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LE CASSE DU SIECLE (1830)

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1811341 Publié le 04/07/2007 à 13:08 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
le 5 juillet 1830 l'armée coloniale française entre victorieuse à Alger et s'y livre à un pillage systématique des trésors de la Régence.

Plus de 130 ans après Pierre PEAN journaliste investigateur du journal Le Monde enquête sur "le casse du siècle" de l'époque et nous dévoile les dessous de ce fait historique avéré en se basant sur des documents officiels on ne peut plus officiels.



Pierre Péan dans ce livre a enquêté sur le pillage des richesses de la régence en 1830. Et découvert que le roi de France, mais aussi des militaires, des banquiers, des industriels ont profité de cette fortune colossale.

je m'excuse pour celles et ceux qui ont déjà contribué dans ce fil, il a été plonqué sans avertissement et sans motif, ce qui laisse songeur sur les agissements occultes de certains sur Affection.Org

Merci de votre retour, cher amis(es)
1769789 Publié le 05/07/2007 à 00:43 supprimer cette contribution
Zinet, un commentaire pour toi à considérer.

Citation:
Pour ta gouverne Zinet est comme Pénélope elle revient toujours à l'ouvrage et courageusement refait ce que les autres ont D E F A I T par muflerie...
Les ajouts fait à tes contributions après un certain temps, risque de ne pas être lu. Il est préférable je pense, de faire une nouvelle contribution. Enfin pour ce que j'en dis.

Comprends-tu maintenant que je ne suis pour rien dans la disparition de ton fil?
1811341 Publié le 09/07/2007 à 16:41 supprimer cette contribution
Citation:
Comprends-tu maintenant que je ne suis pour rien dans la disparition de ton fil?


Assurément Pensée de l'Ours, c'est "notre" Sorcière bien aimée qui a tenté de la faire disparaître mais comme elle n'a pas réussi elle s'est vengée en me faisant bannir!
Me re voilà n'en déplaise à la sorcière (acception au propre et sutout au figuré du terme)

domi - 417343lui écrire blog Publié le 09/07/2007 à 17:50 supprimer cette contribution
Fαŧαℓωεαρση - 1471675 lui écrire blog Publié le 09/07/2007 à 18:19 supprimer cette contribution
Citation:
Primitif!
Mais, P2l'O, ce n'était bien sûr pas une insulte, mais seulement une référence à ta pilosité
1811341 Publié le 09/07/2007 à 18:56 supprimer cette contribution
Hello Domi !

Ben moi ça ne me fait pas rire du tout, franchement ça devient vraiment lamentable, les discussions sur les forums

Des que tu postes quelque chose qui ne va pas dans le même sens que ton interlocuteur, on vient te provoquer, t'insulter et par dessus le marché te plonquer, pour te faire taire pour de bon

Et même la personne qui m'a plonquée, mes fils, mes posts aussi et d'ailleur, elle le sait trés bien, et j'espere qu'elle me lit, j'ai pas voulu lui rendre la monnaie, tu sais pour quoi?

Par ce que je la méprise tellement

J'applique le proverbe qui dit: "il n'y a que le mepris qui tue"

Merci pour ta visite Fatal
1966100 Publié le 09/07/2007 à 19:22 supprimer cette contribution
L'impartialité en matière historique est chose bien difficile. Chacun y va de son petit couplet chanté à sa façon.
Nous sommes tous héritiers d'erreurs ou de monstruosités. Aucun arbre généalogique n'échappe au vol, au crime... mais sommes-nous responsables de ce que nos ancêtres ont pu écrire, ont pu commettre ? Beaucoup plus intéressant que le passé est le présent ... or, si les berbères ( et non les arabes si je ne m'abuse )ont envahi le sud de la France, si Charles Martel s'est époumonné dans sa corne de brume avant de s'en prendre une dans la poire, si les franchouillards ont envahi l'Algérie à l'orée du XIXè siècle et si l'Algérie a envahi la France 150 ans plus tard ... qu'y pouvons-nous ? C'est la roue de l'histoire qui tourne et ne se renouvelle que peu.
sudmango - 1625924lui écrire blog Publié le 09/07/2007 à 20:06 supprimer cette contribution
Citation:
qu'y pouvons-nous ? C'est la roue de l'histoire qui tourne et ne se renouvelle que peu.



Si nous ne sommes pas responsable des évènements du passé,nous le sommes pour le présent(et peut être pour le futur !) et si ce n'est pas en tant qu' acteurs ! alors en tant que spectateurs!

