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27 juillet, 2007 La visite de Sarkozy et la colère de la presse sénégalaise

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2029504 Publié le 28/07/2007 à 16:42 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Les éditorialistes des principaux quotidiens sénégalais dénoncent la “leçon faite aux Africains” par Nicolas Sarkozy jeudi. Le président français a en effet estimé que les principaux maux de l'Afrique ne sont pas dus à la colonisation, mais aux Africains eux-mêmes.

Le président français Nicolas Sarkozy a “fait la leçon aux Africains”, estimaient vendredi 27 juillet plusieurs quotidiens privés sénégalais, Sud Quotidien évoquant même une “injure” au lendemain de son discours à Dakar.
“En visite d'Etat au Sénégal, Sarkozy fait la leçon aux Africains”, affiche en première page Walfadjri. Une “adresse aux Africains” muée en “leçon de français”, ironise Le Quotidien. “Show à Dakar: Sarko sur scène”, écrit L'Observateur.
Le président français s'est cru en “mission civilisatrice”, affirme Sud Quotidien, également à la une, tandis que Le Populaire, moins nuancé, titre: “Les vérités (résumées) de Sarkozy aux Africains: 'Arrêtez de pleurnicher!'”
Ces points de vue sont largement partagés dans les autres journaux, à l'exception du quotidien pro-gouvernemental Le Soleil, qui parle, lui, de “hauteur républicaine” dans un éditorial consacré à la visite de Nicolas Sarkozy.



“Sarkafrique”
“Quand je l'ai entendu parler aux étudiants, dans un amphithéâtre plein à craquer, j'ai pensé à ces missionnaires venus en Afrique 'civiliser' nos arrière-grands-parents (…) Des clichés, encore des clichés, toujours des clichés. Quelle injure!”, s'offusque l'éditorialiste de Sud Quotidien.
Selon Walfadjri, Nicolas Sarkozy “n'a pas fait dans la dentelle pour dire ce qu'il pense de l'état actuel de l'Afrique” dans son discours prononcé à l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, en présence de nombreux étudiants, et aussi d'universitaires et de personnalités politiques.
“Sans ambages, il a tenu les Africains pour responsables de leurs malheurs”, ajoute Walfadjri.
“A défaut de la Françafrique qu'il honnit, place à la Sarkafrique!”, commente Sud Quotidien.
Se limitant à des comptes-rendus des différents aspects de la visite du président français, Le Matin (indépendant) rapporte que les présidents “Sarkozy et Wade (sont) sur la même longueur d'onde” sur les questions de l'immigration et de l'affaire Hissène Habré.
Le Soleil évoque aussi “une parfaite convergence de vues (des deux présidents) sur les questions majeures”, notamment le dossier Hissène Habré, l'émigration clandestine, et la fuite des cerveaux. (avec AFP)
Jissé - 1495957lui écrire blog Publié le 28/07/2007 à 22:46 supprimer cette contribution
Il a raison

Ces pays sont aux mains de voleurs.

Détournements, escroquerie, mafiat...

La France n'y est pour rien, n'en déplaise aux africains.
1811341 Publié le 29/07/2007 à 06:27 supprimer cette contribution
Citation:
La France n'y est pour rien, n'en déplaise aux africains


Si la france n'y est pour rien, peut-on nous dire ce que fait l'armée française dans plusieurs pays d'Afrique?

Au lieu de dire n'importe quoi! Lis attentivement cette Analyse:

"Depuis son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy tente de donner un coup de jeune à la diplomatie française.
Mais à vouloir trop faire de bruit, avec des gestes et des actes qui vont dans tous les sens, le président français, bien ancré
dans sa droite natale, renvoie plutôt une mauvaise image :
une diplomatie-spectacle. Il veut faire accroire au monde entier qu’il a réglé l’affaire des infirmières bulgares en Libye, alors que la médiation qatarie et européenne était à l’origine du dénouement
de la crise. Il tente de chercher des solutions à la crise du Darfour soudanais en ignorant le gouvernement de Khartoum.
Il se lance dans la quête d’une issue au problème libanaisen s’attaquant au Hezbollah.
Il propose une idée de créer une
union méditerranéenne sans en préciser les contours. Ce n’est pas forcément mauvais de faire des propositions à un niveau
géostratégique, à condition que celles-ci soient définies. Et voilà que Nicolas Sarkozy vient en Afrique pour essayer de rompre avec les complaisances liées à «la Françafrique» et au «pré carré
». Sans y parvenir.

Les discours tenus au Sénégal et au Gabon,
pays amis de la France, ont choqué les Africains. Le franc-parler du locataire du palais de l’Elysée plaît peut-être à une partie des Français, y compris ceux de l’extrême droite, mais ne passe pas
ailleurs. «L'Afrique a sa part de responsabilité dans son propre malheur : la colonisation n'est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux», a dit Sarkozy à Dakar.

