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Trazi - 826035 Publié le 12/02/2008 à 14:48  Le discours économique actuel a tendance à tout considérer en terme de marchandise. Le travail humain le devenant lui aussi. Ainsi de même qu’un produit peut être à la mode ou sur valorisé par sa rareté, ou inversement invendu donc bradé ou jeté au rebut, les travailleurs peuvent bénéficier suivant leur cas de salaires délirants ou être bradés en stages ou contrats bradés, voir jeter au rebus dans le chômage ou le RMI. Cette tendance à considérer le travail humain comme une marchandise entraîne une vision du réel faussée, car si une marchandise est négociable, transportable, vendable ou périssable, le travail humain est de l’ordre du vivant, et négocier de la vie, revient à nier qu’elle est le but de toutes nos actions et non le moyen de notre enrichissement. D’ailleurs toute la stratégie des OGM confirme ce qui pour moi est une déviance à savoir considérer la vie comme une marchandise. L’activité humaine n’est pas un moyen nécessaire aux richesses, mais au contraire ce sont les richesses qui sont nécessaire à l’activité humaine. La notion de marchandise doit être réfléchie : Je propose d’opposer la marchandise à l’ouvrage. L’ouvrage est conçu par des hommes dans le but d’être solide pérenne utile et beau. Il répond à un besoin ressenti par la population, il pourra être négocié, volé, donné ou approprié sans en perdre sa valeur. Par opposition la marchandise est éphémère, anonyme, et son principal défaut serait d’être pérenne, car il faut qu’elle disparaisse pour laisser la place à une nouvelle marchandise. La beauté est alors remplacée par la mode, la solidité par le vite produit, l’utilité est induite par la publicité car il faut exacerber le besoin pour augmenter le prix de la marchandise. Sa seule vocation est de changer demain, afin de générer un bénéfice. La marchandise donnée ou volée perd quasiment toute valeur. Même son appropriation lui enlève de la valeur. Pour le commerçant la marchandise ne vaut que par sa circulation. Imaginer un travail humain devenu marchandise soumis à ces même lois, et vous trouverez vite les effets induits que nous constatons tous les jours. Ainsi le travail au noir comme le bénévolat sont considéré comme du détournement par cette généralisation de l’idée commerçante du travail qui a besoin de canaliser dans le circuit marchand toutes les productions en refusant ave violence tout ce qui pourrait concurrencer leurs niveaux de marges. Alors qu’un individu qui rend service ou réalise un ouvrage pour un autre avec ou sans échange de rémunération est le fondement même de la vie en société Ainsi pour la rémunération du travail, la notion de marchandise va induire une volonté de récompenser la compétence, considérée comme l’art de savoir-faire plus vite et plus rentable, que les autres. La notion d’ouvrage engendrerait plutôt des notions de conscience professionnelle qui s’occupait beaucoup plus de qualité interne même si celle ci n’était pas visible, et du respect du devenir de l’objet fabriqué ainsi que de son adaptation à l’usage. Le travail marchandise génère par exemple des théières modes avec des anses qui cassent vite, des aspects « mode » ou « rustiques » quitte à ce qu’elles versent très mal le thé dans la tasse. Alors que la conscience professionnelle veillerait à ce que l’article dure et soit pratique et s’occuperait de le faire beau plus que « rustique » et il aurait la fierté de le signer. Les critères éphémère et anonyme de la marchandise, entraînent une accélération toujours plus grande des productions au détriment de la qualité de vie, de l’écologie, des conditions de production, des besoins mêmes des utilisateurs. L’individu est tour à tour méprisé en marchandise quand on considère sa force de travail ou choyé en tant que client quand on considère ses besoins. La clientèle devient à son tour objet de négociation, elle est alors manipulée, échangée, partagée toujours dans le but de l’optimisation du seul profit. Le seul et unique projet de la marchandise est le profit, donc les notions de production et d’utilisation sont accessoires, juste une différence à imposer pour garder un bénéfice. Mais la généralisation de ce type d’échange entraîne une accumulation des richesses précisément entre les mains de celui qui ne produit pas de richesse (même s’il aide à sa production) le commerçant. Tant que son rôle est de distribuer les produits fabriqués son service est réel, mais quand ses compétences s’étendent ) la production elle-même (travail marchandise) et à la