fragrances,mots,sud

Forums > Plaisir d'écrireAller à la dernière page
<< Précédent |

Fragrances de mots du Sud

| Suivant >>
Ecrire une réponseAjouter à vos forums favoris
2296944 Publié le 04/06/2008 à 17:43 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Jean Ferrat - La Femme est l'avenir de l'homme


Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face à notre génération
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l' homme

Entre l'ancien et le nouveau
Votre lutte à tous les niveaux
De la nôtre est indivisible
Dans les hommes qui font les lois
Si les uns chantent par ma voix
D'autres décrètent par la bible

Le poète a toujours raison
Qui détruit l'ancienne oraison
L'image d'Eve et de la pomme
Face aux vieilles malédictions
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Pour accoucher sans la souffrance
Pour le contrôle des naissances
Il a fallu des millénaires
Si nous sortons du moyen âge
Vos siècles d'infini servage
Pèsent encor lourd sur la terre

Le poète a toujours raison
Qui annonce la floraison
D'autres amours en son royaume
Remet à l'endroit la chanson
Et déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme

Il faudra réapprendre à vivre
Ensemble écrire un nouveau livre
Redécouvrir tous les possibles
Chaque chose enfin partagée
Tout dans le couple va changer
D'une manière irréversible
2296944 Publié le 04/06/2008 à 17:45 supprimer cette contribution


J'effacerais tout post ne me convenant pas.

Hob wa Salam

2296944 Publié le 04/06/2008 à 17:48 supprimer cette contribution
La gitane - Félix Gray


Comme un artiste en enfer
Comme un enfant qui se perd
J'étais comme ça devant elle
Elle était tellement belle
Elle était tellement pour moi
Que je ne sais même pas
Si j'ai vu trembler mes doigts
Quand elle était là !
Prêt à oublier ma peine
Prêt à me couper les veines
Prêt à refaire la vie
Prêt à refaire ma vie
Prêt à tuer les démons
Qui m'empêchent de la revoir
Et prêt à crier son nom
Toute ma vie dans le noir


Ma tête tourne ma tête frappe
A coups de tambours qui éclatent
Un fou qui fait n'importe quoi
Qu'elle ne soit rien que pour moi
Pour qu'elle m'aime
Je ferais n'importe quoi
Ma tête tourne ma tête frappe
A coups de tambours qui éclatent
Je voudrais qu'elle devienne ma loi
Je serais le mendiant, le roi
Pour qu'elle m'aime, pour qu'elle m'aime !

Prêt à casser des montagnes
A brûler la terre entière
A faire dix mille ans de bagne
A vider l'eau de la mer
Pour la serrer contre moi
Et sentir trembler ses doigts
Au bout du souffle de sa voix
Entendre qu'elle m'aimera
Comme un piano qui se casse
Ses notes écrasées par terre
Comme le feu sur la glace
L'avion qui explose en l'air
Je vendrais mon âme au diable
Je viderais l'eau des rivières
Pour être seul à la table
De l'amour qu'elle préfère
2296944 Publié le 04/06/2008 à 18:07 supprimer cette contribution
2296944 Publié le 04/06/2008 à 18:17 supprimer cette contribution
Romance Sonámbulo

Verde que te quiero verde.
Verde viento. Verdes ramas.
El barco sobre la mar
y el caballo en la montaña.
Con la sombra en la cintura
ella sueña en su baranda,
verde carne, pelo verde,
con ojos de fría plata.
Verde que te quiero verde.
Bajo la luna gitana,
las cosas la están mirando
y ella no puede mirarlas.


Verde que te quiero verde.
Grandes estrellas de escarcha
vienen con el pez de sombra
que abre el camino del alba.
La higuera frota su viento
con la lija de sus ramas,
y el monte, gato garduño,
eriza sus pitas agrias.
¿Pero quién vendra? ¿Y por dónde...?
Ella sigue en su baranda,
Verde came, pelo verde,
soñando en la mar amarga.


— Compadre, quiero cambiar
mi caballo por su casa,
mi montura por su espejo,
mi cuchillo per su manta.
Compadre, vengo sangrando,
desde los puertos de Cabra.
— Si yo pudiera, mocito,
este trato se cerraba.
Pero yo ya no soy yo,
ni mi casa es ya mi casa.


