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1290171 Publié le 28/06/2006 à 12:44 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Huy, le 27 juin 2006.
En souvenir de qui je suis,
Je me suis bien fait attendre, mon cher, et tu as dû croire que je t'avais oublié. Mais je viens de bien loin, et d'un endroit d'où je pensais ne pas revenir : il n'y a ni lune ni soleil au pays d'où j'arrive ; ce n'est que de l'espace et de l'ombre ; ni chemin, ni sentier ; et pourtant me voici. Que de peine mon âme, rentrée dans ce monde par l’impuissance de ma volonté, a eue pour retrouver son corps et s'y réinstaller ! Que d'efforts il m'a fallu faire avant de me relever.
Voilà cet homme selon mon cœur…
Voilà ce que j'attaque, voilà l'ennemi digne de moi, voilà le but que j'ai prétendus atteint. Me voilà donc, depuis quelques jours, livrée à une passion forte. Je sais lorsque je désire vivement, si je dois dévorer des obstacles mais ce que je perds de vue, c'est combien la solitude ajoute à l'ardeur du désir. Je n'ai plus qu'une idée, j'y pense le jour, et j'y rêve la nuit. J'ai bien besoin d'avoir cet homme, pour me sauver du ridicule d'en être amoureuse. Car où ne mène pas un désir contrarié? Mais quel ridicule caprice! Je reconnais bien là ma mauvaise tête qui ne sait désirer que ce qu'elle croit ne pas pouvoir obtenir. Je suis consciente des désagréments qui m'attendent! Quelle rivale ai-je à combattre? Une compagne.. Non je ne me sens pas humiliée à ce seul mot. Quelle honte si j'échoue.. Et même combien peu de gloire dans le succès! "Il n'est donc point de femme qui n'abuse de l'empire qu'elle a su prendre! ". J'entends déjà certaines personnes, celles de bonne foi, me prévenir que cette relation ne m'offrira que des demi jouissances. Cet entier abandon de soi-même, ce délire où le plaisir s'épure par son excès et son inconscience. D'autres me prédisent, dans la plus heureuse supposition, que ce jeu de séduction peut s'avérer être un avenir encore insoupçonné.
Si être amoureuse, c'est de ne pouvoir vivre sans posséder ce qu'on désire, d'y sacrifier son temps, ses plaisirs, sa vie, je suis bien réellement amoureuse. Je ne suis guère donc plus avancée. J'ai même peu à vous apprendre à ce sujet, sans un nouvel événement qui me donnerait beaucoup à réfléchir, et dont je ne sais encore si je dois craindre ou espérer.
Dans la vie sage et retirée que je menais (j'avoue que ce trait de ma vie est celui qui fait le plus d'honneur à mes yeux), ces scandaleuses aventures ne parvenaient pas jusqu'à moi. Je pourrais vous raconter celle-ci d'une façon qui vous ferait frémir; mais vos regards, purs comme votre âme, seraient souillés par un semblable tableau qu’un homme a su créer.
Pendant longtemps, je me suis forcée de n’avoir envie de rien pour ne pas souffrir de ce qui me manquait. J'avais scellé la porte de mon "moi intérieur", j'avais poussé de ma main le verrou de mon coeur. Je songe au singulier hasard qui m'a fait le rencontrer. L'étrangeté de cette courte aventure et sa beauté surnaturelle. Jamais je n'ai ressentis, dans une relation, une émotion si rapide, si douce et cependant si vive. Pauvre étais-je? Amoureuse d'hier, sans expérience? Je ne pense pas jusque là. C'est une rencontre si étrange, que je ne peux croire qu'elle me soit arrivée. En ce moment, je ne sais encore si c'est une réalité ou une illusion.



Je suis sûr que vous auriez admiré ma prudence s’il y en avait eut. Je n'ai pas encore prononcé le mot d'amour; mais déjà nous en sommes à ceux de confiance et d'intérêt. Nos amusements, nos rires, tout cela, ce ne sont que des jeux d'enfants. Il n'en reste rien après qu'ils sont passés. Mais l'Amour, ah l'Amour!... Un mot, un regard, seulement de le savoir là, même s’il n’est pas réciproque, c'est le bonheur.
