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La récré des banniéristes

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Tichou - 609844 lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 10:33 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Je me fais le p'tit facteur de Marie-Am ! cause qu'elle n'a pas le temps et que moi j'n'ai que ça à foutre (heing mon Phil )

Alors voila quelques petits textes trop rigolos ....

bonne lecture !

Tichou - 609844 lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 10:33 supprimer cette contribution
Le Giblot et la Tortoche

C’est pas l’tout de s’magner
Faut prendre un bon départ.
Comme disait la tortoche
Au lièvre l’air pénard.
J’te joue une thune sec
Que j’te gratte au poteau
Malgré mes p’tits panards
Et toi tes grands pinceaux !
T’es pas cinglé, fait l’autre
T’as une poussière dans l’œil
Les deux doigts dans l’tarin
J’te gagnerai dans un fauteuil
Tu s’rais pas parti j’serais déjà au bistro.
Que dalle fait la tortoche
Tiens, j’te joue l’apéro !
Tout l’trip s’en va chez l’ bock
Dix gagnants, dix placés
La tortue zéro contre un
C’est une drôle de pincée.
Le kangourou qui se marrait dit :
Moi je fais le starter.
File sa pogne dans sa fouille
Et sort son revolver.
Attention vous êtes prêts ?
Pan ! les voilà partis
Ou plutôt la tortue parce que le lièvre se dit
J’suis pas encore locdu
Ya le bourguignon qui tape
Je partirai à la fraîche
En mettant l’grand braquet.
J’ m’en va griller une sèche
Il s’installe, fait son pouls,
Glisse sur la moleskine
Pique un petit roupillon.
Et la tortue se débine
Sans se frapper, vers le but
Quand le gib’lot s’réveille
Il cavale sur la piste
Mais adieu son oseille !
Pendant qu’il ronflaguait
La tortue sans fortune
Etait près du poteau
Et le bat d’une encolure.
Alors p’tite tête d’anchois
Tu gamberges ?
Je t’ai drôlement possédé
Malgré mes cinquante berges
Et encore t’es vernis
T’as couru en maillot !
Rends toi compte que mézigue
J’ai ma piaule sur le dos !
Tichou - 609844 lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 10:34 supprimer cette contribution
Le Renard et la Cigogne

V’la que Renard le chicandier
Rencontre un jour sa pote la mome cigogne.
Il s’dit j’vais drôlement me marrer,
J’vais l’inviter à tortorer.
Il lui bonni :
alors mignonne c’est ti qu’tu m’reconnais plus,
Ca fait un bail qu’on c’est pas vu.
Vient casser la graine à la tôle,
Y’a le bourbon seulabre à la piole.
Ok qu’elle lui fait l’autre tordue,
Croyant s’en filer plein les chocottes,
Un ptit geulton c’est toujours chouette,
Et aussi sec elle lui file le train.
Mais le Renard biglait en coin
Son pif à piquer les pâquerettes,
Et aussi sec il lui sert une assiette
Ou qu’sait qu’y avait d’la flotte dedans.
Lui s’la poire en trois coups de menteuse
Se fourre le tout dans la dent creuse.
Mais la Cigogne s’te pauvre souris,
Elle allongeait son quart de brie
Pour piquer la sauce qu’y avait dans l’assiette.
Total, elle a rien pu briffer.

Mais dans le fond de son ptit sinoquet,
Elle gambergeait un truc vachar.
Et d’autor quelques journailles après,
Elle va chercher sesigue Renard.
Dit donc duchnoc,
Amène toi pour le frivoloc,
J’ai du Saint- Honoré au lard.
Ca sentait bat dans la cuistance.
Le gnière s’amène pour s’les calées.
Mais alors comment qu’il était possédé,
Vu qu’elle lui serva la bidoche,
Dans une carafe à grand colbaque.
La cigogne, elle s’a la gênait pas,
Avec son tarin grand format.
Mais sésigue pour s’taper le tronc,
Rien à faire, il était marron.

Moralité :
Quand on est marlou,
Doubler les copains y’a pas bon.
Car y’a toujours un frère mironton
Qu’est un peu plus mariole que vous.
Tichou - 609844 lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 10:35 supprimer cette contribution
La Cigale et la Fourmi

La cigale, qu’avait goualé tout l’été
Dans toutes les cours du quartier
Etait raide comme un piquet
Quand r’vint le temps frisquet
Vu qu’elle flambait aux courtines.
Ça se devine.

