|  |
2296944 Publié le 04/06/2008 à 17:43  Jean Ferrat - La Femme est l'avenir de l'homme Le poète a toujours raison Qui voit plus haut que l'horizon Et le futur est son royaume Face à notre génération Je déclare avec Aragon La femme est l'avenir de l' homme Entre l'ancien et le nouveau Votre lutte à tous les niveaux De la nôtre est indivisible Dans les hommes qui font les lois Si les uns chantent par ma voix D'autres décrètent par la bible Le poète a toujours raison Qui détruit l'ancienne oraison L'image d'Eve et de la pomme Face aux vieilles malédictions Je déclare avec Aragon La femme est l'avenir de l'homme Pour accoucher sans la souffrance Pour le contrôle des naissances Il a fallu des millénaires Si nous sortons du moyen âge Vos siècles d'infini servage Pèsent encor lourd sur la terre Le poète a toujours raison Qui annonce la floraison D'autres amours en son royaume Remet à l'endroit la chanson Et déclare avec Aragon La femme est l'avenir de l'homme Il faudra réapprendre à vivre Ensemble écrire un nouveau livre Redécouvrir tous les possibles Chaque chose enfin partagée Tout dans le couple va changer D'une manière irréversible | 2296944 Publié le 04/06/2008 à 17:45  J'effacerais tout post ne me convenant pas. Hob wa Salam
| 2296944 Publié le 04/06/2008 à 17:48  La gitane - Félix Gray Comme un artiste en enfer Comme un enfant qui se perd J'étais comme ça devant elle Elle était tellement belle Elle était tellement pour moi Que je ne sais même pas Si j'ai vu trembler mes doigts Quand elle était là ! Prêt à oublier ma peine Prêt à me couper les veines Prêt à refaire la vie Prêt à refaire ma vie Prêt à tuer les démons Qui m'empêchent de la revoir Et prêt à crier son nom Toute ma vie dans le noir Ma tête tourne ma tête frappe A coups de tambours qui éclatent Un fou qui fait n'importe quoi Qu'elle ne soit rien que pour moi Pour qu'elle m'aime Je ferais n'importe quoi Ma tête tourne ma tête frappe A coups de tambours qui éclatent Je voudrais qu'elle devienne ma loi Je serais le mendiant, le roi Pour qu'elle m'aime, pour qu'elle m'aime ! Prêt à casser des montagnes A brûler la terre entière A faire dix mille ans de bagne A vider l'eau de la mer Pour la serrer contre moi Et sentir trembler ses doigts Au bout du souffle de sa voix Entendre qu'elle m'aimera Comme un piano qui se casse Ses notes écrasées par terre Comme le feu sur la glace L'avion qui explose en l'air Je vendrais mon âme au diable Je viderais l'eau des rivières Pour être seul à la table De l'amour qu'elle préfère | 2296944 Publié le 04/06/2008 à 18:07 
 | 2296944 Publié le 04/06/2008 à 18:17  Romance Sonámbulo Verde que te quiero verde. Verde viento. Verdes ramas. El barco sobre la mar y el caballo en la montaña. Con la sombra en la cintura ella sueña en su baranda, verde carne, pelo verde, con ojos de fría plata. Verde que te quiero verde. Bajo la luna gitana, las cosas la están mirando y ella no puede mirarlas. Verde que te quiero verde. Grandes estrellas de escarcha vienen con el pez de sombra que abre el camino del alba. La higuera frota su viento con la lija de sus ramas, y el monte, gato garduño, eriza sus pitas agrias. ¿Pero quién vendra? ¿Y por dónde...? Ella sigue en su baranda, Verde came, pelo verde, soñando en la mar amarga. — Compadre, quiero cambiar mi caballo por su casa, mi montura por su espejo, mi cuchillo per su manta. Compadre, vengo sangrando, desde los puertos de Cabra. — Si yo pudiera, mocito, este trato se cerraba. Pero yo ya no soy yo, ni mi casa es ya mi casa. — Compadre, quiero morir decentemente en mi cama. De acero, si puede ser, con las sábanas de holanda. ¿No ves la herida que tengo desde el pecho a la garganta? — Trescientas rosas morenas lleva tu pechera blanca. Tu sangre rezuma y huele alrededor de tu faja. Pero yo ya no soy yo, ni mi casa es ya mi casa. — Dejadme subir al menos hasta las