Quand je le vois, je ne désire plus rien. Quand je ne le vois pas, je ne désire que lui. J'ignore encore pourquoi mais on dirait que tout ce qui me plaît lui ressemble. Quand il n'est pas avec moi, j'y songe. Et quand je peux y songer tout à fait, sans distraction, quand je suis toute seule, je ferme les yeux pour de nouveau le sentir. Je me rappelle ses discours, et je crois l'entendre; cela me fait soupirer. Et puis je sens un feu, une agitation... Je ne saurais tenir en place. C'est comme un tourment, et ce tourment-là fait un plaisir inexprimable. Ce jeu de séduction me rapprochait de lui, sans protection. Je me sentais importante comme s'il m'invitait à y entrer en maître ? Sans doute, il le savait.. Son âme était trop sympathiquement liée à la mienne pour n'en point ressentir les moindres ébranlements, et c'était ce sentiment qui nous poussait l'un à l'autre. Et je sentais l'amour monter en moi comme un lac intérieur qui s'enfle et qui déborde ; mon sang battait avec force dans mes artères ; des sentiments aussi forts, si longtemps comprimés. Cet amour né il y a peu, s'est indestructiblement enraciné. Je ne songe même pas à essayer de l'arracher, tant je sens que c'est là chose impossible et précoce. Moi femme, je pensais m'être suffisamment emparée de lui pour qu'il ne m'échappe si rapidement.
Vous me demandez si j'ai aimé ; oui. C'est une histoire comme tant d'autres. Pourtant, j'ose à peine remuer la cendre de ces souvenirs. Oui, j'ai aimé comme on aime sans comprendre, d'un amour insensé et furieux, si violent que je suis étonnée qu'il n'ait pas fait éclater mon coeur. Je ne regrette rien car je n'éprouvais pas la moindre hésitation devant ce mur déjà dessiné. J'étais pleine de joie et d'impatience. Rares sont les fois où j'ai compté les heures avec une ardeur plus fiévreuse. Je n'en dormais pas, je rêvais que je lui disais être prête à vivre ce qu'il m'offrirait. Mis à part ma fille, je ne voyais rien de plus épanouissant au monde. J'aurais refusée d'être riche ou célèbre pour un simple essaie dans sa vie. Ah ! S'il m'était disponible, j'aurais pu le voir tous les jours ; j'aurais été sa maîtresse, plus tard son épouse, me disais-je dans mon aveuglement. C'était un mouvement, une vie, un entrain, une gaieté qui faisaient péniblement ressortir mon deuil d'une douloureuse épreuve encore si récente et ma solitude.
Voilà pourtant, voilà le récit fidèle de ce que je nomme l'amour que je lui porte, et que peut-être il serait plus juste d'appeler une nouvelle déception. Un amour pur et sincère, un respect qui ne s'est jamais démenti, une soumission parfaite, tels ne sont que les sentiments qu'il m'a inspirés.
Malgré l'étrangeté de mes émotions, je ne crois pas avoir un seul instant touché à la folie. J'ai toujours conservé très nettes les perceptions de cette histoire. Seulement, il y a un fait absurde que je ne peux m'expliquer : c'est ce sentiment si vite construit. Ce que je dis là est pour vous montrer combien ce qui m'est arrivé ne devait pas m'arriver, et de quelle fascination rapide et inexplicable j'ai été la victime.




Je suis prête à ne rien lui refuser, mais je ne lui accorderai rien de plus. J'ai été durant trop de jours le jouet d'une illusion singulière et "diabolique" si j'ose dire. Je n'en conserverai pas moins pour lui tout l'attachement qu'on puisse avoir sans qu'il y ait du mal. Et c'est bien de toute mon âme que je lui souhaite toute sorte de bonheur. Je sens bien qu'il va ne plus m'apprécier autant, et que peut-être il en aimera bientôt une autre. Mais ce sera une pénitence de plus, de la faute que j'ai commise en lui donnant mon cœur, que je ne devrais donner qu'à mon fidèle époux, quand j'en aurai un. J'espère que là haut on aura pitié de ma faiblesse, et qu'on ne me donnera de peine que ce que j'en pourrai supporter.