Elle cavale trouver sa pote la fourmi
Et lui dit
C’est pas marrant et j’la saute
Faudrait qu’ tu m’prête vingt cinq louis
Que je te r’filerai, ça j’ te l’ jure
Vu que j’ suis sur une affaire
Dans la troisième à Longchamp
Que c’est du gâteau cent pour cent
Ca fait du soixante contre un
J’ai un tuyau cousu main.

La fourmi draurtique du coup
Vu qu’elle est arquinche comme tout
T’es follinque, qu’elle lui répond
Tu f’rai mieux d’aller au charbon
Et c’été qu’est qu’ t’as fichu ?
Ben j’goualais la chansonnette
Tu goualais et ben p’tit tête
Maintenant tu peux gambiller
Le soir à l’armée du salut
A la r’ voyure, eh locdu !
Tichou - 609844 lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 10:36 supprimer cette contribution
La Cigale et la Fourmi

Pierre Perret, Le Petit Perret des Fables
Tome 1, "Fables géométriques", J.-C. Lattès éd.


La Cigale reine du hit-parade
Gazouilla durant tout l'été
Mais un jour ce fut la panade
Et elle n'eut plus rien à becqueter
Quand se pointa l'horrible hiver
Elle n'avait pas même un sandwich,
À faire La manche dans l'courant d'air
La pauvre se caillait les miches

La Fourmi qui était sa voisine
Avait de tout, même du caviar.
Malheureusement cette radine
Lui offrit même pas un carambar.
- Je vous pairai, dit la Cigale,
J'ai du blé sur un compte en Suisse.
L'autre lui dit : Z'aurez peau d'balle,
Tout en grignotant une saucisse.

- Que faisiez-vous l'été dernier?
- Je chantais sans penser au pèze.
Vous chantiez gratos, pauvre niaise
Eh bien guinchez maintenant !

Moralité

Si tu veux vivre de chansons
Avec moins de bas que de hauts
N'oublie jamais cette leçon
Il vaut mieux être imprésario !
Tichou - 609844 lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 10:37 supprimer cette contribution
Le Pot de Perrette

Voilà qu’la môme Perrette s’était tirée d’son bled
Pour aller à la ville bazarder un pot d’lait
Sur la point’ de sa tronche elle avait mis son pot
C’qui lui faisait bonne bouille et un drôle de chapeau
Elle arpentait drôl’ment et dans sa tête d’anchois
En tricotant des pieds se f’sait du cinéma.

Les moll’togouses au vent, les roberts bien à l’aise
Ell’ gambergeait « maint’nant pour palper un peu de braise
Y m’ reste plus qu’à fourguer mon pernod d’nouveau né
Avec tout’ cette oseille je vais faire quelque chose de chouette
J’dégott’rai un cent d’œufs et pis sans faire d’om’lette
Pour avoir des poulets, je les couv’rai tranquillement
C’qui fait qu’quand y s’ront grands y m’appel’ront maman
J’veux un p’tit veau qui tête à la mamelle
Je le nourrirai moi-même, ça salit pas d’ vaisselle
Un p’tit cochon tout rose, comme des fesses de bébé
Qui s’ra bientôt plus gras qu’celle de m’sieur l’ curé .
Avec tous ces bestiaux et pis tout’ cette volaille
On peu s’ la couler douce et je v’as m’offrir un gaille »

Ell’ r’ met à gambiller, turbinant du cassis
Marche sur un’ peau d’ banane, pan la v’là qui glisse
Elle ramasse un gadin, le lait est renversé
Là s’trouve assise dedans avec son pot cassé
Ran et ran les grandes eaux et je te chiale et je te pleure
Good bye veau, vache, cochon, pas plus d’ volaille que d’ beurre
Et pis ell’ s’ dit qu’ son jules, quand elle va renquiller
Va la trouver saumâtre et qu’elle va dérouiller.

A la belotte comme au poker
C’est pas l’ tout d’avoir dix de der
Quand on a rien qu’ des bigorneaux
Faut pas faire la passe à carreaux
Sinon on peut pas faire fortune
Et on s’retrouve couillon comme la lune !
Tichou - 609844 lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 10:37 supprimer cette contribution
Le bouseux et ses chiards.