consommation (une clientèle marchandise objectivée et manipulée par les publicités) son rôle devient dictatorial. Comment replacer la façon de voir la vie en tant que moyen jouant le rôle de marchandise, source de profit, vers la place qu’elle n’aurait jamais du quitter : Le but essentiel et ultime de toutes les activités humaines ? Une des solutions est de remettre à sa place l’outil de mesure des échanges et de la richesse : La monnaie. L’argent n’est pas de la valeur mais seulement un outil de mesure de la valeur. L’ouvrier fabrique un pain, l’échange contre un sou, achète du vin avec son sou. Le vigneron pourra alors acheter à son tour… parfait ! Mais quand le pain est mangé, le vin est bu, le sou continue à circuler et perd tout son sens de reconnaissance du travail initial fourni. Surtout quand les puissants font tout pour lui ôter toute inflation. Afin de mieux préserver leurs réserves accumulées. La valeur reste l’activité humaine. Je rêve d’une forme d’argent aussi éphémère que la marchandise, juste bonne à facilité les échanges mais qui disparaisse aussi vite que les marchandises sont consommées. Mais je n’ai pas encore trouvé de solution viable et pratique.
| Trazi - 826035 Publié le 13/02/2008 à 20:20 
Citation: Personnellement, je pense que sans conscience professionnelle, tu ne peux accéder au savoir-faire, car le savoir-faire est avant tout la résultante de cette conscience professionnelle et de la passion que tu éprouve pour ton métier.
Il est tout à fait possible d’être rentable sans conscience professionnelle ! Exemple les cas de certains artisans capables de travailler avec compétence mais de facturer des sommes disproportionnées sur des prétendues pannes, en se débrouillant pour que leur travail génère vite leur prochaine intervention. Une entreprise comme Total a de vraies compétences, mais a-t-elle une conscience professionnelle à constater son comportement avec le transport du pétrole ou les dictateurs africains. La conscience professionnelle ne se vend pas, donc elle n’est pas rentable, c’est pour cela que je distingue volontairement les deux notions. Mais sans conscience professionnelle apparaissent de graves accidents, causés par des individus compétents mais qui faute de conscience professionnelle s’en réfèrent avec compétence aux directives de leurs directions, qui jouent, elles aussi, la rentabilité et la compétence contre la conscience professionnelle. Il sera vite éliminé le salarié qui fait preuve de conscience professionnelle, car il sera vite critique des critères de rentabilité que les compétents qui le dirigent exigent de lui. Faut dire que dans cette société qui voit tout à très court terme, la conscience professionnelle est oubliée, car ses résultats ne s’observent qu’à long terme. Mais le client, me direz-vous, il finira bien par se rendre compte ? Même pas, parce que c’est de moins en moins lui qui choisi ses produits, le commerçant ou la grande surface décide des produits à vendre en fonction uniquement des marges dégagées. La publicité se chargeant d’en vanter les mérites, la télévision se chargeant de les rendre disponibles à cette publicité. L’important reste que la marchandisation de tout y compris du travail lui-même jusqu’à l’expression médiatique est une cause essentielle des dérives actuelles (écologie, travail précaire, formations sommaires, etc ). La marchandise n’ayant de valeur que parce qu’elle circule et qu’en le faisant, elle génère de la marge, alors que l’objet a de la valeur par son utilisation « statique » à long terme. Pour redonner leurs valeurs aux objets comme au travail bien fait, il faudra logiquement remettre les marchands à leur place c’est à dire au service des échanges, mais pas aux décisions de production ou d’achat. Il faut aussi redonner un sens à l’activité humaine, sinon c’est un sens interdit: trop de marchandises, plus assez de client, trop de poubelles, plus assez de biodiversité, trop de riches, plus assez de nourriture ni de matières premières. Le capitalisme s’est approprié successivement les moyens de production, ensuite les moyens de financement, il s’est approprié les moyens de circulations de marchandises, il s’approprie aujourd’hui les moyens d’expression, le langage lui-même, mais s’il y a une chose qu’il se s’appropriera pas c’est la logique écologique … La vie n’est pas une marchandise, elle raisonne à très long terme, et si l’homme ne convient plus la planète finira pas s’en passer…
| pypa - 1855077 Publié le 14/02/2008 à 16:55 
Citation: en se débrouillant pour que leur travail génère vite leur prochaine intervention.
