatoire.

Lutins, lucioles, feux-follets, elfes, faunes et farfadets
Effraient mes grands carnassiers.
Une muse un peu dodue me dit d'un air entendu : " Vous auriez pu vous raser. "
Comme je lui fais remarquer deux-trois pendus attablés
Qui sont venus sans cravate,
Elle me lance un œil hagard et vomit sans crier gare quelques vipères écarlates.

Vampires éblouis par de lubriques vestales,
Égéries insatiables chevauchant des Walkyries,
Infernal appétit de frénésie bacchanales
Qui charment nos âmes envahies par la mélancolie,
Satyres joufflus, boucs émissaires, gargouilles émues, fières gorgones,
Laissez ma couronne aux sorcières et mes chimères à la licorne.

Soudain les arbres frissonnent
Car Lucifer en personne
Fait une courte apparition,
L'air tellement accablé
Qu'on lui donnerait volontiers
Le Bon Dieu sans confession,
S'il ne laissait, malicieux,
Courir le bout de sa queue
Devant ses yeux maléfiques
Et ne se dressait d'un bond
Dans un concert de jurons,
Disant d'un ton pathétique
Que les damnés obscènes
Cyniques et corrompus
Fassent griefs de leur peines
À ceux qu'ils ont élus,
Car devant tant de problèmes
Et de malentendus
Les dieux et les diables
En sont venus à douter d'eux-mêmes
(Dédain suprême).

Mais, déjà, le ciel blanchit.
Esprits, je vous remercie
De m'avoir si bien reçu.
Cocher, lugubre et bossu,
déposez-moi au manoir
Et lâchez ce crucifix
Décrochez-moi ces gousses d'ail
Qui déshonorent mon portail
Et me chercher sans retard,
l'ami qui soigne et guérit
la folie qui m'accompagne
Et jamais ne m'a trahi :
Champagne...


Jacques Higelin


1059447 Publié le 13/10/2004 à 20:14 supprimer cette contribution


La fille du coupeur de joints


Elle descendait de la montagne
Sur un chariot chargé de paille
Sur un chariot chargé de foin
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Elle descendait de la montagne
En chantant une chanson paillarde
Une chanson de collégien
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Mais nous on était cinq chômeurs
A se lamenter sur not'malheur
En se disant qu'on se taperait bien
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Elle descendait de la montagne
V'là qu'elle nous voit vers les murailles
Et qu'elle nous fait : coucou les gens !
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Ben, v'là qu'elle nous prend par la taille
Pis qu'elle nous emmène sur sa paille
Elle nous fait le coup du zeppelin
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Ben nous on était cinq chômeurs
A se payer une tranche de bonheur
Une tranche de tagada tsoin-tsoin
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Quand on eut passé la ferraille
Elle nous fit fumer de sa paille
Sacré bon dieu que c'était bien
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Plus question de chercher du travail
On pédalait dans les nuages
Au milieu des petits lapins
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Elle descendait de la montagne
En chantant une chanson paillarde
Une chanson de collégien
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Hubert-Félix Thiéfaine



1059447 Publié le 13/10/2004 à 20:22 supprimer cette contribution


Je suis partout


Je suis partout,
Dans le héros, dans le vainqueur,
Le médaillé qui fait son beurre,
Dans la fille tondue qu'on trimbale
A poil devant les cannibales,
Dans le train Paris-gare d'Auschwitz
Entre les corps des amants juifs,
Dans ces millions d'enfants gazés
Qu'on voudrait me faire oublier.

Je suis partout,
Partout partouze,
Tendresse en S.O.S,
Eros uber alles.

Je suis partout
Dans le gentil petit caniche
Qui ratonne la nuit dans sa niche
Dans l'œil du bougnoule écœuré
Par cet Occident périmé
Dans le boxe des innocences
Avec la putain d'bonne conscience
Dans la peau du rocker-poubelle
Qui joue son je universel.

Je suis partout,
Partout partouze,
Je suis partout.
Dans la rue des amours toxiques
Au bras d'un monstre pathétique
Dans les annales des cœurs trav'lots,
Avec ma capote en croco
Entre tes seins, entre tes cuisses,
Entre tes cimes et tes abysses,
Humaniste sous ton collant,
La bite coincée entre tes dents,
Je suis partout,
Partout partouze,
Tendresse en S.O.S.,
Eros uber alles.



Hubert-Félix Thiéfaine


1059447 Publié le 26/10/2004 à 12:20 supprimer cette contribution

Pour un flirte avec la crise


Elle est plus forte que toi la crise !

