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- 1313171 Publié le 02/09/2005 à 19:26  Est-ce qu'un film de zombies sert vraiment à exorciser nos peurs? Peut-on en rester à interpréter l'usage d'une représentation effroyable pour détourner de l'angoisse d'un danger diffus et sans forme? Devant l'imminence d'une menace pouvant surgir dans n'importe quelle grande ville, le 11 Septembre nous a montré que ce qui est inédit dans ce type de violence, plus que les victimes, c'est le suicide de terroristes qui croient qu'après leur mort il leur sera réservé un monde agréable. Ils ne pensent pas à revenir ici-bas. Or, le désir de revenir existe chez le spectateur occidental, le directeur marketing hollywoodien, mais il se réalise avec les images. Si les corps défigurés ne reviennent pas, les images elles, dans un imaginaire altéré, peuvent revenir. L'Amérique a censuré les images des corps des victimes du 11 Septembre, tout comme elle continue de censurer les images des corps des soldats tués en Irak. L'irruption dans le cinéma américain gore de l'image du corps qui se venge (comme la vache folle s'est vengée de son consommateur) restitue cette injustice. Les corps se vengent à l'écran aussi bien que dans la vie réelle.Tout comme les photos souvenirs de soldats américains mettant en scène leurs prisonniers irakiens dans des postures humiliantes et qui échappent au contrôle de leur hiérarchie, l'image fait irruption, d'une façon ou d'une autre.
| 1551561 Publié le 17/07/2007 à 20:55  |
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