Alors si on ne peux rien changer au présent ! condamnons ce qui est condamnable que se sois au passé ou au présent d'un coté comme d'un autre,ce qu'on appelle une analyse objective de l'Histoire.
1811341 Publié le 09/07/2007 à 21:05 supprimer cette contribution
Citation:
or, si les berbères ( et non les arabes si je ne m'abuse )ont envahi le sud de la France, si Charles Martel s'est époumonné dans sa corne de brume avant de s'en prendre une dans la poire, si les franchouillards ont envahi l'Algérie à l'orée du XIXè siècle et si l'Algérie a envahi la France 150 ans plus tard ... qu'y pouvons-nous ? C'est la roue de l'histoire qui tourne et ne se renouvelle que peu


Permets moi cher Karim de Miliana ou d'el khmis, de ne pas être tout à fait d'accord avec toi sur quelques détails de l'histoire que tu viens de survoler et sur l'abérration: "l'Algerie a envahi la France 150 ans plus tard".

Primo: ce ne sont pas seulement les berberes qui ont envahi la France, il me semble que tu es plus royaliste que les descendants de Charles Martel, qui ecrivent noir sur blanc que leur Gus le Marteau a arreté les Musulmans en 732, il dut affronter les armées musulmanes du gouverneur d'Espagne Abd el Rahman.



Le gouverneur d'Espagne Abd el Rahman est un Omeyyade, que je sache, Omeyyade chassé de Damas par les Abassides et il vint fonder le royaume d'andalousie.

L'Algerie n'a jamais envahi la France, que je sache, si certains musulmans d'origine algerienne prennent plaisir à vivoter en France de petits boulôts et autres expédiants, ce n'est pas la faute de la mojorité des Algeriens qui construisent l'Algerie nouvelle, arabe et musulmane, née en 1962.

Bon retour voisin Sudmango
1811341 Publié le 10/07/2007 à 17:59 supprimer cette contribution
Citation:
si oui ... nos deux pays ont de l'avenir entre eux .


Assurément, la preuve:

ALGER (Reuters) - Nicolas Sarkozy est arrivé à Alger, première étape d'un déplacement de 24 heures au Maghreb qui le conduira dans la soirée à Tunis.




L'avion du président français a atterri à 10h50 (09h50 GMT) sur l'aéroport Houari Boumedienne. Le chef de l'Etat a été accueilli par son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, avec qui il devait avoir ensuite un entretien suivi d'un déjeuner.


Selon une source diplomatique française, le chef de l'Etat français proposerait à l'Algérie de conclure un "partenariat d'exception", une sorte d'accord-cadre sur tous les sujets bilatéraux, à l'exception de la coopération militaire qui ferait l'objet d'un accord distinct.

Cet accord de partenariat serait signé lors d'une visite d'Etat de Nicolas Sarkozy en Algérie à l'automne prochain. Selon la même source, les présidents français et algérien seraient convenus de laisser de côté la question du "traité d'amitié" que Paris et Alger ne sont toujours pas parvenus à conclure.

Nicolas Sarkozy entend également discuter lors de cette "visite de consultation" avec le chef de l'Etat algérien de sa proposition d'Union méditerranéenne mais aussi de coopération bilatérale et d'un éventuel rapprochement entre des groupes français du secteur de l'énergie.

"Nous avons autant besoin de sécuriser nos approvisionnements en gaz pour le futur que l'Algérie de pouvoir compter sur un accès sûr et garanti au marché français et, au-delà, européen", déclare le président français dans une interview publiée mardi par les quotidiens algériens El Watan et El Khabar, à l'occasion de sa venue à Alger.

"On ne peut donc que souhaiter un rapprochement entre les compagnies françaises - GDF mais aussi Suez et Total- et la Sonatrach", ajoute-t-il.

Selon le porte-parole de l'Elysée David Martinon, un éventuel partenariat entre GDF et la Sonatrach sera "au coeur" des entretiens de Nicolas Sarkozy avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika.


Les intérêts bien compris des 2 états passent avant toute autre considération, je pense.




domi - 417343lui écrire blog Publié le 10/07/2007 à 18:37 supprimer cette contribution
QUEL AVENIR?
Un peu de gaz liquéfié pour nos méthaniers? Un peu de ce pétrole qu'on leur a trouvé? Et APRES? RIEN! tout nous separe à commencer par la religion.

C'est un voyage diplomatique mais n'y voyez RIEN d'autre, nous ne pouvons plus RIEN faire pour l'algerie et elle ne nous est plus d'AUCUNE utilité. On a bien assez de danseuses à entretenir... La polynésie, les Caraïbes, la corse ile d'amour aux bombes et au racket florissant, presque autant qu'en france avec ses radars et sa police des délinquants de la route et puis encore quelques ilots ayant gardé raison comme Mayote la prolifique... Ca suffit!