— Compadre, quiero morir
decentemente en mi cama.
De acero, si puede ser,
con las sábanas de holanda.
¿No ves la herida que tengo
desde el pecho a la garganta?
— Trescientas rosas morenas
lleva tu pechera blanca.
Tu sangre rezuma y huele
alrededor de tu faja.
Pero yo ya no soy yo,
ni mi casa es ya mi casa.
— Dejadme subir al menos
hasta las altas barandas;
¡dejadme subir!, dejadme,
hasta las verdes barandas.
Barandales de la luna
por donde retumba el agua.


Ya suben los dos compadres
hacia las altas barandas.
Dejando un rastro de sangre.
Dejando un rastro de lágrimas.
Temblaban en los tejados
farolillos de hojalata.
Mil panderos de cristal
herían la madrugada.


Verde que te quiero verde,
verde viento, verdes ramas.
Los dos compadres subieron.
El largo viento dejaba
en la boca un raro gusto
de hiel, de menta y de albahaca.
¡Compadre! ¿Donde está, díme?
¿Donde está tu niña amarga?
¡Cuántas veces te esperó!
¡Cuántas veces te esperara,
cara fresca, negro pelo,
en esta verde baranda!


Sobre el rostro del aljibe
se mecía la gitana.
Verde carne, pelo verde,
con ojos de fría plata.
Un carámbano de luna
la sostiene sobre el agua.
La noche se puso íntima
como una pequeña plaza.
Guardias civiles borrachos
en la puerta golpeaban.
Verde que te qinero verde.
Verde viento. Verdes ramas.
El barco sobre la mar.
Y el caballo en la montaña.


Romance somnambule

Vert et je te veux vert.
Vent vert. Vertes branches.
Le bateau sur la mer,
le cheval dans la montagne.
L'ombre autour de la ceinture,
elle rêve à son balcon,
chair verte, verts cheveux
avec des yeux d'argent froid.
Vert et je te veux vert.
Dessous la lune gitane,
toutes les choses la regardent
mais elle ne peut pas les voir.


Vert et je te veux vert.
De grandes étoiles de givre
suivent le poisson de l'ombre
qui trace à l'aube son chemin.
Le figuier frotte le vent
à la grille de ses branches
et la montagne, chat rôdeur,
hérisse ses durs agaves.
Mais qui peut venir? Et par où?
Elle est là sur son balcon,
chair verte, cheveux verts,
rêvant à la mer amère.


L'ami, je voudrais changer
mon cheval pour ta maison,
mon harnais pour ton miroir,
mon couteau pour ta couverture.
L'ami, voilà que je saigne
depuis les cols de Cabra.
Si je le pouvais, petit,
l'affaire serait déjà faite.
Mais moi je ne suis plus moi
et ma maison n'est plus la mienne.


L'ami, je voudrais mourir dans
mon lit, comme tout le monde.
Un lit d'acier, si possible,
avec des draps de hollande.
Vois-tu cette plaie qui va
de ma poitrine à ma gorge?
Il y a trois cents roses brunes
sur le blanc de ta chemise.
Ton sang fume goutte à goutte
aux flanelles de ta ceinture.
Mais moi je ne suis plus moi et
ma maison n'est plus la mienne.
Laissez-moi monter au moins
jusqu'aux balustrades hautes.
De grâce, laissez-moi monter
jusqu'aux vertes balustrades.
Jusqu'aux balcons de la lune
là-bas où résonne l'eau.


Ils montent déjà, tous les deux,
vers les balustrades hautes.
Laissant un sentier de sang.
Laissant un sentier de larmes.
Sur les toitures tremblaient
des lanternes de fer-blanc.
Mille tambourins de verre
déchiraient le petit jour.


Vert et je te veux vert,
vent vert, vertes branches.
Ils ont monté, tous les deux.
Le vent laissait dans la bouche
un étrange goût de fiel,
de basilic et de menthe.
L'ami, dis-moi, où est-elle?
Où est-elle, ta fille amère?
Que de fois elle t'attendait!
Que de fois elle a pu t'attendre,
frais visage, cheveux noirs,
à la balustrade verte!