J'appelle pas cela un comportement de professionnel, mais d'escroc
Citation: les cas de certains artisans capables de travailler avec compétence mais de facturer des sommes disproportionnées sur des prétendues pannes
Je dirais que ce n'es pas parce que ces personnes ont des connaissances dans un domaines que cela en fait des presonnes compétentes. il y a sur le terrain des tas de personnes qui ont des connaissances mais assez limités dans les professions mais peu sont compétentes dans leur domaine… c'est la ou je fais une grosse différences… Le vrai professionnel compétent jouent sur le fait que le client reconnaîtra la qualité du service et du travail non sur une quelconque escroquerie a son profit……
Citation: Il sera vite éliminé le salarié qui fait preuve de conscience professionnelle,
J'ai eu par le passé eu des cas similaires me mettant en protent a faux pourtant non seulement je n'ai jamais accepter de faire ce que ma compétence et ma conscience professionnelle m'interdisait mais en plus ce fut toujours le plus haut placé qui s'était écrasé voir me faisais dans des cas plus rare des excuses…… | Trazi - 826035 Publié le 14/02/2008 à 17:08  Cela t'honore, mais je doute que ton cas soit la norme actuelle. Ainsi (d'après une émission de télévision sur le cancer) des professeurs de haute compétence furent démis de leurs fonctions pour avoir préconiser des recherches sur les causes du cancer, or les multinationales pharmaceutiques gagnent des fortunes sur la thérapie du cancer mais très peu sur sa prévention.
| Oda Lisque ABM <<Super Fille Ciel;-)>> - 1688821  Publié le 14/02/2008 à 17:11 
Citation: Alex : Pour un milliard, ça devient rentable de facturer les balles
pourtant une fois j'ai demandé à un prof d histoire géo pkoi hitler n avait tout simplement pas fusillé les prisonniers de ses camps un par un plutot que de les gazer il m a répondu que ca aurait trop cher à hitler. | pypa - 1855077 Publié le 14/02/2008 à 17:15  j'ai connu un médecin qui avait eu le même problème avec des opérations sur la vue. ces opérations sont des réussites et s'il a été banni de l'ordre cela ne l'empêche aps de continuer son activité proche de la frontière française…… comme quoi qu'il y a toujours un moyen de garder sa conscience intacte…… | Trazi - 826035 Publié le 18/02/2008 à 19:26  Sauf que ces consciences honnêtes sont marginalisées et les consciences hésitantes hésitent avant de choisir de prendre ce risque. | koré - 2020029 Publié le 19/02/2008 à 17:35 
Citation: L’activité humaine n’est pas un moyen nécessaire aux richesses, mais au contraire ce sont les richesses qui sont nécessaire à l’activité humaine.
