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1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:32  Déplacer des textes de chansons que j’avais mis dans la rubrique "mes poèmes" Et qui n’ont rien à faire la dedans... Juste pour lire...donc...pas besoins de venir contribuer...Merci à vous ! PS : il n’y a pas la musique avec ces textes...alors "Plaisir de lire"...
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:33  113ème cigarette sans dormir Les enfants de Napoléon, Dans leurs mains, tiennent leurs roustons. S'ils ont compris tous les clichés Ça f'ra d'la bidoche pour l'armée... Les partouzeurs de miss métro Patrouillent au fond des souterrains Mais ils rêvent d'être en hélico À s'faire de nèg' et du youpin... Les vopos gravent leurs initiales Dans le brouillard des no man's lands Et les démasqueurs de scandales Prennent le goulag pour Disneyland... Les gringos sortent un vieux crooner Pour le western du silence Demain, au Burgenbräukeller, Je lègue'rai mon âme à la science... Car moi je n'irai pas plus loin. Je tiens ma tête entre mes mains. Guignol connaît pas de sots métiers. Je ris à m'en faire crever ! Le petites filles de Mahomet Mouillent aux anticoagulants Depuis qu'un méchant gros minet Joue au flipp avec le Coran. Les dieux changent le beurre en vaseline Et les prophètes jouent Dracula. S'il vous reste un fond d' margarine, J'en aurai besoin pour ma coda Car moi je n'irai pas plus loin. Je tiens ma tête entre mes mains. Guignol connaît pas de sots métiers. Je ris à m'en faire crever ! Tu traînes ta queue dans la chaux vive Et t'hésites à choisir ton camp. T'as des aminches à Tel-Aviv Et des amours à Téhéran... Si tu veux jouer les maquisards Va jouer plus loin, j'ai ma blenno. Tu trouveras toujours d'autres fêtards. C'est si facile d'être un héros... Mais moi je n'irai pas plus loin. Je tiens ma tête entre mes mains. Guignol connaît pas de sots métiers. Je ris à m'en faire crever ! Retour aux joints et à la bière. Désertion du rayon képis ! J'ai rien contre vos partenaires Mais rien contre vos p'tites sœurs ennemies. Manipulez-vous dans la haine Et dépecez-vous dans la joie. Le crapaud qui gueulait : "je t'aime" A fini planté sur une croix ! Et moi je n'irai pas plus loin Je tiens ma tête entre mes mains. Guignol connaît pas d'sots métiers... Non moi je n'irai pas plus loin. Je tiens ma tête entre mes mains. Guignol connaît pas d'sots métiers. Je ris à m'en faire crever. Arsenic is good for you À m'en faire crever Arsenic is good for you Hubert-Félix Thiéfaine
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:34  Alligators 427 Alligators 427 Aux ailes de cachemire safran, Je grille ma dernière cigarette. Je vous attends. Sur cette autoroute hystérique Qui nous conduit chez les mutants, J'ai troqué mon cœur contre une trique. Je vous attends. Je sais que vous avez la beauté destructive Et le sourire vainqueur jusqu'au dernier soupir. Je sais que vos mâchoires distillent l'agonie. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 À la queue de zinc et de sang, Je m'tape une petite reniflette. Je vous attends. Dans cet étrange carnaval On a vendu l'homo sapiens Pour racheter du Neandertal. Je vous attends. Et les manufactures ont beau se recycler, Y aura jamais assez de morphine pour tout le monde, Surtout qu'à ce qu'on dit, vous aimez faire durer. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 Aux longs regards phosphorescents, Je mouche mon nez, remonte mes chaussettes. Je vous attends. Et je bloque mes lendemains. Je sais que les mouches s'apprêtent, Autour des tables du festin. Je vous attends. Et j'attends que se dressent vos prochains charniers. J'ai raté l'autre guerre pour la photographie. J'espère que vos macchabées seront bien faisandés. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 Aux crocs venimeux et gluants, Je donne un coup de brosse à mon squelette. Je vous attends. L'idiot du village fait la queue Et tend sa carte d'adhérent Pour prendre place dans le grand feu. Je vous attends. J'entends siffler le vent au-dessus des calvaires Et je vois les vampires sortir de leurs cercueils Pour venir saluer les anges nucléaires. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 Aux griffes d'or et de diamant, Je sais que la ciguë est prête. Je vous attends. Je sais que dans votre alchimie, L'atome ça vaut des travellers chèques Et ça suffit comme alibi. Je vous attends. A l'ombre de vos centrales, je crache mon cancer. Je cherche un nouveau nom pour ma métamorphose. Je sais que mes enfants s'appelleront vers de terre. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 Au cerveau de jaspe et d'argent, Il est temps de sonner la fête. Je vous attends. Vous avez le goût du grand art Et sur mon compteur électrique, J'ai le portrait du prince-ringard. Je vous attends. Je sais que, désormais, vivre est un calembour. La mort est devenue un état permanent. Le monde est aux fantômes, aux hyènes et aux vautours. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Hubert-Félix Thiéfaine
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:34  Armand est mort Fait divers en plein été De galères en galères Armand c'est retrouvé clochard Pourtant depuis tant d'années Son job perdu, il avait recherché Abandonné de sa femme et son chien Albert Mort, lors d'une dispute d'un coup de revolver Et dans le quartier, révolté, rebelle de dernière heure La quarantaine dépassée, il est seul et il pleure Il est trop tard pour s'intéresser à son triste sort Armand est mort {x2} Pourtant dix ans auparavant devant ses enfants Leur enseignant l'amour et le respect des parents La haine de l'avarice dans ce monde dément Armant passait du bon temps Accident du travail, quelques indemnités Il retrouve un emploi puis il est licencié Invité au mariage de sa femme, Armand Perd au tribunal la garde des enfants Il est trop tard pour s'intéresser à son triste sort Armand est mort {x2} Avant sa fin, il habitait une belle propriété Avec vue sur la mort, un asile de paumés Avant sa fin, avant sa mort, il en fut délivré Laminé, décervelé, lobotomisé Il est trop tard pour s'intéresser à son triste sort Le pauvre Armand est mort Hubert-Félix Thiéfaine