Sur le ciel de la citerne
la gitane se berçait.
Chair verte, cheveux verts
avec ses yeux d'argent froid.
Un petit glaçon de lune
la soutient par-dessus l'eau.
La nuit devint toute menue,
intime comme une place.
Des gardes civils ivres morts
donnaient des coups dans la porte.
Vert et je te veux vert.
Vent vert. Vertes branches.
Le bateau sur la mer,
le cheval dans la montagne.


Federico Garcia Lorca
Ces poèmes sont extraits de Romancero gitan,
Poème du chant profond
Traduction de Claude Esteban

2296944 Publié le 04/06/2008 à 18:34 supprimer cette contribution
Le Poète a toujours raison
Lui seul connaît la chanson
Il m'a confié que ... malgré certains cons
Ne cherchant que batailles à profusion
La vie est belle de mille et une façons
L'Amitié existe sur Affection
Je suis vaccinée contre le venin et le poison ...








2296944 Publié le 04/06/2008 à 22:25 supprimer cette contribution
Francis Cabrel - Gitan


Quand t'es parti gitan
Tu as laissé seulement
Une voiture en morceaux
T'as pris tes chaises de bambou
Ta guitare de rien du tout
T'as mis le vent sous ta peau
T'as caressé les oiseaux, t'as caressé les oiseaux
T'as mis des pierres sur le feu
Les femmes aux longs cheveux
Ont tout lavé dans des seaux
Séché la linge sur les buissons
Rentré les gosses dans les camions
Sur les paniers de roseaux
Et caressé les oiseaux, caressé les oiseaux
Où allais-tu ?
À part les flaques de boue
Et quelques traces de roues
Tu n'as rien voulu laisser
T'as mis ta fierté gitane
Aux rideaux des caravanes
Comme des drapeaux pliés
T'as caressé les oiseaux, t'as caressé les oiseaux
Où allais-tu ?
J'ai peur des lumières des villes
Des grandes maisons immobiles
Des jardins bâtis tout autour
J'ai peur qu'on emmène d'office
Au bout du fusil des milices
Les enfants de notre amour
Ils traitent nos filles de voleuses
Du fond de leurs maisons peureuses
Pleines de chiens de combat
Ils attachent leurs volailles
Ils surveillent leurs ferrailles
On ne se ressemble pas...
Y a des panneaux depuis
Emplacement interdit
Comme s'il y avait eu la peste
T'as plus qu'à chercher ailleurs
Des gens qui auront moins peur
En espérant qu'il en reste
Et caresser les oiseaux ! Et caresser les oiseaux !
2296944 Publié le 04/06/2008 à 22:43 supprimer cette contribution
Gadjo


Ecoute moi, écoute moi gadjo,

je suis t'en souviens tu, le bohémien , qu'un jour tu as chassé,

devant les tiens, devant les tiens en criant au voleur, au voleur il va nous porter malheur!

Et tu savais que j'étais innocent, mais ça fait bien de chasser les gitans .

Je veux chanter, chanter, pour vous faire entendre, qu'il ne faut pas juger gadjé, le peuple des gitans à travers vos légendes.

Ecoute moi , écoute moi gadjo .
Crois tu que nous soyons si différents,

n'avons nous pas gadjo, le même sang, le même sang, versé par nos pères,

qui sont morts cote à cote à la guerre .

N'avons nous pas gadjo le même coeur, les mêmes larmes en face du malheur.

Je veux chanter ,chanter pour vous faire entendre, qu'il ne faut plus juger gadjé ,le peuple des gitans à travers vos légendes ,à travers vos légendes .


Gelso
2296944 Publié le 04/06/2008 à 22:51 supprimer cette contribution
Artus de Oguz - 1510753 lui écrire blog Publié le 05/06/2008 à 11:02 supprimer cette contribution
Fille du sud Ambiance gitane , je m'en vais rever dans les jardins d'Alhambra de Grenade.
2296944 Publié le 06/06/2008 à 13:03 supprimer cette contribution
Bonjour cher Artus, entends-tu, la plainte d'un flamenco endiablé, le froissement des jupons et le claquement des talons ...
2296944 Publié le 06/06/2008 à 13:05 supprimer cette contribution
Daniel Guichard - le Gitan


Il a un rire de voyou
Dans le fond des yeux : des amis
Il a le cœur au bord des coups
Le Gitan, le Gitan,
Un peu renard, un peu loup
Il sort le jour ou bien la nuit
Ce qu'on dit de lui il s'en fout
Le Gitan, le Gitan, que tu ne connais pas !