je ne comprends pas bien. Qu'est ce que la richesse ? parlez vous de la richesse matérielle ou de la richesse des talents humains, par exemple. Un peintre, un écrivain, un philosophe, un simple pékin qui participe à des activités sociales peuvent être riches de générosité, de talents mais est ce que ça paye..la plupart du temps, s'ils ne sont pas reconnus, ils galèrent. Ce genre de richesses n'intéresse personne. Par contre tout ce qui peut être exploiter, pour peu que ce soit en conformité avec les besoins du moment à la côte, jusqu'au prochain changement de cap. Alors les contributeurs sont mis au placard. Non, il y a quelque chose qui cloche dans ce système où il n'y a que la croissance qui compte. Pour revenir au travail, vous connaissez l'éthymologie, je pense ? tripalium, c'était un instrument de torture. Selon moi, tant que le travail, tel qu'il est conçu, sera au centre des sociétés, il n'y aura pas de salut. Par contre, la reconnaissance de toutes les activités humaines, pour peu qu'elles soient honnêtes et respectueuses de la nature humaine et de l'environnement, peut permettre l'évolution de l'homme vers d'autres contrées que le CAC 40, la surconsommation et autres dérives destructrices. Faut voir aujourd'hui, la gabegie dans laquelle on se trouve qui ne génère que de la lâcheté, de la peur, l'autre devenant un ennemi potentiel. Celui qui a un boulot, veut le garder, normal c'est ce qui le fait vivre mais il se plaint d'être trop ponctionné, il a raison d'ailleurs. A force d'être soumis aux diktats du travail, sous lequel bon nombre croule, les frustrations se dirigent vers les glandeurs, les parias du boulot qui n'ont pas décidé de leur sort, pour la plupart, les fonctionnaires qui ont la sécurité de l'emploi et la nouvelle cible qui se profile sera les retraités....qui vivent de leur rente. Voilà, le tableau désolant du système qui marche sur la tête en glorifiant un genre de travail ou d'emploi devenu obsolète, de ce qu'on appelle la société salariale. Travailler plus pour gagner plus signifie que ceux qui le prônent sont encore au XIXème. Bénévoles, travailleurs précaires mobilisez-vous pour faire tourner la machine ..PME croulez sous les charges ...et pendant ce temps les spéculations virtuelles vont bon train. La bourse ou la vie, faut choisir. | Trazi - 826035 Publié le 19/02/2008 à 22:01  J’approuve tout ce que vous écrivez chère Koré, je n’aurais pas dit mieux ! Critiquer permet aussi de mieux réfléchir. J’essaie aussi d’apporter des réflexions et de construire des solutions, se désoler ne construit rien, comprendre et proposer me semblent plus utile. Voilà ce que j’essayais de dire : pour moi le travail n’est pas un outil dont le but ne serait que fabriquer de la richesse, le « travailler pour vivre », peu importe la qualité de travail pourvu que la paye soit là, mais je rêve d’un monde où le travail soit un plaisir, une vocation, que l’organisation économique entraîne une richesse suffisante pour que chacun puisse faire ce qu’il aime, s’épanouir dans une tache, une recherche, une activité. Heureusement il existe déjà de nombreux professionnels qui ont du plaisir à travailler, au point parfois que peu leur importe qu’ils en tirent profit. Je connais des retraités prêts à travailler même sans revenu uniquement par le seul plaisir de faire, d’être utile, de vivre tout simplement. Pour eux l’ennui est la pire des maladies.
| koré - 2020029 Publié le 20/02/2008 à 00:36 
Citation: se désoler ne construit rien, comprendre et proposer me semblent plus utile.
Je suis bien d'accord avec vous, Trazi, mais il faut appeler un chat un chat. Et, la nouvelle culture du résultat....n'est pas, selon le moi, la meilleure façon de sortir de l'ornière. Il ne nous reste que les yeux pour pleurer ou les coups de , je n'ai pas trouvé la voie juste je suis pas diplomate
Citation: mais je rêve d’un monde où le travail soit un plaisir, une vocation, que l’organisation économique entraîne une richesse suffisante pour que chacun puisse faire ce qu’il aime, s’épanouir dans une tache, une recherche, une activité.
Oh que moi aussi ! | Professeur Paganel - qui a la pêche ! - 980920  Publié le 20/02/2008 à 00:42 
Citation: je rêve d’un monde où le travail soit un plaisir, une vocation, que l’organisation économique entraîne une richesse suffisante pour que chacun puisse faire ce qu’il aime
"Dans dix mille ans..." ... s'il reste de l'eau, de la nourriture et de l'énergie. Ce qui n'est pas gagné ! | pypa - 1855077 Publié le 20/02/2008 à 07:34 
Citation: mais je rêve d’un monde où le travail soit un plaisir, une vocation, .. pour que chacun puisse faire ce qu’il aime, s’épanouir dans une tache, une recherche, une activité.