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:35  Autoroutes jeudi d'automne Elle m'envoie des cartes postales de son asile, M'annonçant la nouvelle de son dernier combat. Elle me dit que la nuit l'a rendue trop fragile Et qu'elle veut plus ramer pour d'autres Guernica Et moi je lis ses lettres le soir dans la tempête, En buvant des cafés dans les stations-service Et je calcule en moi le poids de sa défaite Et je mesure le temps qui nous apoplexie Et je me dis "stop !" Mais je remonte mon col, j'appuie sur le starter Et je vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs... Et je croise des vieillards qui font la sentinelle Et me demandent si j'ai pas des cachous pour la nuit. Je balance mes buvards et tire sur la ficelle Pour appeler le dément qui inventa l'ennui Et je promène son masque au fond de mes sacoches Avec le négatif de nos photos futures. Je mendie l'oxygène aux sorties des cinoches Et je vends des compresseurs à mes ladies-bromure Et je me dis "stop !" Mais je remonte mon col, j'appuie sur le starter Et je vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs... Il est bientôt minuit mais je fais beaucoup plus jeune. Je piaffe et m'impatiente au fond des starting-blocks. Je m'arrête pour mater mes corbeaux qui déjeunent Et mes fleurs qui se tordent sous les électrochocs Et j'imagine le rire de toutes nos cellules mortes Quand on se tape la bascule en gommant nos années. J'ai gardé mon turbo pour défoncer les portes Mais parfois il me reste que les violons pour pleurer Et je me dis "stop !" Mais je remonte mon col, j'appuie sur le starter Et je vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs... Hubert-Félix Thiéfaine
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:36  Droïde song Droïde équalisé sans désir de chaleur Avec mes sentiments sur microprocesseur, Parfois dans le silence obscur de mon hangar Je déchausse mes circuits et débranche mon sonar. Bouillie d'étoiles fondues sur mes lèvres plasma De gargouille irradiée revenant du magma, Quand j'ai besoin d'amour ou de fraternité, J'vais voir Caïn cherchant Abel pour le plomber, J'vais voir Caïn cherchant Abel pour le plomber, J'vais voir Caïn cherchant Abel pour le plomber. Dans l'odeur des cités aux voiles d'hydrocarbures, Les rires sont des ratures qui s'attirent et saturent Et j'y traîne en réglant ma radio chimpanzé Sur fréquence et mépris point zéro nullité. Cosmonaute du trottoir, éboueur en transfert, Je peins mes hiéroglyphes sur les murs des waters Avant de m'enfoncer plus loin dans les égouts Pour voir si l'océan se trouve toujours au bout, Pour voir si l'océan se trouve toujours au bout, Pour voir si l'océan se trouve toujours au bout. Droïde, droïde, Machine humanoïde Aux chromosomes hybrides, Droïde, droïde, Carlingue anthropoïde, Cœur en Celluloïd, Droïde, droïde, Regard Polaroïd, Schizoïde et bifide, Droïde, droïde, Rêvant d'astéroïdes Acides et translucides, Libres... Attirées par le vide Le jour ou les terriens prendront figure humaine, J'enlèverai ma cagoule pour entrer dans l'arène Et je viendrai troubler de mon cri distordu Les chants d'espoir qui bavent aux lèvres des statues, Les chants d'espoir qui bavent aux lèvres des statues, Les chants d'espoir qui bavent aux lèvres des statues. Hubert-Félix Thiéfaine
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:37  Exil sur planète fantôme En ce temps-là, nos fleurs vendaient leur viande aux chiens Et nous habitions tous de sordides tripots Avec des aiguillages pour nos petits matins, Quand le beau macadam nous traitait de salauds, Nous traitait de salaud. Nous vivions nos vertiges dans des vibrations folles Et gerbions nos enzymes en nous gueulant : moteur ! Mais entre deux voyages, entre deux verres d'alcool, Nous n'avions pas le temps de décompter nos heures, De décompter nos heures. Nous étions les danseurs d'un monde à l'agonie, En même temps que fantômes conscients d'être mort-nés. Nous étions fossoyeurs d'un monde à l'agonie. En ce temps-là, le rien s'appelait quotidien Et nous allions pointer dans les jobs interdits. Dans les musiques blêmes, dans les sombres parfums Dans les dédales obscurs où plane la folie Où plane la folie Et nous avions des gueules à briser les miroirs, À ne montrer nos yeux que dans le contre-jour, Mais entre deux délires, entre deux idées noires, Nous étions les plus beaux, nous vivions à rebours, Nous vivions à rebours. Nous étions les danseurs d'un monde à l'agonie, En même temps que fantômes conscients d'être mort-nés. Nous étions fossoyeurs d'un monde à l'agonie. En ce temps-là, les gens s'appelaient citoyens. Nous, nous étions mutants, nous étions androgynes. Aujourd'hui, la tempête a lynché mes copains Et je suis le dernier à rater mon suicide, À rater mon suicide. Mais je veux vivre encore plus ivre de cramer. Je veux ronger le mal jusque dans ses recoins. J'ai traîné mes vingt siècles d'inutilité. Je n'ai plus rien à perdre, mais j'en veux pour ma fin, J'en veux pour ma faim. Hubert-Félix Thiéfaine
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:37  Je t'en remets au vent D'avoir voulu vivre avec moi T'as gâché deux ans de ta vie Deux ans suspendus à ta croix A veiller sur mes insomnies Pourtant toi tu as tout donné Et tout le meilleur de toi-même A moi qui ai tout su garder Toujours replié sur moi-même Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant Mon pauvre amour, je t'en remets au vent Toi tu essayais de comprendre Ce que mes chansons voulaient dire Agenouillée dans l'existence Tu m'encourageais à écrire Mais moi je restais hermétique Indifférent à tes envies A mettre sa vie en musique On en oublie parfois de vivre Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant Mon pauvre amour, je t'en remets au vent Tout est de ma faute en ce jour Et je reconnais mes erreurs Indifférent à tant d'amour J'accuse mes imbuvables humeurs Mais toi ne te retourne pas Va droit sur ton nouveau chemin Je n'ai jamais aimé que moi Et je reste sans lendemain Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant Mon pauvre amour, je t'en remets au vent Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant Mon pauvre amour, je t'en remets au vent Hubert-Félix Thiéfaine