Il aurait pu être un grand matador
Un voleur de poules, un jeteur de sorts
Prendre une guitare, être musicien
Mais sa vie à lui elle est dans ses poings

Il ne sait pas d'où il vient
Mais il sait toujours où il va
Il a des milliers de cousins
Le Gitan, le Gitan,
Il a couru les chemins
Sainte-Marie ou Guernica
Pour venir dormir à Saint-Ouen
Le Gitan, le Gitan, que tu ne connais pas !

Souvent je deviens : Gitan
Mon ciel est le sien : Gitan
Je suis comme lui : Gitan
J'ai plus de pays : Gitan
J'ai plus de maison : Gitan
Je n'ai plus de nom : Gitan
C'est toi qu'a raison : Gitan
Y a plein d'horizons !

Il a toujours l'air heureux
Les chagrins lui n'en veut pas
Il les jette au milieu d'un feu
Le Gitan, le Gitan,
L'amitié n'est pas un jeu
Quand il donne il ne reprend pas
Il sait couper son cœur en deux
Le Gitan, le Gitan, que tu ne connais pas !

Il aurait pu être un grand matador
Un voleur de poules un jeteur de sorts
Prendre une guitare, être musicien
Mais sa vie à lui elle est dans ses poings

Souvent je deviens : Gitan
Mon ciel est le sien : Gitan
Je suis comme lui : Gitan
J'ai plus de pays : Gitan
J'ai plus de maison : Gitan
Je n'ai plus de nom : Gitan
C'est toi qu'a raison : Gitan
Y a plein d'horizons !

Il a un rire de voyou
Dans le fond des yeux : des amis
Il a le cœur au bord des coups
Le Gitan, le Gitan
Un peu renard, un peu loup
Il dort le jour ou bien la nuit
Ce qu'on dit de lui il s'en fout
Le Gitan, le Gitan, que tu ne connais pas !
Il a le cœur au bord des coups
Ce qu'on dit de lui il s'en fout
Le Gitan, le Gitan, que je connais pour toi !


Artus de Oguz - 1510753 lui écrire blog Publié le 06/06/2008 à 13:37 supprimer cette contribution
oui je l'entend
2296944 Publié le 06/06/2008 à 14:34 supprimer cette contribution
Super alors !! et les flammes d'un feu de camp qui crépitent sous la magnanime voûte céleste étoilée parmi les notes de musique de la guitare manouche
2296944 Publié le 06/06/2008 à 14:36 supprimer cette contribution

El mundo es mi casa
Et la lune, mon amie
Par les routes et les bois
Au clair de ce silence
Je parcours mon destin
Le coeur à la guitare
Au hasard des saisons


El mundo es mi alma
Je suis la liberté
Au sentier, l'on me chasse
Vagabond de l'infini
Je tresse ma couronne
d'épis mûrs
Le vent est musique


Lorsque sera venu
Le temps du dernier rire
Je garderais l'éclat
Au fond des yeux
D'une étoile
Mi muerte es el mundo

...


Fille du Sud
2296944 Publié le 06/06/2008 à 14:40 supprimer cette contribution
2296944 Publié le 06/06/2008 à 14:58 supprimer cette contribution
Bohemian rhapsody - Queen



Is this the real life
Is this just fantasy
Caught in a landslide
No escape from reality
Open your eyes
Look up to the skies and see
I'm just a poor boy,I need no sympathy
Because I'm easy come,easy go,
A little high little low,
Anyway the wind blows doesn't really matter to me,
To me

Mama,just killed a man,
Put a gun against his head,
Pulled my trigger now he's dead,
Mama,life had just begun,
But now I've gone and thrown it all away
Mama ooo,
Didn't mean to make you cry
If I'm not back again this time tomorrow
Carry on carry on as if nothing really matters

Too late, my time has come,
Sends shivers down my spine
Body's aching all the time,
Goodbye everybody-I've got to go
Gotta leave you all behind and face the truth
Mama oooh (any way the wind blows)
I don't want to die,
I sometimes wish I'd never been born at all