altas barandas; ¡dejadme subir!, dejadme, hasta las verdes barandas. Barandales de la luna por donde retumba el agua. Ya suben los dos compadres hacia las altas barandas. Dejando un rastro de sangre. Dejando un rastro de lágrimas. Temblaban en los tejados farolillos de hojalata. Mil panderos de cristal herían la madrugada. Verde que te quiero verde, verde viento, verdes ramas. Los dos compadres subieron. El largo viento dejaba en la boca un raro gusto de hiel, de menta y de albahaca. ¡Compadre! ¿Donde está, díme? ¿Donde está tu niña amarga? ¡Cuántas veces te esperó! ¡Cuántas veces te esperara, cara fresca, negro pelo, en esta verde baranda! Sobre el rostro del aljibe se mecía la gitana. Verde carne, pelo verde, con ojos de fría plata. Un carámbano de luna la sostiene sobre el agua. La noche se puso íntima como una pequeña plaza. Guardias civiles borrachos en la puerta golpeaban. Verde que te qinero verde. Verde viento. Verdes ramas. El barco sobre la mar. Y el caballo en la montaña. Romance somnambule Vert et je te veux vert. Vent vert. Vertes branches. Le bateau sur la mer, le cheval dans la montagne. L'ombre autour de la ceinture, elle rêve à son balcon, chair verte, verts cheveux avec des yeux d'argent froid. Vert et je te veux vert. Dessous la lune gitane, toutes les choses la regardent mais elle ne peut pas les voir. Vert et je te veux vert. De grandes étoiles de givre suivent le poisson de l'ombre qui trace à l'aube son chemin. Le figuier frotte le vent à la grille de ses branches et la montagne, chat rôdeur, hérisse ses durs agaves. Mais qui peut venir? Et par où? Elle est là sur son balcon, chair verte, cheveux verts, rêvant à la mer amère. L'ami, je voudrais changer mon cheval pour ta maison, mon harnais pour ton miroir, mon couteau pour ta couverture. L'ami, voilà que je saigne depuis les cols de Cabra. Si je le pouvais, petit, l'affaire serait déjà faite. Mais moi je ne suis plus moi et ma maison n'est plus la mienne. L'ami, je voudrais mourir dans mon lit, comme tout le monde. Un lit d'acier, si possible, avec des draps de hollande. Vois-tu cette plaie qui va de ma poitrine à ma gorge? Il y a trois cents roses brunes sur le blanc de ta chemise. Ton sang fume goutte à goutte aux flanelles de ta ceinture. Mais moi je ne suis plus moi et ma maison n'est plus la mienne. Laissez-moi monter au moins jusqu'aux balustrades hautes. De grâce, laissez-moi monter jusqu'aux vertes balustrades. Jusqu'aux balcons de la lune là-bas où résonne l'eau. Ils montent déjà, tous les deux, vers les balustrades hautes. Laissant un sentier de sang. Laissant un sentier de larmes. Sur les toitures tremblaient des lanternes de fer-blanc. Mille tambourins de verre déchiraient le petit jour. Vert et je te veux vert, vent vert, vertes branches. Ils ont monté, tous les deux. Le vent laissait dans la bouche un étrange goût de fiel, de basilic et de menthe. L'ami, dis-moi, où est-elle? Où est-elle, ta fille amère? Que de fois elle t'attendait! Que de fois elle a pu t'attendre, frais visage, cheveux noirs, à la balustrade verte! Sur le ciel de la citerne la gitane se berçait. Chair verte, cheveux verts avec ses yeux d'argent froid. Un petit glaçon de lune la soutient par-dessus l'eau. La nuit devint toute menue, intime comme une place. Des gardes civils ivres morts donnaient des coups dans la porte. Vert et je te veux vert. Vent vert. Vertes branches. Le bateau sur la mer, le cheval dans la montagne. Federico Garcia Lorca Ces poèmes sont extraits de Romancero gitan, Poème du chant profond Traduction de Claude Esteban
| 2296944 Publié le 04/06/2008 à 18:34  Le Poète a toujours raison Lui seul connaît la chanson Il m'a confié que ... malgré certains cons Ne cherchant que batailles à profusion La vie est belle de mille et une façons L'Amitié existe sur Affection Je suis vaccinée contre le venin et le poison ...