C'est bien assez comme ça. Y a pas de futur RIEN que des inconvenients à renouer avec qui nous a rejeté. C'est bonjour bonsoir et bonne chance et surtout pas de "vient chez moi, j'habite chez une copine!" Ce temps est FINI. Définitivement terminé.
1811341 Publié le 10/07/2007 à 19:00 supprimer cette contribution
Citation:
nous ne pouvons plus RIEN faire pour l'algerie


Désolée de te décevoir mon cher, la politique tu n'y comprends que dalle, Laisse là à Kouchner et au président Sarko.

Ton président est venu vendre son projet: le fameux "Ensemble Méditerranéen" à Bouteflika.

Quant aux intérêts particuliers de chacun des deux pays une autre visite d'état de Sarko est déjà programmée pour l'automne.

Au risque de te décevoir une énième fois visiblement c'est Sarko qui court derrière Boutef et non le contraire.
domi - 417343lui écrire blog Publié le 10/07/2007 à 19:18 supprimer cette contribution
Qu'il essaie d'aider un peu tous ces perdus incapables de bosser, de s'organiser et qui rappliquent en bandes de sauvages afin de les sédentariser LA BAS c'est son droit!

Il echouera!

Y a pas de futur là-bas, nous en reparlerons Zinet c'est réglé comme du papier à musique.
On leur a refilé des usines, ils n'en ont RIEN FAIT on leur a laissé un pays d'agriculture 30ans apres ils importent TOUT du Maroc de Tunisie et ils payent avec les pétrodollars résultat 70% de la population active est adossée au mur et attends... Un emploi. Leur rêve? la FRANCE racontée par grand papa où de toutes les façons y en a pas non plus du travail, pour d'autres raisons.

On perd notre fric et notre temps. Mais bon, il fait sa B.A. je prends TOUS les paris ce sera un echec. 3

30 ans qu'on a essayé via des tas de trucs m^me les sonacotra ont fini ici en catastrophes humaines. Il ne fera pas en 5 ans ce que d'autres n'ont pu réussir en 30 ans! Trop de population, trop de jeunes aucune usine, aucune production, rien, que du gaz et du pétrole qu'on pompe et puis ces fous de dieu qui tentent par TOUS les moyens de vous entraîner vers un passé imaginaire débile qui d'ailleurs n'a JAMAIS existé.
No future Zinet, No future. Hélas
Désolé pour la douche froide, pour l'eau chaude c'est plus cher!
Mladen - 595300 lui écrire blog Publié le 10/07/2007 à 19:29 supprimer cette contribution
Pauvre zinet! Ou comment peut-on être aveuglé par un tel gouvernement?
Mani - 1315197lui écrire blog Publié le 10/07/2007 à 19:39 supprimer cette contribution
Du maghreb, qui accède au developpement économique tout en conservant sa tradition peu peut être parvenir le plus exemple d'umma et de concorde ...
1811341 Publié le 10/07/2007 à 19:42 supprimer cette contribution
Citation:
Pauvre zinet! Ou comment peut-on être aveuglé par un tel gouvernement?


Qui t'as dis que je suis pauvre?

Quant à mon gouvernement avec à sa tête Boutef que je respecte et j'adore il oeuvre pour le bien de l'Algerie et de ses amis ne t'en déplaise.
domi - 417343lui écrire blog Publié le 10/07/2007 à 19:48 supprimer cette contribution
C'est pas de leur faute, les tribus sans BON chef échouent TOUTES. Faut juste le savoir, l'accepter et virer les mauvais! SI on ne le fait pas voila ce qui arrive.

10 ans de guerre larvée d'indépendance à leur raconter des mensonges de liberté magnifique puis une victoire car on en avait marre vu ce que ça coûtait et depuis 30 ans, la misère... Je les plaints mais j'en veux pas chez moi. C'est mon droit!

Ils ont CHOISI ils subissent leur choix. POINT.
Y a RIEN à voir, chacun chez soit et SURTOUT ni repentance ni miséricorde. Comme eux, ils ont TOUT repris, rejetant une partie de leur sang sans même s'en rendre compte? C'est LEUR problème et ne doit en AUCUN CAS devenir le nôtre. Qu'ils se debrouillent, l'indépendance cela à un coût! ILS PAYENT!
1811341 Publié le 10/07/2007 à 19:58 supprimer cette contribution
Citation:
Désolé pour la douche froide, pour l'eau chaude c'est plus cher!