Ah les hommes! Qu'ils sont si heureux que les femmes se défendent si mal! Nous ne sommes auprès d'eux que de timides esclaves. J'ai dans ce moment un sentiment d'envie pour les femmes faciles, qui se donnent naturellement à leurs pieds et sans regret. Elles profitent de chaque instant comme si c'était le dernier. Elle place leur conscience de côté pendant la durée nécessaire. Attention femmes, l'homme rôde autour de nous comme un loup ravissant et fait un dernier effort pour nous attirer a lui. Au lieu de vous laisser abattre, répétez-vous sans cesse que vous le vaincrez. Ne vous effrayez pas, ne vous découragez pas.
Pourtant cet homme, comme il est tendre! Comme il est fait pour l'Amour! Comme il sait sentir vivement! La tête m'en tourne. Je lui ai prouvé clairement que j'avais perdu la raison; pendant un temps court, ce qui m'a sauvé d'ailleurs. Sérieusement, le plaisir si égoïstement parfait qu'il trouve à être aimé de moi m'attache véritablement à lui. Il a une douceur charmante. Il n'a jamais l'air de faire un compliment, et pourtant tout ce qu'il dit me flatte. Quand il me regarde, il a l'air de me dire quelque chose d'obligeant. Il est sûr de lui, chaque mot, chaque acte est précis et calculé. Il joint à tout cela d'être très complaisant. Toutes ces paroles étaient entrecoupées de caresses délirantes qui étourdirent mes sens et ma raison au point que je craignis de lui dire que je l'aimais. Et j'étais dans un état qui touchait presque à l'extase. A mesure que je la regardais, je sentais s'ouvrir en moi des portes qui jusqu'alors avaient été refermées. Des soupiraux obstrués se débouchaient dans tous les sens et laissaient entrevoir des perspectives inconnues. La vie m'apparaissait sous un aspect tout autre. Je venais de naître à un nouvel ordre d'idées. Une angoisse effroyable me tenaillait le coeur, chaque minute qui s'écoulait me semblait une seconde et un siècle. Tous ces sentiments, qui n’auraient été rien pour d'autres, sont immenses pour moi. Un seul regard a suffi pour me changer, très vite, je ne vivais plus dans moi, mais dans lui et par lui. Je faisais mille extravagances, je sentais chaque endroit sur ma peau qu'il a touchée, son odeur était imprégnée. J'écoutais à répétition, sans me lasser, les quelques messages qu'il m'a laissé, à défaut de ne pouvoir l'avoir plus près de moi. Je répétais dans ma tête les dernières scènes vécues. Je n'avais qu'à fermer les yeux pour le voir aussi distinctement que s'il eût été présent en réalité, et je me redisais ces mots, qu'il m'avait dits. Tous ces détails me sont encore aussi présents que s'ils dataient d'hier. J'en parle comme si le temps s'était écoulé depuis dix ans. Et même si je suis dans un trouble extrême, rien ne m'échappe. Je saisis tout avec une lucidité étonnante. Je me surprends même parfois à tomber dans un scénario où j'imagine les plus douces phrases qu'il aurait pu me souffler; « Je t'aimais bien longtemps avant de t'avoir vu, et je te cherchais partout. Tu es mon rêve, et je t'ai aperçu ; j'ai dit tout de suite C'est elle ! Je t'ai jeté un regard où je mis tout l'amour que j'avais eu, que j'ai et que j'aurai pour toi ; un regard à agenouiller un roi à mes pieds devant toute sa cour.».

Je sais que quand, me tenant dans ses bras, il sentait palpiter mon cœur, c'est de crainte et pas seulement d'amour. Peut-être, s'il m'avait connu plus tôt… Je souhaitais connaître les meubles de sa chambre, toutes les chemises qu'il a portées, les personnes qu'il fréquente. Je voulais encore goûter au désir de la possession physique qui disparaissait peu à peu sous une envie encore plus profonde. Et ce, dans une curiosité douloureuse qui n'avait plus de limites.
