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Sergent Legourdin (l'homme, le vrai) - 2331325 Publié le 08/08/2008 à 11:32  Tout a changé ici... Plus d'haridelles efflanquées et autres mules poussives, que l'on croisait aux coins des rues, les nuits sont presques calmes, sans problème ; place aux berlines climatisées et autres 4X4 flambants neufs. Beaucoup moins de gamins, une lueur de misère sur le visage, la main tendue et parallèle aux allées pavées d'espérances. J'y suis revenu quelques jours, cette ville à l'atmosphère si particulière, et aux allentours aussi. La simplicité des gens, une rude ruralité, m'avait plu dès le début. Je me souviens d'avoir passé des heures à regarder de petites mains fignoler de petits objets de toutes sortes. J'aime mon côté contemplatif... Je suis retourné chez Lydia, près de la petite église aux trois saints. Je me disais qu'avec le temps, elle avait fermé boutique... Mais non, elle tenait toujours ce bar sombre, les mêmes vieux ventlilateurs brassaient un air acre et pimenté. Dans les années 80 au nord de Bogota, j'assurais la sécurité d'un juge et de sa famille ; on m'avait envoyé ici pour ce job, j'étais loin de ma base de Djibouti, détaché de mon unité, sacrée ballade... J'avais pris une balle de 9 mm dans le tibia gauche. Mais bon, le petit juge avait eu la vie sauve et j'avais fait du bon boulot. Cette famille avait un contrat aux fesses et à l'époque, on mettait un point d'honneur à l'honorer le plus vite possible, d'où des situations assez chaudes ; la vida no valía nada, aujourd'hui, elle ne vaut pas grand chose... Il fallait alors se méfier de tout, du vrai-faux flic, aux adolescents à moto, en passant par la pute qui marche le long d'un trottoir défoncé... Anticiper l'embrouille dans le calme permet de ne pas se faire buter comme une vulgaire cible... Le type qui panique au moindre soubressaut d'un automatique, ne va pas loin. J'ai toujours été insensible aux bruits du canon et de la mitraille, de la fureur qui m'entourait, ce qui était un net avantage sous un feu nourri. J'ai toujours pensé que les sourds feraient d'excellents combattants... J'ai été content de retourner, en touriste, dans ce pays magnifique et revoir Lydia, celle qui m'ébergea pendant six longs mois, qui m'a préparé de bons petits plats et qui lavait avec enthousiasme mes slips. J'ai connu la douceur de son lit, de ses bras, de sa peau, oui, je me rappelle, tout est là, bien rivé dans ma mémoire, on n'oublie pas les passages heureux et intenses de sa vie... Elle avait pris de la bouteille, quelques rides de plus, mais bon dieu, sa beauté noire, latine, était flamboyante, nos regards se sont croisés ; la magie était toujours là, comme si nous ne nous étions pas quittés, ou du moins, une simple absence de quelques heures. Elle avait maintenant 52 ans, et mes pensées défilaient sur son corps au son chaloupé d'une bossa sirupeuse. Lydia cria en me voyant, puis lâcha un grand rire, avança à ma hauteur et me colla une baffe bien appuyée, elle pleura. Je restai de marbre, une femme qui pleure me laisse froid. Je l'ai saisie par la taille, je glissai une main dans sa chevelure épaisse, pas un mot, pas un bruit, on s'embrassa et nos bouches restèrent jointes un long moment... Les retrouvailles ont été vives, poignantes. "Fermé pour cause d'inventaire". Ou quelque chose du même genre. Lydia tourna deux tours et la