Un glaiseux plein aux as et sur le point de cadencher
fit radiner ses lardons et leur jacta en loucedé :
"Eh les mecs, faudrait pas vous gourer en fourguant
l'héritage que les vioques nous ont balancé,
les thunards et les faffiots y sont planqués."
Le daron clamsé, les gnards radinent au turbin
et de rif et de tort et dans tous les coinstots
ils en foutent un bon coup comme des mecs à la redresse.
Nib de pèze, nib d'affure et pas même un pellot.
Mais le vioque fut mariole de jacter à ses loupiots
que c'est avec du boulot qu'on fait du bath business.
Gladys-abs-un-mois - 835521 lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 10:37 supprimer cette contribution
Le corbac et le racniaud ( la fable de la Fontaine Le corbeau et le renard en argot )



Le corbac sur un touffu planté

Tenait dans son fuel un coulant baraqué

Le racniaud par l'odeur alléchée

Lui tint à peu près cette jactance

Salut beau canari tout déplumé

Si tu jactes aussi bien que tu es fringué

T'es vraiment le plus beau caïd du quartier

A ces mots le corbac ne se senti plus pisser

Ouvra un large fuel et laissa tomber le coulant

Moralité : Il ne faut jamais se laisser influencer

Par les durs à fesses molles

Qui vous lance à la gueule

Des bobards à la gomme.

Le mec La Fontaine.

Tichou - 609844 lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 10:38 supprimer cette contribution
Le loup et l’agneau

C’est cui qu’a des gros bras qui fera toujours la loi.
Esgourder un ptit peu, j’vais vous bonnir pourquoi.

Un agneau tout mignard
S’tapais un gorgeon dans la flotte.
Quand vint à passer un vache de loup.
Qu’était un malabar vint lui tenir la parlotte.
Dis donc duchnoc, qu’est-ce qui t’prend de glaviotter dans ma lance.
C’est pas moi Msieur puisque je bois en dessous de vous,
Mes glaviots ne vous rincent pas l’museau.
Tu glaviottes que j’te dis et d’une,
Et de plus y’a une marquée tu m’a dénoncé aux poulets.
C’est pas moi répond l’agneau,
J’étais encore sous presse.
Alors c’est ton frangin.
J’en ai point.
Alors c’est ta ménesse.
J’ai pas de pot Msieur,
Je suis trop minable, comment voulez-vous que j’sabre ?
Sur ce, le loup lui saute sur le poil le passe à la casserole et s’lavale.

Moralité : C’est cui qu’a des gros bras qui fera toujours la loi.
Tichou - 609844 lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 10:39 supprimer cette contribution
Le Corbac et le Goupil

Un pignouf de corbac sur un abri planqué
S’envoyait par la fiole un coulant barraqué.
Un goupil n’ayant eu qu’un cent d’clous pour bectance,
S’en vint lui dégoiser un tantinet jactance :
Salut, dab croasseur ! Lui bonnit-il d’autor.
En disant qu’ t’es l’ plus beau, j’ai pas peur d’avoir tort !
Si tu pousses la gueulante aussi bien qu’t’es nippé,
T’es l’ mecton à la r’dresse des mectons du boicqué ! "
A ces ragots guincheurs qui n’étaient pas mariolles,
Le corbac lui balance le roulant par la fiolle.
" Enlevé, c’est pesé, j’tai baisé, dit l’goupil.
Fais bien gaffe aux p’tits gonzes qui t’la font à l’estoc,
Et t’gazouillent par la couâne des bobards à l’esbroff. "

Bernard Gelval

« Version argotique dont on connaît le créateur : Bernard Gelval. Elle parut en 1945 dans une traduction en argot des Fables de La Fontaine. Le fantaisiste Yves Deniau la reprenait sur scène (dans l’après-guerre). »
JMLC - - - 2052777 lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 16:00 supprimer cette contribution
foutrebleu enfin des femmes "à fables"...
............... ........et la grosse bien méritée !

Tichou - 609844 lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 16:30 supprimer cette contribution
J'aime quand tu m'bises mon radiateur

j'n'ai fait que des copier-coller, c'est à Marie Am' que les honneurs reviennent de nous avoir trouvé ces petits bijoux

pour toi
Marie-Am - 1489500 lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 16:45 supprimer cette contribution
pas de mérite, c'est le travail en commun de deux femmes à fables
Mon cop's tichou
Fanette - 2239858lui écrire blog Publié le 10/06/2008 à 17:50 supprimer cette contribution
C'est une bonne idée, Tichou, ça va en intéresser plus d'un.
Morgane - 1845760lui écrire blog Publié le 12/06/2008 à 23:50 supprimer cette contribution
Coucou Tichou, alors ils en sont où les projets pour la Bretagne???? Tu sais il pleut un peu là haut
Belle idée toutes les deux , bravo et
Ptitange - 908884 lui écrire blog Publié le 15/06/2008 à 19:17 supprimer cette contribution
Marie-Am - 1489500 lui écrire blog Publié le 15/06/2008 à 21:54 supprimer cette contribution
Le chêne et le roseau

