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2052856 Publié le 07/12/2007 à 09:01  Un médecin jette l'éponge. Agressé pour la deuxième fois dans son cabinet de la cité Floréal à Saint-Denis, le docteur Adjadj met la clé sous la porte. Témoignage..//\\..dans cette cité qui au premier abord n'a rien d'un ghetto, la violence est encore montée d'un cran. Vendredi dernier, l'école maternelle Pasteur était fermée après l'agression d'une enseignante sur le parking de l'établissement. A la poste, un écriteau indiquait qu'à la suite d'une attaque à main armée le bureau resterait fermé deux jours. A quelques mètres de là, l'un des trois kinésithérapeutes du quartier se remettait d'une agression, survenue lundi à son cabinet, et d'un vol de 80 euros. Dans l'immeuble d'en face, le médecin généraliste prenait la décision de quitter la cité après avoir été attaqué lui aussi dans son cabinet. Le docteur Philippe Adjadj, 42 ans, issu lui-même d'une cité, exerçait ici depuis sept ans et demi. Pour tous, il était celui qui soigne mais aussi celui qui écoute, conseille, réconforte... Il y a deux ans, il avait raconté au Point sa fierté d'être médecin au coeur de ce quartier défavorisé mais aussi la difficulté d'y rester. Aujourd'hui, la mort dans l'âme, il s'en va et explique pourquoi..// \\..J'établis par semaine entre deux et cinq ITT [incapacité totale de travail] à la suite d'agressions. La violence est extrême. Avant, les voyous piquaient le sac et s'enfuyaient. Aujourd'hui, ils volent et tabassent gratuitement. Le jour où j'ai été attaqué, une femme a été agressée dans sa voiture, ils l'ont défigurée pour lui voler son véhicule..//\\..Beaucoup de femmes se sont retrouvées seules pour élever leurs enfants parce que le mari est parti vivre avec une autre. Faute de père, le gamin se prend pour le chef à la maison. Dans mon cabinet, les enfants courent dans tous les sens, ouvrent les placards, touchent à tout. Je leur dis d'arrêter, une fois, deux fois, ils recommencent. A la troisième, je les prends par l'épaule et je menace de les mettre dehors. La fois suivante, leur comportement a changé, ils sont plus calmes. J'explique alors à la mère que ce n'est pas à moi de les cadrer, mais à elle. Ces enfants auxquels personne ne fixe de limites, dans cinq ans, ils commenceront à s'attaquer aux gamins de leur âge. Avant, dans mon cabinet, on pouvait parler de tout sans tabou : Israël, l'Aïd-el-Kébir, Noël... Parfois, j'hésitais même à ouvrir la porte de la salle d'attente quand j'entendais mes patients discuter de tout, ensemble, entre musulmans, juifs, catholiques. Aujourd'hui, j'entends des mères de familles africaines dire à leurs enfants de ne pas parler aux Blancs. Et certains jeunes Blacks me disent que la cité leur appartient.»//
| Mladen - 595300  Publié le 07/12/2007 à 09:03  Tu devrais remettre ici les deux liens que j'ai publiés hier sur le fil de Mani! | 2052856 Publié le 07/12/2007 à 09:43  Je les ai lus..c'est désolant de voir les communautés se couper les unes des autres. Il faut vraiment que l'école joue son rôle à fond, fermement. Ce qui est triste, c'est que ça va se terminer par une répression violente, et là certains pourraient vraiment pleurer. Il sera trop tard. | domi - 417343  Publié le 07/12/2007 à 15:52  Ce ne soint pas les cités qu'il faut supprimer c'est ce qu'il y a dedans! Mais cela PERSONNE n'ose le dire! EVIDEMMENT. C'est si facile de tourner la tête de l'autre côté | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 07/12/2007 à 15:56 
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