I see a little silhouetto of a man,
Scaramouche, scaramouche will you do the Fandango
Thunderbolt and lightning-very very frightening me
Galileo Galileo,
Galileo Galileo
Galileo figaro-Magnifico
But I'm just a poor boy and nobody loves me
He's just a poor boy from a poor family
Spare him his life from this monstrosity
Easy come easy go-,will you let me go
Bismillah! No-,we will not let you go-let him go
Bismillah! We will not let you go-let him go
Bismillah! We will not let you go-let me go
Will not let you go-let me go
Will not let you go let me go
No,no,no,no,no,no,no
Mama mia,mama mia,mama mia let me go
Beelzebub has a devil put aside for me,for me,for me

So you think you can stone me and spit in my eye
So you think you can love me and leave me to die
Oh baby-Can't do this to me baby
Just gotta get out-just gotta get right outta here

Nothing really matters,
Anyone can see,
Nothing really matters-,nothing really matters to me,

Any way the wind blows....
2296944 Publié le 06/06/2008 à 14:59 supprimer cette contribution

Le Bohémien - Leny Escudero



Il va mourir le bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles !
Sa mort n'est pas sur le chemin
Du centre ville

Il marche dès le premier jour
Parce qu'un arrêt le condamne
S'il s'arrête aujourd'hui
C'est pour rendre son âme

Le bohémien, il va mourir le bohémien
Il va mourir, il est mon frère
Serrant encore dans sa main
Un peu de terre

Il va faire son plus long chemin
Il était fils de la chimère
Et pourra dire je suis terrien
A Dieu le Père

Il va mourir le bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles !
Sa mort n'est pas sur le chemin
Du centre ville

Ils n'entrent pas dans nos maisons
Les chants que le bon lui apporte
Et qui lui disent nous venons
Te faire escorte

Ils vont venir, ils vont venir les bohémiens
Certains de lointaines planètes
Et les enfants et les anciens
Marchent en tête

C'est un des leurs qui va partir
Et c'est une chance peut-être
Car cette race sans mourir
Va disparaître

Il va mourir le bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles !
Sa mort n'est pas sur le chemin
Du centre ville

Et c'est la dernière chanson
Comme une dernière insolence
Avant que de baisser le front
Sur le silence

Qui nous dira, qui nous dira ce qu'il savait ?
Il est parti dans la nuit noire
Emportant ce qu'il y avait
Dans sa mémoire

Il est au royaume des loups
Aux étoiles il cogne sa tête
Et danse sur les cheveux fous
D'une comète

C'en est fini du bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles !
Sa mort n'est pas sur le chemin
Du centre ville
2296944 Publié le 06/06/2008 à 15:04 supprimer cette contribution
2296944 Publié le 06/06/2008 à 15:05 supprimer cette contribution
Saltimbanques



Dans la plaine les baladins
S'éloignent au long des jardins
Devant l'huis des auberges grises
Par les villages sans églises

Et les enfants s'en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe

Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours, des cerceaux dorés
L'ours et le singe animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage

Guillaume APOLLINAIRE, Alcools (1913)

Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 06/06/2008 à 19:41 supprimer cette contribution



La Gitane

La gitane porte-bonheur

Sa couleur de lave

La peau ruisselante

De son long corps

La gitane pleine de larmes

Danse, encore, encore.


L’orange de ses yeux

Sa jupe de flanelle blanche

La fumée dans les cieux

La fleur délivrance

La gitane pleine de larmes

Danse comme une ombre bleue.



Roulée dans un tissu de tulle

Emportée par l’amour

La gitane porte-bonheur

S’enivre du parfum lourd

De la fleur délivrance.

Et au petit matin

Seul le désert répond à sa danse.

M.L





Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 06/06/2008 à 19:47 supprimer cette contribution
Le Gitan

Gitan d’âme et de cœur ainsi que de naissance

Ses veines charrient le sang de ses fougueux ancêtres

Depuis la nuit des temps au cœur de l’errance

Vivant au jour le jour, sans crainte des frontières



Il est de cette race indomptée et fière

Qui refuse de vivre enfermée et cloîtrée

Dans des cités étroites, qui cachent leur misère

Derrières des murs sales et jardins asphaltés



Ses yeux ont des reflets de tisons ardents

Un foulard noué sur ses cheveux d’ébène

Sur sa peau brûlée par des soleils et battue par des vents

Tremble un médaillon d’or, souvenir de sa mère.