Biglant un jour à ses panards,
Qu'un roseau v'nait lui faire la pige,
Le chêne, un fortiche, un mastar
Lui bonit: « P'tit' têt', tu attiges;
Ton gniass' n'aurait pas le culot
De s'aligner avec mécolle;
Mézigue est mailloche et riflot
Tu es loqu'du et tartignolle.
Ne tenant pas sur ses jacquots,
Le moindre zef te balanc'tique.
Qu'un bécan t'agriche, et d'auto
Tu baiss's la tronche et tu chanc'tique.»
D'accord, j'accouche camaro
Qu'un coup de zéphir me dégomme
Mais, je me rebecqu'te aussitôt;
Savoir ce que ferait ta pomme ?
Jusqu'ici tu t'es cru planqué,
C'est pour ça que tu charribottes;
Mais il ne faudrait qu'un louqué,
Pour que tu dingues avec les potes.
Tandis qu'ils discutaient l'bout gras,
Le temps tourna à la godille.
Orage, éclairs, tout radina
Pour leur arnaquer les gambilles.
Mariol et peinard, le roseau
Tourna, vira s'croyant au guinche;
Et s'bidonnant dans son coinstot,
D'gaffer la bouille à son aminche.
Celui-ci mastar mais à cran,
Râlait, gueulait à perdre haleine,
Gambergeant qu'avec ce coup de flan,
Il allait aller à la traine.
Enfin, l'zef radinant du Nord,
Fit tant, avec tout' son équipe,
Que l'chêne dingua dans les décors
D'vant l'roseau qui s'fendait la pipe.
moralité
Costauds, ne crossez pas; le jour où ça cafouille,
Le dernier des miteux vous mettra dans ses fouilles.

Marie-Am - 1489500 lui écrire blog Publié le 25/06/2008 à 09:24 supprimer cette contribution
Dédicace spéciale pour Pat à Phil 2 amis qui se reconnaitront et tous les Corses !

U Corbu Carbuccese


Un corbu carbuccese, neru è spinseratu,
Da a finestra di Carulina, un casgiu s'avìa pigliatu.
Pinsava avella franca è fassi una spanzata.
Si n'andò ind'un castagnu nant'à una branca ritirata.
Ale strinte è gambe sparte per méttesi in appitittu
U furmagliu fermu, piume lustrate è capu rittu.
Brigante ruminava sottu, in lu fussettu.
-"O curbò, lenta issu furmagliu ch'ùn hè ancora seccu !".
Mà u corbu pinsava, malignu cum'un ebreu,
-"Seccu o nò, u furmagliu hè u meiu,
S'ellu ùn hè seccu siccarà, sè tempu li si dà !".
-"O negrò", disse Memè, a còllara rifritata,
"Sè t'ùn lenti issu furmagliu, ti sciaccu una pitrata !".
Ma pinsò chì a petra mancandu l'acillina,
Ùn sbrumò u furmagliu di zìa Carulina.
Li vinse allora un'idea.
Canta una paghjella cù una voce scannata,
Cum'una vechja padella,
È po disse à u corbu :
-"Fanne altrettantu o curbò,
Sè tù canti cusì, u furmagliu hè u toiu
È in più un bussò."
U corbu carbuccese pone u casgiu ind'un furcone,
Si pende versu Memè è li canta duie canzone.
-"O Memè", disse allora,
"Sò natu chì ci hè più d'un mese,
Quellu era corbu di Francia,
Ma eiu sò carbuccese."
Riprese u furmagliu, sparghji l'ale è si n'andò,
È u nostru Memè firmò cum'un cugliò.

Muralità :
Quandu si hà la bocca fina,
Ùn si lenta u casgiu di Carulina.