Usée, laminée la populace se hisse
On est lourd de cernes mais la foule se glisse
Dans un couloir de métro
Les yeux rivés sur l'aiguille à regarder
passer le temps
Qui se faufile comme une anguille
Et ne cesse
De te mettre dans le vent ...

Tu finiras cul et chemise
Dans ton flirt avec la crise ! {2x}

Abattu et crevé, le dos courbé par ton horaire
Tu ne sais plus quoi faire pour te distraire
Grincement du métro le train est à l'approche
C'est le mouvement de foule
Qui te noie comme la houle
Tu cours sans y penser le temps t'est compté
Chaque minute de gagner est comme un chèque
Bien encaissé !

Tu finiras par lâcher prise
Dans ton flirt avec la crise ! {2x}

Envolé d'un courant d'air
Ecrasé la gueule par terre
On est toujours à bout de souffle
A bout de nerfs
Dans sa multinationale blindée mondialisée
L'homme actif de nos tendres années
C'est le technocrate de son métier
Qui a écrasé ses millions de partenaires
Qui a écrasé nos vendeurs de réverbères
Qui fait du gringue à sa secrétaire
Et qui se retient pendant la prière ...
Qui pratiquera son art de la maîtrise
Comment profiter de la crise
Comment profiter des petites entreprises
Dans son flirt avec la crise
Elle est plus forte que toi la crise ...


TRYO

634723 Publié le 26/10/2004 à 13:40 supprimer cette contribution
pas besoin de faire de commentaires?

ben quand même, j'aime !
1059447 Publié le 26/10/2004 à 13:42 supprimer cette contribution
France Télécom


Refrain:}
Merci France Télécom,
d'avoir pu permettre à nos hommes,
D'ajouter aux bruits de la ville et des klaxons,
La douce sonnerie du téléphone {2x}

Combien sont-ils ? Combien sont-ils, nos abonnés ?
Branchés du soir au matin, accrochés au combiné.
Allô Madame Tryo voudrait bien parler.
OK, je prends le bip et je te rappelle après.
Signal d'appel, ou option conférence,
Facture détaillée, minitel et interférences,
Entends-tu la cohue des ondes au beau milieu des airs?
Ta voix s'accroche au satellite, retombera-t-elle sur la terre?
{au Refrain}

J'ai mon Bouygues ... SFR ...
Mais moi j'ai le Bouygues ... SFR c'est moins cher ...
J'ai le bip-bop accroché a ma ceinture,
Je le dégaine au coin de la rue, dans ma voiture
Impossible de fuir, plus de prétextes pour échapper

Aux durs aléas de la vie d'un financier.
Être ici, en une seconde être là bas,
Avec le boss, le patron, et en direct avec toi,
Je t'appelle CNN en direct des Balkans,
Pour commenter la bombe qui déferle lentement.
Pour s'écraser sur les fils électriques,
Plonger des millions de foyers dans le silence électronique
L'économie plonge, les finances paniquent:
Le téléphone est devenu bien plus que pratique...
{au Refrain}

Car défiant les lois de l'espace et du temps,
Branché sur Internet internationalement
Désir d'être partout de contrôler à la fois,
Ce qui te dépasse et ce que tu peux toucher du bout des...
{au Refrain}

Merci France télécom, d'avoir pu permettre a nos hommes,
D'ajouter aux bruits de la ville et des klaxons,
La douce sonnerie du BIP...BIP..BIP


TRYO


(sans la zique ...c’est du 10% à peine ... )

Méga pèche ce morceau


1059447 Publié le 26/10/2004 à 14:33 supprimer cette contribution

G8


J'ai, j'ai, j'ai, j'ai huit lascards qui m'soulent, huit lascards qui m'soulent
J'ai, j'ai, j'ai, j'ai envie d'me sevrer, ouais
J'ai, j'ai, j'ai, j'ai huit lascards qui m'soulent, huit lascards qui m'soulent
J'ai, j'ai, j'ai, j'ai envie d'en parler.

J'ai ouï dire qu'notre av'nir, c'est des Berlusconi, des Bush, des Yang Tsé Ming, des Macdo, des industries.
Des dollars, des euros, des actions qu'on investient, des politicos pourris qui pensent au nom du profit.
J'ai ouï dire qu'notre présent c'est notre avenir, si c'est ça nos gouvernements alors y'a plein de choses a dire.
Ils sont dans la cour des grands, qui va bientôt rétrécir, parce que d'vant y'a des gens qui veulent vivre et sourire.