pourquoi rever???? passez aux actes | Alex L'amish ricoré - 1940628  Publié le 20/02/2008 à 07:38  ben oui mais pendant ce temps comment l'égoutier va t il s'epanouir dans sa tache | pypa - 1855077 Publié le 20/02/2008 à 08:28 
Citation: mais pendant ce temps comment l'égoutier va t il s'epanouir dans sa tache
je n'ai pas la réponse vu que j'ai choisi un metier qui me plait, et qui n'a rien a voir avec celui-ci.… dans chaque profession il y a des avantages et des inconvenients l'un ne va pas sans l'autre …… | Trazi - 826035 Publié le 20/02/2008 à 09:39  Il n'y a pas de sale métier ! J'ai eu la chance de faire un grand nombre de métiers fort différents, je peux témoigner que chacun possède ses sales moments et ces satisfactions réelles. Je suis certain que celui qui méprise un métier n'en connais rien. Exemple : je peux vous dire la profonde satisfaction de voir le sourire des personnes dans un logement parfaitement propre et désodorisé, alors qu’elles vous ont appelé un jour, paniquées quand elles s’étaient retrouvé concrètement dans la . Il reste que certains métiers sont plus gratifiants dans leurs actes, d'autres dans leurs revenus. Mais les hommes ont aussi des buts et des caractères différents. Quant à mon rêve, il ne se fera pas dans dix mille ans mais le jour où les hommes le décideront car rien ne l’empêche sauf leur propre choix, leurs propres décisions ! Je suis convaincu que ce jour n’est pas si loin. Déjà aujourd’hui, existent de nombreuses personnes qui pratiquent le métier de leur choix dans le pays qu’ils choisissent, (je sais la discrimination actuelle interdit cela encore aux africains entre autres malheureusement) alors que les générations précédentes faisaient le métier de leurs parents dans la région où ils étaient nés. Un monde meilleur ne vous sera pas offert, ceux qui en possèdent un bout ne lâcheront pas leur part sans beaucoup d’énergie, d’explication, de pédagogie, de générosité ! A nous de le construire.
| Professeur Paganel - qui a la pêche ! - 980920  Publié le 20/02/2008 à 09:43 
Citation: Quant à mon rêve, il ne se fera pas dans dix mille ans mais le jour où les hommes le décideront car rien ne l’empêche sauf leur propre choix, leurs propres décisions !
Le dilemme du prisonnier généralisé, ça te dit quelque chose ? C'est précisément ce qui explique pourquoi l'ultralibéralisme ne peut pas fonctionner et je m'étonne donc que tu fasses l'impasse dessus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dilemme_du_prisonnier | Alex L'amish ricoré - 1940628  Publié le 20/02/2008 à 09:47 
Citation: Il n'y a pas de sale métier !
oui , il n'y a que ceux qu'on laisse aux autres epargne nous au moins la cathechese habituelle sur la sanctification du travail | Diane - Rêveries d'automne - 2025831  Publié le 20/02/2008 à 09:49  Je n'aurais pas dit mieux Trazi ! On a une grande part de ce que l'on est dans notre vie ! Et il ne faut pas s'en prendre toujours à nos parents, car ils sont différents de nous, nous sommes différents d'eux, nous évoluons dans un monde différent aussi ! Et malgré nos similitudes biologiques, si nous ratons ou réussissons dans un domaine d'activité, C'est bien à nous que cela revient (en bien comme en mal) Je ne sais pas si j'ai été bien claire sur ce sujet  | Trazi - 826035 Publié le 20/02/2008 à 10:15  Libéralisme Je me bats de toutes mes forces contre l’ultra libéralisme, surtout quand celui-ci s’appuie sur la loi du plus fort, vise le profit immédiat et généralise cette notion de marchandise, et va jusqu’à manipule les esprits. Travail Le travail dont je fais l’éloge n’est pas le salariat abrutissant dégradant mais l’activité que chaque homme a choisie, qui lui donne un rôle, une existence sociale, et dans laquelle il s’épanouit et se reconnaît. Logique : Le principe du dilemme du prisonnier décrit aussi bien le fonctionnement de la bourse, où chacun essaie de deviner ce que va faire son voisin, que le système électoral en France ou chacun vote en fonction de ce qu’il estime du vote de ses voisins. A l’extrême ce principe ressemble au moutons de Panurge, « si tous les autres vont dans cette direction c’est que c’est la bonne direction ! » C’est un des aspects de la théorie des jeux. C’est une forme mécaniste loin du réel, car la subtilité des faits et surtout des opinions devrait plutôt s’appuyer sur les notions d’ensembles flous et de probabilités. Une autre forme de logique. Règles L’écologie nous a appris que la « loi de la jungle », celle du plus fort, avait moins de force que la loi de la solidarité, l’écosystème, l’équilibre, l’échange intéressé finement dosé entre les différentes formes de vie devenant complémentaires. Proposition Il faut quitter cette logique qui se limite à réagir aux stimuli où informations de toutes sortes, se libérer de ces calculs ou idées toutes faites, il faut INVENTER, il faut pour cela passer par soi même ne plus réagir mais AGIR, créer notre propre façon de penser et de décider. L’imagination n’est pas une réaction calculée mais une construction nouvelle qui partant de ce que l’on connaît et observe en oubliant ces explications toutes faites qui n’expliquent rien en général, va organiser une autre façon de faire. Echec Oui on peut se tromper, on peut s’engager dans des impasses, mais tant pis l’essentiel est de se bouger, les impasses parcourues permettent d’avancer dans la connaissance du labyrinthe. Rester à la croisée des chemins non.
