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2029504 Publié le 02/07/2007 à 19:45  "L'invasion de l'Iraq n'était pas tant dirigée contre Saddam Hussein que contre les rivaux européens et asiatiques de Washington. Posons une contre hypothèse. Supposons qu'en accord avec les résolutions des Nations Unies, les sanctions contre l'Iraq aient été levées après le désarmement de celui-ci. La production de pétrole et les exportations auraient repris, engendrant de forts revenus, utilisés à la reconstruction du pays et à l'exploitation de nouveaux champs de pétrole. Les bénéficiaires n'auraient toutefois pas été les sociétés américaines mais les sociétés de construction et d'ingénierie européennes. Les champs de pétrole auraient été exploités par des sociétés françaises, russes et chinoises. Une intégration économique accrue aurait inévitablement soulevé la question de savoir si les contrats pétroliers, du moins pour ce qui était de l'Iraq et peut-être aussi pour d'autres producteurs, ne devaient pas être en euros plutôt qu'en dollars. En d'autres mots, la normalisation des relations aurait signifié le renforcement des puissances européennes et asiatiques au détriment des Etats-Unis. Une poursuite du régime des sanctions n'était pas possible, le système se désintégrant rapidement. Afin de soutenir leur position, les Etats-Unis entreprirent une intervention militaire dans le but de mettre en place un régime fantoche et d'assurer leur contrôle de toute la région. L'invasion de l'Irak est l'expression particulière d'un processus général. L'hégémonie américaine de l'Après-guerre était basée sur la supériorité des méthodes de production, des finances et de la monnaie de réserve américaines et en dernier lieu de la puissance militaire des Etats-Unis. L'érosion des avantages dont jouissaient les Etats-Unis sur le plan de la production conduisit à la fin du système de Bretton Woods. A la suite de cela, les Etats-Unis cherchèrent à maintenir leur position par des moyens financiers. Mais cela aussi touche à sa fin. Après tout, l'histoire n'a jamais connu une situation où la puissance hégémonique mondiale est aussi la nation la plus endettée au monde, dépendante de flux de plus en plus importants de capital étranger. C'est cela qui détermine le recours au militarisme." http://www.wsws.org/francais/News/2005/fevrier05/170105_IrakcriseUS.shtml | Trazi - 826035 Publié le 02/07/2007 à 23:24  Analyse intéressante. Des économistes américains ont affirmé sans scrupule la nécessité de l'état de guerre pour le bien être de l'économie américaine... La morale ? C’est quoi ce truc inutile ? Bon pour les contes de fées...
| Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 02/07/2007 à 23:28  J'aimerais vous poser une question à l'un comme à l'autre : sous-entendez-vous que le pétrole qui est actuellement acheté à l'Irak ne l'est pas aux cours mondiaux ? Et qu'il ne l'aurait pas été tout autant sans invasion de l'Irak ? Un peu plus de précision obligerait vos lecteurs. Merci. | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 02/07/2007 à 23:30 
Citation: pour le bien être de l'économie américaine..
Etatsunienne, Trazi. Les Canadiens, les Mexicains et les Brésiliens sont tout autant Américains. (Il est vrai que le Brésil, ce sont aussi des Etats-Unis, mais ne chipotons point; c'est pure malhonnêteté de la part du peuple des Etats-Unis de se réclamer d'un nom qui n'est dû qu'à un continent). | Mani - 1315197 Publié le 03/07/2007 à 10:52 
Citation: J'aimerais vous poser une question à l'un comme à l'autre : sous-entendez-vous que le pétrole qui est actuellement acheté à l'Irak ne l'est pas aux cours mondiaux
Il ne s'agit pas d'acheter le pétrôle au pays, mais de faire main basse sur les concessions et ainsi de s'occuper soit même de l'extraction Même problème avec la Chine au Darfour | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 03/07/2007 à 11:19 
Citation: Il ne s'agit pas d'acheter le pétrôle au pays, mais de faire main basse sur les concessions et ainsi de s'occuper soit même de l'extraction
Une second, là : ces concessions ont été accordées depuis belle lurette et pour une certaine durée à des sociétés privées selon les principes du droit international. Un changement politique n'est pas que je sache de nature à les remettre en cause (même au temps du Biafra, le gouvernement biafrais expliquait qu'il n'était pas question de remettre en cause de quelque façon que ce soit les concessions pétrolières existantes et signées). Alors que veux tu dire ? Tu te crois au Far-West ?  | Mani - 1315197 Publié le 03/07/2007 à 11:24  Pour ce qui est de l'Irak, c'est le pouvoir politique qui se chargait de l'extraction pour nourir son peuple, tu n'as surement pas oublié le "pétrole contre nourriture". Ceci dit la réelle intention de cette guerre est la guerre elle-même et les milliards de dollards qu'elle rapporte aux cartels militaro-industriels. | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 03/07/2007 à 11:29 
Citation: c'est le pouvoir politique qui se chargait de l'extraction pour nourir son peuple
Pouir nourrir (très bien) ses proches, et accessoirement - moins bien - une partie de son peuple  Citation: la réelle intention de cette guerre est la guerre elle-même et les milliards de dollards qu'elle rapporte aux cartels militaro-industriels.
