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ELHOUSSINE - 2201130  Publié le 14/11/2007 à 13:32  Tout d'abord j'espère recevoir du soutien moral de la part des amis lecteurs car c'est important pour moi. Voilà, je suis originaire d'un douar qui a vu ses terres les plus cultivables saisites par le protectorat sans dédomagements. Après l'indépendance, l'Etat n'a pas voulu les rendre aux propriétaires légitimes. Après des protestations et des combats parfois violents, et entre temps, une grande partie des ces terres est devenue bizarrement domaine royale ! Les miens luttent maintenant dans le silence mais se sentent désarmés. De ma part, et pour les soutenir dans leur combat j'ai décidé de lutter à ma façon en écrivant de la poésie sur le sujet même si je détestait cet art quand j'étais étudiant car j'étais de formation scientifique. Et pour mieux mettre les lecteurs au courant du niveau de la souffrance qu'on ressent, je leur propose un échantillon de poèmes qui illustrent le sujet : ********************************************************** Interdit de lever la tete ! Autant de combats et de soupires Que de simples souvenirs ! Vous dites que nos droits sont interdits Vos dires nous rendent abasourdis Bouchez nos bouches, crevez nos yeux Tuez en nous ce qui nous permet d’être pieux Vous êtes les oppresseurs nous le défi La haine en nous s’accroît et s’amplifie. Au vent violent de vos tirs Surgissent nos braves et nos martyrs Nos corps se perdent dans les confins Et des sanglots enfantins Pour des combats pour l’instant en vain ! *********************************************************** L'ère est à la déssidence ! Quand c’est mon Ego qui parle tout est réduit en cendre On a depuis longtemps tué en moi cet esprit tendre Mon mal est un mâle viril Qui féconde mes souvenirs stériles Ma langue a enfanté des langues à pleuvoir Face à leurs gueules et leur pouvoir Parce qu’ils ont mordu le sein d’Eve Lieu de nos vastes champs de fève Le châtiment sera grâce à Dieu sévère C'est pour très bientôt et non dans une autre ère. A Aït Khlifa on chéri ces jours-ci la désobéissance Un combat acharné certes mais avec aisance D’un Eternel Mouha Hamou Zayani nous sommes la semence Depuis toujours héros de notre résistance. Ma douleur se fait sentir dans mes poèmes Celle de mes laborieux dans leurs façons De mener leurs vies comme des bohèmes. Ô Dieu protège ces petits paysans innocents ! Aux cœurs tant merveilleux qu’éblouissant Et maudits ceux qui gouvernent pour opprimer Eux qui disaient tant nous aimer ! ******************************************** Paisibles paysans Paysans vivant parfois sans raisons, Dans cette plaine s’étendant à l’horizon Pendant l’été on se tait comme les nuages Alors que nos silhouettes se mélangent au pâturage. Tantôt vivant tantôt presque mort Sans chagrin ni remord. On se bat pour le passé, le présent et le futur Le jour d’après risque d’être dur car cela dure Ici ce que les autres appellent vie Est pour nous néant … ou simple survie Car l’infini nous y absorbe et nous affecte Comme les caméléons absorbent les insectes. ****************************************************************** ***************************************************************** Regards sur la vie démunie des miens Ici comme ailleurs la vie se mélange à la mort Mais là règne la nudité et peu de confort Mélangée à d’obscènes jugements et de torts. Nous serions comblés d’honneur et de gloire Une fois venu le moment de la victoire. Seules les montagnes peuvent nous entendre Pendant que notre gémissement laisse nos cœurs fondre Pour qui semons-nous si ce n’est pour une vie latente Pour qui faisons nos prières incessantes Si ce n’est que pour échapper à la malédiction pesante ? Paisibles compagnards aux maigres silhouettes Béni soient vos âmes et les lieux où vous êtes ! Combattants de toujours contre l’ennemi Ne vous désarmez pas et ne craigniez jamais l’ennui ! Ne soyez pas de ceux qui jouent le rôle de la proie Même si vous croyez vivre dans un Etat de droit Dieu protège depuis toujours vos faubourgs Des gens pourris et des vautours ! Vous seuls déclareriez aux tyrans leur sentence Pour tant d’endurance infligée et de souffrances Ne cessez jamais de manifester votre refus Sans vos droits vous resterez pour toujours confus. La victoire finale, notre ennemi ne l’emportera point Car le Tout Puissant, sur nous, prendra soin. Les nouveaux colons sont les oppresseurs, nous le défi Même si c’est notre dignité pour l’instant qu’on sacrifie. 18-19/12/2006 ********************************************