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:39  Un automne à Tanger Lui, sous la pluie D'un automne à Tanger, Lui qui poursuit Son puzzle déglingué, Lui, dans sa nuit D'un automne à Tanger, Lui qui détruit Son ombre inachevée. Nous venions du soleil Comme des goélands, Les yeux fardés de ciel Et la queue dans le vent Mais nous nous sommes perdus Sous le joug des terriens Dans ces rades et ces rues Réservés aux pingouins. Lui, sous la pluie D'un automne à Tanger, Lui qui poursuit Son puzzle déglingué. Les vagues mourraient, blessées, À la marée sans lune En venant féconder Le ventre des lagunes Et nos corps écorchés S'immolaient en riant Sous les embruns glacés D'une chambre océan. Lui, dans sa nuit D'un automne à Tanger, Lui qui détruit Son ombre inachevée. D'ivresse en arrogance, Je reste et je survis, Sans doute par élégance, Peut-être par courtoisie Mais j'devrais me cacher Et parler à personne Et ne plus fréquenter Les miroirs autochtones. Lui, sous la pluie D'un automne à Tanger, Lui qui poursuit Son puzzle déglingué, Lui, dans sa nuit D'un automne à Tanger, Lui qui détruit Son ombre inachevée. Hubert-Félix Thiéfaine
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:43  Buenas noches Jo Morbac ascendant canular Affilié au Human Fan Club, Je pousse mon feu sous mon cigare Et m'jette au fond du premier pub. La barmaid qui joue Marilyn Dans sa layette simili cuir Me fait le plein de gazoline En me caressant d'un soupir. Buenas noches Jo, Buenas noches babe. Puis j'descends la rue principale En suivant les murs de l'asile, Ma carte d'handicapé spatial Tendue vers les neuro-missiles Et pendant que les chiens savants Se jouent leur Best of the Q.I., Je me tire chez les émigrants Qu'on des news au tarif de nuit. Buenas noches Jo, Buenas noches man. Soudain, je t'aperçois, petite, Entre un flipper et un juke-box Frottant ton cul contre la bite D'un hologramme de Rank Xérox Et au moment où la machine Te plaque sur son parking perdant, J'arrache ta fermeture de jean Et m'engouffre dans ton néant. Buenas noches Jo, Buenas noches man. La tête mouillée entre tes cuisses Et l'œil plombé de nostalgeo, J'voudrais rentrer dans ta matrice Comme au vieux temps de ma létargeo Quand je jouais avec la matière Dans la chambre des éprouvettes Au milieu des années-lumière Et du rougeoiement des planètes. Buenas noches Jo, Buenas noches babe. Hubert-Félix Thiéfaine
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:48  Arkansas À l'âge de six ans. Mon cadeau de Noël Une arme en plastique réplique industrielle. Il y a des guirlandes partout dans la maison. Je remercie Santa Clauss, parce qu'il a été bon À l'âge de sept ans. Il m'en fallait une autre. Malheureusement, je l'ai trouvée à qui la faute. J'étais dev'nu expert dans le tir instinctif. Entendre toutes ces détonations était mon seul kif. Pour moi l'avenir était au bout de mon canon Mon père avait des armes et on tirait devant la maison Sur des bouteilles vides comme dans les films de John Ford Et comme je visais juste, j'ai eu la garde-robe Un treillis camouflage et puis des bottes de pluie Armes automatiques revolver et uzi Fusil d'chasse, Fal, Glock Un jour de bon matin, j'ai tiré sur le coq. Puis dans la cour de l'école je m'embrouille avec une fille Quand j'y pense aujourd'hui. C'était des broutilles Pour me venger. J'prérare une opération. Ouvre le garage sélectionne des munitions. 9 heures du matin on se place devant l'école Avec mon pote John. On patiente on boit de l'alcool Tapis dans les feuillages j'attends la sonnerie Avec un genou à terre non c'est pas des conneries Porté par l'adrénaline. J'arme la M 16 Rafale de balles. J'ai eu ma première victime John a l'fusil à lunette. C'est comme un jeu "Tiens je te vends un feu. Tu fumes qui tu veux" On est en Arkansas. Mon père dit sans cesse c'est sensas. Port d'armes. Il aime les actions sans schlass. Deux morts. Onze blessés CNN parlant De moi Steve Carter. Enfant de huit ans. Mc Solaar
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:48  L'aigle ne chasse pas les mouches Á sa fenêtre 9mm en main comme Malcom X Il mate en bas ils sont tous là, il a pris trop de risques Y a pas d'incognito, les narcotiques ont sa photo Métro boulot coco popo tout comme les bandits légaux Combine de cocaïne, dans l'fief de Medellin Pour gonfler ses bas de laine mais on écoutait sa ligne Maintenant la Commission a comme mission D'éliminer les pions et d'empocher toutes les commissions. Ça c'est les gros bonnets mais y a aussi la BRB, la DEA Plus des snipers de Bogota Home sweet home. Tout s'trouve dans le mobil home Avec des fausses plaques, du cash, et des bastos chrome T'aurais pas dû tenter de rotca les Chicanos Ils tirent des bastos mec c'est pire que le tétanos T'as plus le choix. Ou c'est le gnouf ou ils te couchent La loi est dure mais l'aigle ne chasse pas les mouches Refrain : L'aigle ne chasse pas les mouches Mais l'aigle ne chasse pas les mouches L'aigle ne chasse pas les mouches 2ème acte mate l'époque où non-stop on s'bloque s'fuck Un baby boom de Bébé Doc face à des bébés phoques Dans les boîtes des lops lèchent des bank-notes Et les mannequins au top sortent avec des stars pop Lipstick et blush elles sniffent de la chnouf Pouffe-bourre ton pif, bluffe, kif ; ton booker shoof. Le champagne coule. Cristal et Dom P. T'es qu'une escort girl je crois qu'on t'a dupé. Je lynche et prêche sans lèche lâche ton bakchich On fiche tes miches dans des composites de bitch kitch. Ils font du profit dans un monde de oufs Et te bouffent car l'aigle ne chasse pas les mouches. Refrain Prix Pulitzer. Albert Londres. Reporter sous les bombes. Prendre son microphone pour faire son J.T. sur les ondes J'parle pour les boat people, comme pour la femme peule Fuis l'anecdotique même s'ils veulent du people. Seuls les crétins pensent être au-d'sus des autres Les faux apôtres se vautrent ou friment avec des cartes gold. Y font plus la cour elles accourent vers leurs slips. Et s'la jouent play-boys aidés par leurs clips. Fuck le bluff. Pas de Solaar o Akbar. Sur terre y a qu'une star c'est Dieu. Allah o Akbar. De Médine à la Mecque. Armé du stylo bic Mon stylo nique. Chétane et les ânes porteurs du style oblique On dit qu'il faut battre le fer quand il est chaud On dit qu'il faut battre le frère quand il est faux Donc sur papier je couche. À coup sur, je touche, fait mouche Car l'aigle ne chasse pas les mouches. Refrain Mc Solaar | 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:49  La vie est belle La vie est belle La vie est belle La vie est belle