| 2296944 Publié le 04/06/2008 à 22:25  Francis Cabrel - Gitan Quand t'es parti gitan Tu as laissé seulement Une voiture en morceaux T'as pris tes chaises de bambou Ta guitare de rien du tout T'as mis le vent sous ta peau T'as caressé les oiseaux, t'as caressé les oiseaux T'as mis des pierres sur le feu Les femmes aux longs cheveux Ont tout lavé dans des seaux Séché la linge sur les buissons Rentré les gosses dans les camions Sur les paniers de roseaux Et caressé les oiseaux, caressé les oiseaux Où allais-tu ? À part les flaques de boue Et quelques traces de roues Tu n'as rien voulu laisser T'as mis ta fierté gitane Aux rideaux des caravanes Comme des drapeaux pliés T'as caressé les oiseaux, t'as caressé les oiseaux Où allais-tu ? J'ai peur des lumières des villes Des grandes maisons immobiles Des jardins bâtis tout autour J'ai peur qu'on emmène d'office Au bout du fusil des milices Les enfants de notre amour Ils traitent nos filles de voleuses Du fond de leurs maisons peureuses Pleines de chiens de combat Ils attachent leurs volailles Ils surveillent leurs ferrailles On ne se ressemble pas... Y a des panneaux depuis Emplacement interdit Comme s'il y avait eu la peste T'as plus qu'à chercher ailleurs Des gens qui auront moins peur En espérant qu'il en reste Et caresser les oiseaux ! Et caresser les oiseaux !
| 2296944 Publié le 04/06/2008 à 22:43  Gadjo Ecoute moi, écoute moi gadjo, je suis t'en souviens tu, le bohémien , qu'un jour tu as chassé, devant les tiens, devant les tiens en criant au voleur, au voleur il va nous porter malheur! Et tu savais que j'étais innocent, mais ça fait bien de chasser les gitans . Je veux chanter, chanter, pour vous faire entendre, qu'il ne faut pas juger gadjé, le peuple des gitans à travers vos légendes. Ecoute moi , écoute moi gadjo . Crois tu que nous soyons si différents, n'avons nous pas gadjo, le même sang, le même sang, versé par nos pères, qui sont morts cote à cote à la guerre . N'avons nous pas gadjo le même coeur, les mêmes larmes en face du malheur. Je veux chanter ,chanter pour vous faire entendre, qu'il ne faut plus juger gadjé ,le peuple des gitans à travers vos légendes ,à travers vos légendes . Gelso
| 2296944 Publié le 04/06/2008 à 22:51 
 | Artus de Oguz - 1510753  Publié le 05/06/2008 à 11:02  Fille du sud Ambiance gitane , je m'en vais rever dans les jardins d'Alhambra de Grenade. | 2296944 Publié le 06/06/2008 à 13:03  Bonjour cher Artus, entends-tu, la plainte d'un flamenco endiablé, le froissement des jupons et le claquement des talons ... | 2296944 Publié le 06/06/2008 à 13:05  Daniel Guichard - le Gitan Il a un rire de voyou Dans le fond des yeux : des amis Il a le cœur au bord des coups Le Gitan, le Gitan, Un peu renard, un peu loup Il sort le jour ou bien la nuit Ce qu'on dit de lui il s'en fout Le Gitan, le Gitan, que tu ne connais pas ! Il aurait pu être un grand matador Un voleur de poules, un jeteur de sorts Prendre une guitare, être musicien Mais sa vie à lui elle est dans ses poings Il ne sait pas d'où il vient Mais il sait toujours où il va Il a des milliers de cousins Le Gitan, le Gitan, Il a couru les chemins Sainte-Marie ou Guernica Pour venir dormir à Saint-Ouen Le Gitan, le Gitan, que tu ne connais pas ! Souvent je deviens : Gitan Mon ciel est le sien : Gitan Je suis comme lui : Gitan J'ai plus de pays : Gitan J'ai plus de maison : Gitan Je n'ai plus de nom : Gitan C'est toi qu'a raison : Gitan Y a plein d'horizons ! Il a toujours l'air heureux Les chagrins lui n'en veut pas Il les jette au milieu d'un feu Le Gitan, le Gitan, L'amitié n'est pas un jeu Quand il donne il ne reprend pas Il sait couper son cœur en deux Le Gitan, le Gitan, que tu ne connais pas ! Il aurait pu être un grand matador Un voleur de poules un jeteur de sorts Prendre une guitare, être musicien Mais sa vie à lui elle est dans ses poings Souvent je deviens : Gitan Mon ciel est le sien : Gitan Je suis comme lui : Gitan J'ai plus de pays : Gitan J'ai plus de maison : Gitan Je n'ai plus de nom : Gitan C'est toi qu'a raison : Gitan Y a plein d'horizons ! Il a un rire de voyou Dans le fond des yeux : des amis Il a le cœur au bord des coups Le Gitan, le Gitan Un peu renard, un peu loup Il dort le jour ou bien la nuit Ce qu'on dit de lui il s'en fout Le Gitan, le Gitan, que tu ne connais pas ! Il a le cœur au bord des coups Ce qu'on dit de lui il s'en fout Le Gitan, le Gitan, que je connais pour toi !
