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2052856 Publié le 25/02/2008 à 07:23 
En Afghanistan, la ville de Balkh, dans le nord-est du pays, porte le souvenir d’une grande douleur. Au Moyen Age, la jeune et célèbre princesse Rab’e Balkhi, première femme de la période islamique à composer des vers en persan, avait été condamnée au plus terrible des supplices : être emmurée vivante dans les tréfonds d’un donjon. Son frère lui reprochait d’avoir aimé l’homme qu’elle s’était choisi. Avec ses dernières forces, la fatale amoureuse avait réussi à se taillader les veines pour écrire avec son sang sur les murs de l’oubliette un dernier poème bouleversant. Huit siècles plus tard, c’est au tour d’un jeune journaliste afghan d’être condamné à mort pour avoir reproduit un texte dénonçant l’oppression des femmes en prétendant que les religieux donnaient une mauvaise interprétation du Coran. D’où l’accusation de blasphème, qui, dans la plupart des pays islamiques appliquant la charia (la loi coranique), est punie de la peine capitale. Sayyed Pervez Kambakhsh, 23 ans, journaliste au Jahan-e Nao (le Nouveau Monde), a été arrêté, le 27 octobre, à l’université de Balkh alors qu’il distribuait son article dans le but, avait-t-il assuré, de provoquer un débat. Détenu pendant trois mois, il a été jugé fin janvier par le tribunal de Balkh, qui a estimé que ses écrits étaient «insultants pour l’islam et interprétaient de façon erronée les versets du Coran». D’où «une condamnation à la peine la plus grave qui est la peine de mort». En 2006, un Afghan qui s’était converti au christianisme - ce qui est aussi puni de mort par la charia -, avait échappé à la peine capitale grâce à des pressions occidentales et trouvé refuge en Italie. Quelques années auparavant, deux journalistes, poursuivis aussi pour des écrits jugés blasphématoires, avaient eux aussi réussi à s’échapper de leur pays. Derrière cette condamnation se devine le ressentiment des religieux contre le gouvernement Karzaï, jugé trop pro-occidental et coupable de tolérer une liberté de la presse comme le pays n’en avait jamais connue, et qu’ils estiment préjudiciable à leurs intérêts. La Constitution afghane intègre en effet deux fondements philosophiques contradictoires, la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui permet la libre expression, et la charia, qui interdit toute critique du Coran et du Prophète. Or, confronté à une montée en puissances des talibans dans le sud et l’est du pays, le président afghan s’évertue à donner sans cesse des gages aux oulémas, dont il escompte le soutien. L’affaire du blasphème le place au pied du mur, face à la fois aux pressions des Occidentaux, qui lui demandent de gracier le journaliste, et à celles des milieux fondamentalistes. Lors de la rencontre des ministres de la Défense de l’Otan à Vilnius (Libération du 8 février) consacrée à la situation en Afghanistan, le ministre afghan Abdul Rahim Wardak a indiqué que Pervez Kambakhsh ne serait sans doute pas exécuté. Le procès en appel du journaliste lui permettra peut-être d’être sauvé. Sinon, il lui faudra compter sur la grâce présidentielle. (lu dans Libération) ________________________________________________________________________________________ ..reflexion faite, c'est plutôt positif que la constitution afghane intègre la déclaration des droits de l'homme, c'est aussi la porte ouverte à la laïcité. On verra.. | Trazi - 826035 Publié le 25/02/2008 à 21:45  Cette constitution est très éloignée de ce qui se passe dans ce pays, exemple :
Citation: Article 34 [Expression, Press, Media] (1) Freedom of expression is inviolable. (2) Every Afghan has the right to express his thought through speech, writing, or illustration or other means, by observing the provisions stated in this Constitution. (3) Every Afghan has the right to print or publish topics without prior submission to the state authorities in accordance with the law. (4) Directives related to printing house, radio, television, press, and other mass media, will be regulated by the law.
Par contre je n'y trouve point la mention de la charia ni même du Coran. | respect55 - 2255042 Publié le 27/02/2008 à 11:28  salam**on peu vivre l'islam n'importe ou !!!essayez l'islam et rendez moi compte***salam |
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