Ah ! S'il m'était disponible, j'aurais pu le voir tous les jours ; j'aurais été sa maîtresse, son épouse, me disais-je dans mon aveuglement. Ah ! Que je suis jalouse d'elle, qu’il a aimé et qu’il aime encore plus que moi ! Malheureuse, malheureuse que je suis ! Je n'aurai jamais son coeur. Moi qu’il a ressuscitée d'un baiser. Moi qui force à cause de lui les portes de l'amour sans limite. Moi qui vient de lui consacrer un trop court morceau de ma vie que je m'étais défendue de reprendre même pour me rendre heureuse.
Oh ! Reviens, reviens!Que fait-il? Qu’il parte sur le champ, j'ai besoin de lui. Je suis otage de mes sanglants, je crie dedans. C'était un mouvement, une vie, un entrain, une gaieté qui faisaient péniblement ressortir mon deuil d'une douloureuse épreuve encore si récente et ma solitude.
Sans autre bonheur que celui de le voir, mes yeux le cherchent malgré moi, et je tremble de le revoir. Dans l'état cruel où il m'a réduite, je passe les jours à déguiser mes peines et les nuits à m'y livrer.. Tandis qu'il est tranquille et paisible, il ne connaît ces tourments que lorsque je tente de lui en faire part. Cependant, c'est moi qui me plains, et c'est moi qui m'excuse. C'est bien assez, sans doute, que j'aie à me plaindre de l'Amour.
J'ai l'anesthésie d'une assommée, les vagues de mon coeur sont immobiles. Impossible de prier, impossible de pleurer, impossible de lire, impossible de le dire. J'écris donc, puisqu'une âme livrée à son propre néant n'a d'autre ressource que l'imbécile gymnastique littéraire de formuler son ressenti. On ne peut être plus sensible que je le suis à présent, livrée à moi même, me reposant sur ces seuls mots. Je ne sais pas combien de temps je vais passer à m'abandonner à cette nostalgie si possessive.
Il ne me reste donc aucune autre ressource que d'obtenir de lui-même qu'il veuille bien s'éloigner. Je sens que cette proposition est difficile à faire. Après qu'il aurait prononcé ces mots, j'aurais entièrement rétabli ma raison et j'aurais pu reprendre mes occupations habituelles. Cependant, comme il me paraît avoir à cœur de me prouver qu'il a en effet plus d'honnêteté qu'on ne lui en suppose, je ne désespère pas de réussir. S'il part comme je le désire, je doute que c'est par égard pour moi et qu'il avait le projet de passer ici une grande partie de l'automne. Il faut qu'il me quitte un moment pour dissiper une ivresse qui s'augmente à chaque instant, et qui devient plus forte que moi. Il faut rétablir ce qui était avant. Dévorée par un amour sans espoir, j'implore sa pitié et ne trouve que son désintérêt. Loin d'être rancunière, j'oublie mes injures pour ne m'occuper que du danger qui me guette. Je cède aux besoins que j'ai dans ce moment, l’envie de le voir, le toucher, lui dire combien il m’importe. L’idée de partir demain sans l'avoir revu me fait peur! Ajouter encore une impossibilité aux quelques unes qu’il y a déjà entre nous! Perdre à tout jamais l'espérance de le revoir! Peut-être ne surmonterai-je pas cet obstacle? S'il refuse ma demande et s'obstine à rester, je serai toujours à temps de partir moi-même, et je me le promets. Etonnée de son silence, je garde les yeux sur lui sans un autre projet. Je suis très fâchée d'être privée du plaisir de le voir. Ce dont je suis sûre, je n’attendrais pas éternellement, qu’il daigne rompre son silence pour le temps d'un retour heureux qui ne sera jamais aussitôt que je le veuille.

Voilà 10 jours que cette ridicule aventure m'occupe. Voilà plusieurs jours qu'il me néglige et me prive de tout plaisir. J’insiste en le suppliant de m'entendre. Je sens que pour oser lui déclarer mes sentiments, j'ai besoin d'indulgence; si je ne voulais que les justifier, elle me serait inutile.