| Artus de Oguz - 1510753  Publié le 06/06/2008 à 13:37  oui je l'entend | 2296944 Publié le 06/06/2008 à 14:34  Super alors !! et les flammes d'un feu de camp qui crépitent sous la magnanime voûte céleste étoilée parmi les notes de musique de la guitare manouche | 2296944 Publié le 06/06/2008 à 14:36  El mundo es mi casa Et la lune, mon amie Par les routes et les bois Au clair de ce silence Je parcours mon destin Le coeur à la guitare Au hasard des saisons El mundo es mi alma Je suis la liberté Au sentier, l'on me chasse Vagabond de l'infini Je tresse ma couronne d'épis mûrs Le vent est musique Lorsque sera venu Le temps du dernier rire Je garderais l'éclat Au fond des yeux D'une étoile Mi muerte es el mundo ... Fille du Sud | 2296944 Publié le 06/06/2008 à 14:40 
 | 2296944 Publié le 06/06/2008 à 14:58  Bohemian rhapsody - Queen Is this the real life Is this just fantasy Caught in a landslide No escape from reality Open your eyes Look up to the skies and see I'm just a poor boy,I need no sympathy Because I'm easy come,easy go, A little high little low, Anyway the wind blows doesn't really matter to me, To me Mama,just killed a man, Put a gun against his head, Pulled my trigger now he's dead, Mama,life had just begun, But now I've gone and thrown it all away Mama ooo, Didn't mean to make you cry If I'm not back again this time tomorrow Carry on carry on as if nothing really matters Too late, my time has come, Sends shivers down my spine Body's aching all the time, Goodbye everybody-I've got to go Gotta leave you all behind and face the truth Mama oooh (any way the wind blows) I don't want to die, I sometimes wish I'd never been born at all I see a little silhouetto of a man, Scaramouche, scaramouche will you do the Fandango Thunderbolt and lightning-very very frightening me Galileo Galileo, Galileo Galileo Galileo figaro-Magnifico But I'm just a poor boy and nobody loves me He's just a poor boy from a poor family Spare him his life from this monstrosity Easy come easy go-,will you let me go Bismillah! No-,we will not let you go-let him go Bismillah! We will not let you go-let him go Bismillah! We will not let you go-let me go Will not let you go-let me go Will not let you go let me go No,no,no,no,no,no,no Mama mia,mama mia,mama mia let me go Beelzebub has a devil put aside for me,for me,for me So you think you can stone me and spit in my eye So you think you can love me and leave me to die Oh baby-Can't do this to me baby Just gotta get out-just gotta get right outta here Nothing really matters, Anyone can see, Nothing really matters-,nothing really matters to me, Any way the wind blows....
