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1290348 Publié le 22/12/2004 à 12:11 
Tu vois Phil, je tiens mes promesses !! Le forum "Et la Corse" commence à se faire lourd et chargé... alors en voici un nouveau, qui sera régulièrement alimenté pour vous conter les rites et les coutumes de Corse, les légendes, vous faire connaître nos petits villages de montagne, nos plages, notre maquis... vous faire connaître la Corse, quoi ! Et pour commencer, un sujet d'"actualité" , Noël en Corse ! Natale in Corsica ! Et la tradition de la bûche... la vraie... pas celle en chocolat ! Dans certaines régions de Corse, une grosse bûche doit être mise dans l'âtre de la cheminée, et ne devra pas s'éteindre jusqu'au lendemain. Dans d'autres régions, on met dans la cheminée autant de bûches qu'il y a de personnes vivant au foyer. Si on en oublie une, il y aura une mort dans la famille dans l'année qui suivra. Dans certains villages, les enfants préparent, le matin du 24 devant l'église, un bûcher, le "Rocchiu" qui sera allumé lors de la sortie de la messe de minuit. Le lendemain, les villageois viendront ramasser les braises encore fumantes pour les mêler à celles de leur cheminée. En principe, ce feu doit rester allumé jusqu'au 31 décembre ! Et puis, il y a aussi, la nuit de Noël, cette fameuse prière magique dite par les "guérisseurs" ou les "signeurs" (signadore) et ceux qui pourchassent les "esprits malfaisants". Cette prière (l'incatesimu) est une incantation apprise exclusivement la nuit de Noël. Elle est transmise en principe par les grands-parents aux petits-enfants. Si on transmet cette incantation en dehors de cette nuit de Noël, le pouvoir est perdu ! Ma grand-mère me l'avait apprise, l'année précédant sa mort. Mais je l'ai vite oubliée !!
| 1290348 Publié le 22/12/2004 à 12:20  Et puis, n'oublions surtout pas la célèbre chanson "Petit Papa Noël". C'est un Corse qui a été le premier interprète de cette chanson : Tino Rossi ! C'était en 1946, dans le film "Destin" ! Depuis, Petit Papa Noël est devenu un classique, la chanson que tous les petits enfants chantent. Le disque est réédité toutes les fins d'année depuis cette époque, et il paraît qu'il bat tous les ans le record des ventes !!
| FRANK - 770362  Publié le 22/12/2004 à 12:24  Je la connais!!!! "Petite Pipe à Noêl...." | 1290348 Publié le 22/12/2004 à 12:52  Mon Franky J'espère pour toi que tu n'attends pas la nuit de Noël pour en avoir une !! | Gladys - 835521 Publié le 22/12/2004 à 12:53  Mon ptit Frank tu passes Noel à St Claude? | 1290740 Publié le 22/12/2004 à 12:55  Pat, Franky, Gla | PHIL - 391201  Publié le 22/12/2004 à 13:01  J'ai poussé un Ahhhhhhhhhhh de plaisir en voyant le titre de ton fil ! Je sais par avance que nous allons tous nous régaler de tes histoires que ton talent de conteuse mettra encore plus en valeur. Mon patron est "ch'ti" mais sa femme est Corse, une authentique et ils vont tous les ans sur l'Ile. Souvent je discutais avec lui de ce que j'avais lu sur ton fil et il partageait ces trésors avec son épouse. Je vais lui annoncer la bonne nouvelle de ton retour et attendre avec lui de nouvelles histoires. Tu vois, Pat, tu as un auditoire attentif ! | 1290348 Publié le 22/12/2004 à 13:49  Merci Phil En tous cas, j'essaierai de faire de mon mieux ! Et puis, je compte bien sur Soledonne pour qu'elle me donne un coup de main !! En ce début d'hiver, il se passe chez nous un évènement des plus importants : "a tumbera" ! L'abattage du cochon ! Pas très joyeux, c'est sûr... mais quand on goute notre charcuterie dont la renommée a largement dépassé les frontières, faut pas être hypocrite non plus, hein ?!! Les Corses expliquent que le goût