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Dior est là - 644221  Publié le 03/01/2008 à 14:16  Lu dans des comptes rendus boursiers : Nous vous présentons tous nos vœux de bonheur, de santé et de félicité pour l'année 2008. Mais nous ferons aujourd'hui une petite impasse sur la mention "prospérité" car cette première journée boursière efface déjà la totalité des gains engrangés à Paris en 2007... et la séance de mercredi pourrait bien nous ramener un peu plus d'un an en arrière sur le CAC 40. En effet, aucune embellie ne s'est dessinée à Wall Street, après une entrée en matière qui s'avérait la pire observée depuis le 2 janvier 2001 -- et même depuis près de 20 ans puisque le Dow Jones n'a jamais perdu plus de 1,5% au lendemain du réveillon ! --- La publication de l'ISM manufacturier américain (pour le mois de décembre) a fait l'effet d'un puissant courant d'air sur une bougie d'anniversaire ou sur le chandelier posé sur une table de réveillon. La timide flamme haussière des premiers instants s'est éteinte en une fraction de seconde. Le CAC 40, qui affichait encore +0,6% peu avant la diffusion de ce chiffre, a reculé de 1,5%. Une demi-heure plus tard, il parvenait à limiter son repli à 1,15% à 17h30. Mais en transactions "hors séance", il ne tardait pas à enfoncer virtuellement ses plus bas du jour dans le sillage du Nasdaq 100 qui plongeait de 1,8%. La croissance de l'activité du secteur manufacturier américain s'est contractée au-delà des plus sombres prévisions fin 2007, selon l'enquête de l'Institute for Supply Management. Son indice mensuel d'activité plonge de 50,8 vers 47,7, pulvérisant le seuil fatidique des 50. L'enfoncement des 50 préfigure presque à coup sûr une phase de contraction de l'activité économique aux Etats-Unis. Pour ne rien arranger, la sous-composante inflation associée aux prix industriels dérape au-delà des 4% annuels. --- Le billet vert a dévissé en quelques minutes de 1% face à l'euro (de 1,4595 jusque vers 1,4750 euro) et de 2% face au yen (de 112 vers 109,30 -- et il s'effondre de 4% en quatre séances), trahissant une inversion brutale des opérations de carry trade, lesquelles dépendent tout autant des anticipations de croissance outre-Atlantique que de la politique monétaire de Ben Bernanke à l'horizon 2008/2009. --- Au-delà des turbulences qui ont agité le marché des changes et les indices boursiers, cette journée restera marquée par le nouveau record absolu battu par l'once d'or (+3% à 858 $/once) ainsi que par le baril de WTI -- la barre des 100 $ vient d'être franchie ce mercredi sur le NYMEX. Cette flambée des matières premières s'est matérialisée sur fond d'instabilité au Pakistan, d'incidents meurtriers à Port Harcourt au Nigeria -- les principaux terminaux pétroliers des compagnies occidentales débouchent dans cette zone -- sans oublier une vague d'attentats en Algérie et des émeutes sanglantes au Kenya. Bref, le roi des cons vous présente ses meilleurs voeux pour 2008 ! Le roi : Je sens que ça va être une bonne année
 | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 19/01/2008 à 19:10  Lu sur le Net (Agoranet) et à prendre comme vous voudrez : Si l'on en croit l'analyse technique, (...) la catastrophe n'est pas pour tout de suite. "Qui plus est, même si le CAC teste ses supports à moyen terme, si l'on regarde les autres indices européens, l'Eurostoxx n'est pas encore au niveau de son point bas d'août 2007 à 4 028 points, et encore moins le Dax à 7 190 points" . Les événements lui donneront-ils raison ? Tout n'est pas perdu tant que les marchés européens n'ont pas touché le fond ? Le CAC 40 est-il mûr pour un rebond technique ? Et le Dow Jones, que va-t-il faire ? A toutes ces questions, je ne peux faire qu'une réponse "à la Bill Bonner" : je n'ai pas de boule de cristal... et vos suggestions sont aussi valables que les miennes. Mais quand j'entends Ben Bernanke affirmer que la Fed se montrerait "exceptionnellement alerte et souple"... j'entends aussi, en arrière-plan, le vrombissement d'hélicoptères se rapprochant à grande vitesse -- un son généralement associé à des ennuis de nature assez désagréable. C'est Simone Wapler qui a ouvert cette Chronique, c'est elle qui la terminera, avec un conseil tout à fait sagace : "l'adage 'qui n'a pas vendu n'a pas perdu' est à mon sens stupide puisqu'il peut vous emmener à la ruine. Il me semble plutôt que ce devrait être : 'ne vendez pas si vous ne savez pas quoi faire'... Donc, conservez, fermez les yeux (si cela vous soulage) et rouvrez-les dans quelques mois". Et achetez quelques paires de boules Quiès... | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 21/01/2008 à 09:31  Caca rente :
 | 1940628 Publié le 21/01/2008 à 09:33  | Diane - Forget me not - 2025831  Publié le 21/01/2008 à 09:37  J'avais pas vu la légende que tu a mise ! concernant le CAC 40 Oui, hier ils en ont beaucoup parlé de la chute | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 21/01/2008 à 13:05 
Citation: J'avais pas vu la légende que tu a mise !