Moi à la difference de certains je suis prof Domi et je vais te répondre pédagogiquement comme à un étudiant sur le tard

Dans le million de logements que nous réalisons avec l'aide de nos amis Chinois l'eau froide est assurée et à des prix raisonables, quant à l'eau chaude elle ne nous coute rien vu qu'elle sort à 80° lorsque nous allons la chercher à 3500 metres de profondeur dans la nape albienne qui se trouve sous notre Sahara..le desert... dont les Oasis qui le font fleurirent vont bientôt concurrencer tous les produits de la Californie (avecl'aide de nos amis Americains avec lesquels nous n'avons pas de contentieux historiques que soulévent à hue et à dia les nostaliques d'un passé à jamais révolu.
1811341 Publié le 10/07/2007 à 20:02 supprimer cette contribution
Citation:
C'est pas de leur faute, les tribus sans BON chef échouent TOUTES. Faut juste le savoir, l'accepter et virer les mauvais! SI on ne le fait pas voila ce qui arrive.


Tu dis n'importe quoi Domi

C'est lassant à la longue de lire de la littérature à deux sous.
1811341 Publié le 11/07/2007 à 19:22 supprimer cette contribution
Citation:
Une des Maitresse du Président Célibataire ?


Premièrement le président est marié.

Deuxièmement trop d'honneur pour moi
1811341 Publié le 11/07/2007 à 21:24
Citation:
Main basse sur Alger,
Enquête sur un pillage, juillet 1830

Essai - Éditions Plon/Chihab, Alger/ Paris ISBN : 2-2591-9318-8, 2004




Pour venger le coup d'éventail donné par le dey d'Alger au consul de France, la France occupa Alger, le 5 juillet 1830, et en chassa le dey. Cette vérité s'inscrit toujours dans les livres scolaires.

Si vous le voulez bien

UN RETOUR SUR LA LEGENDE DU COUP DE L’EVENTAIL



En 1794, la France était attaquée de tous côtés. Non seulement son territoire était envahi sur plusieurs points, mais son peuple et son armée risquaient d’être affamés. Ne produisant pas assez pour subvenir à ses besoins, elle ne trouvait nulle part où acheter le complément de grains qui lui était nécessaire. Nulle part... sauf en Algérie, dont le dey offrit à la Convention toutes facilités pour faire ses achats de blé.

Deux ans plus tard, le Directoire a succédé à la Convention, mais la guerre n’en continue pas moins, et l’Angleterre continue à poursuivre son plan d’affamer les armées de la République ; en outre... le Trésor est vide, ou presque. Le dey d’Alger offre alors au gouvernement français de lui prêter un million, sans intérêts, pour les achats de blé que celui-ci aurait à effectuer en Algérie. Le gouvernement français accepte, et les achats sont effectués notamment par l’intermédiaire de la maison Bacri et Busnach, gros commerçants juifs, auxquels d’ailleurs la plus grosse partie du blé qu’ils livrent à la France est fournie par le dey lui-même.

Les achats de blé ainsi effectués dépassent de beaucoup le million prêté ; la France ne les paie pourtant point. Qu’importe !

La France est riche et "c'est une personne d’honneur". Quand la paix sera revenue, elle réglera ses dettes. Le dey continue donc de fournir du blé à Bacri, et Bacri de livrer à la France.

1815 : la paix est revenue, c’est le moment de se faire payer. Bacri et le dey réclament leur dû.

Mais chacun sait que la bourgeoisie française n’aime guère payer ses dettes de guerre. Elle estime qu’est suffisant l’honneur qu’elle a fait à ses créanciers en leur permettant de la sortir de l’embarras. Ils ont eu l’insigne honneur de l’aider à vaincre, que veulent-ils de plus ?

Malgré la paix et l’« ordre » revenus, le gouvernement de la Restauration fit donc autant de difficultés que ses prédécesseurs pour payer ceux qui avaient fourni de quoi faire le pain du troupier français. On objectera que certaines cargaisons avaient été de mauvaise qualité. C’était bien possible, même très probable ;

il n’y a pas de raison pour que Bacri et Busnach aient fait exception dans l’honorable corporation des fournisseurs de guerre. En conséquence, le Commission française, réunie en 1819, fit subir de sérieuses réductions aux factures de Bacri, en suite desquelles ce qui reste dû est fixé définitivement, d’accord avec Bacri et le dey, à une somme globale de 7 millions. Il n’y a donc plus qu’à payer. Eh bien on ne paie pas. L’accord de 1819 stipulait que, sur les 7 millions, seraient retenues les sommes qui pourraient être dues par Bacri à ses créanciers.