| Alex L'amish ricoré - 1940628  Publié le 20/02/2008 à 10:17  j'avais raison quand je parlais de cathechese, on se croirait a l'eglise essaie juste un peu de voir l'humanité telle qu'elle est trazy , le job de "jesus christ" n'est pas a pourvoir | koré - 2020029 Publié le 20/02/2008 à 11:20 
Citation: pourquoi rever???? passez aux actes
vous avez trouvé un creneau porteur ? si oui, on a besoin de vos lumières | Trazi - 826035 Publié le 20/02/2008 à 11:26  L’humanité ? Qu’est ce que c’est ? Je ne la rencontre pas dans la rue, je n’y rencontre que des êtres humains tous différents. Les hommes sont capables du pire et du meilleur, mais je constate qu’ils sont modifiables, manipulables ou éducables c’est suivant le respect qu’on leur porte. Des dictateurs ont su les envoyer à la guerre, des sages ont su leur offrir la paix. Certains peuples ont su se constituer des systèmes politiques qui les ont défendus, éduqués, enrichi, d’autres tout le contraire. Et cela indépendamment de leurs richesses minières ou agricoles. Et ces peuples ne sont intrinsectement pas plus intelligents ou plus fort que les autres. Il y a donc non seulement un espoir d’évolution mais un choix possible pour cette évolution. Ce choix dépend de la réflexion des gens. Chacun peut ou non réfléchir ou réagir c’est selon son idée. Si aucun enseignement ne portait ses fruits il n’y aurait pas d’éducation nationale, je crois qu’il est possible d’expliquer, d’élever un débat, de faire réfléchir. Je constate qu’il est facile de conduire des peuples à l’abrutissement et à la haine, donc il est possible de les influencer, faire le contraire est certainement beaucoup moins facile mais cela est au moins théoriquement possible. Et même si c’est une utopie, pourquoi ne pas essayer, qu’avons-nous à perdre ? Si un problème est insoluble, il n’y a pas de problème. Si un problème est analysable alors il existe une solution. Je cherche ces solutions. Seul Jésus-Christ, aurait le droit de proposer sa façon de voir ?
| koré - 2020029 Publié le 20/02/2008 à 11:30 
Citation: il faut INVENTER, il faut pour cela passer par soi même ne plus réagir mais AGIR, créer notre propre façon de penser et de décider.
Autrement dit faire le ménage devant sa porte...CAPITAL, mais tout le monde n'est pas prêt....n'est-ce-pas Alex ? | pypa - 1855077 Publié le 20/02/2008 à 16:43 
Citation: vous avez trouvé un creneau porteur ? si oui, on a besoin de vos lumières
Je pense pas qu'ils y est un creneau porteur mais plusieurs. mais juste certain nous correspondre, il faut savoir faire un choix…… Pour ma par ce choix je l'ai fait après la seconde alors que je suivais des études scientifiques. J'ai fais un choix qui m'a permis de choisir ma propre vie et carrière. Si au yeux de beaucoup, cela peut paraitre un gachis fassent à tous ce que j'aurais pu obtenir en continuant mes études j'ai aujourd'hui une chose qu'elle ne m'aurait pas apporter: le bonheur d'être ce que je suis, la joie de me lever le matin pour aller pratiquer mon activité la chance de pouvoir choisir mon avenir le sentiment d'avoir réussit ma vie…… Car tout n'es qu'une question de choix choisir de rester a se plaindre sans rien vraiment vouloir changer ou choisir de vouloir changer les choses allez de l'avant et saisir les opportunités qui se présentent sans cesse dans la vie…… Alors oui je rêve ma vie et je vie mon rêve. je ne peux que vous encourager de le faire, car rien ne vaut plus que le développement de soi, de sa propre estime, il suffit juste de le vouloir au départ et d'agir…… | Trazi - 826035 Publié le 05/03/2008 à 16:03  sage philosophie.