J'ai, j'ai, j'ai, j'ai huit lascards qui m'soulent, huit lascards qui m'soulent
J'ai, j'ai, j'ai, j'ai envie d'me sevrer, ouais
J'ai, j'ai, j'ai, j'ai huit lascards qui m'soulent, huit lascards qui m'soulent
J'ai, j'ai, j'ai, j'ai envie d'en parler.

J'ai, j'ai, j'ai pas peur pour mon gosse, j'irais à leur sommet montrer mon peuple et sa force.
Attaquer d'un essai, qui fait peur à vos négoces et qui pourrait bien ruiner vos espoirs et vos forces.
J'ai, j'ai, j'ai pas peur pour mon gosse, j'suis pa l'seul à en avoir fait, au travers d'un monde féroce.
Y'a pas d'ambiguité, maintenant qu'il est né, j'peux pas l'laisser évoluer dans un tel merdier.

J'ai, j'ai, une mauvaise nouvelle, c'est vous qui avez le nez dans vos poubelles.
Et même si y'a gène, vous matraquer les rebelles, à notre envie de lutter il pousse des ailes.
J'ai, j'ai une mauvaise nouvelle, le boursicotage tient avec des ficelles, et quand ça va casser,
On va être là pour regarder, vos gueules s'écraser d'un trait sur le pavé.

J'ai une bonne nouvelle, on va boycotter en force et faire des étincelles.
Belle est l'amitié, oh oui qu'elle est belle, belles sont les idées, oh oui qu'elles sont belles.
J'ai une bonne nouvelle, on va boycotter en force et faire des étincelles.
Belle est l'amitié, oh oui qu'elle est belle, belles sont les idées, oh oui qu'elles sont belles.

J'ai, j'ai, j'ai, j'ai huit lascards qui m'soulent, huit lascards qui m'soulent
J'ai, j'ai, j'ai, j'ai envie d'me sevrer, ouais
J'ai, j'ai, j'ai, j'ai huit lascards qui m'soulent, huit lascards qui m'soulent
J'ai, j'ai, j'ai, j'ai envie d'en parler.


TRYO

1059447 Publié le 26/10/2004 à 14:43 supprimer cette contribution

Les soldats de plomb


Depuis longtemps déjà on attend
Qu'avance avec le temps
Le changement
Depuis la révolution déjà, la désillusion
Fait de nos convictions
Le manque d'ambition
Depuis toujours, tour à tour
On court pour fuir le tracé
De vos parcours
Depuis la nuit des temps
On nous impose des normes
Demandez à un enfant
Ce qu'il pense de l'uniforme

{Refrain:}
Mais depuis la terre avec mes frères
On déclare la guerre
A ces gros cons que sont
Les soldats de plombs
Et de quel droit
Je me dois de suivre vos lois ?
Puisque la portée de mes pensées
Ne va pas jusque là !
Et de quel droit
Je me dois de suivre vos lois ?
Puis que la liberté de mes pensées
S'est créée avant ça !

Depuis ma naissance
En France
J'ai subi la différence
Et le manque de respect
Pour un physique qui déplait
Et depuis vos beaux ghettos
Dans vos cages où l'on m'isole
Pour un morceau de bédo
Pour un délit de sale gueule
Depuis mes premiers pas
Dans vos commissariats
J'ai compris en un week-end
Ce qu'est pour vous la haine
Depuis que j'ai franchi le seuil
De votre univers de deuil
J'ai compris qu'avec l'état
Il fallait marcher au pas !
{au Refrain}


TRYO

( une petite baffe au passage... )





1059447 Publié le 25/11/2004 à 00:41 supprimer cette contribution
Solaar pleure


Fuck la terre, si je meurs voici mon testament :
Déposez des cendres dans la bouche de tous nos opposants
Virez à coup d'front kick les faux qui viennent se recueillir
J'veux des fleurs et des gosses, que ma mort serve leur avenir
Peut être comprendront-ils le sens du sacrifice
La différence entre les valeurs et puis l'artifice.
Je sais qui pleurera et pourquoi,
Vous êtes les bienvenus, y aura pas de parvenus
Juste des gens de la rue
La presse people n'aura que des smicard et des sans papiers
Des costumes mal taillés, même si les mecs voulaient bien s'habiller
Ci gît Claude..., Initiale MC
Un p'tit qui a voulu que la vie d'autrui soit comme une poésie
Et surtout va pas croire qu'y aura dix milles filles
Je dis ça pour ma famille, je n'étais pas parti en vrille.
On me jette de la terre, on dépose quelques fleurs .
Seul sous son saule pleureur : Solaar Pleure.