La demeure de MC Bacri

En conséquence, le Trésor français verse bien l’argent, mais il le verse à Paris, à la Caisses des dépôts et Consignations ; aussitôt une nuée d’oppositions, de la part de créanciers de Bacri, vrais ou prétendus, se produit, et, en 1827, soit huit ans après que l’accord réglant définitivement le montant des sommes dues a été conclu, les tribunaux français n’avaient pas encore statué sur la validité de ces oppositions ! En 1827, donc, le dey n’était pas encore remboursé du million qu’il avait prêté à la France, sans intérêts, trente et un ans auparavant ! Bien plus, du fait des dettes que Bacri avait eu soin de faire en France, le dey risquait fort de ne jamais toucher un sou. Ainsi, sous couleur de satisfaire ses réclamations, on avait « rendu légale sa spoliation » ( Esquer, La Prise d’Alger, p. 49)



Le Sérail(palais ) du Dey Hussein

Le dey d’Alger était ainsi magnifiquement récompensé de l’ardeur qu’il avait mise à faciliter le ravitaillement de la France affamée par l’Angleterre.

En cette année 1827, le dey d’Alger découvrit un fait bien plus grave encore, où la perfidie du gouvernement de la restauration dépassait vraiment toutes les bornes.

A l’extrémité est de la Régence, à 500 kilomètres environ d’Alger, sur un point du littoral appelé Calle, la France avait la concession d’un entrepôt commercial. Le gouvernement français, par la voix de son représentant à Alger, Deval, avait promis au dey que l’entrepôt ne serait pas fortifié ( Esquer, La Prise d’Alger, p. 53.) ; c’était un emplacement pour faire du commerce, mais rien de plus ; ce ne devait point être transformé en une place forte. Or, la France avait fortifié la Calle, et le dey venait de l’apprendre.

Supposez que la France se soit conduite avec les Etats-Unis, pour le règlement de ses dettes de guerre, comme elle s’est conduite avec le dey d’Alger, ne croyez-vous pas que, bien avant que trente ans ne soient passés, la flotte américaine ne se serait pas, pour le moins, emparée de la Guadeloupe et de la Martinique, et ne serait même venue faire un petit tour à Brest ? Ou bien, supposez que la représentation commerciale des Soviets à Paris convertisse ses bureaux en forteresse, la France serait-elle longue à renvoyer l’ambassadeur soviétique chez lui, et à réoccuper par la force les locaux de la Représentation commerciale ?

Le dey d’Alger, lui, se contenta de demander des explications. Il les demanda par écrit au gouvernement français, et comme celui-ci ne répondait pas, il les demanda verbalement au consul de France. Que vouliez-vous que celui-ci réponde ?

Pour l’affaire de la Calle en particulier, il savait fort bien que c’était lui-même, Deval, qui s’était engagé à ce que le territoire ne fût pas fortifié, et il savait aussi que, malgré cela, on l’avait fortifié. Dans ces conditions, quand on n’a pas d’explications valables à fournir, il n’est qu’une ressource : c’est le prendre de hautcomme font aujourd'hui certains affectionautes

C’est ce que fit Deval. Alors, furieux, le dey s’emporta, et finalement d'un geste de son chasse-mouche signifia au « représentant de la France » de prendre la porte, geste que la propagande coloniale assimila à un coup.

On tenait le prétexte !

Le gouvernement français, convaincu de mauvaise foi, allait châtier le dey coupable d’avoir « injurié la France ». Car l’« honneur de la France » ne consistait pas à payer ses dettes le plus vite possible, l’« honneur de la France » ne consistait pas à respecter la parole donnée ; l’« honneur de la France » consistait à frapper celui qui lui reprochait ses actes déshonorants. « Je m’appelle lion » ; ma raison est la meilleure... parce que je suis le plus fort. Et je suis le plus fort, non seulement par les armes, mais par toute l’organisation de mensonges que, sous les noms divers d’enseignement, de littérature, de « culture », etc., j’ai créée pour me servir. En conséquence, du mensonge je ferais la vérité. Toute une armée d’« intellectuels » proclamera par le monde, comme la vérité, comme une Vérité évidente et universellement admise, que j’ai été outragé sans raison, et que mon bon droit à m’emparer d’Alger est incontestable. Il n’y a pas un Français, pas un élève de l’école primaire qui ne sache pas que le « coup de l’éventail » du dey Hussein est à l’origine de la conquête de l’Algérie ; combien y en a-t-il à qui vous avez appris, messieurs les Professeurs, l’histoire des fortifications de la Calle ? Il n’est pas un manuel d’histoire élémentaire qui ne contienne quelques illustrations du dey frappant le « représentant de la France », mais ce n’est que dans quelques rares livres, tirés à un petit nombre d’exemplaires, et enfouis dans les bibliothèques, qu’on peut trouver des renseignements sur les raisons pour lesquelles le dey était, ce jour-là, si fort en colère.