Avec pour tout bagage, un maigre balluchon

Sa guitare sous le bras, des chansons sur les lèvres

Sous son front fleurit une moisson de rêves

Il parcourt le monde, libre, au cœur des saisons


Si un jour, par hasard, le gitan croisait votre chemin,

Il vous fera présent d’une de ses chansons.

Contre un verre d’amitié et un quignon de pain,

Avant que de partir vers d’autres horizons.
M.L

Rêved'Orient - 2076403 lui écrire blog Publié le 06/06/2008 à 19:56 supprimer cette contribution
Chanson Gitane


En pinçant les cordes du rêve
J'ai mis du vent dans ma guitare
Ô gitane de ma mémoire
J'ai revu sourire tes lèvres
Tes yeux perdus dans le hasard
Ma gitane d'un soir

Tu avais un air familier
Trop vu malgré la nuit venue
Et puis la bière que j'ai bue
Fade mes yeux se sont fermés
Toujours là je t'ai reconnue
Ma jeunesse foutue

Brune gitane de la brume
Tu m'as donné tant de bon temps
Du temps de mes vingt ans
Danse dans le rayon de lune
Que je recompte mes printemps
Ma gitane du vent

Et puisqu'il faut plier bagage
Puisqu'il est temps je vais partir
Où va le vent du souvenir
Adieu gitate d'un autre âge
Adieu il pleut sur ton sourire
Ma jeunesse se tire

M.C Come.





Artus de Oguz - 1510753 lui écrire blog Publié le 06/06/2008 à 20:01 supprimer cette contribution


Mon pot' le gitan

Mon pot' le gitan c'est un gars curieux
Une gueule toute noir, des carreaux tout bleus
Y reste des heures sans dire un seul mot
Assis près du poêle au fond du bistrot
C'gars-là une roulotte s'promène dans sa tête
Et quand elle voyage jamais ne s'arrête
Des tas d'paysages sortent de ses yeux
Mon pot' le gitan c'est un gars curieux
Mon pot' le gitan, c'est pas un marrant
Et dans notre bistrot personne le comprend
Comme tous ces gars-là il a sa guitare
Une guitare crasseuse qui vous colle le noir
Quand y s'met à jouer la vieille roulotte
Galope dans sa tête, les joueurs de belote
S'arrêtent et plus rien... on a mal en dedans
Mon pot' le gitan c'est pas un marrant

Mon pot' le gitan un jour est parti
Et Dieu seul sait où il ballade sa vie
Ce type là était un grand musicien
Ça j'en étais sûr, moi je l'sentais bien
Le tôlier m'a dit qu'on est venu l'chercher
Un grand music-hall voulait l'acheter
Mon pot' le gitan il a refusé
Un haussement d'épaules et il s'est taillé?

J'ai eu l'impression de perdre un ami
Et pourtant c'gars-là ne m'a jamais rien dit
Mais il m'a laissé un coin de sa roulotte
Et dans ma petite tête j'ai du rêve qui trotte
Sa drôle de musique en moi est restée
Quand je pense à lui, m'arrive de chanter
Toi sacré gitan qui sentait l'cafard
Au fond ta musique était pleine d'espoir.

Paroles: Jacques Verrières. Musique: Marc Heyral 1954
© 1954 - Editions Semi

Mon pot' Le Gitan
2296944 Publié le 06/06/2008 à 21:44 supprimer cette contribution
Merci Artus, Merci Rêve d'0rient, gros bisous
2296944 Publié le 06/06/2008 à 21:46 supprimer cette contribution
Dalida - Les gitans



D'où viens-tu gitan ?
Je viens de Bohême
D'où viens-tu gitan ?
Je viens d'Italie
Et toi, beau gitan ?
De l'Andalousie
Et toi, vieux gitan, d'où viens-tu ?
Je viens d'un pays qui n'existe plus...

Les chevaux rassemblés le long de la barrière
Le flanc gris de poussière
Le naseau écumant
Les gitans sont assis près de la flamme claire
Qui jette à la clairière
Leurs ombres de géants
Et dans la nuit monte un refrain bizarre
Et dans la nuit bat le cœur des guitares
C'est le chant des errants qui n'ont pas de frontière
C'est l'ardente prière de la nuit des gitans

Où vas-tu gitan ?
Je vais en Bohême
Où vas-tu gitan ?
Revoir l'Italie
Et toi beau gitan ?
En Andalousie
Et toi vieux gitan mon ami ?
Je suis bien trop vieux, moi je reste ici...