serrure se ferma en un couinement désagréable. Ça n'avait pas traîné, une fois la porte close elle se jetta à mon cou et me glissa à l'oreille, qu'elle n'avait pas fait l'amour depuis des lustres. Tant mieux, j'avais une envie furieuse de l'épuiser... J'étais à poil. Je ne sais pas pourquoi, mais j'adore être nu devant les filles. " Whaou, mais tu es toujours aussi musclé ! j'ai l'impression que ta bite a grossi depuis la dernière fois, non? " Dit-elle étonnée. " Ne parle pas de malheur ! " Dis-je. "Ce n'est déjà pas facile de vivre avec un engin pareil...". Elle aimait que je la soulève énergiquement, que je l'allonge sans ménagement sur la petite table qui touchait la fenêtre, elle voulait se faire prendre à la vue de tous, elle espérait être surprise en train de se faire baiser, j'arrachai sa petite culotte d'un geste sauvage mais précis. Quand au voisinage, ma foi, cela ne me posait aucun problème, je ne le connaissais pas... Avec elle, l'amour ne se résumait pas en une seule chose, il y avait de la variété, cela pouvais durer des heures dans des éclats soyeux, tendres et érotiques, ou en un éclair sous une porte cochère... Je plaçai ses jambes sur mes épaules, j'agrippai ses fesses et la pénétrai. J'arrivai à me pencher vers elle et lui sucer le bout des seins, elle réussissait à m'attraper les burnes, puis les presser doucement. En voiture Simone ! Plus mon sexe battait son entre-cuisses perlée de sueur, plus Lydia criait des gros-mots que la morale m'interdit d'écrire. Elle avait l'art d'étrécir son vagin à volonté, lequel avait, je dois le dire, la densité musculaire de mes biceps. J'avais le membre qui se retrouvait délicieusement coincé, étouffé, ceci rendait la copulation très tactile, la friction impudique était de mise. Juste avant de balancer la purée, je la retournai, elle posa ses mains sur le rebord de la fenêtre puis vint s'empaler à nouveau sur la bête, je m'étais assis sur une chaise en paille branlante. Pendant un court instant, elle m'offra son anus ombellé, joyeux et fumant de désir, je déclinai l'invitation pour cette fois, gardant cette gourmandise pour les jours à venir... J'explosai, je lâchai prise, je jouissai à la face du monde, je nageai dans l'incontrôlable, j'avais l'impression que mes os, mes muscles, quittaient mon corps, c'était terrible, un peu comme une lance d'incendie ouverte d'un coup, emportant tout, jusqu'à mon âme... C'était carnaval, la piste aux étoiles, le grand show à l'américaine, ses petites lèvres se déguisèrent en omelette baveuse, et sa vulve pourpre, en un sourire béat grimé de yahourt. Ce fut une sorte de geyser, un feu d'artifice à la crème, où Lydia aurait pu être éjectée et collée au plafond... Nous étions visiblement heureux de nous revoir, ce n'était qu'un début, nous avions plusieurs jours devant nous afin d'explorer nos vies. La vie n'a de sens que si le corps s'exprime.
| Fαŧαℓωεαρση Pancucul - 1471675 Publié le 10/08/2008 à 04:52  Put'1, ya pas à dire. T'es vraiment doué. Tu devrais te lancer dans l'écriture de fictions | stef_luck - 1326983 Publié le 10/08/2008 à 06:24  WEAPON Dans cette bellz fiction tu auras 1er role Bisous belle star tu me fais 1 photo dédicassée!!!!!! super t 1 | Lake - 1522535  Publié le 10/08/2008 à 06:59 
Citation: Lydia aurait pu être éjectée et collée au plafond...
Citation: La vie n'a de sens que si le corps s'exprime
Un peu violent non ?