Seul dans ma chambre un jour normal J'apprends dans les journaux que j' suis dans l'axe du mal Je lis entre les lignes et j' comprends qu'on veut me kill J' ferme la serrure pour être un peu plus tranquille Dehors c'est la guerre et j' crois qu'elle vient vers moi Malgré les manifs qui vivra la verra Je mets des sacs de sables dans mon salon Des salauds veulent me shooter Comme au foot le stoppeur veut shooter le ballon A la télé j'entends qu' j' suis l' pire des mecs Longue vie aux non violents, la propagande est impec J'flippe: des troupes spéciales des B52 J' regrette ce que j'ai fait, j' crois qu' j'aurais pu faire mieux Mais l'erreur est humaine, j'avoue j'ai fais des erreurs Prendre position c'est prendre une pluie de terreur Au nom du Père du Fils et du Saint Esprit d' l'Imam et du Rabin Plus jamais ceci Comme un oiseau sans ailes Je vole vers le ciel Mais j' sais qu'la vie est belle Comme un oiseau sans ailes Je vole vers le ciel Mais j' sais qu' la vie est belle Moi j' suis un missile J' suis pas coupable On m' guide par satellite Pour faire un travail impeccable Toutes les technologies sont mises à mon service Dans le but de chasser le mal Et que j'agisse pour un monde peace J' suis dans un porte avion et fais c' qu'on me demande Ce soir je dois frapper un type qui est tout seul dans sa chambre J' suis un oiseau sans aile suppositoire de fer 500 km à faire et puis pour lui c'est l'enfer Ca y est j' suis parti j' vole vers son domicile Et je préserve la paix en commettant des homicides J' perce les nuages vers l'abscisse et l'ordonnée Objectif mémorisé j' connais les coordonnées J' suis de fer, nu de chair, arrive à l'improviste Vole au dessus des manifs de ces millions de pacifistes Au nom du Père du Fils et du Saint Esprit d' l'Imam et du Rabin Plus jamais ceci Comme un oiseau sans aile Je vole vers le ciel Mais j' sais qu' la vie est belle Comme un oiseau sans aile Je vole vers le ciel Mais j' sais qu' la vie est belle Et sur la chaîne info j'apprends qu'un missile arrive Il s'invite chez moi pourtant c'est pas mon convive On bombarde ma ville mon quartier mon bâtiment Ce soir tu vas mourir tel est mon ressentiment Tranquille je range ma chambre et puis je vois les photos De moi même, de mon ex, vacances au Colorado des bivouacs en montagne avec nos sacs à dos Là-haut donne des discours avec tous ces ados Je vois mon père et puis ma mère sur des clichés noir et blanc Moi qui les trouvais durs j' fais la même à mes enfants Ils dorment tranquillement, ils doivent compter des moutons Ou bien faisaient des rêves quand il y a eu l'explosion On a tué ma famille sans même la connaître Moi, ma femme et mes enfants semblent ajouter aux pertes Des missiles kill, dans le civil, kill Des enfants dociles, le monde est hostile J'ai rien fais, ils n'ont rien fait, ils n'avaient rien fait Ils parlaient de bienfaits mais je ne vois que des méfaits ... c'est, crever l'abcès Que s'ils sont absents, c'est grâce à vos excès J'appelle les synagogues, les mosquées et les temples L'Eglise les chapelles, militant et militante Au nom du Père du Fils et du Saint Esprit d' l'Imam et du Rabin Plus jamais ceci Je vole vers le ciel mais j' sais que la vie est belle Je vole vers le ciel mais j' sais que la vie est belle Au nom du Père du Fils et du Saint Esprit d' l'Imam et du Rabin Plus jamais ceci Mc Solaar
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:53  Poulailler's song {Refrain:} Dans les poulaillers d'acajou, Les belles basses-cours à bijoux, On entend la conversation D'la volaille qui fait l'opinion. Ils disent : "On peut pas être gentils tout le temps. On peut pas aimer tous les gens. Y a une sélection. C'est normal. On lit pas tous le même journal, Mais comprenez-moi : c'est une migraine, Tous ces campeurs sous mes persiennes. Mais comprenez-moi : c'est dur à voir. Quels sont ces gens sur mon plongeoir ?" {Refrain} "On peut pas aimer tout Paris. N'est-ce pas y a des endroits la nuit Où les peaux qui vous font la peau Sont plus bronzées que nos p'tits poulbots ? Mais comprenez-moi : la djellaba, C'est pas ce qui faut sous nos climats. Mais comprenez-moi : à Rochechouart, Y a des taxis qui ont peur du noir." {Refrain} "Que font ces jeunes, assis par terre, Habillés comme des traîne-misère. On dirait qu'ils n'aiment pas le travail. Ça nous prépare une belle pagaille. Mais comprenez-moi : c'est inquiétant. Nous vivons des temps décadents. Mais comprenez-moi : le respect se perd Dans les usines de mon grand-père." Mais comprenez-moi... Alain Souchon
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:54  Rive gauche Les chansons de Prévert me reviennent De tous les souffleurs de vers...laine Du vieux Ferré les cris la tempête Boris Vian s'écrit à la trompette Rive Gauche à Paris Adieu mon pays De musique et de poésie Les marchands de malappris Qui d'ailleurs ont déjà tout pris Viennent vendre leurs habits en librairie En librairie en librairie Si tendre soit la nuit Elle passe Oh ma Zelda c'est fini Montparnasse Miles Davis qui sonne sa Greco Tous les monts y sonnent leur Nico Rive Gauche à Paris Oh mon île Oh mon pays De musique et de poésie D'art et de liberté éprise Elle s'est fait prendre, elle est prise Elle va mourir quoi qu'on en dise Et ma chanson la mélancolise La vie c'est du théâtre et des souvenirs Et nous sommes opiniâtres à ne pas mourir A traîner sur les berges venez voir On dirait Jane et Serge sur le pont des Arts Rive Gauche à Paris Adieu mon pays Adieu le jazz adieu la nuit Un état dans l'état d'esprit Traité par le mépris Comme le Québec par les Etats-Unis Comme nous aussi Ah ! le mépris ah ! le mépris Alain Souchon
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:55  Saute en l'air Il est lourd, le pesant passant. Aussi le sont les éléphants. Qui donc appuie les hommes sur le goudron ? Leurs daisies suivent en r'gardant l'effet qu'elles font. Qui a mis de l'équateur au pôles, Ce colis qu'on a sur les épaules ? Est-ce que c'est le ciel, le couvercle à Baudelaire, Qui nous aplatit, nous plaque par terre. J'ai tout compris. C'est une horreur. La terre est un aspirateur Qui veut not'corps, l'aspire, l'espère. Elle te désire. Te laisse pas faire. Saute en l'air... {2x} Puisqu'on s'enfonce dans la poussière, Inexorablement, p'tit frère, Saute en l'air... {2x} Donne-moi la main, puisque t'as peur, Mon p'tit kangourou, ma p'tite sœur, Saute en l'air, saute en l'air... On fait des efforts musculaires Pour se sauver de cette carnassière. Attrape les plafonds, touche les globes. Pour pas qu'la terre te mange, te gobe. Saute en l'air... {2x} Frais mimosa, Gazon si doux, C'est pas pareil dessus, dessous. Jésus gobé s'est pas laissé faire. Il a sauté, hop ! à toi d'faire. Saute en l'air... {2x} Saute en l'air... Alain Souchon