Le Dey s'irrite contre Duval

Voilà l’« histoire » bourgeoise. L’emportement du dey est monté en épingle, mais les raisons de son emportement sont soigneusement cachées, car sinon, le lecteur pourrait s’apercevoir que si jamais « coup d’éventail » fut justifié, ce fut bien celui que reçut à Alger, le 30 avril 1827, le consul de France.



Né à Versailles le 9 octobre 1757, Charles X était le quatrième fils du dauphin Louis (fils de Louis XV, mort en 1765 sans avoir régné). Frère cadet du duc de Berry futur Louis XVI et , Monsieur, frère du roi et comte de Provence futur Louis XVIII, il porte d’abord le titre de comte d’Artois. Après avoir épousé Marie-Thérèse de Savoie, (1773), il donne à la dynastie deux fils : le duc d’Angoulême en 1775 et le duc de Berry en 1778.
Au cours de la première Restauration, son rôle fut négligeable. Mais, après le second retour du roi, Monsieur, frère du roi, étant l’héritier du trône, devint le chef et l’espoir du parti ultraroyaliste qui combattait la politique conciliante et modérée de Louis XVIII. Toutefois, lorsqu’il succéda à son frère le 24 septembre 1824, Charles X connut quelques mois d’une véritable popularité.

En politique extérieure, il voulut donner à la France une attitude plus active, d’où l’intervention en faveur de la Grèce et l’expédition d’Alger. En mars 1830, il entra en conflit avec la majorité de la Chambre élue qui refusait de collaborer avec le ministère Polignac investi de sa confiance.

Une tentative malencontreuse de coup d’État (25 juillet 1830) provoqua le soulèvement de la population parisienne. Après trois jours de combats les 27, 28 et 29 juillet 1830, qu’il ne sut pas diriger, réfugié à Rambouillet Charles X fut contraint d’abdiquer en faveur de son petit-fils, le jeune duc Henri de Bordeaux ; il se résigna à quitter une troisième fois la France en montrant une dignité exemplaire. Accompagné du duc d’Angoulême, son fils, la duchesse d’Angoulême qui, fille de feu Louis XVI, est à la fois sa nièce et sa belle-fille, la duchesse Marie Caroline de Berry, son autre belle-fille, et ses petits enfants, Henri de Bordeaux et Marie Louise il gagnera le port de Cherbourg ’où il s’embarquera pour la Grande-Bretagne

Après une longue enquête, Pierre Péan a retrouvé les traces embrouillées de l'or pillé dans les trésors de la Régence.



Le prince (1773-1793)
Louis-Philippe d'Orléans est un proche cousin du roi Louis XVI, la Maison d'Orléans étant la branche cadette de la Maison de Bourbon. L'adolescent, comme toute la famille d'Orléans, est sensible aux idées nouvelles. Lorsque la Révolution éclate, il s'engage dans les armées révolutionnaires dont il est un des jeunes généraux. Au procès de Louis XVI, le père de Louis-Philippe, dit Philippe-Egalité, vote la mort du Roi ; il sera lui-même décapité quelques mois plus tard. Après l'exécution de Louis XVI, le jeune prince déserte pour fuir à l'étranger.

Louis-Philippe, la duchesse de Berry, des militaires, des banquiers et des industriels, comme les Seillière et les Schneider, ont profité de cette manne. Le développement de la sidérurgie française doit ainsi beaucoup à l'or d'Alger.



Après avoir passé son enfance et sa jeunesse à Palerme et à Naples, elle est venue en France pour épouser Charles Ferdinand d'Artois, duc de Berry, fils puîné du comte d'Artois, futur Charles X et frère du roi Louis XVIII. Bien que son époux ait eu vingt ans de plus qu'elle et qu'il s'agît d'un mariage arrangé, ils semblent avoir formé un couple assez uni. Le palais de l'Élysée a été aménagé pour eux.

Le duc et la duchesse de Berry ont eu quatre enfants, dont deux seulement ont survécu plus que quelques jours : d'abord Louise d'Artois (1819-1864), puis Henri d'Artois (1820-1883), duc de Bordeaux, surnommé « l'enfant du miracle » car il est né posthume après l'assassinat du duc de Berry.



À la suite des Trois Glorieuses, elle suivit Charles X et la cour en exil, mais elle cherchait à se faire proclamer régente pour son fils, sous le nom de Henri V. Elle retourna donc clandestinement en France en 1832.

Elle tenta de relancer les guerres de Vendée.
dans l'Ouest de la France en 1832.
La mobilisation locale fut assez faible, et l'opération échoua rapidement. La duchesse chercha refuge dans une maison de Nantes mais trahie par Simon Deutz, après avoir essayé en vain de s'enfuir par la cheminée, elle fut arrêtée par la police dirigée par Montalivet, ministre de l'Intérieur.