| ELHOUSSINE - 2201130  Publié le 27/02/2008 à 12:54  Tout d'abord j'espère recevoir du soutien moral de la part des amis lecteurs car c'est important pour moi. Voilà, je suis originaire d'un douar qui a vu ses terres les plus cultivables saisites par le protectorat sans dédomagements. Après l'indépendance, l'Etat n'a pas voulu les rendre aux propriétaires légitimes. Après des protestations et des combats parfois violents, et entre temps, une grande partie des ces terres est devenue bizarrement domaine royale ! Les miens luttent maintenant dans le silence mais se sentent désarmés. De ma part, et pour les soutenir dans leur combat j'ai décidé de lutter à ma façon en écrivant de la poésie sur le sujet même si je détestait cet art quand j'étais étudiant car j'étais de formation scientifique. Et pour mieux mettre les lecteurs au courant du niveau de la souffrance qu'on ressent, je leur propose un échantillon de poèmes qui illustrent le sujet : ********************************************************** Interdit de lever la tete ! Autant de combats et de soupires Que de simples souvenirs ! Vous dites que nos droits sont interdits Vos dires nous rendent abasourdis Bouchez nos bouches, crevez nos yeux Tuez en nous ce qui nous permet d’être pieux Vous êtes les oppresseurs nous le défi La haine en nous s’accroît et s’amplifie. Au vent violent de vos tirs Surgissent nos braves et nos martyrs Nos corps se perdent dans les confins Et des sanglots enfantins Pour des combats pour l’instant en vain ! *********************************************************** L'ère est à la déssidence ! Quand c’est mon Ego qui parle tout est réduit en cendre On a depuis longtemps tué en moi cet esprit tendre Mon mal est un mâle viril Qui féconde mes souvenirs stériles Ma langue a enfanté des langues à pleuvoir Face à leurs gueules et leur pouvoir Parce qu’ils ont mordu le sein d’Eve Lieu de nos vastes champs de fève Le châtiment sera grâce à Dieu sévère C'est pour très bientôt et non dans une autre ère. A Aït Khlifa on chéri ces jours-ci la désobéissance Un combat acharné certes mais avec aisance D’un Eternel Mouha Hamou Zayani nous sommes la semence Depuis toujours héros de notre résistance. Ma douleur se fait sentir dans mes poèmes Celle de mes laborieux dans leurs façons De mener leurs vies comme des bohèmes. Ô Dieu protège ces petits paysans innocents ! Aux cœurs tant merveilleux qu’éblouissant Et maudits ceux qui gouvernent pour opprimer Eux qui disaient tant nous aimer ! ******************************************** Paisibles paysans Paysans vivant parfois sans raisons, Dans cette plaine s’étendant à l’horizon Pendant l’été on se tait comme les nuages Alors que nos silhouettes se mélangent au pâturage. Tantôt vivant tantôt presque mort Sans chagrin ni remord. On se bat pour le passé, le présent et le futur Le jour d’après risque d’être dur car cela dure Ici ce que les autres appellent vie Est pour nous néant … ou simple survie Car l’infini nous y absorbe et nous affecte Comme les caméléons absorbent les insectes. ****************************************************************** ***************************************************************** Regards sur la vie démunie des miens Ici comme ailleurs la vie se mélange à la mort Mais là règne la nudité et peu de confort Mélangée à d’obscènes jugements et de torts. Nous serions comblés d’honneur et de gloire Une fois venu le moment de la victoire. Seules les montagnes peuvent nous entendre Pendant que notre gémissement laisse nos cœurs fondre Pour qui semons-nous si ce n’est pour une vie latente Pour qui faisons nos prières incessantes Si ce n’est que pour échapper à la malédiction pesante ? Paisibles compagnards aux maigres silhouettes Béni soient vos âmes et les lieux où vous êtes ! Combattants de toujours contre l’ennemi Ne vous désarmez pas et ne craigniez jamais l’ennui ! Ne soyez pas de ceux qui jouent le rôle de la proie Même si vous croyez vivre dans un Etat de droit Dieu protège depuis toujours vos faubourgs Des gens pourris et des vautours ! Vous seuls déclareriez aux tyrans leur sentence Pour tant d’endurance infligée et de souffrances Ne cessez jamais de manifester votre refus Sans vos droits vous resterez pour toujours confus. La victoire finale, notre ennemi ne l’emportera point Car le Tout Puissant, sur nous, prendra soin. Les nouveaux colons sont les oppresseurs, nous le défi Même si c’est notre dignité pour l’instant qu’on sacrifie. 18-19/12/2006 ********************************************
| 1991180 Publié le 27/02/2008 à 17:39  Chut! Vous souffrez... | ELHOUSSINE - 2201130  Publié le 27/02/2008 à 17:47  Oui, je souffre, même si c'est au nom des autres... Car je fais cela pour mon bien et aussi pour les bien des autres, comme a dit Tolstoï | 1991180 Publié le 27/02/2008 à 19:16  Soyez donc Houssine et non Jérémy ! | ELHOUSSINE - 2201130  Publié le 29/02/2008 à 19:05  Je vois ai pas bien compris vadeinpace | 1991180 Publié le 03/03/2008 à 11:48  Je vois ai pas bien compris vadeinpace. _____________________________________________ Itou, frérot, et tant même ! ...
| Gladys - 835521  Publié le 03/03/2008 à 12:04 
Citation: Il voulait dire arrêtez de gémir .. Jeremy .. sourires..
Il y'a quelque chose à comprendre? | 1991180 Publié le 03/03/2008 à 12:21  Il y’ avait...Mie!
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