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 15:56  Tailler la zone Vendeuse de glaces Boulevard de la plage Sous sa bâche elle était belle Un sourire un peu triste J'ai senti fraise cassis Que j'pourrais tailler la zone avec elle Le soir sur les falaises On est allé voir vanille fraise Saluer le soleil sur son trône En m'enlaçant elle m'a dit Vendre des glaces m'ennuie On laisse tout on taille la zone Dans mon deux pièces à Paris Elle répétait toutes les nuits On reste pas dans l'hexagone Je lui disais laisse-moi faire Je règle quelques affaires Après c'est sûr on taille la zone Moi le bureau l'ordinateur Elle son aspirateur Ses catalogues de Mobil-Home Je savais que c'était minable Je me suis abonné au câble On taillait pas vraiment la zone Elle me disait déconne pas déconne pas On va pas rester comme ça Je veux les prairies les fleurs jaunes On va pas faire comme les gens Vivre à cause de l'argent On laisse tout on taille la zone Elle rêvait de voyages De bagages de paysages De grosses Harley avec des chromes Moi mon portable et mes calmants Mon compte d'épargne logement Notre amour taillait la zone Je me suis réveillé une nuit Marchande de glaces partie J'avais perdu mon petit Kim cône Y a plein de filles sur le terre Mais quand je vois une planisphère J'ai le cœur qui taille la zone Alain Souchon
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 16:01  J'me sentais mal Je marchais dans la rue Sans savoir où j'allais Je marchais dans la rue C'soir là j'affichais complet J'me sentais mal Oh... mal Si mal si mal Pas bien du tout J'suis allé voir mon meilleurs pote On s'est mis tous les deux minables Ca m'a pas servi d'antidote J'suis rentré chez moi pitoyable J'me sentais mal, mal, pas bien du tout C'est pas normal de se sentir si mal J'ai rencontré la voisine Elle a vu qu'j'avais mon compte Pour monter l'escalier Alors là c'était la honte Quand j'ai vu tout l'monde J'me sentais mal, mal, pas bien du tout C'est pas normal de se sentir si mal Depuis ce jour maudit Elle se marre quand je la croise Alors com' ça j'lui dit Si tu savais petit' narquoise J'me sentais mal, mal, pas bien du tout C'est pas normal de se sentir si mal Ce soir j'l'ai invitée A prendre le thé J'ai ach'té une jolie théière Avec des p'tites tasses pour lui plaire En sirotant le thé Sur une musique appropriée Je pass'rai aux aveux Dans l'genre la vie c'est mieux à deux J'deviendrai même sentimental Je lui dirai Pourquoi j'ai mal, mal, mal C'est pas normal de se sentir si mal Bill Deraime
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 16:02  Faut que je me tire ailleurs Y'a des jours comme ça C'est pas la frite. Y'a comme un voile dans l'air Qui fait que tout est gris. Y'a des jours où les heures Devraient passer plus vite. C't'aprè'm j'suis mûr Pour la claustrophobie Encore trois plombes A tirer dans c'bureau Qui m'sort par les trous d'nez. (refrain) Faut que j'me tire ailleurs Faut que j'me tire ailleurs C'est pas une vie D'être toujours enfermé Faut que j'me tire ailleurs Faut que j'me tire ailleurs Dans un avion. Qui n'est pas en papier. Bien sûr ce soir Je vais sortir ma p'tite. Comme d'habitude, On ira au ciné. Sûrement pour voir Quelque chose d'insolite L'insolite au moins, Ça change les idées. Mais dès que le film est fini, On retombe dans la réalité. (refrain) Y'a des jours comme ça Où je m'demande Si la vie Vaut la peine d'être vécue. Y'a des jours bien trop longs Qui font gonfler les glandes Le quotidien me pèse Je m'sens dev'nir bossu Y'a plus rien qui me branche J'en ai plein l'dos, plein les bottes Et plein l'cul. (refrain) Malgré tout faut pas trop Que j'me plaigne. Je n'suis plus seul Dans ce monde pourri. Avec ma p'tite J'peux même dire que ça baigne. Je suis sûr Qu'on s'aim'ra toute la vie. De c'côté là pas d'malaise Mais quand même par moment Je vieillis. Faut qu'on s'tire ailleurs Faut qu'on s'tire ailleurs C'est pas une vie D'être toujours enfermé. Faut qu'on s'tire ailleurs Faut qu'on s'tire ailleurs Dans un avion Qui n'est pas en papier Bill Deraime
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 16:03  Barjo land Les mots m'laissent tomber n'viennent pas m'voir ce soir Trahir tout l'dégoût que j'ressens Les mots complices et durs pour dire le pire D'autres ont j'té leur vie en les chialant mieux avant Alors faut qu'j'me chante mon pote t'es là pour causer Causer pour passer l'temps Avec l'impression qu'tout sert à rien Et que d'toute manière D'main on aura tous foutu le camp Salut l'Amour qu'est-ce que tu d'viens Un paquet d'temps qu'jt'avais pas vu Traîner dans l'coin Viens j'ter un oeil un peu que j'te montre Là où j'survis tout c'qui m'entoure Car depuis tout c'temps tout c'temps qu'tu ronfles Ca t'concerne plus tout ça, l'Amour R'garde la-bas y'a Barjo-Land C'jeu d'massacre est gratuit Un peu plus loin y'a l'coin où tout le monde Se dit j't'aime Mais où tous les coups sont permis Alors l'Amour ça t'plaît chez moi J't'invite permanent Mais où tu t'barres comme ça P'tits mots naïfs pour coeurs minés Qui s'paument et qu'espèrent toujours Un soir une étoile et aimer Tous les jours tous les jours Pauvre grand mot tu t'vautres t'as plus d'fierté Si tu savais c'qu'on fait d'toi A toutes les sauces pour des idées Pour du fric pour une croix Alors l'Amour y'en a marre maint'nant Qu'on en finisse vite ou existe vraiment On t'attend on t'attend D'puis trop longtemps. Paul Personne