Solaar il est l'heure, Écoute Solaar pleure
Solaar il est l'heure, Écoute Solaar pleure

Mon âme monte, je vous vois en contre plongée
C'est ceux qui sont déjà partis que je m'en vais retrouver
Ne vous inquiétez pas, non, je pars pour le paradis
Pas pour parader mais professer la 7ième prophétie.
J'ai tenu tête aux maîtres, aux prêtres, aux traîtres,
Aux faux culs sans cortex qui dansent encore le funky jerk.
Si c'est toi, courbe-toi, marche profil bas et tais-toi.
Recherche une aura sinon va, tiens ! gomme toi.
Excusez pour le mal que j'ai pu faire, il est involontaire
J'ai été mercenaire, plutôt que missionnaire
Je regrette et pour être honnête je souhaite que Dieu me fouette
Dieu tu es la lettre, il faut que l'on te respecte
Archange, comprend moi au nom du père
Certains me trouvent exceptionnel mais j'ai pas fait l'élémentaire
Le mike pleure, la feuille pleure, le bic pleure
Et sous le saule pleureur : Solaar pleure.

Solaar il est l'heure, Écoute Solaar pleure
Solaar il est l'heure, Écoute Solaar pleure

Je suis au paradis, je sillonne les plaines
A la recherche de resquilleurs dans le jardin d'Eden
J'ai contrôlé les anges, pas de haine mais pas d'ennemis
Sinon j'ai le canif et j'inaugure le meurtre au paradis.
J'ai joué au maigrelet chaque fois que l'on m'a provoqué
Contemplatif et ordonné, j'ai pardonné sans pardonner
Mais je n'étais pas un héros, juste un mec fait d'os et d'eau
Maintenant je suis une âme qui plane perdu sans stylo.
Eden exterminator, ange exterminateur,
Videur matador du divin examinateur
M'assure que c'est par méprise que je trippe avec les anges
Et m'envoie aussitôt vers les flammes et puis la fange.

500 one + 165, 111 x 6, le code barre de l'Antéchrist
Je vois des porcs et des sangliers
Le feu et le sang liés
Je prie car j'ai peur
Satan rit
Solaar pleure, Solaar pleure, Solaar pleure, ...

NONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN
Pourquoi moi ? C'est une erreur
Gardes-moi, je suis noble de cœur
Arrêtez la chaleur, je crache sur Belzébuth
Je garderais la foi et puis j'ai l'uppercut
Pourquoi ce blâme ? Pourquoi ces flammes ?
Pourquoi ce torréfacteur qui nous crame ?
Cet âne de Chétane plane sur nos âmes
Il vit par le feu, périra par le lance-flammes
Du lac Lancelot, double A du graal
Rabbin, prêtre, imam
Priez, aidez OIM, pourquoi moi
Pourquoi ce karma, Zarma
J'ai porté la foi jusqu'à la main de Fatma
Je suis comme un gladiateur desperado
Envoyé en enfer pour une mission commando
Lucifer ne vois-tu pas que Dieu est fort
Si nous sommes soudés, nous t'enverrons toucher la mort.
Solaar pleure, ses larmes éteignent les flammes
Libère les âmes, fait renaître Abraham
Le diable est à l'agonie, unissons nos forces
Bouddha grand Architecte, Thérésa bombons le torse
Priez, aidez-moi, il chancelle, il boite
Il se consume, il fume, il n'a plus qu'une patte
Je vois qu'il souffre, je vois qu'il hurle
Il a créé le mal et c'est le mal qui le brûle
Le bien pénètre chez la bête de l'apocalypse
Comme poussé par une hélice pour que son aura s'éclipse
Raël, Ezechiel, avec la lumière combattre le mal suprême
Le mal hurle, je l'entend hurler
Des fleurs poussent, el diablo est carbonisé
Il implose, il explose,
Et de l'antimatière jaillissent des ecchymoses
Satan est mort, le bien reprend vie
A quand la terre comme nouveau paradis
On ne sait plus que faire,
On ne sait plus quoi faire
L'enfer est sur Terre et qui la gère ?