inimitable de leur charcuterie vient de ce que les cochons mangent des châtaignes, des glands, de bonnes choses trouvées dans la forêt. C'est vrai ! Mais la principale raison, c'est que le cochon corse a une bien plus belle vie que son homologue continental ! Arrêtez-vous 2 secondes devant une truie et ses petits qui s'amusent dans la boue ou autour des ruisseaux et des buissons. Ce n'est pas le même animal que celui qui attend sa mise à mort dans un couloir ! La tumbera, ou l'abattage, commence avec la saison hivernale, à la Santa Lucia, le 13 décembre et se poursuit jusqu'à la mi-février. Le temps doit être froid et sec pour permettre de conserver la viande. Toute la famille, et parfois tout le village, met la main à la pâte, selon un cérémonial réglé à l'avance, et un partage des tâches. Le cochon est tué d'un coup de couteau dans la carotide, par les hommes. Je me rappelle qu'au moment ou mon père, mon grand-père, les oncles et amis procédaient à l'abattage, je m'enfermais dans la maison et mettais de la musique suffisamment fort pour couvrir les cris du cochon !! Le sang est recueilli par une femme dans une terrine (a conca) et battu avec une branche de bruyère (a scoppa). Le cochon est alors pendu par les pieds, l'estomac ouvert. Pour éliminer les soies, on les brûle en promenant une torche de bruyère ou d'immortelle. Quand on retire le fiel, on le rejette derrière soi en crachant par terre. Et là, le dépeçage peut commencer. Les femmes vont laver les boyaux à la rivière, ces fameux boyaux qui serviront à envelopper le lonzu, la coppa, les figatelli... à l'aide d'une fine baguette pour retrousser ces boyaux. Une fois le dépeçage terminé, il reste toujours des découpes. On le fait revenir dans du saindoux avec des pommes de terre. Succulent ! Puis vient la confection des boudins, et ça, c'est une affaire de femmes !! Je me rappelle y avoir participé, et la vue de tout ce sang m'avait quelque peu... dérangée !! Bref, pour le boudin et le ventre (l'estomac) une farce est confectionnée avec le sang, aromatisée par des herbes, des oignons et autres suivant les différentes régions. Le sang est donc battu avec une branche de bruyère, puis on y ajoute de l'eau jusqu'à ce qu'il soit plus liquide. Pour connaître la bonne consistance du sang, il faut tremper la main gauche (celle qui porte l'alliance) et lorsqu'on la retire, le sang doit glisser sur la bague ainsi que sur les ongles. On le sale et on le goute, et on rempli les boyaux grâce à une louche ou un entonnoir. Lorsque les boyaux sont pleins et fermés à l'aide d'une ficelle, on les attache en anneaux que l'on va plonger dans le chaudron d'eau frémissante, à trois reprises, en disant une phrase que je n'ai plus à l'esprit ! Puis vient ensuite la charcuterie... le jambon (prisuttu) qui doit être laissé sécher parfois même un an, le célèbre lonzo fait avec du filet de porc fumé, la copa lavée au vin rouge... Bref, la tumbera est en fait une grande fête où toute la famille et les amis se retrouvent, dans la journée pour l'abattage et la préparation des différents mets, et le soir autour de la table, pour la dégustation des boudins, du ventre ou de la soupe "au sang" ! | 1151591 Publié le 22/12/2004 à 14:09  Toujours prête, ma grande, mais uniquement sur les sujets que je maîtrise à peu près car n'oublie pas que mes racines sont ailleurs ... Après les fêtes, d'ailleurs je me propose de leur raconter des histoires de mazzeri. Ils vont voir tous ces pinzuti, qu'à côté, Halloween, c'est la la gnognote... | 1290348 Publié le 22/12/2004 à 14:21  Soledonne, même si je connais pas mal de choses sur la corse, de par mon père ou mes oncles, je "pioche" beaucoup aussi sur google !! Les mazzeri, oui ! J'en avais déjà parlé sur l'autre fil... Houhouhou !! on va leur faire peur !! | 1290348 Publié le 22/12/2004 à 14:47  L'âne corse Aussi emblématique que le mouflon, l'âne est l'animal corse par excellence. Détrôné par le 4X4, cette peluche géante est intelligente, docile et douce, et un excellent compagnon de voyage, et... mais lisez cette petite blagounette plutôt !! Un ingénieur de la DDE (continental ) est en vacance en Corse. Il se promène sur une route de montagne, lorsqu'il est obligé de s'arrêter pour laisser passer un troupeau de brebis. Le visiteur interpelle alors le berger, qui accompagnait son troupeau. - Dites Monsieur le berger, je suis vraiment étonné par la précision du tracé de vos routes... c'est incroyable, ces routes qui contournent exactement ces montagnes... Comment avez-vous fait ? - Très facile ! Lorsqu'on veut faire une route, on va chercher un âne ! Parce que les ânes, ça prend toujours le meilleur et le plus court chemin pour aller d'un point à un autre ! Donc, on suit l'âne... et on trace la route ! - Etonnant ! Mais comment faites-vous lorsque vous n'avez pas d'âne sous la main ? - Bah ! Alors si on n'a pas d'âne, on se contente de la DDE ! | 1151591 Publié le 22/12/2004 à 14:59  Et ils sont nombreaux à la DDE
 | 1290348 Publié le 22/12/2004 à 15:20  Ca me fait penser à une autre blague sur la DDE ! Un petit corse reçoit chez lui ses deux cousins parisiens. Ils discutent entre eux et chacun vante les mérites de son père. Le 1er petit parisien dit : - moi mon papa, c'est le plus rapide ! Il a une Ferrari, et il roule à 200 km/h ! Le 2ème petit parisien lui répond : - mon papa à moi, il est encore plus rapide que le tien ! Il a un avion et il vole à plus de 300 km/h ! Alors, le petit corse leur dit : - Le plus rapide, c'est mon père ! Mon père, il travaille à la DDE de Bastia ! Le soir, il finit à 17 heures, ben à 16 heures il est déjà à la maison ! | 1290428 Publié le 22/12/2004 à 15:35 
Citation: Dans d'autres régions, on met dans la cheminée autant de bûches qu'il y a de personnes vivant au foyer. Si on en oublie une, il y aura une mort dans la famille dans l'année qui suivra.
Merci du tuyau | 1290428 Publié le 22/12/2004 à 15:37 
Citation: Mon patron est "ch'ti" mais sa femme est Corse
mais: | 1151591 Publié le 22/12/2004 à 15:39  Autrefois la polenta ou "pulenta", de châtaigne se substituait au pain et bien souvent elle constituait le repas du soir. Jadis, les bergers consommaient la polenta chaude en bouillie, arrosée de lait de chèvre. C'est une bouillie que l'on mange en tranches chaudes ou revenues à l'huile, voire grillées. Tamiser la farine de châtaigne. Verser 1 litre d'eau environ dans une marmite ou un grand poêlon et porter à ébullition. Saler et verser la farine de châtaigne en pluie en remuant sans arrêt avec une cuiller en bois pour éviter la formation de grumeaux. Remuer vigoureusement, toujours dans le même sens, pendant toute la cuisson qui dure environ 20 minutes. La pâte obtenue doit être très dense et se détacher des parois du récipient de cuisson. Retirer celui-ci du feu et tasser la polenta au centre, en boule. Poser un torchon propre à plat sur le plan de travail et le poudrer largement de farine . Renverser la polenta dessus et remonter les bords du torchon pour façonner la polenta en boule aplatie. La découper en tranches en se servant d'un fil (fil à couper le beurre). Déguster tout chaud avec du broccio frais, du figatellu grillé au feu de bois, de la charcuterie. Elle accompagne délicieusement les ragoûts d'agneau ou de sanglier. On peut aussi laisser refroidir pour faire rissoler les tranches dans une poêle avec un peu d'huile d'olive.
