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Ylaïashen - 687571 Publié le 14/12/2007 à 16:37  Le Shal’haava se pose comme un système de pensée dont l’un des principaux credo est que chaque point de vue différent est une facette particulière de la Vérité. C’est pourquoi le Shal’haava ne reconnaît pas une doctrine comme étant vraie ou fausse, bonne ou mauvaise (exception faite de la nécromancie), mais que toutes celles-ci se valent, toutes celles-ci sont vraies en même temps, à leur manière. Chapitre 1 : Le druidisme Au commencement de la philosophie asgaïaress, se trouve la pensée druidique, dont l’origine se perd dans la nuit des temps. De ce fait, il paraît impossible de citer un auteur spécifique, mais les traditions druidiques font remonter leur enseignement à une sorte de prophète, nommé Syajïn’liel. Comme les druides iluudaeris conservent une tradition orale, on ne peut décemment pas faire référence à un texte particulier de ce sage. Néanmoins, ses enseignements étant encore aujourd’hui repris par les cercles druidiques, on peut tenter d’en approcher la philosophie. La sagesse druidique part du constat que l’Univers existe. Pour eux, il est constitué par les sept éléments. D’après les traditions druidiques, ces sept éléments sont des esprits (Fil – pluriel : Filïn), personnifiés, qui effectuent une danse céleste, formant la Nature (Indu). Pour les druides, c’est la danse des Grands Esprits (entendre « les esprits des éléments ») qui forme la Nature observable. La Nature a sept dimensions, correspondant aux sept éléments. Ceux-ci se répartissent en deux classes : la Nature Immatérielle (Induvehïn), comprenant le Vide (Vellmir), les Ténèbres (Ulfanganed), et la Lumière (Lasté) ; et la Nature Matérielle (Induiel), comprenant le Feu (Anahor), l’Air (Imeri), la Terre (Coralka) et l’Eau (Idralirch). L’esprit de chaque être humain ou de chaque créature vivante (Filiss), et ses productions, les sensations, la perception, les formations mentales, etc., sont constituées par des fragments de l’union des sept esprits des éléments. Filissïn est un fragment de l’union des sept Filïn. Ce sont les sept esprits qui s’expriment à travers les esprits individuels. Une idée, la pensée d’une chose, constitue le lien existant entre le Filiss et cette partie de la danse céleste entreprise par les sept Filïn. Comme chaque Filiss est constitué des sept Filïn, il a accès à la danse céleste, il a une vision de Indu. Un artisan qui fabrique un objet laisse les Filïn s’exprimer à travers lui. Son travail est ainsi vu comme une danse des sept esprits. Ce n’est donc pas lui qui invente un objet, mais les sept esprits qui, à travers lui, maintiennent Indu dans une dynamique qui fait naître l’objet. Les druides ne connaissent pas la théorie de l’évolution, mais pour eux, la Nature est dynamique. Puisque la danse, c’est du mouvement, la Nature change. Les druides ne se posent pas la question du « que peut-on connaître ? » Pour eux, la Nature est trop changeante pour qu’on puisse en connaître les caractéristiques. Seuls sont immuables les sept éléments. Les émotions sont liées au cœur (Valen). Le cœur est une partie particulière et centrale de la danse céleste. Il est la musique elle-même, qui accompagne la danse, mais qui en même temps est produit par la danse. Les productions de la raison, le cheminement intellectuel, est considéré généralement comme vain. Seules importent les actions, manifestations de la danse céleste, ainsi que les émotions, manifestation de la musique. Les druides iluudaeris ont donc une vision des arts parfaitement intégrée à la religion. Leur religion n’est pas triste, et si l’objet de l’art n’est pas le divertissement mais la religion, la religion elle-même garde un côté divertissant. Les arts tels que la peinture ou toute représentation graphique est encore considérée comme de la religion. Outre les représentations d’étoiles à sept branches, représentation commune des sept esprits des éléments, les divers tableaux, tapisseries, sculptures et autres sont vus comme des miroirs d’Indu, la Nature, une autre façon encore d’accéder à la danse céleste. La danse (Veïlindu ou Veïlidu) est donc considérée comme le plus grand des arts, puisqu’elle vise à reproduire la danse céleste. Ce n’est ni la danse qui doit suivre la musique, ni la musique qui doit suivre la danse. Les deux doivent aller de pair, s’accompagner l’une l’autre. Néanmoins, une musique sans danse est envisageable. Présente dans chaque invocation des esprits, lors des cérémonies diverses, elle vise généralement à accompagner la danse céleste, et éventuellement la modifier. Lorsqu’un druide entonne un chant pour provoquer un effet sur la Nature, (action communément appelée par les profanes « sortilège »), il resserre le lien entre le Filiss et les Filïn. Ainsi, il se rapproche de la conscience de Indu, et peut ainsi la modifier. N’oublions pas que ce n’est pas Filiss qui modifie Indu, mais les sept Filïn, qui constituent le Filiss. Les musiques qui n’entrent pas dans le cadre d’une invocation, ont encore pour but de modifier Indu, dans le sens où elles éveillent des émotions. De ce fait, un regard extérieur serait tenté de dire qu’il n’y a pas de libre arbitre chez les Iluudaeris, puisque ce n’est pas l’esprit qui pense, mais les sept grands esprits, qui lui sont supérieurs, et transcendants. Néanmoins, les druides n’ont pas une telle vision. Pour eux, chaque personne est libre, dans la mesure où chaque Filiss a le pouvoir de modifier Indu. Chaque Filiss est individué. La notion de choix est perçue comme non pas inévitable, mais comme le fruit de la concertation des sept Filïn au sein du Filiss. La mort fait partie de la danse céleste. Le corps dans sa putréfaction et sa décomposition continue à nourrir Indu. Le Filiss perd son individualité pour réintégrer les Filïn. Pour les druides, la danse céleste est harmonieuse. La Nature est Harmonie (Indu lïn Shal). La morale druidique fondamentale considère donc que toute action s’inscrit dans le cadre de cette danse, et ne nuit pas à l’harmonie. Certains groupuscules intégristes déclarent d’ailleurs encore aujourd’hui que rien ne doit être interdit. Cependant, les courants postérieurs à Syajïn’liel évoquent la notion de dysharmonie. Cette dysharmonie provient de l’opposition aux sept esprits des éléments. Cette opposition semble impossible, puisque chaque volonté fait partie de la danse céleste. Tout est dans la danse, les actions néfastes comme les bénéfiques. Mais il peut arriver que les Filiss aient une action discordante, comme un faux-pas dans la danse, ou une fausse note en musique. Sont perçus comme disharmonieux les actions qui nuisent à la communauté, ou plus généralement les actes de destruction de la Nature. Mais il faut bien voir que cette notion est tardive – on l’attribue généralement à Hazadkiriana. Chez les iluudaeris anciens, le crime le plus grave restait les invocations menées hors du cadre prévu, ou le viol de sanctuaire.
| 2167502 Publié le 19/12/2007 à 22:52 
Citation: exception faite de la nécromancie
Varum ??? | Professeur Paganel - ¡ snossǝp-snssǝp suǝs - 980920  Publié le 19/12/2007 à 22:53 
Citation: Warum ???
Il faut garder quelques interdits, sinon la vie n'est pas drôle | 2167502 Publié le 19/12/2007 à 23:00  Bien justement la nécromancie c'est discuter avec les morts, c'est ça qui est drôle, tu vas me dire sont pas très contrariant eux au moins.  | alixe - 1945139 Publié le 25/12/2007 à 23:38  esprit es.tu là oui j'y suis messieurs mesdames l'esprit est là , servez vous... |
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