Avant de repartir pour un nouveau voyage
Vers d'autres paysages
Sur des chemins mouvants
Laisse encor un instant vagabonder ton rêve
Avant que la nuit brève
Le réduise à néant
Chante, gitan, ton pays de Cocagne
Chante, gitan, ton château en Espagne
C'est le chant des errants qui n'ont pas de frontière
C'est l'ardente prière de la nuit des gitans
2296944 Publié le 06/06/2008 à 21:53 supprimer cette contribution
Comédie musicale Notre Dame de Paris



Phoebus:

D'où viens-tu belle étrangère
Fille du ciel ou de la terre
Bel oiseau de paradis
Que viens-tu faire par ici ?

Esmeralda:

Bohémienne
Nul ne sait le pays d'où je viens
Bohémienne
Je suis fille de grands chemins
Bohémienne
Bohémienne
Qui peut dire où je serai demain
Bohémienne
Bohémienne
C'est écrit dans les lignes de ma main

Ma mère me parlait de l'Espagne
Comme si c'était son pays
Et des brigands dans les montagnes
Dans les montagnes d'Andalousie
Dans les montagnes d'Andalousie

Je n'ai plus ni père ni mère
J'ai fait de Paris mon pays
Mais quand j'imagine la mer
Elle m'emmène loin d'ici
Vers les montagnes d'Andalousie

Bohémienne
Nul ne sait le pays d'où je viens
Bohémienne
Je suis fille de grands chemins
Bohémienne
Bohémienne
Qui peut dire qui j'aimerai demain
Bohémienne
Bohémienne
C'est écrit dans les lignes de ma main

J'ai passé toute mon enfance
Pieds nus sur les monts de Provence
Pour les gitans la route est longue
La route est longue

Je continuerai mon errance
Au-delà des chemins de France
Je les suivrai au bout du monde
Au bout du monde

Un fleuve d'Andalousie
Coule dans mon sang
Coule dans mes veines

Le ciel d'Andalousie
Vaut-il la peine
Qu'on y revienne ?

Bohémienne
Nul ne sait le pays d'où je viens
Bohémienne
Je suis fille de grands chemins
Bohémienne
Bohémienne
Qui peut dire ce que sera demain
Bohémienne
Bohémienne
C'est écrit dans les lignes de ma main
C'est écrit dans les lignes de ma main
2296944 Publié le 06/06/2008 à 22:02 supprimer cette contribution
2329050 Publié le 07/06/2008 à 06:32 supprimer cette contribution
tu es ma gitane mon papillon tu es le sud à toi toute seule je t'aime ma vie
2296944 Publié le 08/06/2008 à 08:45
toi aussi
Page 1

Forums > Plaisir d'écrire Ecrire une contribution Retour au début de la page


<< Précédent | Fragrances de mots du Sud| Suivant >>

Accueil | Conditions générales | Publicité | FAQ | Contact

Services
Shopping
Concours
Ecards
Voyance

Lingerie
Lingerie


Massage
Massage Relaxation


Massage
Pharmacie


 Accueil
 Mon Menu Perso
 Rencontre
 Messagerie
 Chat
 Espace membre
 Expressions

 Vos textes
 Concours

 Poésie
 Les Auteurs
 Le top 30

 Déclaration d'amour
 Les Auteurs
 Le top 30

 Albums photos
 le top 30

 Plaisir d'écrire
 Plaisir de lire

 Les chansons
 Les contes
 Les nouvelles
 Les journaux
 Les discours
 Les présentations
 Les chroniques

 Forum
 Santé
 Sexualité
 Mariage
 Astrologie
 Loisirs
 Editorial
47 connectés au chat
352 connectés au total
0 sur le chat vocal
Consulter l'annonce
ajouter aux favoris Fragrances de mots du Sudconseiller cette page à un ami
Créé et hebergé par Capit


Jean Ferrat - La Femme est l'avenir de l'homme Le poète a toujours raison Qui voit plus haut que l'horizon Et le futur est son royaume Face à notre génération Je déclare avec Aragon La femme
fragrances-mots-sud