Bah, je ne suis pas le seul à avoir eu l'idée. En fait, Freud a beaucoup parlé du stade anal et de son rapport avec le désir de possession.
 | Diane - Forget me not - 2025831  Publié le 21/01/2008 à 13:06  Oui, c'est vrai d'ailleurs... | Trazi - 826035 Publié le 21/01/2008 à 13:10  La chute devient deplus en plus spectaculaire ! Le capitalisme a cru pouvoir se passer d'ouvriers avec le machinisme ou les importantions, il va se rendre enfin compte qu'il ne peut pas se passer de clients ! Donner 100 euros à un pauvre, l'économie fonctionne avec 100 euros du plus car il les dépense. Donnez 100 euros à un riche, ils disparaissent dans des placements sans aucun intérêt pour la collectivité. Et ne dites plus jamais que l'économie est nue science, car une science est par logique prédictive, or l'économie a moins de pouvoir prédictif que la météo ! Si l'économie était une science les cours de la bourse n'existeraient pas.
| Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 21/01/2008 à 13:27 
Citation: Le capitalisme a cru pouvoir se passer d'ouvriers avec le machinisme ou les importations, il va se rendre enfin compte qu'il ne peut pas se passer de clients !
IBM y est presque arrivée : dans les années 70, le nombre d'ordinateurs qui y était installé en interne croissait nettement plus vite que celui installé chez les clients. Les deux courbes devaient se croiser en 2020 et en fin de compte la stagnation est arrivée avant. Mais Louis Pauwels avait déjà trouvé la solution quand il était directeur de Planète : il faut tout simplement payer les clients pour qu'ils consomment. C'est cela, la "main invisible"  Citation: Donner 100 euros à un pauvre, l'économie fonctionne avec 100 euros du plus car il les dépense.
Mais ne t'inquiète pas : les riches dépensent bien plus que les pauvres, et notre président ne cesse à cet égard de donnner le bon exemple Citation: Donnez 100 euros à un riche, ils disparaissent dans des placements sans aucun intérêt pour la collectivité.
Cela, ce ne serait vrai que si la collectivité n'avait pas l'usage de capital. Et ça, à mon humble avis, avec tout ce qui reste à faire, ce n'est pas demain la veille.Citation: Si l'économie était une science les cours de la bourse n'existeraient pas.