Le corbeau de Carbuccia

Un corbeau de Carbuccia, noir et insouciant
Avait pris un fromage sur la fenêtre de Caroline.
Il pensait l'avoir tranquille et se faire une ventrée.
Il s'en alla dans un châtaigner, sur une branche retirée.
Ailes serrées et pattes écartées, pour se mettre en appétit
Le fromage ferme, les plumes lustrées et tête droite.
Brigante remuait furieusement dessous, dans le fossé.
"O corbeau, lâche ce fromage qui n'est pas encore sec."
Mais le corbeau pensait, malin comme un hébreu,
"Sec ou pas, le fromage est à moi !
S'il n'est pas sec il sèchera, si on lui donne du temps."
"O négro !", lui dit Mémé, la colère contenue,
"Si tu ne lances pas ce fromage, je t'envoies une volée de pierres."
"Mais, pensa-t-il, que la pierre manque la gente oiselle
Et ne brise le fromage de tante Caroline."
Il lui vint alors une idée :
Il chante une 'paghjella' avec une voix éraillée
Comme une vieille poële à frire.
Et puis il dit au corbeau :
"Fais-en autant O corbeau,
Si tu chantes ainsi, le fromage est à toi,
Et en plus un coup à boire !"
Le corbeau de Carbuccia pose le fromage sur une fourche,
Se penche vers Mémé et lui chante deux chansons.
"O Mémé", dit-il alors
"Je suis né il y a plus d'un mois,
Celui (à qui tu parles) c'est le corbeau de France,
Mais moi je suis de Carbuccia."
Il reprit le fromage, étendit ses ailes et s'en alla.
Et notre Mémé resta planté comme un couillon.

Moralité:
Quand on a la bouche fine,
On ne lâche pas le fromage de Caroline.

Yvan RENUCCI
Fanette - 2239858lui écrire blog Publié le 25/06/2008 à 14:10 supprimer cette contribution
J'ai un dossier sur les fables Merci les filles
pat - 1754438lui écrire blog Publié le 25/06/2008 à 14:59 supprimer cette contribution
ooohh Marie-am, que ça me fait plaisir de relire cette fable !

merci toi
Marie-Am - 1489500 lui écrire blog Publié le 25/06/2008 à 20:25 supprimer cette contribution
PHIL - 391201 lui écrire blog Publié le 19/07/2008 à 20:57 supprimer cette contribution
Jean de la Fontaine aurait donc créé des émules ?
Bien sur, la langue a évolué !
Je connais Carbuccia, Marie-Am, pas loin de Tavéra, Vero ou encore Ucciani mais je n'y ai pas encore croisé un corbac tenant en son bec un claquos !

stef_luck - 1326983lui écrire blog Publié le 27/07/2008 à 21:34 supprimer cette contribution
MARIE ANN à l'heure du fromage elle t'a pas parlé de ton Plumage
Marie-Am - 1489500 lui écrire blog Publié le 09/08/2008 à 11:09 supprimer cette contribution
Citation:
je n'y ai pas encore croisé un corbac tenant en son bec un claquos !


Mais ce corbeau là contrairement à celui du Continent, ne lâche pas son fromage

En voici une de Pierre Perret, qu'est pas piquée des vers

Le Corbeau et le Renard

Maître Corbeau sur un chêne mastard
Tenait un from'ton dans le clapoir.
Maître Renard reniflant qu'au balcon
Quelque sombre zonard débouchait les flacons
Lui dit: «Salut Corbac,
c'est vous que je cherchais.
A côté du costard
que vous portez, mon cher,
La robe du soir du Paon
est une serpillière.
De plus, quand vous chantez,
il paraîtrait sans charre
Que les merles du coin
en ont tous des cauchemars.»
A ces mots le Corbeau
plus fier que sa crémière,
Ouvrit grand comme un four
son piège à ver de terre.
Et entonnant "Rigoletto"
il laissa choir son calendo.
Le Renard le lui pique et dit:
«Apprends mon gars
Que si tu ne veux point
tomber dans la panade
N'esgourde point celui
qui te passe la pommade...»

Moralité:

On doit reconnaître en tout cas
Que grâce à Monsieur La Fontaine
Très peu de chanteurs d'opéra
Chantent aujourd'hui la bouche pleine.

Pierre Perret



Sergent Legourdin (le retour) - 2331325lui écrire blog Publié le 09/08/2008 à 11:15 supprimer cette contribution
Citation:
Maître Corbeau sur un chêne mastard...etc...


La vraie version populaire...

Maître Corbac
Dans un touffu bien planqué
Tenait dans son bec
Un coulant barraqué...etc...etc...
jack - 2353702lui écrire blog Publié le 11/08/2008 à 16:15 supprimer cette contribution
bonjour à tichou
de la part de jack
et je leve mon verre à l amitié
comme avant

bonjour à maman et à tatie
Fanette - 2239858lui écrire blog Publié le 11/08/2008 à 18:09 supprimer cette contribution
Madré, je commence à en avoir pas mal...
En fait, le Corbeau et le renard, est celle qui inspire le plus !
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