Méconnaissance économique grave, car les même entreprises qui fabriquent des avions de guerre peuvent tout aussi bien fabriquer des avions de tourisme ou d'affaires, celles qui fabriquent du matériel de transmissions équiper le marché de la CB, et celles qui font des satellites en lancer la pléthore qui est encore nécessaire pour les besoins civils. Ce bon Marx indiquait que la guerre était nécessaire pour "résorber les excédents de production" du capitalisme. C'est qu'à son époque il ignorait que l'argent des bombes pouvait s'investir de façon tout aussi bien dans des remonte-pentes et le devéloppement de stations de ski. Voire en tourisme spatial pour les plus fortunés (et ça, ce doit être autrement plus jouissif qu'une guerre pour bien moins cher). | Mani - 1315197 Publié le 03/07/2007 à 11:32  Evidemment Ne pas oublier que l'Irak a vécu un véritable siège (embargo économique). | 1940628 Publié le 03/07/2007 à 11:38  accessoirement le pays le plus puissant du monde (pour l'instant) ne pouvait pas laisser les 1/5 eme des ressources energetiques mondiales en desherence sans vouloir en prendre le controle , le lobby militaro industriel americain y a vu là un moyen de se gaver accessoirement les usa "occupent" la peninsule arabique | Mani - 1315197 Publié le 03/07/2007 à 11:38 
Citation: Méconnaissance économique grave
Je te retourne le compliment, l'économie répond au lois de l'offre et de la demande, ce qui implique que tous ces avions et autres doivent trouver un marché. Ainsi il est beaucoup plus profitable de créer une demande de toute pièce en entrant en guerre. De plus c'est un terrain d'experimentation militaire (pour la guerilla urbaine en particulier) grandeur nature. | 2029504 Publié le 03/07/2007 à 12:04  voilà l'après Irak: http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=50237 "L’alimentation de base et les produits de première nécessité que même le régime brutal de Saddam Hussein fournissait, sont actuellement et de plus en plus hors de portée des irakiens ordinaires, grâce à l’inflation galopante provoquée par l’occupation et la destruction qu’elle entraîne d’une économie irakienne déjà branlante, la réduction des subventions de l’état encouragée par le Front Monétaire International et l’Autorité Provisoire de la Coalition, et la perturbation de l’industrie pétrolière. Les prix des légumes, des œufs, du thé, le pétrole pour cuisiner et pour se chauffer, le gasoil et l’électricité ont atteint des prix phénoménaux. Le chômage est régulièrement estimé à 50% et 70%. L’impact de tout cela peut être mesure à l’aune de l’accroissement significatif de la malnutrition infantile, répertoriée par l’ONU et d’autres organisations. L’accès à l’eau potable et l’accès à l’électricité restent, sans surprise, bien au dessous de ce qu’ils étaient avant l’invasion, accès déjà désastreux après plus d’une décennie de sanctions complètes et de bombardements périodiques, un pays bouleversé par une guerre catastrophique avec l’Iran dans les années 80, et la première guerre du Golfe." |
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