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 16:09  BALLADE EN FORET Hé, j’crois qu’j’ai besoin d’un peu d’air frais, D’une ballade en forêt ! ? J’sais plus trop c’que j’fais, La vie use ! Hé, j’aime pas du tout c’que j’fais Mais bon j’ai une bonne paie J’suis un homme mûr, j’ai des mômes, une voiture Hé, tu sais mon choix est fait J’peux plus revenir en arrière, Tu parles d’une carrière Dans une firme planétaire Hé, j’fais partie des gens qui gagnent leur argent Sur notre atmosphère ! Hé, j’fais partie des gens qui gagnent leur argent Sur l’asthme de leurs enfants Hé, j’crois qu’j’ai besoin d’un peu d’air frais, D’une ballade en forêt ! ? J’sais plus trop c’que j’fais, La vie use ! Hé, j’aime pas du tout c’que j’fais Mais bon j’ai une bonne paie J’suis un homme mûr, j’ai des mômes, une voiture Hé, après tout j’ai choisi Ainsi va la vie et le monde vieillit Hé , dans 3 ans, c’est la retraite J’sauverai pas le planète, j’vais pas m’prendre la tête, non Pas m’prendre la tête non, NON Hé, j’fais partie des gens qui vous laisse un futur Avec em ments et tonnes d’ordures Moi, j’fais partie des gens qui vous laisse un futur Bourré d’armements au minimum d’air pur Hé, faut pas compter sur moi J’ai raté ma jeunesse J’profiterai de la vieillesse Hé, faut pas compter sur moi dans c’bordel Y’a plus qu’toi dans c’bordel, y’a plus qu’toi Hé, toi, t’es celui qui rêve ! Je t’envie ! J’en crève ! Que ma vie est triste, que la vie est Triste Hé, je sais pas combien tu es J’te laisse mes regrets et mon amertume Parce que moi, j’fais partie des gens Qu’ont vécu grassement Qui t’laissent un héritage Parce que moi, j’fais partie des gens Qu’ont traversé les temps Sans faire de sentiments Et après, et après, et après … GUIZMO / argts : TRYO
| 1059447 Publié le 31/07/2004 à 16:10  SERRE-MOI Embrasse moi dessus bord Viens mon ange retracer le ciel J’irai crucifier ton corps Pourrais-je dépunaiser tes ailes Embrasser, te mordre en même temps Enfoncer mes ongles dans ton dos Brûlant Te supplier de me revenir Et tout faire Ô tout pour te voir partir Viens ! Emmène-moi là-bas Donne moi la main que je ne la prenne Pas Ecorche mes ailes envole-moi Et laisse-toi tranquille à la fois Mille fois entrelaçons-nous Et lassons-nous même en dessous Serre-moi encore serre-moi Jusqu’à étouffer de toi (Refrain) Il y a des salauds Qui pillent le cœur des femmes Et des femmes qui n’savent plus trop D’où l’amour tire son charme Papillon de fleur en fleur D’amour en amour de cœur Ceux qui n’ont qu’une étoile Ou ceux qui brûlent leur voile J’aime tes larmes quand tu aimes Ta sueur, le sang rendons-nous amants Qui se passionnent et qui se saignent J’aime quand mon écorché est vivant Je ne donne pas long feu A nos tragédies à nos adieux Reviens-moi reviens-moi Tu partiras mieux comme ça A force de se tordre On en finirait par se mordre A quoi bon se reconstruire Quand on est adepte du pire Malgré nous malgré nous A quoi bon se sentir plus grand que Nous Deux grains de folie dans le vent Deux âmes brûlantes Deux enfants (Refrain) Embrasse moi dessus bord Viens mon ange retracer le ciel J’irai crucifier ton corps Pourrais-je dépunaiser tes ailes Embrasser, te mordre en même temps Enfoncer mes ongles dans ton dos Brûlant Te supplier de me revenir Et tout faire, pour te voir partir Viens ! Emmène-moi là-bas Donne moi la main que je ne la prenne Pas Ecorche mes ailes envole-moi Et laisse-toi tranquille à la fois Mille fois entrelaçons-nous Et lassons-nous même en dessous Serre-moi encore serre-moi Jusqu’à étouffer de toi Serre-moi encore serre-moi Jusqu’à étouffer de toi Serre-moi encore serre-moi C. MALI / argts : TRYO - Hélène BOHY
| 1059447 Publié le 05/08/2004 à 02:39  Caroline J'étais cool, assis sur un banc. C'était au printemps. Il cueille une marguerite : ce sont deux amants. Overdose de douceur. Ils jouent comme des enfants. Je t'aime un peu beaucoup à la folie passionnément. Mais à la suite d'une douloureuse déception sentimentale, D'humeur chaleureuse, je devenais brutal. La haine d'un être n'est pas dans nos prérogatives. Tchernobyl. Tcherno-débile. Jalousie radioactive. Caroline était une amie, une superbe fille. Je repense à elle, à nous, à nos cornets vanille, A sa boulimie de fraises, de framboises, de myrtilles, A ses délires futiles, à son style pacotille. Je suis l'as de trèfle qui pique ton cœur... L'as de trèfle qui pique ton cœur... L'as de trèfle qui pique ton cœur... Caroline... Comme le trèfle à quatre feuilles, je cherche votre bonheur. Je suis l'homme qui tombe à pic... pour prendre ton cœur. Il faut se tenir à carreaux. Caro, ce message vient du cœur. Une pyramide de baisers, une tempête d'amitié, Une vague de caresses, Un cyclone de douceur. Un océan de pensées. Caroline, je t'ai offert un building de tendresse. J'ai une peur bleue. J'suis poursuivi par l'armée rouge. Pour toi j'ai pris des billets verts, il a fallu qu'je bouge. Pyromane de ton cœur, Canadair de tes frayeurs, Je t'ai offert une symphonie de couleurs. Elle est partie, maso, avec un vieux macho Qu'elle avait rencontré dans une station de métro. Quand je les vois main dans la main fumant le même mégot, Je sens un pincement dans son cœur, mais elle n'ose dire un mot, C'est qu'je suis l'as de trèfle qui pique ton cœur... L'as de trèfle qui pique ton cœur... L'as de trèfle qui pique ton cœur... Caroline... Claude MC prend le microphone, genre love story raggamuffin Pour te parler d'une amie qu'on appelle Caroline. Elle était ma dame, elle était ma came, elle était ma vitamine, Elle était ma drogue, ma dope, ma coke, mon crack, mon amphétamine, Caroline... Je repense à elle, femme actuelle, 20 ans, jeune et jolie. Remet donc le film à l'envers, magnéto de la vie. Pour elle, faut-il l'admettre, des larmes ont coulé. Hémorragie oculaire. Vive notre amitié. Du passé, du présent, je l'espère, du futur, Je suis passé pour être présent dans ton futur. La vie est un jeu de cartes, Paris un casino. Je joue les rouges, cœur, Caro... Je suis l'as de trèfle qui pique ton cœur... Caro L'as de trèfle qui pique ton cœur... L'as de trèfle qui pique ton cœur... Caroline... Je suis l'as de trèfle qui pique ton cœur... L'as de trèfle qui pique ton cœur... L'as de trèfle qui pique ton cœur... Caroline... Mc Solaar