| Trazi - 826035 Publié le 01/04/2008 à 21:42  De la même façon que celui qui critique la droite est forcément de gauche, que celui qui critique le capitalisme est forcément communiste, celui qui critique la mauvaise répartition des richesses veut forcément taxer les riches ! Le problème n’est pas d’imposer plus ou moins les riches, si c’est trop ils filent à l’étranger, pas cons quand même ! Mais si on leur fait des cadeaux fiscaux ils restent ici mais cela ne résout pas la mauvaise condition du reste de la population. Ce qu’il faut remettre en cause ce n’est pas la question de plus ou moins de taxes, mais les structures économiques actuelles qui se croit tout permis n’ayant plus la « concurrence d’un modèle communiste », indépendamment des jugements de valeurs que l’on pourrait en faire, à condition encore de ne pas confondre communisme et stalinisme. Ces structures économiques demandent le moins de réglementation possible, aussi bien sur les contrats de travail que sur les règles de la concurrence, le moins possible d’intervention étatique, dégager le maximum de marge avec des clients du plus en plus fidélisés par les publicités, non critiques de leurs produits, de préférence avec le moins de défense (interdiction de défenses juridiques collectives ! ) Or quel est le marché qui dégage le plus de marge, qui fidélise le plus ses clients, qui échappe à toute intervention étatique, bref le marché idéal du capitaliste ? C’est le trafic de drogue ! Bon sans en arriver là les capitalistes actuels ne rechignent pas sur les produits permettant une accoutumance (tabacs, coca) ils ne rechignent pas sur les ententes anti-concurrentielles, ni sur les mensonges publicitaires pratiquement jamais réprimés. Que ces structures actuelles génèrent des riches au-delà de ce que l’on imagine, ce n’est pas la faute des riches, bien qu’ils fassent tout pour garder cette position inespérée, logique, à mon avis la cause est à chercher dans la logique économique actuelle qui est une erreur en soi. L’erreur trouve son origine dans ces notions de compétition ( à ne pas confondre avec l’émulation), d’individualité, d’égoïsme, de propriété, de déréglementation, d’absence de démocratie au sein de l’entreprise, et même la forme de prétendue lutte syndicale qui ne peut aboutir tant qu’elle reproduit les façons de penser et de fonctionner de cette logique économique. Seulement il est difficile de proposer une forme économique différente quand tous les médias, méprisent ces initiatives au nom de la logique actuelle, «c’est une utopie» «c’est un délire irréalisable», etc… Evidement puisque les bases ne sont pas les mêmes ! Il ne s’agit plus de rafistoler les dérives actuelles mais de changer de cap ! C’est la survie de l’espèce humaine qui est en jeu ! Et même si ce nouveau système est imparfait il aurait au moins le mérite de pousser le système actuel à se remettre en cause.