| 1290348 Publié le 22/12/2004 à 16:15  J'en bave !! Je la préfère grillée, au feu de bois... avec du figatellu... Mais j'en ai pas encore mangé cette année ! Je vais y penser... | FRANK - 770362  Publié le 22/12/2004 à 16:17  les bouées sont de retour | PHIL - 391201  Publié le 22/12/2004 à 19:44  Santa Madonna, rien qu'à vous lire, j'ai pris un Kg !!!! | 1262245 Publié le 22/12/2004 à 20:22  Je me régale de toutes ces histoires !! j'espère qu'il y en aura d'autres !!!! | 1290348 Publié le 24/12/2004 à 08:51  La crêche vivante de Campile Campile est un petit village de Haute-Corse. Voici ce qu'il s'y passe, le soir de Noël... Une nuit d'Orient presque chaude, les étoiles brillent et la lune est au quart. Le village est en attente. Sur la place des gens venus d'ailleurs investissent les lieux, s'introduisent dans l'église faiblement éclairée, s'agitent autour de cette étable qui embaume le foin apporté la veille; un bât renversé attend le couffin de Jésus; l'étoile dorée confectionnée par des hommes se balance doucement; les feuilles d'arbousier luisent. La crèche, installée près du chœur, est en attente... On demande alors à tous de ressortir, on ferme les portes de l'église, et on attend sur le parvis dans un silence étonné. Voici que soudain, résonnent des pas d'âne et les coups réguliers d'un bâton qui scande la marche. Toutes les têtes se tendent vers ce noir de la nuit: un groupe étrange apparaît, une femme couverte d'un long voile blanc, montée sur un âne, un homme chemine à ses côtés, guidant la bête, un énorme bambou à la main. À cet instant, Campile frissonne et ne vit que par ces pas. L'âne trottine, le couple s'avance. Les regards sont extatiques. L âne gravit les marches du parvis et le trio rentre dans l'église, pendant que, de toutes parts, surgissent dans la nuit, comme venus tout droit de notre passé, des villageois vêtus à l'ancienne. Le moment est poignant et un monsieur âgé murmure les yeux brillants de larmes: «C'est le plus beau jour de ma vie, j'ai l'impression de revoir mes vieux.» Les santons émus, avec un temps de retard, vont entrer dans l'église. Une femme toute menue chemine fièrement, una secchia en équilibre sur la tête. Ceux qui n'ont jamais connu cela sont fascinés... Une villageoise passe avec sa sporta lourde d'offrandes, une enfant avec sa cruche, une autre en fileuse avec sa quenouille. Un bruissement d'étoffes. Un agneau noir qui bêle, une poule qui s'agite. Les hommes en costume de velours avec une ceinture rouge, chapeau à large bord, a pistoIa au côté, u fucile en bandoulière, les bergers avec leur cape ou leur veste de peau. Les gourdes pendent au flanc. Les cornes vont résonner plus tard. Les pêcheurs suivent, le filet sur l'épaule, ou le panier et la canne en main. Et puis arrive le boulanger tout de blanc vêtu. Il a confectionné un pain de deux mètres de long bien doré et, avec son aide, il le porte sur une sorte de brancard de fortune. Un bûcheron, son fagot sur l'épaule, s'approche, les chasseurs avec leur prise de la veille même, un lièvre et un perdreau en offrande... Ils sont soixante-dix santons. Ils se regardent avec émerveillement. Oui, il se passe quelque chose cette nuit-là, à Campile, quelque chose qui ressemble à la Transfiguration! Qu'il est touchant le geste de Joseph aidant Marie à descendre de l'âne! Les voici humbles près du foin, en attente. Les petits enfants s'approchent et chantent d'une voix dévorée d'émotion: « Ils sont partis sur un ânon, Marie avait un ventre rond... » La lumière s'éteint, le Magnificat résonne, puis l'Ange Gabriel monte en chaire et, seulement éclairé par un projecteur, annonce la venue de jésus. Le « Divin Enfant» est entonné par la foule tandis que, dans le couffin posé sur le bât renversé, s'agite l'Enfant jésus que l'on vient de déposer: c'est le fils de celle qui joue Marie... Les cloches sonnent pour annoncer la naissance et l'Ange Gabriel, petit enfant aux ailes palpitantes, traverse l'église et va au dehors chercher les bergers rassemblés autour du grand feu. Au son des cornes, aux cris des bêtes, les bergers s'approchent en entonnant una paghjella presque dissonante, puis ils invitent les villageois à découvrir la merveille de la Nuit: « 0 ghjente! venite, venite... » Par groupe, par couple, ou seul, le petit monde paysan s'approche. Des chants s'élèvent: « Venite adoremu ». Une petite fileuse chante d'une voix vibrante « Dumane Natale ». Les santons déposent leurs offrandes diverses, de la mandarine à la pomme rouge, de la farine de châtaigne au figatellu, du lièvre au faisan, des canistrelli au culombu, sans oublier le beau potiron... Et les Rois Mages font leur entrée, somptueux dans leurs capes de velours, ils portent l'offrande odorante, encens, myrrhe véritable. A la fin de la messe, le prêtre bénit les canistrelli en forme d'étoiles réalisés par le boulanger de Campile à partir d'un moule de fortune bricolé au village. Ils sont portés dans de grands paniers débordants, sur le parvis, pour que tous se servent. Puis tout le monde est accueilli autour du feu, un grand buffet retient les villageois et ils chanteront longtemps sous les étoiles... paghielle superbes et émouvantes. Une façon de prolonger Noël, de permettre aux solitaires de ne plus l'être et de rester sur la place, pour un réveillon plus chaleureux.