Mc Solaar


- 1306128lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 00:20 supprimer cette contribution
Si rien ne bouge


J't'écris toujours
Quand la menace
Du fond de la cour
Grimpe et me glace

Regarde là-bas
Au bout de mon doigt
Si rien ne bouge
Le ciel devient rouge

Est-ce que je t'ai dis
L'histoire de cet homme
Qui voulait tout
Des femmes, de l'opium

Moralité
Il est mort alité
Tout passe, tout casse
Le joint de cul lasse

J'te dis encore
Que l'hiver est mort
Rallonge tes tresses
Planque tes fesses

Quand les amoureux
S'ramassent à la pelle
Toutes les feuilles mortes
Se marrent entre elles

Et
Il y a des chances que rien n'bouge
Il y a des chances que rien n'bouge

Où elle va cet ombre?
Se perdre au loin
Sur qu'un grand nombre
N'y verra rien

Mon petit feu
J'tembrasse sur les yeux
Je quitte l'enveloppe
J't'aime plus qu'un peu

Et il y a des chances que rien
N'bouge
Il y a des chances que rien n'bouge
Des chances que rien ne bouge


Noir Désir

WuJi - 1531248lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 00:40 supprimer cette contribution
Des armes

Des armes, des chouettes, des brillantes
Des qu'il faut nettoyer souvent pour le plaisir
Et qu'il faut caresser comme pour le plaisir
L'autre, celui qui fait rêver les communiantes

Des armes bleues comme la terre
Des qu'il faut se garder au chaud au fond de l'âme
Dans les yeux, dans le cœur, dans les bras d'une femme
Qu'on garde au fond de soi comme on garde un mystère

Des armes, au secret des jours
Sous l'herbe, dans le ciel et puis dans l'écriture
Des qui vous font rêver très tard dans les lectures
Et qui mettent la poésie dans les discours

Des armes, des armes, des armes
Et des poètes de service à la gâchette
Pour mettre le feu aux dernières cigarettes
Au bout d'un vers français brillant comme une larme

Paroles: Léo Ferré. Musique: Noir Désir 2001 "Des Visages des Figures"
- 1306128lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 00:40 supprimer cette contribution

En route pour la joie


Qui a miné la base
qui a fait sauter l'pont
qui avait disposé
du ciment sous les plaines
qui savait au debut
qu'il y aurait une fin
qui êtes vous messieurs-dames
pour me parler comme ca ?

Hosanna, Hosanna
et en route pour la joie

de la gelée encore
du givre au bord des lèvres
ah mais où sont les mots secrets ?

c'est des bornes d'hopital
c'est des couloirs en vrac
du néon malicieux
et de la douche en laque

Hosanna, Hosanna
et en route pour la joie

de l'os après la chair
de l'acide au rabais
jusqu'à en faire pourrir
les derniers noyaux frais

qui recréera la base
qui reconstruira l'pont
qui saura déchirer
le ciment sous les plaines

Hosanna, Hosanna
et en route pour la joie


Noir Désir

WuJi - 1531248lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 00:43 supprimer cette contribution
A l'envers, à l'endroit

On n'est pas encore revenu du pays des mystères
IL y a qu'on est entré là sans avoir vu de la lumière
Il y a l'eau, le feu, le computer, Vivendi et la terre
On doit pouvoir s'épanouir à tout envoyer enfin en l'air

On peut toujours saluer les petits rois de pacotille
On peut toujours espérer entrer un jour dans la famille
Sûr que tu pourras devenir un crack boursier a toi tout seul
On pourrait même envisager que tout nous explose à la gueule

Autour des oliviers palpitent les origines
Infiniment se voir rouler dans la farine

A l'envers, à l'endroit, à l'envers, à l'endroit
A l'endroit, à l'envers, à l'envers, à l'endroit

Y'a t'il un incendie prévu ce soir dans l'hémicycle
On dirait qu'il est temps pour nous d'envisager un autre cycle
On peut caresser des idéaux sans s'éloigner d'en bas
On peut toujours rêver de s'en aller mais sans bouger de là

Il paraît que la blanche colombe a trois cents tonnes de plombs dans l'aile
Il paraît qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles
La belle au bois dormant a rompu les négociations
Unilatéralement le prince entame des protestations
Doit-on se courber encore et toujours pour un ligne droite ?
Prière pour trouver les grands espaces entre les parois d'une boîte
Serait-ce un estuaire ou le bout du chemin au loin qu'on entrevoit
Spéciale dédicace à la flaque où on nage, où on se noie

Autour des amandiers fleurissent les mondes en sourdine
No pasaran sous les fourches caudines

A l'envers, à l'endroit, à l'envers, à l'endroit
A l'endroit, à l'envers, à l'envers, à l'endroit.