Détenue dans la citadelle de Blaye et soumise à la surveillance la plus rigoureuse, elle accoucha d'une fille devant des témoins désignés par le maréchal Bugeaud, et dut rendre public un mariage qu'elle avait contracté en 1831 avec Hector Lucchesi-Palli, duc della Grazia (1808-1864).

Après quelques années en prison, la duchesse de Berry fut libérée et expulsée vers la Belgique. Elle se vit tenue à l'écart de la famille royale, qui lui refusa la direction de l'éducation de son fils et s'installa ensuite en Autriche où elle vécut les dernières années de sa vie. Elle mourut à Brünnsee en 1870.


Mladen - 595300 lui écrire blog Publié le 11/07/2007 à 21:28 supprimer cette contribution
Si tu savais, Zinet, que le pillage continue, mais pas par les Français. Non, simplement par les personnes qui conservent le pouvoir dans ton pays depuis l'indépendance.
1811341 Publié le 11/07/2007 à 21:34 supprimer cette contribution
Citation:
Non, simplement par les personnes qui conservent le pouvoir dans ton pays depuis l'indépendance.


Désolée, tu dois revoir ta copie, tu es complètement à coté de la plaque, le sujet étant un commentaire à propos du livre de P Pean
Mladen - 595300 lui écrire blog Publié le 11/07/2007 à 21:36 supprimer cette contribution
Je crois que tu devrais aussi lire d'autres livres, pour que tu ne te bases pas uniquement sur un point de vue.

Un opposant algérien vient de publier "L'Algérie des généraux". Peut-être que tu te devrais le procurer, si cela est possible chez toi.
Fanfan - 1806855 lui écrire blog Publié le 11/07/2007 à 21:38 supprimer cette contribution
Lyes Laribi - 17,10 € à la Fnac ...


au pire, c'est commandable aux éditions Max Millo.
1811341 Publié le 11/07/2007 à 21:46 supprimer cette contribution
Toujours à côté de tes pompes

Hors sujet comme certains de mes mauvais étudiants, a qui je dois rappeler sans cesse qu'il s'agit du sac d'une ville appelée Alger en 1830, si je devais t'attribuer une note, tout le monde sait laquelle.

Quant au livre dont tu parles il ne m'interesse guère, tu n'as qu'à me singer et lui ouvrir un fil de discussion.
Mladen - 595300 lui écrire blog Publié le 11/07/2007 à 21:55 supprimer cette contribution
Il n'est aucunement question de te singer, Zinet. Mais il est question de débattre et d'apporter un autre point de vue qui ne dénit pas forcément le tien.

Je ne dis pas le contraire de ce que tu affirmes, il y a eu pillage des richesses de cette terre. Mais d'un autre côté, l'histoire serait en train de se répéter en matière de pillages, sauf que les pilleurs sont intérieurs au pays et dans les hautes sphères du pouvoir. L'Algérie n'a t'elle pas en ce moment de très grandes réserves de pétrole dans son sous-sol? Et qui en toucherait les dividendes? Sûrement pas la grande majorité des Algériens dont le taux de pauvreté et de chômage reste encore important et inquiétant! Mais un cercle très restreint qui finalement, s'apparenterait à une "mafia"!

Maintenant, si tu ne veux pas accepter un point de vue qui puisse être à la fois complémentaire et différent à tes raisonnements, libre à toi. Mais c'est bien dommage!

Et puis, sanctionnerais-tu un étudiant qui n'aurait pas ton point de vue, même si sa démonstration et son argumentation serait plausible?

Mladen - 595300 lui écrire blog Publié le 11/07/2007 à 22:18 supprimer cette contribution
Ca y est, tout de suite les insultes. Signe que tu aurais épuisé tes arguments pour débattre?
1811341 Publié le 13/07/2007 à 10:07 supprimer cette contribution
Citation:
Piller au nom de l’humanité


Par Gilles Perrault




Gilles Perrault, de son vrai nom Jacques Peyroles, est un écrivain et journaliste français, né le 9 mars 1931 à Paris.

Il fait des études à l'Institut d'études politiques de Paris, devient avocat et travaille dans ce domaine pendant cinq ans.

Après le succès de son essai Les Parachutistes, inspiré par son service militaire en Algérie, il devient journaliste et fait des reportages sur l'Inde de Nehru, les Jeux Olympiques à Tokyo et les problèmes des noirs aux États-Unis. Ensuite il fait des recherches sur des aspects peu connus de la Seconde Guerre mondiale.

