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Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 20/02/2008 à 23:56 
Citation: Evangelical Scientists Refute Gravity With New 'Intelligent Falling' Theory
http://www.theonion.com/content/node/39512 Traducteur : http://www.google.fr/language_tools?hl=fr | J - 1118305 Publié le 24/02/2008 à 10:19  A côté Forrest Gump c'est Einstein ! Il me semble que tu avais parlé, il y a quelques temps de la théorie de la gravité holographique. Ce qui semblait encore plus fort car cette dernière disparait complètement et devenait une illusion. Je pense qu'elle conviendrait mieux pour ces illuminés. De plus faire un hologramme avec Jésus voila qui serait à leur portée et voila la résurrection | Ylaïashen - 687571 Publié le 28/02/2008 à 09:38  Certes, il me paraît évident qu'il s'agit d'illuminés. Certes, je crois à la loi de la gravité. Mais d'un point de vue philosophique (ou théologique), on ne peut nier qu'ils soulèvent ici un point important : on ne peut expliquer la force de gravité, pas plus que la force nucléaire forte, la force nucléaire faible, et la force électro-magnétique. Dire que ces forces (qui semblent n'avoir été qu'une aux temps anciens) "sont constituantes de l'univers", revient à dire : "c'est comme ça et pas autrement". Et on retombe sur la question chère à notre Paganel préféré : "pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?" Certes, répondre à cette question : "parce que Dieu l'a voulu", c'est indéniablement une façon d'éliminer le problème par une réponse facile (une réponse que l'on peut d'ailleurs replacer partout, pour toutes les questions que ce soit, et c'est en cela qu'elle est si pratique - trop pratique donc. Ce qui n'enlève rien au fait que cette réponse peut fort bien être la bonne. Yla (toujours agnostique, ce qui implique qu'il se pose des questions) | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 28/02/2008 à 11:42 
Citation: Yla (toujours agnostique, ce qui implique qu'il se pose des questions)
Euh ? N'aurions-nous pas le meme dictionnaire ? D'après celui de l'Académie : AGNOSTICISME. (Page 1:30) AGNOSTICISME. (Dans ce mot et dans les trois suivants G et N se font entendre.) n. m. Doctrine philosophique qui écarte toute spéculation sur l'absolu en le déclarant inaccessible à notre connaissance. J'avoue que je l'utilisais jusqu'ici dans le même sens que toi. C'est ta parenthèse qui m'a amené... à me poser la question ! | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 28/02/2008 à 11:56 
Citation: on ne peut expliquer la force de gravité
Newton ne le pouvait pas et cela le gênait terriblement (non, mais qu'est-ce que c'est que cette force qui s'exerce à distance ? on est en pleine sorcellerie !), bien qu'il eût ainsi expliqué les marées et en prime pourquoi la Lune restait en l'air et y avait un mouvement, ainsi que plein d'autres choses. Occam pouvait être content : on avait progressé en réduisant le nombre de concepts initiaux. Einstein a été un peu plus loin en montant qu'en fait de gravité, il y avait juste une déformation de l'espace-temps. La pomme ne tombe pas sur la Terre (ou la Lune autour de la Terre), mais l'un comme l'autre restent sur une géodésique exactement comme ils le feraient si la Terre n'était pas là (la différence étant pour la pomme qu'en fin de chute elle s'aperçoit que la Terre est quand même là ! La Lune n'aura pas ce problème : avec les marées qui ralentissent la Terre, elle va s'en éloigner de plus en plus). Beaucoup plus de choses sont ainsi unifiées. Occam peut être encore plus content La question est de savoir jusqu'où on pourra réduire et quel est le nombre exact de degrés de liberté de l'univers (c'est à dire combien de constantes universelles et d'états initiaux pouvaient "être fixés librement", bien que ça fasse un peu anthropomorphe). Quatre (c, G, h) et un état ? Trois ? Deux ? Une ? Et si c'est zéro, la philosophie va peut-être devoir être réécrite, car c'est la notion même de contingence qui disparaîtrait. Nous serions nécessaires et immortels, ce que je ne souhaite évidemment à personne En même temps, ça ferait très plaisir aux théologiens. Disons qu'ils auraient au sujet de cette découverte des sentiments mitigés : la nécessité suprême d'un ordre des choses et un seul ? superbe ! l'homme dépourvu de tout libre arbitre ? le moraliste n'y trouve plus son compte.