| Trazi - 826035 Publié le 13/04/2008 à 12:04  L’état cherche 7 milliards, la société générale en a perdu 5 en en jouant 50 en bourse. La similitude de ces deux chiffres me laisse rêveur. Supposons que par une lueur d’intelligence extraordinaire, la banque au lieu de jouer ces 50 milliards en bourse, décide de donner 5 milliards à l’état. Cadeau ! Pour elle, cela revenait au même. Et bien non car ces cinq milliards auraient été réinjectés dans l’économie française, en salaires ou en investissements, en baisse d’impôt pour les moins riches ou en aides sociales. Cette relance aurait donc permis à cette banque de voir passer dans ses comptes cet argent par l’effet de relance de l’économie, par la remontée de cette idée croissance qui est leur plus chère croyance. C’est d’ailleurs ce qui se serait passé si la banque était nationalisée car une entreprise nationalisée fonctionne finalement comme une association à but non lucratif, l’état associé utilisant tous les bénéfices pour l’ensemble des associés : Les citoyens. Mais le libéralisme a des principes : Il ne veut pas d’état, cet empêcheur de gagner en grand. L’état de lui sert que de roue de secours quand il fait de mauvaises affaires. Le citoyen par l’état donc l’impôt devient l’assureur des grandes compagnies. Normalement c’est le contraire, l’état devrait assurer le citoyen en cas de problème d’exploitation éhonté par les grandes compagnies. On leur a donné les mines, la sidérurgie, les autoroutes, les banques, les médias, etc… Maintenant qu’ils ont tout pris, y compris les milliards de bénéfices, ils vont ailleurs pour gagner plus encore. Cherchez l’erreur ! Pour moi l’erreur est née de notre conception et des règles de fonctionnement de l’état et de l’économie fondées sur l’égoïsme et la propriété sans limites, au lieu de solidarité et de partage.
| Trazi - 826035 Publié le 24/04/2008 à 21:59  Il se trouve qu'il m'est arrivé dans ma vie de faire un boulot proche de l'égoutier, je peux témoigner que même ce travail que vous semblez méprisez posséde sa technique des problèmes, et ses satisfactions. et je n'en ai pas honte ! N'exprimez pas des certitudes sur des domaines dont vous ignorez tout ! | Trazi - 826035 Publié le 02/05/2008 à 19:32  Je suis choqué par ce message issu d'une chornique Agora de conseil aux investisseurs en bourse :
Citation: Cher lecteur, Du Cameroun à l'Argentine, la pénurie alimentaire (et les hausses de prix qui s'ensuivent) provoque la panique -- et, dans certains cas, des émeutes. Cette crise met des millions de personnes dans l'impossibilité de se procurer les aliments de base -- du riz, du blé. En fait, le monde entier se trouve confronté à une pénurie de toutes les ressources naturelles possibles et imaginables. Résultat ? Des hausses des prix spectaculaires pour tout ce qui fait tourner la planète... mais aussi -- pour un investisseur comme vous -- des opportunités brûlantes dans certains secteurs. Notre expert Jean-Claude Périvier a isolé 3 de ces secteurs particulièrement prometteurs. Il a également sélectionné 5 investissements qui vous permettront d'exploiter tout le potentiel de ces secteurs... et pourraient vous rapporter des gains à 2 ou 3 chiffres dans ce qui s'annonce être une véritable Guerre de Survie pour l'humanité. N'attendez pas pour en prendre connaissance : comme vous le verrez ci-dessous, le temps commence à être compté... Meilleures salutations, La Chronique Agora
Le capitalisme financier se casse la gueule, ils annoncent la famine et la guerre et eux ne pensent qu'à continuer à faire des bénéfices, sans même prendre conscience que c'est préciséement ce comportement qui amène tous ces peuples à la révolte. Quelle égoïsme ! Qu'en pensez-vous ? | Trazi - 826035 Publié le 07/05/2008 à 13:24  Il est étrange que la cause essentielle de la pluspart de nos problèmes actuels n'interresse que si peu de personnes...
| Trazi - 826035 Publié le 12/05/2008 à 23:12  Une info reçu ce jour : Et puisqu'on parle valeurs financières, Jean-Claude Périvier, de Défis & Profits, nous livre une petite pépite intéressante qu'il a relevée dans une étude publiée par le Boston Consulting Group : "selon le BCG, les banques occidentales ont vu s'évaporer 695 milliards de dollars de valeur boursière à la fin 2007, tandis qu'au même instant, les banques des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) voyaient leur capitalisation boursière augmenter de 753 milliards de dollars". C'était juste une information en passant -- histoire de remettre en perspective les conditions économiques et financières en Occident... et ailleurs. | 1 | Page 2  Accueil | Conditions générales | Publicité | FAQ | Contact
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