| 1940628 Publié le 10/08/2008 à 07:19  bon ben si il faut s'y coller sergent "Compte tenu du temps je vais pêcher a la teigne ,finalement.J’ai posé tout le matos sur la berge pour peaufiner mon approche, mon moulinet Made in Pakistan ,ma canne anglaise, mon fil 18/100 mono brin japonais, et mes teignes Bien françaises ,enfin je crois, (ce sont des larves jaunâtres très appétissantes pour la fario). J’accroche et je laisse filer, quand il fait du vent, la mouche vaut mieux oublier.. "La question qui me préoccupe aujourd’hui c’est le politiquement correct, tes tabous se sont tellement enflés que dés que tu t’affirmes dans une discussion, paf tu t’appelle bénito". "C’est vrai aujourd’hui on cherche le consensus (y a des mots j’te jures ).." Ça fait trois fois que je présente l’appât devant la pierre ronde là et qu’il ne se passe rien.Je me retourne et c’est la que je l’ai vu ,l’enfoiré.. Un rouge-gorge perché sur ma boite avec une teigne dans le bec. Vous avez déjà vu ces oiseaux? , 20g au maximum , la poitrine en avant, la tête haute, coiffé en brosse, et l’œil effronté, et qui ne se sauve pas, genre « et alors tu veux ma photo » "Bon d’accord ça ne fait pas plaisir de constater une véritable opposition , mais il faut se dire les chose non ? plutôt que de s’ignorer, et se faire des ronds de jambes.." Dés qu’il est parti , je monte une mouche noyée ,parce que je sais qu’il va revenir.. Trois minute plus tard ..chip, chip le voilà, fouillant dans la sciure pour en prendre une autre.. Un(e) opportuniste qui me regarde avec l’œil rond.. Ma canne me fais une clé au bras et je reviens a moi rapidement, en effet j’ai bien fait ,pour la mouche noyée, une belle arc en ciel apprend a voler dans le courant…c’est un peu grâce a lui.Je rentre avec mon beau poisson, j’ai laissé ma boite de teignes pour l’autre là le pirate..
| Lake - 1522535  Publié le 10/08/2008 à 07:23  waaaaah quelle bravoure ! joli morceau !
| 1940628 Publié le 10/08/2008 à 07:27  le sergent est un vieux complice (je n'ai pas dit vieux con plissé ) dont j'aime bien lire les nouvelles | Lake - 1522535  Publié le 10/08/2008 à 07:29 
| Sergent Legourdin (l'homme, le vrai) - 2331325 Publié le 20/08/2008 à 13:49  Je n'écris jamais de fiction, cela demande trop d'imagination. Je préfère le reportage, je suis comme un reporter de guerre, toujours au coeur de l'action, je suis là où ça chauffe, où ça transpire, où ça crie, ça hurle, bref, là où la vie explose en d'énormes frissons cutanés. | Sergent Legourdin (l'homme, le vrai) - 2331325 Publié le 20/08/2008 à 13:50  Alex, my friend. | 1940628 Publié le 20/08/2008 à 13:55  | Sergent Legourdin (l'homme, le vrai) - 2331325 Publié le 20/08/2008 à 15:09 
Citation: Put'1, ya pas à dire. T'es vraiment doué.
Oui, c'est vrai, je suis entièrement d'accord avec toi. Je m'épate! Je gagne certainement à être connu. Et dire qu'il reste encore des femmes sur ce site qui refusent d'être épanouie. Rien qu'en livrant ma vie en quelques lignes savoureuses, une charette de poules me contactent pour enfin connaitre la délivrance... Elles ont raison, continuez les filles! Quand aux autres qui boudent, ma foi, vous n'aurez pas mon corps... | EVE ANNE ET SENS - 1971784  Publié le 20/08/2008 à 15:10  | Sergent Legourdin (l'homme, le vrai) - 2331325 Publié le 20/08/2008 à 15:16  Ben quoi Eve, reine des femmes, tu boudes? | Sergent Legourdin (l'homme, le vrai) - 2331325 Publié le 29/08/2008 à 14:37  Tiens, je viens de recevoir un mail de Lydia, me disant qu'elle fût enchantée de me revoir, et qu'elle avait eu du mal à s'asseoir pendant deux ou trois jours. L'amour bien fait laisse toujours une merveilleuse trace indélébile... Des souvenirs qui réchauffent les coeurs. | EVE ANNE ET SENS - 1971784  Publié le 29/08/2008 à 14:40 
Citation: et qu'elle avait eu du mal à s'asseoir pendant deux ou trois jours.
| opine - 1179175  Publié le 31/08/2008 à 23:39  bravo pour vos écrits, les gars!! | domi - 417343  Publié le 01/09/2008 à 10:10 
Cela me rappelle ma jeunesse... En Martinique. Pour que les hommes vivent. Au fait, une balle de 3mm DANS le tibia ...Tu marches à cloche-pied pasque bon... y doit bien t'en manquer 3 ou 5 cm  |
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