| 1290740 Publié le 24/12/2004 à 08:54  Quel plaisir de lire ici aussi ... Joyeux Noël à la Corse et à ses habitants | 1156184 Publié le 24/12/2004 à 09:40  Joyeux Noël a la Corse et à ses habitants... A toi ma ptite Patt et ta ptite famille... A Solledone aussi... Et a mon ptit Pierre qui vient de quitter le continent pour bosser en Corse et retrouver sa famille a toi mon Ami qui me manque... A vous tous... Joyeux Noël!
| Rubis - 1012529 Publié le 24/12/2004 à 11:14  Jouyeux Noel ma pat ainsi qu'a toute ta famille | PHIL - 391201  Publié le 25/12/2004 à 21:52  Simplement merci Pat pour ces instants magiques. | laurentpce - 773367 Publié le 25/12/2004 à 23:33  Pat et son isle | 1290348 Publié le 26/12/2004 à 09:56  Noël est passé, la nouvelle année se prépare... Dans certains villages, les enfants perpétuent la tradition des voeux et quêtes ritualisées du nouvel an. Ils vont de porte en porte, des rameaux d'olivier à la main, présenter leurs voeux et offrir un rameau. En échange, ils reçoivent un petit présent, souvent une pièce de monnaie. La coutume était, dans les temps, scrupuleusement observée par tous les enfants et dans chaque village. Souvent, la "cérémonie" se déroulait la veille du jour de l'an, à la nuit tombée. Les enfants se regroupaient aux cris joyeux de "Baracuccu !" terme qui désigne l'abricotier, en rapport avec les offrandes que chaque maîtresse de maison préparait ce jour-là à leur intention (fruits secs). En petits groupes, les enfants allaient donc frapper de porte en porte pour offrir leurs bons voeux aux maîtresses de maison : "Bon di, bon annu..." (Bonjour, bonne année"). Leur hôtesse avait fait ses réserves et leur offrait un petit lot de fruits secs composé d'amandes, de noix, de figues et autres. Bien souvent, la maîtresse de maison jetait ses offrandes sur la petite troupe d'enfants et toute la joie de ces derniers était de se précipiter dessus pour en rammasser le plus grand nombre. Inutile de dire que le plancher était vite nettoyé et qu'après les remerciements d'usage, les jeunes visiteurs du jour allaient frapper à la porte suivante, aux cris de Baracuccu ! En Corse du Sud, c'était avec des branches d'albitru (arbousier) que les enfants faisaient leur tournée.
| PHIL - 391201  Publié le 26/12/2004 à 10:06  Cete coutume ô combien agréable a du arriver sur le continent puisqu'étant gamin nous faisions la même chose. Nous passions chez tous les voisins et en repartions les poches garnies de papillottes et autres friandises. Mais c'est normal puisqu'à l'époque, Marseille était la capitale de la Corse ! | 1290348 Publié le 26/12/2004 à 10:13  A vrai dire, je ne pense pas que cette coutume soit née en Corse, elle existe un peu partout dans le monde. Mais chaque région avait son "rituel". Chez nous, c'était avec les rameaux d'olivier ou la branche d'arbousier que les enfants allaient présenter leurs voeux. | Candy - 981564 Publié le 26/12/2004 à 10:15  Très jolie tradition J's'rai curieuse de savoir avec quoi ils passent les gamins du 9.3 | Gladys - 835521 Publié le 26/12/2004 à 10:26  Et ceux du 9.4 |
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