En 1964 Le Secret du Jour J obtient un prix du Comité d'action de la Résistance et se vend bien internationalement. L'Orchestre Rouge (1967) a encore plus de succès. En 1969 Perrault publie un roman, Le Dossier 51.

En 1978, il fait paraître Le Pull-over rouge, une enquête sur l'affaire Christian Ranucci dans laquelle il émet plusieurs doutes sur sa culpabilité.

Notre ami le roi est sa description du régime de torture d'Hassan II, à cette époque roi du Maroc contre ceux qui avaient tentés un putch contre lui.

Son livre Le Garçon aux yeux gris a été adapté par André Téchiné pour le film Les égarés.

Gilles Perrault est l’un des membres fondateurs avec le chanteur Renaud du Collectif çA suffat comme ci, qui lance en 1989 l'appel de la Bastille. Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.








Le Vatican, la famille royale d’Angleterre et les propriétaires du Télégramme de Romorantin soupirent d’aise : le dernier livre de Pierre Péan, Main basse sur Alger (1), ne s’attaque pas à une institution vénérable, mais traite de cette très vieille histoire qu’est la prise d’Alger, en juillet 1830. Nous en étions restés au fameux coup d’éventail porté au visage joufflu du consul de France. En vérité, l’affaire fut conçue au sommet de l’Etat comme le plus spectaculaire et le plus fructueux hold-up des temps modernes.

En butte à une opposition grandissante, Charles X préparait ses ordonnances liberticides et le retour à l’Ancien Régime. L’expédition d’Alger lui assurerait la fidélité de l’armée, grisée par un succès facile, la faveur de la partie cocardière de la nation, et, surtout, grâce à la capture du fabuleux trésor du dey d’Alger, cette manne qui garantit de bonnes élections. Bien entendu, l’opération fut présentée au monde comme « désintéressée », conduite « au nom des puissances chrétiennes » et « pour le bien de l’humanité entière ». On connaît la chanson. Grâce à des documents inédits trouvés notamment dans les archives familiales du maréchal de Bourmont, chef de l’expédition, Pierre Péan ne laisse aucun doute sur les ressorts secrets de cet historique fait divers.

Ce qui n’était pas prévu, c’est l’insurrection parisienne qui, Alger tout juste prise, chassa Charles X du trône. La montagne d’or du dey demeurait. Pour identifier les bénéficiaires du fric-frac, Pierre Péan mène une enquête aussi difficile que passionnante, nourrie par l’exploitation de cartons d’archives rarement ou jamais ouverts, et nous fait découvrir, non sans stupeur, une cohorte de copains et de coquins roulant carrosse dans les allées du pouvoir. Parmi eux, un personnage étrange, Jean-Baptiste Flandin, acharné à faire éclater la vérité à moins qu’on ne lui accorde une part satisfaisante du gâteau. Le travail de Pierre Péan, de son propre aveu, n’éclaire pas toutes les zones d’ombre. On sait du reste que des brigands opérant au sommet du pouvoir ont quelque facilité pour brouiller les traces de leurs méfaits. Ces incertitudes ajoutent curieusement au plaisir qu’on prend à la lecture d’un roman policier captivant qui nous introduit dans les coulisses odoriférantes de l’Histoire.

Au premier rang des intermédiaires enrichis par le blanchiment et le recyclage du trésor, la maison Seillière, passée en un tournemain d’une honnête aisance à la grande prospérité. Ainsi l’auteur, parti enquêter sur une vieille histoire poussiéreuse, se retrouve-t-il dans le bureau de l’actuel patron des patrons. On n’échappe pas à son destin. Au moins M. Ernest-Antoine Seillière lui a-t-il ouvert sa porte avec bonhomie (mais il ne sait rien de l’affaire), tandis que les autres héritiers Seillière, détenteurs des archives familiales, ont interdit à Pierre Péan toute consultation de leurs papiers. Il est des noms qui inspirent de la timidité aux puissants.

Gilles Perrault.
1811341 Publié le 14/07/2007 à 18:16 supprimer cette contribution

Citation:
"L'EXPÉDITION" D'ALGER






Théodore GUDIN, l'attaque d'Alger par la mer



La résistance populaire fut héroïque mais désespérée.
2188222 Publié le 29/09/2007 à 09:56 supprimer cette contribution
Arrtez de vous lamenter sur votre passé, prenez les choses en main et créer votre avenir...
ça me semble bien parti...Inchallah!
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le 5 juillet 1830 l'armée coloniale française entre victorieuse à Alger et s'y livre à un pillage systématique des trésors de la Régence. Plus de 130 ans après Pierre PEAN journaliste investigateur
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