| 1059447 Publié le 14/08/2004 à 18:23  Si la vie m'a mis là Samuel, et Jonas, ont quitté le pays. Fatima et Marie, ont sacrifié leur vie. Parce qu'ils ont voulu, s'en remettre à demain. Dessiner l'avenir le brandir de leurs mains. Continuez la mémoire héritée des ancêtres, pour qu'on ne voit jamais sa terre... disparaître. Cette terre... poussière... fortune du manant la monnaie des colons, la fierté de l'Orient. Si la vie m'a mis là, c'est qu'elle doit avoir ma peau ! Cette terre déserte, qui baigna dans le sang. Lorsque les Blancs entrèrent au grès des quatre vents. Cette terre défendue, maintes et maintes fois reprise, que nos pères ont tenue, quand le monde lâchait prise. {Refrain:} Si la vie m'a mis là, c'est qu'elle doit vouloir ma peau ! (inch Allah) Si la vie m'a mis là, c'est qu'elle doit avoir ma peau ! Quand les jets de nos pierres, face aux canons des chars, étaient murs de poussière nous privant de victoire. Un peuple délogé, isolé de son sol, qui voudra rattraper l'histoire en son envol. Ici, la vie, la mort, ont le même visage Et l'avenir se dessine entre ruines et carnage. Que les pages du Coran, explosent de lumière. Je vous implore, Allah, ils ont volé ma terre. {au Refrain} Je vous envoie l'espoir, inondé de louanges. Ils voient en vous démon, je vous sais être un ange. Nourri par les prophètes, les plus impitoyables, qui gravent sur nos cœur, les cendres du diable. Moi, qui n'ai que ma vie à offrir en cadeau, je ferai de mon âme, le plus grand des oiseaux. Pousser par le soleil, (libérant l'horizon) j'userai de ma vie, comme l'un de leurs canons. {au Refrain} Complainte de nos femmes, espoir d'enfant martyrs, qui jettent dans les flammes des lambeaux d'avenir. Blessures... trop profondes, pour être pansées, comme un appel au monde ou à la liberté. Regarde de sa main ce que l'enfant dessine {x5} le monde de demain avec la Palestine . Si la vie m'a mis la c'est qu'elle doit avoir ma peau. TRYO
| 1059447 Publié le 14/08/2004 à 18:28  DANS LES NUAGES Imagine une enfant en bas âge Qui se baladerait dans les nuages Qu’est-ce qu’il verrait de son p’tit âge Quelle serait la forme de son voyage Il y aurait sûrement de belles images Deux trois souvenirs qui s’en dégagent Et si l’temps tournait à l’orage Y’aurait sa mère dans son visage Y’aurait pas de haine et pas d’carnage Y’aurait qu’l’inconcience de son âge Quelques bonbecs, quelques mirages Et l’bonheur Pour être en phase ! Imagine un Jiang Zemin Lever les yeux d’sa triste mine Qu’est-ce qu’il verrait dans l’ciel de chine Pas plus l’Panchen que l’Tibet libre Il verrait des milliards d’unités Une place Tian An Men bien cleanée Des chars des parts de marché Et p’t’être Mao pour le guider Qu’ils dégagent, qu’ils dégagent Avant l’orage, qu’ils dégagent Imagine un taliban Lever les yeux sous son turban Sûr dans l’ciel bleu d’Afghanistan Il y aurait plus d’femmes et plus d’enfants Il y aurait comme un espèce de voile Un shador noir qui cache une âme Quelques armées des tonnes de larmes Planquées dans des nuages de drames Imagine le pire des présidents Bush l’américain pédant Pris dans un court de ses moments A divaguer au-dessus du vent Il verrait dans ces gros trucs blancs Tonnes de pétrole et tonnes d’argent Mai sûrement pas le visage des gens Gazés au nom du bon texan Il se verrait lui le géant Gérant le plus con des continents Il savourerait L’instant présent Qu’ils dégagent… Moi quand je regarde dans les nuages J’vois mon gamin dans un visage Et suite à la douceur de cette image Y’a comme une haine qui s’dégage Voir la beauté de ce présage Qui pourrait tourner à l’orage Parce que l’regard de tous ces nazes N’ira jamais dans le sens des sages ! Qu’ils dégagent… TRYO
| 1059447 Publié le 14/08/2004 à 22:24  Désolé pour hier soir Réveil matin : 15 heures J'me réveille comme une fleur Marguerite dans le Macadam A besoin d'un Doliprane Réveil matin : 15 heures J'me réveille comme une fleur Ca va les gars bien dormi ? Pas de réponse tant pis Putain les gars abusé Qui c'est qui a fini le café ? >Oh ça va, ça va ! tu vas Pas nous gonfler Qu'est ce qui a Guiz ? T'as quelque chose à me dire? >Ben hier t'étais pas Bourré _Ouais, t'étais pire ! Prise de conscience 16 heures J'fais mine d'aller me coucher Je mets les mains dans les poches Refile le cours de ma soirée Des tickets de carte bleue Quelques tickets de Caisse Me font remonter le temps… …Oh putain ! ma caisse ! >Ta Ferrari n'est pas là ? >Tu n'las pas prise avec toi ? -T'as du la laisser au Milieu du parking du macumba ! J'ai la mémoire qui flanche Et les yeux rouges… >Et en plus… *Surprise ! >Dans ton Lit ça bouge _Sur ce coup la man _T'as été un homme _T'as ramené le croisé de Jackie Sardou _Et D'un Pokémon >T'as du style, t'as du style T'as du style héé mon frère ! >Quand tu vois double Tu ramènes de la bombe nucléaire ! Désolé pour hier soir D'avoir fini à l'envers La tête dans l'cul L'cul dans l'brouillard Les gars désolé pour hier ! Désolé pour hier soir d'avoir fini à l'envers Promis demain j'arrête de boire, hier c'était la dernière *Bon ben salut, on s'appelle Fille remerciée 17heures Je provoque une assemblée J'ai des relents de gin de vodka De sky et de saké >T'as l'œil qui part en vrille Y a des coins dans vos sourires ! On me cache quelque chose ! Qu'ai-je pu bien faire de pire ? >Fallait mani-mani-manier mieux la nuit man ! >Arrête l'alcool tu deviens grave ! >Fallait mani-mani-manier mieux la nuit man ! >Arrête l'alcool tu deviens grave ! Mais je sais pas, rappelez moi J'me souviens pas les gars ! _Ben, t'étais grave hein ? >T'as pété ton câble Souviens-toi >Hé ho, hé ho ! >T'es monté sur l'chapiteau ! _Accroché au cordage >T'as failli t'aplatir comme un blaireau ! >Hé ho, hé ho ! >Tu voulais pas redescendre Quitte à vivre en hauteur C'est mieux que de se pendre ! Désolé pour hier soir D'avoir fini à l'envers ! La tête dans l'cul L'cul dans l'brouillard ! Les gars désolé pour hier ! Désolé pour hier soir D'avoir fini à l'envers ! Promis demain j'arrête de boire Hier c'était la dernière… >Fallait mani-mani-manier mieux la nuit man ! >Arrête l'alcool tu deviens grave ! >Fallait mani-mani-manier mieux la nuit man ! >Arrête l'alcool tu deviens grave ! Me voila donc fin prêt Pour de nouvelles résolutions Un esprit de sainteté Dans un super corps de champion Me voila donc prêt J'me colle devant la télé Soupe aux légumes bol de thé Et qu'on me foute la paix ! Si faut qu'on puisse à ce point Être mal le lendemain ! Dans son canap' >Dans ton canap' On est bien A quoi bon sortir Se foutre la guerre ? Plus jamais j'vous jure Plus jamais comme hier ! : "hé mali !" < Hé ho, hé ho! qu'est c'que tu fais avec ton verre d'eau ? <C'est l'anniv' à titi Aller on va se taper l'apéro : Hé ho, hé ho ! <Aller mali-mali bouge tes fesses ! T'as promis à titi Il faut tenir ses promesses Et désolé pour ce soir Si je finis à l'envers ! Mali, on s'retrouve au comptoir Titi fête son anniversaire Et désolé pour ce soir Si je finis à l'envers Après celle la j'arrête de boire, Laissez moi juste la dernière >Fallait mani-mani-manier mieux la nuit man ! >Arrête l'alcool tu deviens grave ! >Fallait mani-mani-manier mieux la nuit man ! >Arrête l'alcool tu deviens grave ! TRYO