Que vais-je faire après et qu'ai-je à lui dire, que mes regards, mon embarras, ma conduite et même mon silence ne lui aient dit avant moi? Serait-ce un crime d'avoir su apprécier sa charmante figure, ses talents de séducteur, ses grâces enchanteresses, sa touchante attention, et cette douce approche qui ajoute un prix inestimable à ses qualités déjà si précieuses? Non, sans doute. Mais, sans être coupable, on peut être malheureux; et c'est le sort qui m'attend, s’il refuse d'agréer mon intérêt. Cet intérêt, c'est le premier pas que mon cœur lui ait offert. Sans lui, je serais encore, non pas heureuse, mais tranquille. Depuis que je l’ai vu, le repos a fui loin de moi, et mon bonheur est incertain. Cependant il s’étonne de ma tristesse, il s’en demande la cause. Quelquefois même j'ai cru voir qu’il saturait. Ah! Qu’il dise un mot… Mais, avant de prononcer, qu’il songe qu'un mot peut aussi combler mon malheur. Qu’il soit donc l'arbitre de ma destinée. Par lui je vais être éternellement heureuse ou un temps malheureuse. En quelles mains plus chères à mes yeux, si nécessaire à mon besoin, aujourd’hui, puis-je remettre un intérêt plus grand?
J'ai cru, et c'est là mon seul tort, j'ai cru qu’il me respectait, moi une femme honnête, qui ne demandait pas mieux que de garder l’image initiale que je m’étais forgée. Je finirai, comme j'ai commencé. Je lui ai demandé de m'entendre; j'oserai plus. Je le prie de me répondre. Le refuser, serait me laisser croire qu’il reste impassible à ce qui s’est passé et le poids de mes mots sur l’hypothèse que j’avais émis au départ serait peu lourd.
Je ne me retiendrai pas plus longtemps sur cette défaite et sur cette victoire intérieure qui sera sans doute suivie d'une rechute plus profonde. Au moment où je le perdais pour toujours, un soupir de regrets s'échappera de ma poitrine. Ah ! Cette obstination à vouloir m'entretenir, sans cesse, d'un sentiment que je ne veux ni ne dois écouter. Le silence et l'oubli, voilà les conseils qu'il me convient de me donner.
Je tente encore de me rassurer. L'amour que je lui porte n'est point mort; ou s'il l'était, ce serait lui donner de l'excès dans sa joie. Cette vérité, que je ne perds pas de vue, serait, à elle seule, une raison assez forte pour ne pas vouloir l'entendre.
Je ne demande point un retour dont jamais je ne me flatterais. Je n'attends pas même de la pitié, ni l'intérêt qu’il m’avait témoigné. Je crois, je l'avoue, pouvoir réclamer qu’il se justifie enfin clairement.
Je conclurais en déclarant que son comportement m'offense. Je serais vraiment peinée qu’il ne reste aucune trace d'une histoire qui n’aurait jamais dû exister. Il va me forcer à le craindre, peut-être à le haïr. Je ne le veux pas.
Adieu, toi que j'aime tant et que je pourrais aimer davantage!
Tendrement,



Enregistré le 28 Juin 2006 à 03:27
par Sou - 1290171
1837769 Publié le 29/06/2006 à 23:35 supprimer cette contribution
je n'ai pas tout lu car j'ai du mal à lire sur l'écran, j'aime lire dans mon lit ah les habitudes ! mais j'ai commencé la 1ère partie c'est très beau et juste c'est toi qui l'a écrit ? amicalement Kika
Tendregard & Rughur - 1652307lui écrire blog Publié le 04/07/2006 à 18:27 supprimer cette contribution
Bien ècrit...
Le style rigoureux rend tes émotions quasi-palpables...
Hum, j'aime bien...

Rughur.
Oda Lisque ABM <<Super Fille Ciel;-)>> - 1688821 lui écrire blog Publié le 04/07/2006 à 18:45 supprimer cette contribution
chaque phrase donne envie de lire la senconde.

c pénétrant comme texte...
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Huy, le 27 juin 2006. En souvenir de qui je suis, Je me suis bien fait attendre, mon cher, et tu as dû croire que je t'avais oublié. Mais je viens de bien loin, et d'un endroit d'où je pensais ne p
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