Noir Désir
- 1306128lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 00:44 supprimer cette contribution

Charlie

Son ombre glisse et sa semelle claque
Charlie caresse le trottoir
Il n'a que les os, l'esprit et la peau
Charlie va danser ce soir

Allez Charlie
tiens-toi droit
C'que c'est beau
Quand elle coule
La rivière de sang chaud

Là ils se tiennent au fond
Le temps et le son
Pour la vie, sweet little blues
Accroche-toi aux plis
De la mélodie
Qui ne sait pas qui elle suit

Charlie, Charlie
Les filles fondent
Vieux salaud
Là elle coule
La rivière de sang chaud

Le coeur dans les tempes
La tempête au ventre
Charlie sort et se perd
Dans le dédale des rues
Où un taxi le prend
Sur son capot d'argent

Maintenant dans l'eau sale
Elle traine sa bouche pâle
Au fond du caniveau
Où elle coule, où elle coule,
où elle coule, où elle coule,
La rivière de sang chaud


Noir Désir

- 1306128lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 00:47 supprimer cette contribution

Tu m'donnes le mal

Avec les manières
que tu as toujours
quand tu t'traines là
tu m'donnes le mal
tu lis sans fin
les magazines
ou il y'a d'la joie
tu m'donnes le mal

tu m'donnes le mal, oh mal
c'est la spirale infernale
remonte encore, et encore
jusqu'à la fin et jusqu'au bord

comme tu as pris soin
qu'elle brille de loin
ta surface lisse
tu m'donnes le mal
mais reste à voir
le soleil noir
de ta narcisse
tu m'donnes la mal

tu m'donnes le mal, oh mal
c'est la spirale infernale
remonte encore, et encore
jusqu'à la fin et jusqu'au bord

avec sur tes lèvres
ce sourire vert
toujours le même
tu m'donnes le mal
il y'a ce poids
autour de toi
c'est comme tu l'aimes
tu m'donnes le mal

je semerai sur tes yeux morts
les aiguilles d'or de la "Buena ditcha"
j'm'en lave les mains
j'm'en lave le sang
chacun sa joie
toi tu m'donnes le mal

tu m'donnes le mal, oh mal
c'est la spirale infernale
remonte encore, et encore
jusqu'à la fin et jusqu'au bord
{x2}

Noir Désir

WuJi - 1531248lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 00:47 supprimer cette contribution
Toujours être ailleurs


Oh chaque nuit se réduire en cendre
Se laisser répandre
Dans les lavabos blancs

La solutions est sans doute amère
Si l'on considère
Qu'on n'sait pas où ça mène

Quelqu'un ici pourrait-il me dire
Quelles sont les raisons qui me poussent ?

{Refrain:}
Et les yeux vers l'ouest
Toujours être ailleurs
Et les mains vers l'est
J'veux toujours être ailleurs !

J'ai la nausée quand je reste assis
Si je suis couché je n'joint pas les "debouts"

Et je souris pour le photographe
Qui va nous figer
Notez mon épitaphe
Notez !

Je me sens si bien hier matin
Que je voudrai être à demain

{au Refrain}

Oh j'ai jamais pu oublier
L'odeur des endroits où j'irai
C'est seulement une question de moeurs

J'veux toujours être ailleurs
J'veux toujours être ailleurs
Toujours être ailleurs

Noir Désir
WuJi - 1531248lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 00:49 supprimer cette contribution
Joky, il va sans dire qu'on est fan de noir désir, mais on va laisser un peu de place aux autres artistes...
- 1306128lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 00:53 supprimer cette contribution
Vi, merci de ta participation Wuji
Ce fil de 1059447 est... de bibi bien sûr
Enfoui bien loin, je l’ai fait remonter…histoire de l’avoir sous la main.


PS : j’écoute l’album "Du Ciment Sous Les Plaines" au casque là...
WuJi - 1531248lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 00:56 supprimer cette contribution
Merci à toi, ca m'as fait grand plaisir de lire du noir désir surtout que j'en ecoute en ce moment comme depuis souvent...
On a eu du bol de pas mettre les memes car on a poster en meme temps !
Allez on s'en fait encore une petite derniere pour le plaisir de lire
WuJi - 1531248lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 00:58 supprimer cette contribution
Où veux-tu qu'je r'garde


Tu veux pas parler
Tu veux pas qu'je l'dise
Tout reste encore
Indéterminé

Oh mais rapelle-toi Barbara
Que tu n't'appelles pas comme ça
Ca peut servir
Pour les souvenirs

Oh mais elle veut pas qu'on la touche
Elle veut même pas qu'on la voie
Mais y'a que toi là !
Où veux tu qu'je r'garde ?
Où veux tu qu'je r'garde ?