| 1177238 Publié le 17/08/2004 à 23:19  arf!!! un fan!!! Sourire... Toute ma jeunesse... | 1059447 Publié le 20/08/2004 à 03:50  Cabaret Sainte-Lilith Y a toujours un cinglé au bout de son trimard Qui se crame les yeux sur un ours en chaleur Du côté de ces nuits où s'enfuit le hasard Avec les doigts collés de foutre et de sueur. Y a toujours en taxi qui se perd dans la brume Avec une reine morte en pâture aux fantômes Et de vieux corbeaux rances en marge du bitume Qui s'en viennent crever au détour de ta zone. Lilith ! Oh Lilith Y a toujours un pingouin qui souffle ses poumons À travers un saxo branché sur du mélo Et des gosses exilés qui maquillent leurs noms Sur les fiches-transit d'hôtels hallucinos. Y a toujours un pigeon qui s'envole en fumée Dans les couloirs visqueux d'un vieux rêve-agonie Et des cigares bandants sur les lèvres flippées De dieux défigurés maquillés par tes nuits. Oh ! Lilith Tu sais comment ça jouit, Lilith, Les mecs roussis : Les dingues de la déglingue Qui s'flinguent derrière ton zinc Lilith ! Lilith ! Tu sais comment comment ça jouit, Les mecs complètements stress Qui t'réclament aux toilettes Une p'tite canette, une p'tite fumette, Une reniflette, une seringuette, Une bonne branlette Et puis : ciao... dodo. Y a toujours une petite frangine qui se noie dans ses nerfs Au fond d'une arrière-salle d'un vieux boxon crado Et d'autres qui s'en vont respirer le grand air Sur une plage à Hambourg, à Belfast ou Glasgow. Y a toujours un clébard de bar unijambiste Qui largue ses cachetons dans le W.C. pour dames Et des gonzes un peu raides au bras de vieilles groupies Qui dégueulent en riant leur Canigou on ice. Oh ! Lilith Tu sais comment ça jouit, Lilith, Les mecs roussis : Tu marches nulle part à genoux sur mes rames Avec des souvenirs à tringle du bourrin. Tu descends le quartier où les mômes jouent aux dames Et me font voir la came dans le creux de leurs mains Mais j'ai perdu l'adresse des autres solitudes À contempler la noille dans les yeux des passants. Souvent t'en as croisé au bord de l'hébétude Qui ne pouvaient dormir sans leur dose de sang. Lilith ! Tu sais comment ça jouit, Lilith, Les mecs finis : Les dingues de la déglingue Qui s'flinguent derrière ton zinc Lilith ! Lilith ! Tu sais comment, comment ça jouit Les mecs complètement stress Qui t'réclament aux toilettes Une p'tite canette, une p'tite fumette, Une reniflette, une seringuette, Une bonne branlette Et pis... ça joue ! ça jouit ! Hubert-Félix Thiéfaine
| 1059447 Publié le 05/09/2004 à 14:39  Nyctalopus airline Au nom du père, au nom du vice, Au nom des rades et des mégots, Je lève mon hanap et je glisse Dans mon scaphandre à nébulos. Je flye vers la doulce Atlantide, Allumée dans mes courants d'air. Je flye vers les chiens translucides Et les licornes aux cheveux verts, Et je patrouille dans mon cargo Chez les ovnis du crépuscule À collimater mes glaviots Dans mon viseur de somnambule. Je flye vers les radars au bar Qui me montrent la voie lactée Quand la fée aux yeux de lézard Me plonge dans ses brouillards nacrés. Je flye vers la cité-frontière Dans la nuit des villes sans lumière. Au nom du père, au nom du vice, Au nom des rades et des mégots, Je lève ma Guinness et je glisse Dans la moiteur des mélancos. Je flye vers les parfums tactiles Et vers l'androgyne ovipare. Je flye vers l'assassin tranquille Sous mon sourire d'aérogare Et j'carbure aux années-lumière, Mon astronef dans les rigoles, Mes rétrofusées dans la bière Pour la liturgie d'la picole. Je flye vers le chaos caché Dans les vestiges de ma mémoire Quand je n'sais plus de quel côté Se trouvent mes yeux dans les miroirs. Je flye vers la cité-frontière Dans la nuit des villes sans lumière. Hubert-Félix Thiéfaine
| 1059447 Publié le 08/09/2004 à 21:09  Amants destroy Fille-fleur, sauvage acidulée, Bouche cramoisie, jupe retroussée, Scratchée sur la banquette arrière D'un cabriolet Roadmaster. Transfert d'orage, émeute sexuelle Sous la rumeur des immortels, Quand ses lèvres arrachent un par un Les boutons de mon 501. "Détruire, détruire", toujours dit-elle, "Saboter l'œil universel". "Détruire, détruire", toujours dit-elle, "Faire payer ses grotesques erreurs Au boss cannibale supérieur." Travail de nuit, petit matin Jouissance, violence entre ses seins. Visage éclaboussé de nacre, Amour, bagatelle et massacre. Sur les fusibles du hasard, Entre les quarks et les quasars, Elle détruira son teddy-boy Cunnibilingue et lousy boy "Détruire, détruire", toujours dit-elle, "Saboter l'œil universel". "Détruire, détruire", toujours dit-elle, "Faire payer ses grotesques erreurs Au boss cannibale supérieur." Hubert-Félix Thiéfaine
| 1059447 Publié le 08/09/2004 à 21:10  Bipède à station verticale 15 milliards d'années sont passées Depuis cette affaire de big-bang. Vieux singe au cœur fossilisé, J'ai des rhumatismes à ma gangue. Avec mon parachute en torche Et ma gueule de caterpilar, Paraît qu' je viens d'une catastrophe Mais les dieux sont pas très bavards. Bipède à station verticale, Toujours, faut se tenir debout. Bipède à station verticale Parfois... parfois... J'ai la nostalgie d'la gadoue Malgré le computer central Qui veille sur la zoo-clinique J'suis l'animal bluesymental Aux vieux relents d'amour gothique. J'tombe amoureux des éprouvettes Avec lesquelles je dois flirter Pour l'usine de stupre en paillettes Qui garantit mon pedigree. Bipède à station verticale, Toujours, faut se tenir debout. Bipède à station verticale, La nuit je fouille les no man's lands Comme un hibou décérébré Cherchant le message d'un Atlante Ou la formule d'un initié. Câblé sur x moins zéro, À l'heure des infos galactiques, Je mets mon badge "Ecce Homo" Et j'suis fier d'être un con cosmique. Bipède à station verticale, Toujours, faut se tenir debout, Bipède à station verticale, Parfois... parfois... J'ai la nostalgie d'la gadoue Hubert-Félix Thiéfaine
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