Il est absurde de confondre l'économie et la finance. C'est exactement comme si tu nous déclarais que si une injection électronique fonctionnait dans le moteur il n'y aurait pas besoin de volant sur la voiture  | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 21/01/2008 à 16:06  Reçu via le Net : * La semaine dernière, on a appris que Merrill Lynch avait perdu deux fois plus d'argent que prévu... Lehman Bros. a licencié 1 300 personnes dans sa branche "prêts hypothécaires"... et les mises en construction ont atteint leur plus bas niveau depuis 1991. * Deux millions de propriétaires américains seront confrontés à l'augmentation de leurs taux de prêt dans les deux ans qui viennent. Les prix de leurs maisons ont déjà baissé de 5% à 10%... et plus. Le bureau US des statistiques de l'emploi a ajouté que, si l'on déduisait la hausse des prix, les salaires des travailleurs américains ont chuté de 0,9% entre décembre 2006 et décembre 2007. A présent, avec le chômage qui augmente... bon nombre d'entre eux ne vont plus pouvoir tenir. * Le ratio de maisons vides et invendues sur le marché de la location est 50% plus haut qu'il y a 20 ans. De la Bay Area, en Californie, on apprend que les ventes sont à un plancher de 20 ans. ** Et les choses empirent. Business Week prévient que "la crise de la valeur immobilière approche". Les gens n'ont pas fait qu'emprunter pour acheter des maisons... ils ont également utilisé leurs maisons comme nantissement pour des emprunts destinés à acheter d'autres choses. A présent, 14,7 milliards de dollars de cette valeur immobilière restent impayés. Les prêts hypothécaires qui ont mal tournés ont grimpé de 130% entre 2006 et 2007 chez certains prêteurs. C'est un secteur à 850 milliards de dollars... et une grande partie va mal tourner. * Même les propriétaires "riches" ont des problèmes, affirme un article de Reuters. Les quartiers chics, où l'on trouve des maisons valant plus d'un million de dollars, commencent à avoir l'air légèrement décati, nous dit l'article. L'afflux de nouveaux acheteurs marginaux... et la hausse des prix des maisons... ont attiré les propriétaires de la classe moyenne dans des maisons qu'ils ne pouvaient pas vraiment se permettre. Ils se sont endettés pour pouvoir profiter d'une maison plus grande, plus prestigieuse... en espérant que la hausse des prix leur rapporterait gros. Cela n'a pas été le cas. A présent, ils sont vraiment surendettés... et pour bon nombre d'entre eux, le vase a commencé à déborder. * Rien de tout cela n'est haussier -- ni pour les prix des maisons... ni pour les actions. * La semaine dernière, Ben Bernanke -- ancien président du département d'économie à l'Université de Princeton et désormais président de la plus grande banque centrale de la planète, la Réserve fédérale US -- a expliqué que la politique monétaire ne suffisait pas. Le rendement des bons du Trésor US à 10 ans est déjà plus bas que le taux d'inflation des prix à la consommation (ou à peu près). Cela signifie que les emprunteurs les plus qualifiés peuvent obtenir de l'argent à des termes très favorables -- il est pratiquement gratuit. Mais qui veut emprunter ? Que feraient-ils avec l'argent ? Acheter des actions ? Le portefeuille boursier moyen est en baisse de 5% environ cette année. Qui en voudrait ? Devraient-ils acheter de l'immobilier ? Oubliez ça ; peu de spéculateurs veulent acheter en ce moment. Ou peut-être pourraient-ils utiliser leur argent pour développer leur activité ? Mais qui se développe juste avant une récession ? Uniquement les prêteurs sur gages.
| Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 21/01/2008 à 16:07  Mais heureusement une bonne nouvelle ! "... Qui souffre le plus de l'inflation ? Qui souffre le plus de la hausse des prix ? Ce sont les pauvres, non les riches. Les riches peuvent se protéger contre l'inflation. Les pauvres, non..." -- Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE) Le Financial Times vient de choisir Jean-Claude Trichet -- président de la BCE -- comme "Homme de l'Année 2007". | 1940628 Publié le 21/01/2008 à 16:08 
voila un mec qui sait de quoi il parle lui avec le salaire qu'il a ça m'etonerait qu'il aille chez lidl
Citation: Ils se sont endettés pour pouvoir profiter d'une maison plus grande, plus prestigieuse... en espérant que la hausse des prix leur rapporterait gros. Cela n'a pas été le cas.
ah les cons .. bien fait!  | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 21/01/2008 à 16:12  En voici davantage pour pas un rond. | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 21/01/2008 à 16:46 
Citation: Dans ce contexte d'aversion au risque, les rendements des emprunts continuent de se détendre sous les 4% pour les taux à 10 ans, à 3,92% pour celui de la zone euro et à 3,64% pour celui des Etats-Unis.
Rappelez-vous Charles Gide : quand le rendement des taux d'intérêt est sur le point d'atteindre zéro (0 en 1895, nous dirions "le taux d'inflation" aujourd'hui), des choses désagréables se passent. Il avait prévu des problèmes pour 1915, il ne s'est pas trompé de beaucoup. http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Gide#La_pr.C3.A9diction_de_1895Citation: Dans la version de 1895 de son Traité d'économie politique, Charles Gide constate - graphique à l'appui - que les taux d'intérêt n'ont cessé de baisser de 1830 à 1895, ce qu'avait fait aussi remarquer Marx sous le nom de baisse tendancielle du taux de profit. Il remarque toutefois que cette baisse est quasi-linéaire à quelques aléas près (voir régression linéaire) et que si tout se poursuit de cette façon, ces taux deviendront... nuls en 1915 - ce qui n'est en bonne logique pas possible : qui prêterait lorsque le taux d'intérêt est nul ? Il prédit dans ce livre qu'il se produira donc nécessairement d'ici 1915 quelque chose d'important qui va modifier cette donne. La guerre de 1914 et l'apparition de l'inflation qui va sévir tout au long du XXe siècle lui donneront spectaculairement raison sur cette date.
| Trazi - 826035 Publié le 22/01/2008 à 12:24  Une belle preuve d’ incompétence !