Elle a changé d'angle
Elle étend ses jambes
Interminables
Comme un jour sans nuit

Et j'ai tremblé c'est un signe
Je ne restrai pas digne
Les cas extrêmes
Sont toujours les mêmes

Dans ton océan lacrymal
Tout n'a pas l'air d'être sans mal
Et moi qui plonge
J'sais même pas nager

On ira dans tous les deserts
On ira danser sur les mers
Et on verra pourrir nos yeux tendres
Sous les lumières blanches

Où veux tu qu'je r'garde ?
Où veux tu qu'je cherche : Shhhh...

Noir Désir
WuJi - 1531248lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 00:58 supprimer cette contribution
Moi j'ecoute le dernier, en public !
- 1306128lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 01:01 supprimer cette contribution

Elle va où elle veut

Je sais où la trouver
elle sait où me voir
toujours employés
à réduire les écarts
quand on l'approche enfin
aussi près qu'on aille
on ne possède rien

elle va où elle veut

du feu du bruit
pour mériter le silence
au bout du compte
ça ressemble à de la chance
et comme on dit parfois
si tu tiens à toi
ne fais jamais comme eux

elle va où elle veut

si tout file entre nos doigts
les jeux qui nous tiennent
resteront toujours là
y'a rien à dire de plus
depuis toujours
c'est une chose entendue

elle va où elle veut

Noir Désir


WuJi - 1531248lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 01:03 supprimer cette contribution
Bonne soirée Joky
Bonne lecture, bonne ecoute et une petite pensée pour Bertrand...
- 1306128lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 01:17 supprimer cette contribution
Pour changer de registre et faire un clin d’œil à : jmarclecancre- - 1243313

Le cancre
(Paroles: Leny Escudero. Musique: Thierry Fervant 1974 "Le Voyage)"


Je vis tout seul au fond d'la classe
Je dis je vis mais pas vraiment
J'ai pas d'cervelle, j'ai que d'la crasse
Faut s'faire tout p'tit, petitement
Et pendant que les purs, les vrais intelligents
Vous savez ceux qui sont toujours au premier rang
Pendant qu'ils vivent la vie des autres
La vie des bons auteurs, la vie des douze apôtres
Moi j'vis la mienne, et vive le naufrage
Moi j'vis la mienne, et vive le voyage

Un bout d'soleil tombé du ciel au creux d'ma main
Et je voyage
Un chant d'oiseau qui s'est perdu parc'que personne l'a entendu
Et je voyage

Bouche fermé, les bras croisés, les yeux levés écoutez bien têtes incultes
Le bon savoir, le vrai savoir, le seul savoir et vous serez de bon adultes

Et mon frère corbeau à l'autre bout du champs
Chante pour lui tout seul la chanson du printemps

Le professeur m'a dit que j'étais intelligent, mais pas comme il le faudrait,
C'est pas d'la bonne intelligence

Je suis ce qu'on ne doit pas faire
L'exemple à ne pas retenir
Qui rit quand il faudrait se taire
Et mon avenir, j'ai pas d'avenir
Et pendant que les autres font des sciences naturelles
Moi je pense à Margot, Margot, qui est si belle
Qui ne sait rien du tout, ni d'Iena, ni d'Arcole
Mais qui à la peau douce et douce la parole
Qui se fout du génie
Et vive le naufrage
Et qui aime la vie
Et vive le voyage

Un grand loup bleu danse dans ses yeux quand je le veux
Et je voyage
Puis il me mord au creux des reins c'était hier je m'en souviens
Et je voyage

Bouche fermé, les bras croisés, les yeux levés écoutez bien têtes incultes
Le bon savoir, le seul savoir, le vrai savoir et vous serez de bon adultes

Et mon frère corbeau à l'autre bout du champs
Chante pour lui tout seul la chanson du printemps