 | Ylaïashen - 687571 Publié le 28/02/2008 à 14:59  Je suis probablement agnostique, dans le sens où "je ne sais pas si dieu existe ou non ; je crois qu'il est impossible de le savoir." Je ne vois pas ce qui de ce fait m'empêche de me poser la question. Tu ne t'es jamais posé des questions tout en sachant que tu n'aurais jamais la réponse ? Je sais que c'est le cas : "pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?" Tu crois vraiment que tu obtiendras la réponse ? Si c'est le cas, alors je te trouve bien naïf, malgré tout le respect que je te dois. (ceci étant dit, comment poster une réponse derrière cette superbe image ?) | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 28/02/2008 à 15:51 
Citation: "pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?" Tu crois vraiment que tu obtiendras la réponse ? Si c'est le cas, alors je te trouve bien naïf, malgré tout le respect que je te dois.
L'hypothèse de Linde constitue une réponse, et Veneziano semble pencher dans le même sens : si un univers ne se caractérise que par un point dans l'espace des possibles, qu'est-ce qui viendrait s'opposer à ce qu'un point donné soit occupé ? Voire que tous soient occupés ? En MQ, on a une autre façon de le formuler : le quelque chose que nous sommes se trouve ne constituer que l'une des nombreuses formes possibles du rien. Je sais, c'est décourageant quand on y pense
| Ylaïashen - 687571 Publié le 29/02/2008 à 13:55  Ce sont là des réponses, mais ce n'est pas La réponse, tu en conviendras. Ce ne sont qu'hypothèses et théories. | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 29/02/2008 à 23:16  Toute vérité ne passe-t-elle pas par ces quatre phases ? Blasphème, hypothèse, théorie, et ensuite seulement sa phase finale de vérité... jusqu'à nouvel ordre. Ce que ta contribution souligne, c'est que le film n'est pas fini, à supposer qu'il le soit un jour (le poème Dieu, de Victor Hugo, avait la particularité de se terminer par sa première strophe suivie de points de suspension). Cela soulève deux question : si le film était fini, nous ennuierions-nous ? Et peut-il être fini au sens où nous l'entendons ? Cela pose la question du fameux "point Oméga" de Teilhard (repris par le physicien Frank Tipler), et de la "singularité technologique", qui désignent sans doute la même chose. Nous sommes dans une phase de déclin de civilisation, mais où la vitesse des progrès techniques et conceptuels prend pourtant tout le monde de court. Quid une fois que nous aurons atteint la Singularité ? Dirons-nous comme Wong Kar-Wai qu'il ne se passe plus rien en 2046 ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Singularit%C3%A9_technologique | Ylaïashen - 687571 Publié le 01/03/2008 à 09:47  La science a-t-elle une fin ? Ce point peut se discuter. J'ai toujours à l'esprit cette anecdote lue je ne sais plus où, de savants vers la fin du XIXème, qui prévoyaient la fermeture de l'académie des sciences, une fois qu'on aurait trouvé combien y a-t-il d'étoiles dans le ciel, et (ce qui rejoint le thème que j'ai posé il y a quelques jours) comment le cerveau secrète la pensée. Certains croient que la science a une fin, qu'un jour on aura tout trouvé ; d'autres croient que la science n'a pas de fin. Il y a une métaphore connue, qui est celle du filet de pêche : l'univers est constitué de rochers, de cailloux, de gravier et de sable. Suivant la taille des mailles du filet que l'on utilise, on pourra ramener des cailloux plus ou moins gros, mais on ne pourra jamais saisir le sable. Autrement dit, certaines choses de l'univers ne pourront jamais être saisies par la science. D'ailleurs, à propos du fil d'à côté, "le livre de la nature est écrit en langage mathématique", cela suppose que les mathématiques sont universelles, indépendantes de la perception humaine. Reste à savoir quelles mathématiques. Euclidiennes ou non-euclidiennes, 1+1=2 ou 1+1=1, ou encore 1+1=3 ; le plus court chemin d'un point à un autre est-il la ligne droite ou la plus petite des lignes courbes ? Einstein s'est basé sur des mathématiques non euclidiennes qui par conséquent choquent le sens commun, et pourtant, it works ! C'est ainsi que certains pensent que les mathématiques ne sont pas universelles, mais sont simplement une construction humaine. L'univers transcende-t-il les mathématiques ? Transcende-t-il la science même ? On est en droit de le penser, en tous cas, la question mérite d'être posée. |
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