Citation: "... Qui souffre le plus de l'inflation ? Qui souffre le plus de la hausse des prix ? Ce sont les pauvres, non les riches. Les riches peuvent se protéger contre l'inflation. Les pauvres, non..." -- Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE)
Un pauvre est en général endetté, alors l'inflation le ravi sa dette baisse à vue d'œil, et les salaires, même s'ils ne suivent pas l'inflation, ont tendance à évoluer quand même en fonction de celle-ci. Un riche possède en général des comptes bancaires plus ou moins placés mais chiffrés en valeur monétaire. Si cette valeur baisse ses coffres ou ses actions se vident de leur valeur sans qu'il ne puisse rien faire. En cas d'inflation celui qui travaille et exporte est gagnant, celui qui commerce et importe est perdant. Lequel est riche ? Lequel est pauvre ? Ce n'est pas pour rien que les meilleurs acteurs de la lutte contre l'inflation ont toujours été parmi les plus riches ! | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 22/01/2008 à 12:32 
Citation: Un pauvre est en général endetté, alors l'inflation le ravi sa dette baisse à vue d'œil, et les salaires, même s'ils ne suivent pas l'inflation, ont tendance à évoluer quand même en fonction de celle-ci.
C'est fini depuis le milieu des années 70 (*), ça, Trazi. Va donc te dégotter un prêt non indexé aujourd'hui, je te souhaite bien du plaisir ! ((*) Ma soeur et mon beauf en ont bavé avec leur prêt à remboursement croissant alors que le plan Barre faisait stagner leurs salaires d'enseignants). Les remboursements suivent l'inflation, pas les salaires, et c'est bien là tout le problème de la crise actuelle, vu que c'est par là que tout a commencé.Citation: Un riche possède en général des comptes bancaires plus ou moins placés mais chiffrés en valeur monétaire. Si cette valeur baisse ses coffres ou ses actions se vident de leur valeur sans qu'il ne puisse rien faire.
Si on est riche, on ne place que l'argent des dépenses courantes en liquidités, et le reste dans des fonds qui suivront l'inflation. Si on est pauvre, on met à la caisse d'épargne, qui va bientôt couter au lieu de rapporter, dès lors qu'elle ne suivra plus l'inflation.Citation: En cas d'inflation celui qui travaille et exporte est gagnant
Tu admets donc que les salaires ne sont pas indexés ? Alors pourquoi ne pas l'avoir dit tout de suiteCitation: celui qui commerce et importe est perdant.
Prends le cas de LVMH : elle commerce et exporte. S'il y a inflation en France, elle ramènera davantage de bénéfices (et donc d'impôt sur les sociétés à l'Etat), mais ses salariés n'y gagneront pas grand chose à part un peu plus de prime en fin d'année histoire de marquer le symbole pour pas cher. | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 22/01/2008 à 13:12  Eclat de rire 1 :Citation: Le spectre de la récession a fait s'effondrer les places asiatiques de 5% en moyenne : -5,15% à Shanghai, -5,5% à Hong Kong, et -6% à Singapour. Puis ce fut au tour des marchés émergents : Moscou a affiché -7%, Bombay -7,4%, la plus forte chute pour la bourse indienne. Et pendant ce temps, le continent américain a encaissé la secousse qui lui parvient à peine atténuée par les immensités océaniques : Toronto a plongé de 4,5%, Mexico de 4% et le Dow Jones a perdu 522 points en pré-ouverture. Cela ne vous rappelle rien ? Nous si ! C'est exactement -- et au point près -- le montant de la chute historique (de 22%) du 13 octobre 1987 !
Eclat de rire 2 :Citation: Et faut-il vous rappeler qu'en perspective des Jeux de Pékin, une majorité de stratèges excluait tout krach boursier d'ici septembre 2008 ?
Vouei, c'est bien connu, les krachs boursiers, c'est comme les accidents du travail, on les planifie |
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