| 2296944 Publié le 06/06/2008 à 14:59  Le Bohémien - Leny Escudero Il va mourir le bohémien Mais, citadins dormez tranquilles ! Sa mort n'est pas sur le chemin Du centre ville Il marche dès le premier jour Parce qu'un arrêt le condamne S'il s'arrête aujourd'hui C'est pour rendre son âme Le bohémien, il va mourir le bohémien Il va mourir, il est mon frère Serrant encore dans sa main Un peu de terre Il va faire son plus long chemin Il était fils de la chimère Et pourra dire je suis terrien A Dieu le Père Il va mourir le bohémien Mais, citadins dormez tranquilles ! Sa mort n'est pas sur le chemin Du centre ville Ils n'entrent pas dans nos maisons Les chants que le bon lui apporte Et qui lui disent nous venons Te faire escorte Ils vont venir, ils vont venir les bohémiens Certains de lointaines planètes Et les enfants et les anciens Marchent en tête C'est un des leurs qui va partir Et c'est une chance peut-être Car cette race sans mourir Va disparaître Il va mourir le bohémien Mais, citadins dormez tranquilles ! Sa mort n'est pas sur le chemin Du centre ville Et c'est la dernière chanson Comme une dernière insolence Avant que de baisser le front Sur le silence Qui nous dira, qui nous dira ce qu'il savait ? Il est parti dans la nuit noire Emportant ce qu'il y avait Dans sa mémoire Il est au royaume des loups Aux étoiles il cogne sa tête Et danse sur les cheveux fous D'une comète C'en est fini du bohémien Mais, citadins dormez tranquilles ! Sa mort n'est pas sur le chemin Du centre ville | 2296944 Publié le 06/06/2008 à 15:04 
 | 2296944 Publié le 06/06/2008 à 15:05  Saltimbanques Dans la plaine les baladins S'éloignent au long des jardins Devant l'huis des auberges grises Par les villages sans églises Et les enfants s'en vont devant Les autres suivent en rêvant Chaque arbre fruitier se résigne Quand de très loin ils lui font signe Ils ont des poids ronds ou carrés Des tambours, des cerceaux dorés L'ours et le singe animaux sages Quêtent des sous sur leur passage Guillaume APOLLINAIRE, Alcools (1913)
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 06/06/2008 à 19:41  La Gitane La gitane porte-bonheur Sa couleur de lave La peau ruisselante De son long corps La gitane pleine de larmes Danse, encore, encore. L’orange de ses yeux Sa jupe de flanelle blanche La fumée dans les cieux La fleur délivrance La gitane pleine de larmes Danse comme une ombre bleue. Roulée dans un tissu de tulle Emportée par l’amour La gitane porte-bonheur S’enivre du parfum lourd De la fleur délivrance. Et au petit matin Seul le désert répond à sa danse. M.L
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 06/06/2008 à 19:47  Le Gitan Gitan d’âme et de cœur ainsi que de naissance Ses veines charrient le sang de ses fougueux ancêtres Depuis la nuit des temps au cœur de l’errance Vivant au jour le jour, sans crainte des frontières Il est de cette race indomptée et fière Qui refuse de vivre enfermée et cloîtrée Dans des cités étroites, qui cachent leur misère Derrières des murs sales et jardins asphaltés Ses yeux ont des reflets de tisons ardents Un foulard noué sur ses cheveux d’ébène Sur sa peau brûlée par des soleils et battue par des vents Tremble un médaillon d’or, souvenir de sa mère. Avec pour tout bagage, un maigre balluchon Sa guitare sous le bras, des chansons sur les lèvres Sous son front fleurit une moisson de rêves Il parcourt le monde, libre, au cœur des saisons Si un jour, par hasard, le gitan croisait votre chemin, Il vous fera présent d’une de ses chansons. Contre un verre d’amitié et un quignon de pain, Avant que de partir vers d’autres horizons. M.L
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 06/06/2008 à 19:56  Chanson Gitane En pinçant les cordes du rêve J'ai mis du vent dans ma guitare Ô gitane de ma mémoire J'ai revu sourire tes lèvres Tes yeux perdus dans le hasard Ma gitane d'un soir Tu avais un air familier Trop vu malgré la nuit venue Et puis la bière que j'ai bue Fade mes yeux se sont fermés Toujours là je t'ai reconnue Ma jeunesse foutue Brune gitane de la brume Tu m'as donné tant de bon temps Du temps de mes vingt ans Danse dans le rayon de lune Que je recompte mes printemps Ma gitane du vent Et puisqu'il faut plier bagage Puisqu'il est temps je vais partir Où va le vent du souvenir Adieu gitate d'un autre âge Adieu il pleut sur ton sourire Ma jeunesse se tire M.C Come.