Apprendre à lire et à écrire, pour moi aussi c'est important
Mais après pour lire quoi, écrire quoi, ce qui les arrange les grands
Le jour de ma naissance, je suis venu dans le tumulte
Sans doute pour m'avertir que je venais dans un monde occupé par les adultes
Ca s'rait bien l'école, si au lieu de toujours parler d'hier
On nous parlait un peu d'aujourd'hui, de demain
Mais d'quoi j'me mêle moi, j'y connais rien
Pourtant j'ai l'impression que j'apprendrais mieux
Ce qui me touche un peu, ce que j'aime bien
C'est peut-être pour demain, qu'est-ce que ça s'ra chouette

Vous avez entendu, il faut qu'je parte, la cloche à sonner
Composition d'histoire, j'aurais dû réviser
Et moi j'suis là à parler, j'perd mon temps oui
Vous savez peut-être, il y a eu un coup d'Etat au Chili
On y assassine pour un non, pour un oui
Au Portugal, il y en a eu un aussi
Au petit matin, c'était la fin de la nuit
Et il paraît qu'en Espagne, on recommence à chanter dans les rues
Mais je n'suis sur de rien, j'ai seulement entendu dire
Ah, il faut qu'je parte la cloche à sonner
Ah, composition d'histoire et j'ai encore oublié
Et pourtant c'est facile, et puis c'est important
Mais.. Mais j'm'en rappelle jamais la date de la bataille de
Marignan
Mais je sais qu'c'est facile, mais j'ai encore oublié, ah m.erde !
Dimanche j'vais encore être collé
Mais pourtant c'est facile, et puis c'est important, la date de la bataille
De Marignan
C'est ça qu'y est important, la date de la bataille de Marignan
{x2}

Lény Escudéro

Professeur Paganel, evo-dévo - 980920 lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 01:21 supprimer cette contribution
Citation:
Ils sortent de l'enfance comme s'ils sortaient d'un bois
Plus tremblants d'arrogance que de peur ou de froid
Les jeunes loups, les jeunes loups.

Ils abordent la vie avec la même foi
Chacun guettant sa proie d'un égal appétit
De jeune loup, les jeunes loups

Si vous tentez de les séduire
Ils vous montrent les dents,
Mais quand ils sourient leur sourire
Est celui d'une enfant.
Il ne faut pas les flatter
De la main, ce ne sont pas des chiens
Ils gardent toujours leur fierté
Même s'ils n'ont pour manger
Qu'un seul os à ronger.

Ils aiment s'amuser, mais ne savent pas qu'ils jouent
Quand entre chien et loup on les voit déguisés
En loups-garous, les jeunes loups.

Parfois leurs yeux s'allument
Quand passe une ingénue
Aux longs cheveux de lune
Qu'ils suivent dans la rue
A pas de loups, les jeunes loups.

Et bientôt dans leur cœur tout bouge
Quand ils se voient tremblant
Au bras d'un petit chaperon rouge
Qu'ils habillent de blanc
Ils se croient apprivoisés,
Installés dans un conte de fées
Mais rien n'est fini pour autant
Car la vie les attend
Pour leur faire les dents

Pour que jeunesse se passe
Ou sans raison du tout
On leur dit tout à coup
D'aller faire la chasse,
Aux autres loups, les jeunes loups.

Avec ou sans lauriers, ils reviennent meurtris
Et peuvent réciter, même sans l'avoir appris
La mort du loup, les jeunes loups
Alors ils arrêtent leurs frasques
Et s'arrachent soudain
Le loup qui leur servait de masque
Et par un beau matin
Se retrouvent à la croisée des chemins
Seuls devant leur destin
Et prennent la voie de leur choix
Qu'ils poursuivent tout droit
Sans reculer d'un pas.
Même si beaucoup d'entre eux
Vivent sans foi ni loi,
Cela importe peu
Ce qui compte pour moi
C'est qu'ils sont devenus des hommes
Et qu'un jour parmi eux
Il s'en trouvera deux...
Pour aller fonder Rome.

Cette très belle chanson (Jean-Claude Annoux, 1965) n'est sans doute plus très connue aujourd'hui. Cela valait sans doute la peine de l'exhumer...
- 1306128lui écrire blog Publié le 22/10/2005 à 01:29 supprimer cette contribution

Aux jeunes loups
(Paroles et Musique: Jean-Claude Annoux 1965)

Connais pas Si la musique est aussi sympa que le texte... faudra me faire un MP3.

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Créé et hebergé par Capit


Déplacer des textes de chansons que j’avais mis dans la rubrique mes poèmes Et qui n’ont rien à faire la dedans... Juste pour lire...donc...pas besoins de venir contribuer...Merci à vous ! PS :
juste-pour…