Autrement dit, que les Africains s’entretuent, c’est de leur faute. Qui a divisé des tribus en créant des frontières artificielles? Qui a pillé les richesses des terres du continent ? Qui a introduit l’idée diabolique de la main coupée à la machette ?
Quia alimenté les haines entre ethnies en tentant d’effacer les identités
et les langues ? Le fautif porte un nom : le colonialisme.
Ce colonialisme, selon la thèse de Sarkozy, n’est pas responsable de la venue de «dictateurs et de corruption». Ces mêmes «dictateurs » sont couverts d’or et de lumière lorsqu’ils débarquent dans les capitales européennes, à commencer par Paris, et leurs comptes sont protégés par les banques du Vieux continent. Des
chefs d’Etat de ce continent revendiquent publiquement une amitié avec ces «dictateurs» et n’hésitent pas à conclure avec eux de juteux marchés.

A Libreville, Sarkozy a serré la main au
Gabonais Omar Bongo, qui n’a aucun palmarès à défendre en matière de démocratie ou de respect des droits humains. Tout comme le Tunisien Zine El Abidine Ben Ali que Sarkozy a embrassé avec entrain lors de sa récente visite à Tunis.

Pire. Le président français suggère que les Africains n’ont aucun héritage ivilisationnel.
«Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire (…). Jamais il ne s'élance vers l'avenir. Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout
est écrit d'avance», a-t-il dit à Dakar. En termes peu diplomatiques,cela s’appelle une insulte.

Ces propos d’une gravité intense soulignent que le président français a une onviction : la suprématie supposée de la «civilisation» occidentale. C’est simple: il demande aux Africains «d’assimiler» une part de cette civilisation pour sortir de la misère. Et là, il n’est pas loin des thèses des néoconservateurs américains et des milieux racistes de l’extrême droite européenne.

Après cette incroyable gymnastique,qui rappelle l’état d’esprit des premiers colons venus «civiliser » les indigènes en Algérie et en Afrique de l’Ouest, Sarkozy
est arrivé à proposer à l’Afrique un autre projet : l’Eurafrique.

Est-il autorisé à parler au nom de l’Union européenne sur ce projet aux traits flous comme celui de l’union méditerranéenne?

Et pourquoi cette volonté de chercher à diviser entre Afrique du Nord et l’Afrique au-delà du Sahara en proposant deux projets différents ? «J'aime l'Afrique», a dit
Sarkozy. On a tendance à ne pas le croire "

un africain civilisé par les aieux de qui vous savez!



1840006 Publié le 29/07/2007 à 06:45 supprimer cette contribution
je vais faire plus simple

l'afrique s'est faite entubée par ses anciens colonisateurs ( du moins leurs dirigeants qu'ils soient français, belges, anglais ... etc ... etc ... ) et sarkozy est un de premiere

ça ira comme ça ?
1811341 Publié le 29/07/2007 à 07:48 supprimer cette contribution
Citation:
et sarkozy est un de premiere


Faut pas charrier non plus !

C'est une insulte à son électorat, que je respecte beaucoup!



mevoungoumichel - 846210lui écrire blog Publié le 14/08/2007 à 18:21 supprimer cette contribution
j'ai toujours dit qu'il faut faire très attention avec les déclarations d'un homme politique. ça resemble aux déclarations et promesses d'une femme ou d'un homme amoureux. ça n'engage que ceux et celles qui y croient, puisque dans la vie, tout change en fonction de l'inconnu qui, malheureusement est toujours inconnu. Ce pendant, je tien à dire ici que, c'est trop tôt pour juger la politique et les prmomesses de ce president très courageux. Mine de rien, comme j'ai eu à soutenir Chirac, je ferais la même chose pour Sarkosy. Il y a aussi une chose que beaucoup de personne ne savent pas, la gestion parfaite des hommes n'existe pas. Puis tout est interêt et exploitation et ceci c'est dans tous les domaines. Sarkozy tente l'ipossible, il veut oppérer un changement; attendons voir où il arrivera. En ce qui concerne la politique africaine de l'élysée, je suis curieux de voir ce qui va changer et dans quel domaine.
domi - 417343 lui écrire blog Publié le 18/08/2007 à 21:35 supprimer cette contribution
En attendant, TANT que l'Afrique ne produira RIEN elel ne s'en sortira pas...leurs mlioches voitent en fuyant le pays et les vu=ieux râlent pasque y a plous rien qui va.
Il a raison Sarkozy, faut vous reveiller grave! Contents ou pas, les journaleux n'ont plus qu'a bouffer leur journal!
Page 1

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