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- 1313171 Publié le 02/09/2005 à 19:24  Larry Clark a vécu la délinquance du côté des délinquants, et cherche a les montrer de leur point de vue. Les adolescents, les plus jeunes ados sont filmés dans leur sauvagerie, livrés à leur vie communautaire. Ce ne sont plus des rebelles à la James Dean qui contestent leur cadre familial, mais d'insouciants teenagers passionnés de figures de skate, de glisse sur obstacles urbains. La pauvreté parentale est la source de leur indulgence. Le plus inhabituel pour un film dressant un tableau social d'une catégorie de classe d'âge est de nous montrer des gosses se passer un joint, parler de sexualité sans tabout, où le mépris du sexe opposé est décliné sous toutes ses formes. Comment parlions-nous de ça, entre nous? Les figures de style sont reprises de la culture porno, où la femme est dominée à 99%. Un baiser semble s'éterniser et ne pas se prolonger par une pénétration. Ce baiser qui pour Freud est pervers quand il n'est pas un préliminaire à l'acte sexuel de reproduction prend un autre sens avec l'apparition du sida. Il devient relation sexuelle saine à lui tout seul. A la fin du film, avant le générique, 2 brefs plans altérés du style documentaire font le pont avec l'abandon urbain, un homme "nu" assis contre mur ne se soucie plus de rien. Il a perdu sa dignité mais reste un fantôme.
| 1551561 Publié le 17/07/2007 à 20:53  |
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