| Artus de Oguz - 1510753  Publié le 06/06/2008 à 20:01  Mon pot' le gitan Mon pot' le gitan c'est un gars curieux Une gueule toute noir, des carreaux tout bleus Y reste des heures sans dire un seul mot Assis près du poêle au fond du bistrot C'gars-là une roulotte s'promène dans sa tête Et quand elle voyage jamais ne s'arrête Des tas d'paysages sortent de ses yeux Mon pot' le gitan c'est un gars curieux Mon pot' le gitan, c'est pas un marrant Et dans notre bistrot personne le comprend Comme tous ces gars-là il a sa guitare Une guitare crasseuse qui vous colle le noir Quand y s'met à jouer la vieille roulotte Galope dans sa tête, les joueurs de belote S'arrêtent et plus rien... on a mal en dedans Mon pot' le gitan c'est pas un marrant Mon pot' le gitan un jour est parti Et Dieu seul sait où il ballade sa vie Ce type là était un grand musicien Ça j'en étais sûr, moi je l'sentais bien Le tôlier m'a dit qu'on est venu l'chercher Un grand music-hall voulait l'acheter Mon pot' le gitan il a refusé Un haussement d'épaules et il s'est taillé? J'ai eu l'impression de perdre un ami Et pourtant c'gars-là ne m'a jamais rien dit Mais il m'a laissé un coin de sa roulotte Et dans ma petite tête j'ai du rêve qui trotte Sa drôle de musique en moi est restée Quand je pense à lui, m'arrive de chanter Toi sacré gitan qui sentait l'cafard Au fond ta musique était pleine d'espoir. Paroles: Jacques Verrières. Musique: Marc Heyral 1954 © 1954 - Editions Semi Mon pot' Le Gitan | 2296944 Publié le 06/06/2008 à 21:44  Merci Artus, Merci Rêve d'0rient, gros bisous | 2296944 Publié le 06/06/2008 à 21:46  Dalida - Les gitans D'où viens-tu gitan ? Je viens de Bohême D'où viens-tu gitan ? Je viens d'Italie Et toi, beau gitan ? De l'Andalousie Et toi, vieux gitan, d'où viens-tu ? Je viens d'un pays qui n'existe plus... Les chevaux rassemblés le long de la barrière Le flanc gris de poussière Le naseau écumant Les gitans sont assis près de la flamme claire Qui jette à la clairière Leurs ombres de géants Et dans la nuit monte un refrain bizarre Et dans la nuit bat le cœur des guitares C'est le chant des errants qui n'ont pas de frontière C'est l'ardente prière de la nuit des gitans Où vas-tu gitan ? Je vais en Bohême Où vas-tu gitan ? Revoir l'Italie Et toi beau gitan ? En Andalousie Et toi vieux gitan mon ami ? Je suis bien trop vieux, moi je reste ici... Avant de repartir pour un nouveau voyage Vers d'autres paysages Sur des chemins mouvants Laisse encor un instant vagabonder ton rêve Avant que la nuit brève Le réduise à néant Chante, gitan, ton pays de Cocagne Chante, gitan, ton château en Espagne C'est le chant des errants qui n'ont pas de frontière C'est l'ardente prière de la nuit des gitans
| 2296944 Publié le 06/06/2008 à 21:53  Comédie musicale Notre Dame de Paris Phoebus: D'où viens-tu belle étrangère Fille du ciel ou de la terre Bel oiseau de paradis Que viens-tu faire par ici ? Esmeralda: Bohémienne Nul ne sait le pays d'où je viens Bohémienne Je suis fille de grands chemins Bohémienne Bohémienne Qui peut dire où je serai demain Bohémienne Bohémienne C'est écrit dans les lignes de ma main Ma mère me parlait de l'Espagne Comme si c'était son pays Et des brigands dans les montagnes Dans les montagnes d'Andalousie Dans les montagnes d'Andalousie Je n'ai plus ni père ni mère J'ai fait de Paris mon pays Mais quand j'imagine la mer Elle m'emmène loin d'ici Vers les montagnes d'Andalousie Bohémienne Nul ne sait le pays d'où je viens Bohémienne Je suis fille de grands chemins Bohémienne Bohémienne Qui peut dire qui j'aimerai demain Bohémienne Bohémienne C'est écrit dans les lignes de ma main J'ai passé toute mon enfance Pieds nus sur les monts de Provence Pour les gitans la route est longue La route est longue Je continuerai mon errance Au-delà des chemins de France Je les suivrai au bout du monde Au bout du monde Un fleuve d'Andalousie Coule dans mon sang Coule dans mes veines Le ciel d'Andalousie Vaut-il la peine Qu'on y revienne ? Bohémienne Nul ne sait le pays d'où je viens Bohémienne Je suis fille de grands chemins Bohémienne Bohémienne Qui peut dire ce que sera demain Bohémienne Bohémienne C'est écrit dans les lignes de ma main C'est écrit dans les lignes de ma main | 2296944 Publié le 06/06/2008 à 22:02 
 | 2329050 Publié le 07/06/2008 à 06:32  tu es ma gitane mon papillon tu es le sud à toi toute seule je t'aime ma vie | 2296944 Publié le 08/06/2008 à 08:45 toi aussi |
Page 1  Accueil | Conditions générales | Publicité | FAQ | Contact
|  | |